Auteur : Lily.B
Disclamer Les personnages de Yu-Gi-Oh ! et compagnie ne m'appartiennent pas ! Je les ai pas eut pour mon anniversaire, mais je désespère pas ! Noël est pour bientôt ! (Lily supra optimiste) Seul le personnage à qui appartient la voix est à moi XD
Genre : Romance/Angst et Drama mais rien n'est moins sur !
Rating : T voire M, je sais pas encore si je ferais des passages sanglants
Résumé : Et cette voix…Toujours la même… Si lointaine qu'elle semble irréelle… Et pourtant, je l'ai déjà entendue quelque part… Comme un souvenir, bien enfoui dans les méandres de ma mémoire perdue…Qui es-tu ?
Note & Co : Ceci est ma première fiction Yu-Gi-Oh ! à être publiée, bien qu'elle n'aura pas dû ! Ce n'est pas le genre de fic que j'aime écrire, étant donné qu'il contient un OC (other character) mais l'idée ne cessait de me harceler ! Elle n'est pas dans mes priorités donc ne vous attendez pas à des udaptes régulières. Elle n'est là que pour me servir de pause entre mes différentes fanfictions qui me prennent la tête ! N'hésitez pas cependant à me laisser votre avis et vos adresses e-mail pour que je puisse vous répondre ! (n'est-ce pas Chise ; ) )
Ce chapitre fait 16 pages Word alors faites un voeu, c'est pas tous les jours que vous en aurez un aussi long ! En même temps, il ne faut jurer de rien XD
Merci pour toutes vos reviews qui m'on fait énormément plaisir ! J'espère n'avoir oublié de répondre à personne !
Merci aussi à Yami Aku d'avoir été là pour me bêta-lecter d'ailleurs ce chapitre t'est dédié ! Surtout la fin XD
RAR de Chise: Alors déjà vilaine tu mérites une fessée ! N'as-tu pas lu la note d'en haut ? grrrr... En tout cas je suis heureuse que tu aies aimé ce chapitre ! Je confirme tu n'es pas folle ! C'est aussi mon couple préféré ! Ils ne peuvent qu'être ensemble de toute façon XD (petites n'étoiles dans les yeux : Que serait Yami sans son Seto XD) Yami ? Pris d'ici peu ? Na c'est pas possible, il va en baver avant XD Sur ce, je te souhaite une Bonne Lecture et encore Merci pour ta review. Bisous !
Sur ce je vous souhaite une Bonne Lecture en espérant que la suite vous plaira !
Souviens-toi...
Chapitre I : Âme familière
Une semaine était passée depuis le jour où Yami lui avait raconté ce qui le tracassait. Depuis, il lui semblait que le sommeil de son double s'était apaisé, même s'il continuait parfois à se réveiller en pleine nuit. Apparemment, ce dernier se fichait éperdument de ses rêves, qu'il qualifiait à chaque fois de mauvais souvenir qui ne lui importait guère. Yûgi avait beau comprendre son double, il n'en restait pas moins persuadé que cette voix était liée à son passé. La preuve était que ses souvenirs fantasmagoriques étaient apparus lorsqu'ils avaient appris que le musée de Domino organisait une exposition sur l'Égypte Antique. C'est d'ailleurs à partir de ce moment que Yami avait commencé à se poser des questions sur son identité. Même s'il ne lui en avait jamais parlé, il savait que cela le troublait. Mais étrangement, celui-ci n'avait jamais voulu y aller, prétextant qu'il n'avait pas besoin de savoir qui il était… Il ne voulait pas changer… Il voulait rester comme il était…
« Et si elle l'appelait ! » s'exclama t-il soudainement.
Sa voix résonna dans tout le rayon confiserie, s'attirant tous les regards des clients de l'hypermarché dans lequel il se trouvait. Yûgi rougit de s'être fait ainsi remarquer. Vraiment, il fallait qu'il cesse de parler tout haut. A force, les gens allaient finir par le croire fou… ou schizophrène… Peut-être n'auraient-ils pas tord ? Qui c'est ?
Il prit ce qui lui fallait de chocolats et autres sucreries et partit rejoindre son grand-père qui l'attendait à la caisse. Il y arrivait quand il entendit une voix qui lui était familière.
« Dis Seto…Je sais bien que c'est ton anniversaire… Mais on est obligé de la laisser cuisiner ? J'aime pas manger égyptien… »
En cherchant l'origine, il fut étonné de voir le président de la Kaiba. Corp, ainsi que son petit frère portant un panier de victuailles diverses et variées, dans le rayon laitage. Ce dernier prit d'ailleurs un paquet de Yaourt, et le jeta négligemment dans celui-ci.
« Je sais petit frère… »
Kaiba ne put finir sa phrase qu'une jeune fille aux cheveux blonds, relevés en chignon lâche les rejoignait.
« Enfin ! J'ai tout ce qu'il me faut ! »
Cette voix ….
Seto regarda dédaigneusement le panier de la jeune fille. Il était à peine remplit.
« Tu m'as fait venir ici, seulement pour dix articles ! » s'égosilla le brun, ce qui attira tous les regards sur lui.
« Mais ce n'est pas n'importe quoi ! » répliqua la voix, visiblement fière d'elle.
… C'est celle de mon rêve…
Intrigué, Yami, qui ne s'était jusqu'alors aucunement manifesté, trop occupé à fouiller les artifices de sa mémoire oubliée, s'intéressa davantage à la conversation. Il tenta de voir, par l'intermédiaire de son double, le visage de la personne à qui appartenait cette fameuse voix, mais malheureusement, Kaiba se dressait fièrement devant celle-ci. Tout ce qu'il aperçut, ne fut que ses mouvements de bras à la peau laiteuse, ainsi que quelques mèches de cheveux éparses.
« Je me fous de savoir ce que c'est ! Ce que je vois c'est que tu m'as fait perdre mon temps une fois de plus ! »
« Seto, veux-tu bien arrêter de crier sil te plaît, je ne suis pas SOURDE ! » s'énerva la jeune fille.
Le brusque montée de ton sembla quelque peu calmé le duelliste, puisqu'il répondit d'une voix un peu trop doucereuse pour être sincère.
« Bien et que nous prépares-tu pour ce soir, très chère ? »
« Des Tournedos Rossini (1)! » dit-elle joyeusement.
Le brun resta un moment sans voix tandis que son petit frère tentait de dissimuler son fou rire.
« Avoue qu'elle t'a bien eut sur ce coup, Seto ! »
Makuba ne cachait plus son hilarité tandis que l'aîné Kaiba grinçait des dents. Manifestement, il n'aimait pas la plaisanterie.
« Ce n'est pas drôle, petit frère… »
« Oh si ça l'est ! »
Le jeune PDG envoya un regard noir à son cadet, avant de récupérer le panier de ce dernier.
« Avons-nous fini ? »
« Non ! Il me manque encore deux-trois bricoles » répondit Makuba un peu trop enthousiaste.
« Makuba… » Menaça Seto entre ses dents.
Le jeune Kaiba sourit franchement à l'inconnue, qui dû lui rendre puisqu'il sembla à Yûgi entendre râler son ennemi de toujours.
« Seto ! Tu pourrais sourire quand même ! Le charria la jeune fille en se crochant à son bras. Après tout, c'est ton anniversaire aujourd'hui ? Ne ? »
« C'est plutôt un cauchemar » se lamenta ce dernier
« Mais non ! Vois un peu la beauté de la chose ! Déclara t-elle en l'embrassant tendrement sur la joue. Let's Go Maki ! Allons dévaliser le rayons petit-déjeuner !»
« Yep ! Confiture de fraise me voilà !»
Et sur ces dernières paroles, ils s'éloignèrent. L'écho du rire de la jeune fille résonnant encore dans l'esprit de Yami. Il ferma un instant les yeux, s'imprégnant de cette voix enchanteresse et savourant une dernière fois ce rire cristallin. Yûgi fut rappelé à l'ordre par son grand-père et alors qu'ils sortaient du centre commercial, il se promit de tout faire pour connaître son identité.
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Cette nuit là, l'esprit du puzzle ne dormit pas et le jeune Mutô remercia tous les Dieux, qu'il connaissait, d'être en week-end. Il observait, discrètement, son double regardant rêveusement les étoiles à travers la petite fenêtre de sa chambre dont il ne fermait jamais les volets. Yami, plus que les autres nuits semblait mélancolique. Cette fille… Possédait sa voix…. Comment cela pouvait-il être possible ? Mais qui était-elle bon sang ?
« Nout doit être une très belle femme… Avoir un corps parsemé d'étoiles… Vraiment elle doit être magnifique…»
…Est-ce qu'au moins ça existe… une telle femme ?...
« Tiens regarde, tu vois cette étoile ? Celle qui brille plus que les autres ? C'est Sothis, l'étoile du Sud (2)! Il paraît que c'est sur elle qu'est basé notre calendrier ! »
…Je ne vois rien d'ici…
« Aibou ? » appela soudainement Yami, faisant sursauté son partenaire.
« Qu'est-ce qui se passe ? » demanda celui-ci en se redressant sur son lit.
« J'ai envie de voir les étoiles ! »
« Euh ? Là ? Maintenant ? Tout de suite ? »
L'esprit acquiesça. Yûgi se leva, prit un pull dans son armoire et grimpa sur son bureau. Il ouvrit la fenêtre et sortit sur le toit. L'air frais de l'hiver le fit frissonner et il se fit violence pour ne pas retourner à l'intérieur. Il s'allongea sur la toiture et laissa ses pensées dériver. Son double s'assit à côté de lui et contempla la voûte céleste, incrustée de petites lumières blanches.
« Oh regarde tu ne trouves pas qu'en suivant ces étoiles on dirait un chien ? »
Yami pencha la tête sur le côté, essayant de voir comment la constellation dont était issu Sirius pouvait ressemblait à un chien…
« Mou Hitori no Boku ? »
« Hm ? »
« A quoi elle ressemble ? » Devant l'expression ahurie de son compagnon, il précisa. « La voix…»
« C'est marrant y'a une étoile rouge… D'où est-ce qu'elle vient d'après toi ? »
« Orion. » dit-il en montrant la constellation du doigt.
Yûgi soupira devant la mauvaise volonté que mettait son autre lui à parler. Il ne se confiait plus à lui… Semblant sans cesse être dans ses pensées… Coupé volontairement du monde extérieur. Prenant sur lui, il entra dans son jeu.
« Oui et juste au-dessus, à gauche c'est la constellation des Gémeaux ! »
« Tu crois qu'il y a des gens qui veillent sur nous ? De là haut ? »
« Aibou ? Est-ce que tu crois que toutes ces étoiles incarnent les âmes des défunts, et qu'ils nous protègent ?
« Je pense que oui… C'est le reflet de leur vie… Une manière de dire : « Tu vois… Je suis toujours là » »
« Quand je mourrais, j'aimerais me transformer en étoile… Je ne sais pas si ça a une conscience, mais j'aimerais en être une. Pour veiller sur toi et me dire, quand tu regarderas le ciel, la nuit : « Tiens ce soir il pense à moi… Je suis là youhou ! Ouji ! Tu me vois ? » Et j'espère que de là où tu seras, tu entendras ma voix….Je ne voudrais jamais être séparé de toi… Jamais »
« Alors… Elle veille sur moi… » Soupira l'esprit en s'allongeant à son tour, bras croisés derrière la tête.
Le plus jeune regarda son aîné rêveusement avant de bailler allégrement.
« Pas que je m'ennuie, mais je retourne me coucher ! »
« Bonne nuit ! »
« Toi aussi »
Le jeune duelliste retourna à l'intérieur, laissant seul son compagnon d'âme. Ce dernier leva un bras, paume tendue vers le ciel, comme-ci il essayait d'attraper l'un des milliers d'astres de la nuit.
« Oh ! Une étoile filante ! Fais un vœu, c'est la déesse qui nous bénit ! »
« Je souhaite… Que ton vœu se réalise… » Soupira t-il.
Son poing se referma dans le vide et alors qu'il ramenait son bras vers lui, un rai de lumière traversa le ciel. Yami sourit. Peut-être que finalement la déesse mère existait belle et bien et qu'elle avait entendu sa prière. Il en était sûr… Un jour, il se souviendrait de tous ces moments…. Même si pour cela, il devait continuer à faire croire à Yûgi qu'il resterait éternellement avec lui… Même si les souvenirs, qu'ils se créaient, devenaient de plus en plus faux et amers au fil des jours… Même s'il devait redevenir la personne qu'elle l'accusait d'être…
Il ne voulait plus inquiéter personne…
Et tant pis s'il ignorait qu'en ce moment même son jumeau priait son item et tous les Dieux pour qu'on lui rende enfin le sourire…
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Le reste du week-end se déroula sans que rien d'exceptionnel ne se passe. Entre révision et sortie entre amis, Yûgi ne savait plus où donner de la tête, mais il n'en oubliait pas moins le principal : celui de retrouver la personne à qui appartenait la voix mystère et mettre son double devant le fait accompli. De son côté Yami continuait son exploration. Ouvrant méticuleusement chaque porte qui s'offrait à lui (et qu'il pouvait ouvrir), il fouillait les moindre recoin labyrinthique de son esprit. Un chemin plus sinueux que les autres l'entraîna vers une porte qu'il n'avait jamais vue auparavant. Il y entra. Et c'est comme s'il avait traversé un miroir pour apparaître dans un autre monde.
Cette pièce ne ressemblait à aucunes autres. Le dallage de brique avait laissé place à un pavé de pierres sablées et un bassin rectangulaire avait été aménagé à sa droite. Des fleurs de lotus ondoyaient à la surface de l'eau tandis qu'un palmier surplombait le tout. Deux colonnes égyptiennes bordaient un autel de pierre, sur lequel reposait un petit coffret en or. Mais ce qui le surprit le plus, ce fut les dizaines de toiles, ou autres papyrus éparpillés un peu partout dans l'espace, représentant une femme sans visage.
Il plongea légèrement sa main dans l'eau, pour ramasser un des cinq dessins qui flottaient sur cette rivière artificielle, délaissant les autres qui se flétrissaient sur le rebord. L'encre noire qui repassait les formes du visage avait coulé, et il ne restait plus rien de son aspect d'origine -Pour ce qu'il en distinguait des autres- Deux traits rouges verticaux et parallèles, qui semblaient partir de là où se trouvaient ses yeux initialement, attirèrent son attention. L'encre avait coulé, et on eût cru des larmes de sang.
Haussant les épaules, Yami jeta négligemment la peinture là où il l'avait trouvée et gravit les deux marches de sables qui le séparaient de l'autel. Avec un mélange de crainte et d'excitation, il effleura délicatement la roche de ce piédestal, semblant le redécouvrir. D'un geste lent, il approcha sa main du mystérieux coffret. Religieusement, le jeune homme en redessina chaque bas relief comme s'il voulait se les réapproprier… Ses doigts s'égarèrent sur le couvercle et caressèrent les fines gravures qui s'y trouvaient :
« Mon titre… Mon nom… Mon cœur…À tout jamais tiens » traduit-il.
Il n'aurait su dire comment il le savait, mais le fait était là… Il le savait. Avec une certaine curiosité, il ouvrit précautionneusement la petite boîte dorée. L'intérieur était matelassé de soie rouge sang et gardait, jalousement, une croix ansée, finement ciselé… Le symbole d'éternité. Lorsqu'il la prit dans ses mains, une inscription aux lettres de feu apparut, puis disparut pour laisser place à une seconde qui s'effaça à son tour. L'écriture était identique à celle du coffret et pourtant, il ne réussit pas à la déchiffrer… Моя бессмертность для вашей влюбленности; Моя душа для вашего сердца (3)…Qu'est-ce que cela signifiait ? C'était pourtant la même langue… Alors pourquoi ne pouvait-il la comprendre ? Ce pouvait-il que ce soit un message caché ? Un message qu'il n'ait jamais vu ?
Yami n'eut guère le temps de s'interroger davantage que son double s'agitait dans son sommeil, sûrement en proie à d'horribles cauchemars. Ce dernier se redressa brusquement dans son lit, délogeant, sans le vouloir son compagnon d'âme de ce lieu d'une effroyable beauté. L'esprit se retrouva brutalement propulsé hors du corps de son hôte, le cerveau encore embrumé par ce brusque changement, une voix qu'il connaissait maintenant par cœur résonnant encore à ses oreilles…
« Si tu me cherches… Si tu me cherches vraiment… Tu me trouveras ici…Ce sera un peu comme notre jardin secret… Où toi seul auras le droit d'aller… Tu n'auras qu'à dire mon nom… Et je viendrais à toi ! »
Yûgi tentait de reprendre une respiration normale, tandis qu'il observait d'un œil hagard son autre lui. Son attention fut vite attirée par une fine chaîne dorée qui semblait vouloir échapper à la pression trop forte de sa prison.
« Qu'est-ce que c'est ? » demanda t-il, légèrement haletant.
Le maître des jeux, encore choqué, ne vit que ses lèvres bouger sans en comprendre le moindre son qui en sortait. Suivant son regard, il posa ses yeux troublés sur sa main. Il desserra lentement ses doigts, comme si le trésor, qu'ils renfermaient, pouvait disparaître à tout moment. Elle était là… La croix cachée, qui se trouvait à l'intérieur de son âme.
« Wouahou ! »
Le jeune Mutô approcha timidement sa main vers le bijou. Celui-ci, réagissant à la présence du puzzle millénaire, diffusa une légère lueur, mélange d'or et de sang. L'item pyramidale s'illumina faiblement, à son tour et les duellistes se regardèrent, mi-émerveillés, mi-stupéfiés. Les deux auras de lumières fusionnèrent puis s'évanouir aussi soudainement qu'elles étaient apparues.
« Qu'est-ce que c'était ? » s'exclamèrent-ils en chœur.
Ils se dévisagèrent un instant, avant d'éclater de rire devant le surréalisme de la situation.
« Il me semble que c'est le symbole de vie éternelle, la croix de vie…murmura l'esprit du puzzle, mais je ne sais pas grand-chose à son sujet… »
Yûgi hocha la tête avant de proposer.
« Si tu veux, nous irons nous renseigner à la bibliothèque municipale, mercredi… »
« D'accord »
Sur ces derniers mots, il retourna se reposer dans la chambre de son âme tandis que le lycéen se recouchait. Fixant un point imaginaire, l'adolescent se repassa son cauchemar avant de soupirer et de fermer les yeux. Ce n'était pas tous les jours qu'il rêvait d'une déesse se vidant de son sang dans d'atroces souffrances.
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Le mercredi arriva trop rapidement au goût du jeune Yûgi. Il ne lui restait plus que quatre jours avant la grande semaine des examens et il devait encore réviser l'histoire, la géographie et l'anglais. Il n'y arriverait jamais. Sans compter qu'il n'arrivait plus à comprendre son double. Mais lui-même connaissait-il la raison qui se cachait derrière la moitié de ses actions ? Il en doutait fortement. A croire que son double devenait schizophrène à ne pas savoir ce qu'il voulait. Que ça allait être compliqué s'il se retrouvait à trois dans le même corps !
Poussant un soupir à fendre l'âme, l'adolescent poussa les lourdes portes en bois, finement sculpté de la bibliothèque de Domino et se dirigea vers la section 'Histoire'. Il y prit les quelques livres susceptibles de l'aider dans ses révisions avant de s'attarder sur le cas de son meilleur ami. L'Égypte Antique devait être le sujet préféré de la bibliothécaire vue le nombre d'ouvrage qu'il y avait. Ils prenaient une étagère à eux tout seul. Le possesseur du puzzle millénaire se décala sur la droite et y trouva ce qu'il cherchait : Mythologie et Théologie. Bon il fallait déjà qu'ils mettent un nom sur la croix pour en chercher la signification. Il choisit trois mini dictionnaire (Dictionnaire de la mythologie égyptienne, dictionnaire des symboles et dictionnaire des mythologies) et un écrits sur les symboles et leur symboliques. Une dizaine de livres dans les bras, il s'installa dans un endroit calme et assez éloigné de la foule pour pouvoir tranquillement parler avec son double sans qu'on le prenne pour un fou.
Il commença par éplucher les dictionnaires et n'y apercevant rien de captivant, il s'attaqua au dernier bouquin qu'il avait jugé intéressant. Le livre traitait de nombreuse croix et des diverses significations qu'elle avait prix au fil des siècles quand il découvrit ce qu'il voulait savoir.
« Mou Hitori no Boku ? » appela t-il.
L'esprit s'arracha de la contemplation de la fenêtre et s'approcha de son frère de jeu.
« Regarde ça ! » dit-il en désignant un paragraphe du doigt.
Yami se pencha par-dessus son épaule et commença à lire :
« En Égypte, la croix ansée (Ankh) – un tau (attribut d'Osiris) surmonté d'un anneau (ovale d'Osiris) – a de tout temps symbolisé la vie éternelle. Dans un grand nombre de fresques, les Dieux sont représentés avec cette « clé de vie » à la main, qu'ils semblent tendre aux humains comme un bien précieux à même de les mener sur le chemin de l'immortalité. Les Égyptiens la portaient souvent en amulette, et ils la déposaient dans la main des défunts pour implorer l'indulgence et l'aide des Dieux » (4)
« Et bien au moins, ça à le mérite d'être clair ! »
« Mou Hitori no Boku… »
« C'est bon Aibou… Tu peux étudier tranquille… Je ne veux pas en savoir davantage »
Yûgi soupira alors que l'esprit retournait se réfugier une fois de plus à l'intérieur du puzzle. Si seulement il pouvait lui dire ce qu'il pensait… Ça serait tellement plus simple… Ouvrant le premier truc qui lui tombait sur la main, il entreprit alors de commencer ses révisions.
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Au bout de trois heures, le jeune lycéen s'étira. Le soleil commençait à décliner et la bibliothèque n'allait pas tarder à fermer, il était donc plus que temps de s'en aller. Yûgi rangea ses affaires, remis en place les livres empruntés avant de sortir de ce lieu de silence. En traversant la Place de l'Horloge, il fut surpris de voir Bakura à la terrasse d'un café, discutant joyeusement avec une jeune fille aux longs cheveux blonds. Soudain, celle-ci se releva et entra à l'intérieur pour en ressortir quelques minutes plus tard. Delà où il était, Yûgi ne put voir son visage, pourtant ses manières lui rappelait vaguement quelqu'un. Elle se rassit et continua de siroter sa boisson à l'aide de sa paille. Trois hommes, jeans troués et piques aux poignets, sortant de nulle part, les accostèrent.
« Mais qui donc que voilà ? » s'exclama celui qui semblait être le chef de la bande.
La jeune fille regarda chacun d'entre eux, pas le moins du monde effrayé avant de finir son milk-shake et de lever les yeux vers son ami.
« Bakura, tu connais ces types ? »
« Non… Je ne les ai jamais vu… » Répondit ce dernier intimidé.
« Hey ! Regardez les gars c'est la gonzesse de Kaiba ! » S'exclama celui qui était brun avec des piques verts.
Ce fut la goutte d'eau qui fit déborder le vase. La supposé petite amie de Kaiba se leva brusquement, renversa sa chaise qui s'écrasa au sol dans un vacarme assourdissant et toisa du regard la personne qui avait osé prononcer ces mots.
« Scuse-moi ? C'est moi que tu viens de traiter de gonzesse ? »
« Tu vois une autre traînée dans le coin ? » répliqua le simili de racaille, nullement impressionné par une fille. « Dis il te paye bien au moins ? Parce qu'un homme aussi détestable que lui ne peut que se payer la compagnie de quelqu'un n'est-ce pas ? »
La dite traînée serra convulsivement ses poings, ses ongles écorchant sa paume.
« Bakura ! Viens on s'en va ! » Déclara t-elle en récupérant son sac.
Ils s'éloignaient quand ils les rattrapèrent.
« Pas si vite ma mignonne… Où tu crois aller comme ça ? »
Yûgi, n'en pouvant plus de voir son ami se faire agresser de cette manière sous ses yeux, demanda à son double de s'interposer. Ils échangèrent alors leur âme. Yami s'apprêtait à intervenir quand une aura destructrice le retint. Le Big Boss retenait fermement la jeune fille, par le bras. Celle-ci regardait comme hypnotisé les doigts qui enserraient son poignet, avant de relever ses yeux sur la vermine.
« Lâche moi toute suite… » Ordonna t-elle d'une voix sourde.
« Ou sinon quoi ? Tu vas me mettre une fessée ? Je demande à vo… »
Le coup de pied partit tout seul et fut d'une telle violence que l'agresseur en percuta le rebord de pierre de la fontaine, surprenant tout le monde. Ainsi libérée, elle massa doucement son poignet douloureux.
« Je t'avais prévenu ! Crétin ! »
Elle se retourna vers les deux autres. Ses yeux, qui étaient d'un bel améthyste auparavant, avaient viré rouge sang et une flamme meurtrière semblait s'y être allumé. Le changement de couleur les effraya un instant, mais se reprirent bien vite lorsqu'ils virent leur chef se redresser tandis que Bakura sortait de sa torpeur, dans laquelle le changement de visage de son amie l'avait plongé.
« Lilith ! Attention ! Derrière-toi ! » Lui cria t-il.
Aussitôt qu'il eut prononcé ses mots, l'homme l'encercla. Elle ne se défendit pas, se contentant de lever son regard de feu au ciel et secouer légèrement la tête.
« T'es vraiment idiot ou tu le fait exprès ? »
Elle lui attrapa les deux bras et le fit basculer par-dessus elle. Ses deux acolytes ceinturèrent alors l'adolescent aux cheveux blanc, le gardant en otage. Les gens commençaient à former un cercle autour d'eux pour voir ce qui se passait. Yami se mêla à la foule, ne voulant pas perdre une miette de ce délicieux spectacle et tenter ainsi d'apercevoir le visage de la légendaire voix. Big Boss se redressa péniblement, crachant au sol avant de se remettre sur ses deux jambes.
« Tu va me le payer cher, sale garce ! »
« J'attends »
Il se rua sur elle. Lilith, qui connaissait ce genre d'hommes habités par la rage et ne fonçant que tête baissée, avait tout naturellement prévue cette déplorable réaction. Esquivant l'attaque au dernier moment, elle lui donna un léger un croche-pied digne de ce nom et l'homme s'écrasa de nouveau contre le rebord de la fontaine. Agacé, par ce petit jeu, elle s'agenouilla en face de lui et enserra sa gorge. Elle se délecta des petits tremblements qui agitèrent le provocateur, ainsi que des petites gouttes de sueur, qui perlaient sur son front. Le fauteur de trouble sentit une étrange chaleur lui brûler petit à petit la peau, mais il n'osa pas bouger, de peur de souffrir davantage.
« Je vois que tu commences à comprendre… » Dit-elle, un sourire sadique aux lèvres.
L'assaillant ferma les yeux attendant sa sentence, mais une claque sur sa joue les lui fit ouvrir aussitôt.
« Regarde-moi ! »
Ses prunelles rouges, où semblait danser les flammes de la folie, le terrifiaient. L'adolescente sourit et tourna la tête vers les deux autres imbéciles qui avaient osé sans prendre à elle.
« Lâchez-le tout de suite ! »
Devant leur refus d'obéir, elle reposa son regard de braise sur son adversaire et accentua la pression autour de son cou.
« Dis leur de le relâcher »
« La… Lâchez-le… »
Elle les regarda à nouveau et les deux autres s'exécutèrent avant de s'enfuir en courant. Lilith reporta son attention sur son prisonnier et sourit cruellement.
« Oh ! Mais ce que le vilain garçon s'est pisser dessus… oh vraiment quelque pathétique vaurien tu fais ! »
« Lilith… » Appela Bakura
Un homme sortit des rangs, faisant taire tous les murmures. Tous attendaient la suite des évènements, maintenant qu'il était rentré dans le cercle.
« La prochaine fois choisi un adversaire à ta taille…. Et ne t'avise plus de traiter Kaiba de la sorte où je te jure que tu ne pourras plus prétendre être un homme. » Elle eut juste le temps de lui cracher dessus avant de sentir une traction au niveau de son bras et de se relever pour faire face à celui qui avait osé la déranger.
« Il faut toujours que tu te fasses remarquer Ishtar ! » Cingla l'opportun.
« Kaiba ? dit-elle faussement surprise, comme c'est étrange de te voir en dehors de ta société ! »
« Avec le boucan que tu fais c'est tout à fait normal ! »
Le président de la Kaiba. Corp. sembla chercher quelque chose dans ses poches. Il en sortit une paire de lunettes noires.
« Que veux tu mon cher Seto ! Faut pas traîner avec moi si tu as peur pour ton image de marque. Excuse-moi de vouloir de défendre ton honneur. »
« Je n'ai pas besoin de toi pour ça ! »
« Mais moi non plus ! »
Kaiba déplia dans geste vif la paire de lunettes de soleil et la lui tendit.
« Tes yeux… »
Elle les porta à son visage et les mit. Ils se toisèrent un instant du regard, avant de détourner La tête au même moment. Un étrange silence régna alors sur la Place de l'Horloge, uniquement brisé par les murmures des passants.
« Baka » murmurèrent-ils en chœur.
Se cherchant du regard, ils se sourirent ce qui surpris la foule environnante. Seto Kaiba avait sourit. C'était incroyable. Lilith se tourna alors vers Bakura, ignorant les regard envieux et jaloux posés sur elle.
« Tu n'as rien ? » s'enquit-elle
« Non c'est bon… Merci. »
Elle lui sourit gentiment avant de lui agripper le bras et de le traîner hors de la place.
« Je raccompagne Bakura ! » cria t-elle à l'adresse de Seto s'en prendre la peine de se retourner.
Le président de la Kaiba. Corporation regarda le corps inanimé du loubard, observant attentivement la peau légèrement brûlée de son cou. Il portait l'empreinte de ses doigts. Il passa une main lasse sur son visage, puis reprit la direction de sa société. Elle allait le tuer. Il en était sûr.
Yami sortit du rang et le rejoignit.
« Kaiba ! »
Le brun s'arrêta, reconnaissant le son de la voix, mais ne prit pas la peine de se retourner.
« Qu'est-ce que tu veux Yûgi ? »
« Qui était-elle ? »
« Je vois pas de qui tu parles ! » cracha t-il avant de rependre sa route.
« Cette fille que tu protèges tant, qui est-elle ? »
Seto serra les dents. En quoi cela l'intéresserait-il ? Agacé qu'on lui fasse perdre son temps, il se retourna vers son rival.
« Elle s'appelle Lilith Ishtar.»
« N'est-ce pas un peu étrange, un prénom occidentale pour un pays aussi orientale ? »
« Rassure toi, bien qu'elle ait été adoptée par cette famille il y a 5 ans, elle est tout ce qu'il y a de plus Égyptienne malgré son physique et son nom. Elle ne sait pas elle-même d'où elle vient et sans contre-fiche, elle m'a moi et c'est le principal ! Et en quoi ça t'intéresse ? »
« En rien. »
« Dans ce cas écoute mon conseil Yûgi. Ne t'approche pas d'elle ! »
Sur ces derniers mots, Kaiba tourna les talons, sa longue veste claquant dans le vent.
L'esprit du puzzle poussa un long soupir. Dire qu'il n'avait pas vu son visage pendant le combat. Maintenant il connaissant son nom et une partie de son histoire mais il n'était pas plus avancé. Qui était-elle réellement. Pourquoi cette aura meurtrière lui était-elle familière ?
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La semaine des examens venaient de se finir et tous les lycéens étaient plus que contents d'en voir enfin le bout. En particulier Yûgi qui allait pouvoir enfin consacrer un peu de temps à son double et lui remonter le moral. Enfin ça c'était si son plan de génie ne marchait pas. Se dirigeant vers la sortie, en compagnie de ses amis, ils eurent l'agréable surprise d'entendre une forte musique quoique étouffée. Ils se hâtèrent de mettre leurs chaussures et de sortir pour voir d'où cela venait. Une limousine noire était garée devant l'entrée du lycée et le son qui en sortait était tellement puissant que la voiture elle-même en tremblait. Une jeune fille aux longs cheveux blonds - dont elle avait coiffé la moitié en chignon chinois, le reste retombant sur épaules - était adossée à l'arrière de la voiture, bras croisés. La fenêtre arrière était ouverte et on voyait de temps en temps apparaître une petite frimousse brune. Elle portait une robe courte à bretelle, rouge sang qui contrastait avec ses rangers noirs et sa veste sans manche blanche, tiré tout droit des affaires personnelles de Seto Kaiba.
Jono-Uchi siffla devant, ce qui devait être l'incarnation féminine de Kaiba, d'autant plus qu'ils avaient le même regard froid. Seto s'arrêta à leur hauteur quand il s'aperçut que c'était sa propre limousine qui faisait autant de boucan.
« Sympa l'accueil ! Hein Kaiba ? » Se moqua le blond.
Le président de la Kaiba Corp. se passa une main lasse sur le visage, tout en grinçant un « Lilith » signe qu'elle allait passer un mauvais quart d'heure. Il se dirigea à grand pas vers sa voiture, espérant vaguement faire taire se tintamarre. Il arriva à la hauteur de son amie et posant ses mains contre ses hanches, l'attira à lui.
« Il faut toujours que tu te fasses remarquer… » Soupira t-il
« Oui, j'ai toujours peur que tu m'oublies » plaisanta cette dernière.
« Ça, ça ne risque pas »
Il colla son corps contre le sien alors qu'elle passait ses bras autour de son cou.
« Vraiment ? C'est pas l'impression que j'ai eut cette semaine… » Dit-elle avec une moue boudeuse.
Seto remit une de ses sempiternelle mèches derrière ses oreilles.
« Oh vraiment ? Laisse-moi rattraper ça alors »
Il pencha alors doucement son visage. Son souffle balaya ses lèvres pâles avant qu'une bouche se pose avec amour sur la sienne et l'embrasse passionnément.
« J'y crois pas ! » s'exclama Jono-Uchi en voyant au loin la silhouette de Kaiba et Lilith ne faire plus qu'une. « Il faut que cette Bombe sorte avec Môssieu Kaiba ! Il pourrait en laisser pour les autres quand même !»
« En même temps, tu vois un looser comme toi sortir avec une fille comme elle ? » contra Honda
« Répète ça ? »
« Looser »
Anzu secoua la tête. Décidément ces garçons étaient im-pos-si-bles ! Elle porta son regard sur le plus petit du groupe et remarqua qu'il semblait comme hypnotisé par le jeune couple. Yûgi ne savait pas pourquoi, mais il n'arrivait pas être heureux pour Kaiba. Son double y était sans doute pour quelque chose car il ressentait en lui un profond sentiment de tristesse… de trahison… et de colère. Il était persuadé que son compagnon ne savait pas, lui non plus, pour quelle raison il se sentait aussi mal… alors qu'il ne connaissait rien de cette fille.
« Dîtes ? Vous avez pas bientôt fini de vous papouiller tous les deux ? J'aimerais ma glace ! »
Une tête brune passée par la fenêtre du véhicule interrompit leur échange. Seto lança un regard noir à son frère qui lui répondit par un grand sourire. Puis les derniers mots prononcés lui revinrent en mémoire et il se tourna vers Lilith, dans une question muette.
« J'ai fini de travailler plus tôt aujourd'hui. Je suis donc passé chercher Makuba à l'école avant de venir ici. Et en chemin nous avons décidé d'aller manger une glace. Tu viens avec nous ? »
Une glace ? En pleine hiver ? Cette fille était complètement givrée ! Il était vraiment que la saison se faisait désirer mais de là à aller manger une glace sous prétexte qu'il faisait beau !
Seto allait lui répondre quand elle s'échappa d'entre ses bras, pour aller à l'encontre d'un de ses amis. Le brun fit une grimace qui amusa son frère qui sortait de la voiture.
« Cette fille te tuera, un jour » plaisanta t-il.
« Je sais petit frère… Je sais… »
Au loin, Yûgi et ses amis faisaient un dernier bilan de leur semaine d'examen. Deus mains audacieuses se posèrent soudainement sur les yeux de Bakura et une voix taquine lui souffla à l'oreille :
« Qui c'est ? »
« Lilith… » Soupira t-il blasé
« Hey ! C'est pas gentil d'avoir fait semblant de ne pas m'avoir vue ! » Dit-elle faussement fâchée en le libérant.
Bakura se retourna et sourit à son amie qui affichait une moue adorablement affligée. Il l'embrassa sur la joue comme pour se faire pardonner. Lilith regarda Seto et s'aperçut qu'il s'était renfrogné. Le lycéen s'approcha d'elle et lui murmura.
« Il est jaloux »
« Terriblement ! Faut dire que je viens de le laisser tomber pour te voir… »
« Et tu voulais ? »
« On va se manger une glace avec Maki, tu veux être des nôtres ? »
Bakura s'apprêtait à répondre quand Jono-Uchi s'insinua entre les deux, excité.
« Bakura… tu… vous… vous connaissez ? » bégaya t-il en les montrant tour à tour du doigt.
« T'es long à la détente à ce que je vois »
Le jeune Wheeler sursauta en entendant une voix dans son dos.
« Ma…Makuba ? »
« Non, le père noël ! »
Le jeune Kaiba secoua la tête, un air désespéré au visage. Le blond ne put s'empêcher de le trouver beau, avec ses fines mèches qui suivaient sensuellement le même mouvement. Il se prit bien vite quand la voix de leur cadet se fit entendre à nouveau.
« On allait se manger une glace…Vous voulez venir avec nous ? »
Yûgi qui observait scrupuleusement Lilith, rencontra le regard azuré du brun et dû se faire une raison. Son double déprimait et il n'avait pas d'autres choix que de rentrer à la maison. De plus, la jeune fille ne paraissait guère se soucier de lui. Quand ce n'était pas pour Kaiba, c'était pour Bakura. Il soupira avant de répondre.
« Je ne me sens pas très bien alors je préfère rentrer »
Makuba sembla peiné, mais tourna néanmoins son visage rempli d'espoir vers Anzu. Celle-ci secoua négativement la tête.
« Je suis désolée, je rentre avec Yûgi. »
L'adolescent regarda alors les deux bouffons qui restaient et qui semblaient beaucoup amuser sa belle-sœur.
« Et vous ? Vous venez ? »
Une bouffée de chaleur l'envahit quand Jono-Uchi cessa de faire le mariole, pour lui répondre, un sourire tendre aux lèvres.
« Bien sûr qu'on vient »
« Ok ! Tout le monde est là ? C'est parti ! » S'écria Lilith dans un faux ton de leader.
En les voyant revenir Seto se décolla de la voiture pour aller glisser quelques mots à son chauffeur. La voiture s'éloigna alors qu'ils arrivaient à sa hauteur. La blonde fit un sourire chaleureux à son petit ami qui lui répondit par un sourire timide. Anzu et Yûgi les quittèrent ici. Et c'est seulement lorsqu'ils s'éloignaient que Lilith remarqua Yûgi. Elle plissa soucieusement les yeux avant de reprendre sa bonne humeur habituelle et de mener le petit groupe. Elle attrapa le bras de Bakura et marcha en tête. Seto restant en tête de queue avec son petit frère. Jono-Uchi s'étonna de ce manque de contact, mais venant de Kaiba, cela ne l'étonna pas plus que ça.
« Tameiki majiri no mainichi kotoba mo denai…. Utsumuki kagen ashita no ima wo kangaeterunda…» commença à chanter la seule fille du groupe.
« Lilith ! Par pitié ! » Râla Seto.
L'adolescente tourna son visage vers lui et sourit.
« Allez Seto ! Faut savoir s'amuser ! »
« Oui, mais delà à s'étaler en public… »
« Et alors ? »
« Elle a raison, tu sais » remarqua son petit frère.
« Dare ni mo shiraretaku wa nai sonna himitsu ga…Boku ni aru nara sekai ga mawaru supiido kawaru kana... » Continua t-elle, suivie de Bakura et Makuba qui avaient reconnu la chanson.
Le brun gémit… Sa famille n'était pas vivable… Pourquoi fallait-il toujours qu'ils attirent l'attention sur eux ?
« Détends-toi Kaiba… Lilith a raison… Faut savoir profiter de l'instant présent ! » S'incrusta Jono-Uchi
« Qu'est-ce que tu y connais ? »
« Moi ? Rien et c'est tout l'intérêt ! »
« KORE TO ITTE TORIE ga nakutatte…. Totemo heiwa SORE GA SUTEKI SA... » Enchaîna t-il avec Honda, accompagnant ainsi les autres et chantant de plus en plus fort.
La foule se retournait sur leur passage, s'amusant de leur joie de vivre qu'ils clamaient haut et fort. Seul Seto n'avait pas desserré les lèvres. Le refrain eut finalement raison de lui et il commença lui aussi à chanter mais beaucoup plus discrètement que les autres. La jeune fille l'encouragea d'un sourire lorsqu'elle le vit enchaîner le refrain avec eux. Même Makuba semblait être aux anges.
« BOKURA GA IKIRU MICHI FURIKAEREBA HORA NE TAKUSAN NO... »
En définitive, ce n'était pas si désagréable de se laisser prendre au jeu et de chanter. Le jeune président y mit plus de cœur et un sourire vint fleurir sur ses lèvres. Au bout du compte il était heureux. Et cette chanson avait quelque chose de magique… Elle mettait irrémédiablement d'humeur joyeuse et donnait envie de faire la fête. (5)
« SHIAWASE GA YONDEIRU YOROBOKI AFURE EGAO KOBORETA YO ! » (6)
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Loin de toute cette agitation Yûgi essayait de communiquer avec son double. Lequel, semblait enfermé dans son silence. Le jeune duelliste étudia attentivement son compagnon fantomatique dont l'expression de son visage ne cessait de passer d'une tristesse profonde à une rage sourde, comme s'il ne savait pas ce qu'il devait ressentir exactement.
« C'est elle ? N'est-ce pas ? » Finit-il par dire.
La tension de l'esprit sembla s'apaiser alors qu'il se laissait mollement tomber sur la chaise du bureau.
« C'est Lilith… C'est sa voix que tu entends ? »
Yami acquiesça.
« Mais il n'y pas que ça…ajouta t-il après un instant de silence… Son âme m'est familière… Trop familière… »
À suivre...
Notes :
(1) C'est le plat préféré de Seto XD
(2) Dans l'ancienne Égypte, Sirius était appelé Sothis.
(3) A la base, cela aurait dû être écrit en Arabe. Mais ça merdouillait, en grec idem, donc imaginez que ce sont des hiéroglyphes qui veulent dire quelque chose XD Et pour les plus curieux je vous laisse devinez ce que ça veut dire en espérant que le traducteur ne foire pas XD Sachez seulement que ça vous fera un spoil énorme dirons-nous.
(4) Ceci est tiré de Symboles et Symboliques de Jack Tresider
(5) N'est-ce pas Mimi ?
(6) 1erEnding de Kyou Kara Maoh ! (ou Maou) : Suteki na Shiawase de THE STAND UP. Je vous conseille de l'écouter en lisant le passage sinon il perd tout son charme XD Pour ceux qui ne l'aurait pas et que ça intéresserait, signalez-le moi dans votre review et je vous l'enverrez avec votre réponse XD
Merci d'avoir lu jusque là !
J'espère ne pas trop vous avoir endormi avec la longueur de ce chapitre XD
N'hésitez pas à me dire ce que vous en avez pensé ou autres…
Une review me fait tellement plaisir !
Gros Bisous à tous !
Et
N'ayez pas
Peur
Du
Petit
Bouton !
XD
