Auteur : Choupette

Titre : Energie.

Disclaimer : G-Boys pas à moi.

Couples : 3x4 ( ;-) à ma DS), 1x2.

Avertissements : rien de spécial, comme d'hab. Pas de lemon... Lime peut-être... Je ne vasi quand même pas tout vous dire, sinon ça gâcherait la fin de ce chapitre.

Coucou, tout le monde, c'est encore moi. J'espère que je ne vous ai pas trop fait attendre et que vous aprécierait ce chapitre autant que les autres. En tout cas je vous remercie tous pour prendre de votre temps pour lire cette fic, même si vous ne vous exprimez pas par review, c'est pas grave du moment que vous prenez du plaisir à lire. Gros bisous.

Un petit coucou à Naïa (bêta lectrice), Angie, Lihiel, Laura Kaede, Kelidirl et... Y en a tellement que je vasi m'arrêter là. Désolée aux autres, mais je trouve que je fais assez coucou comme ça. Lol.

Bonne lecture.


Chapitre 3

Duo se gara devant l'hôpital. Son cœur bâtait la chamade, alors qu'il passait les portes vitrées. Il ne pouvait s'empêcher de jouer avec ses gants de cuirs. Son anxiété se voyait à l'œil nu. Son allure ralentissait peu à peu. Il secoua la tête se rappelant qu'il était soldat, qu'il côtoyait la mort tous les jours et que ce n'étaient pas quelques chiffres sur une feuille qui allaient l'impressionner. Il monta dans l'ascenseur. De ses doigts fébriles, il tapotait la barre de fer. Il comptait les étages, chaque fois qu'un numéro s'illuminait, espérant presque que quelqu'un interrompe ce décompte en entrant dans l'espace confiné et en émettant le désir de descendre. Il sursauta lorsque la sonnerie, précédant l'ouverture des portes, lui indiqua qu'il était arrivé. Il respira à fond avant de sortir, se dirigeant d'un pas ferme vers le bureau de Sally. Il frappa contre la paroi de verre fumé.

« Entrez. »

Il poussa la porte et passa la tête par l'entrebâillement.

« Coucou ! Je te dérange ?

- Non, Duo. Entre. »

Il s'exécuta avant de s'asseoir.

« Alors tu as les résultats ?

- Oui, mais… Je sais que tu m'as demandé de ne te poser aucune question… Est-ce qu'il s'agit de l'un d'entre vous ?

- Non, c'est pour un ami… Il n'avait pas les moyens de se payer le test alors je lui ai proposé de m'en charger. C'est pas facile pour lui en ce moment… Ça serait bien qu'il ait quelqu'un sur qui compter.

- Bien, c'était juste… par curiosité.

- Que dois-je lui annoncer ?

- Qu'il a une sœur. »

Duo failli sauter de joie, mais se contint. Difficilement, il faisait tout son possible pour s'empêcher de sourire. Mais trop concentré sur l'étirement de ses muscles faciaux, il en oubliait de respirer, changeant ainsi de couleur.

« Duo, ça va aller ?

- Oui, oui. Tu es absolument sûre de ce que tu me dis ?

- À 100 . Par contre, j'ai remarqué quelque chose de bizarre…

- Comment ça bizarre ?

- Oh, rien de grave ! C'est assez rare, mais ça n'a rien de dangereux. C'est une malformation des cellules sanguines.

- Malformation ? Qu'est-ce que ça fait ?

- Rien, c'est juste qu'au lieu d'être ovales, elles ont une forme aléatoire.

- Ça n'a pas de conséquence sur l'organisme ?

- Non, aucune. Les médecins n'ont jamais compris à quoi cela servait. Il n'y a jamais eu de problèmes avec ça.

- Oufff ! »

Le silence s'installa. Sally observait chacune des réactions de l'Américain. Ce dernier se décomposait au fur et à mesure, passant de l'excitation à une sérénité soudaine, de l'inquiétude au soulagement.

« Comme si tu n'étais pas assez unique en ton genre.

- Ouais, tu as raison… Shit ! Je me suis fait avoir. Mais techniquement je ne suis plus unique.

- Comment s'appelle-t-elle ?

- Érika.

- Et comment tu l'as su ?

- Elle est ma jumelle. Je l'ai rencontré dans la rue par hasard. J'avais besoin d'une confirmation.

- Qu'en disent les autres ? »

Duo fit une grimace avant de laisser errer son regard par delà la fenêtre.

« Tu ferais mieux de leur dire. Au moins à Quatre ! C'est ton meilleur ami après tout. Ou à Heero…

- Ne me parle pas de lui ! C'est la dernière personne à laquelle je demanderais son avis et encore moins aujourd'hui !

- C'est à lui que tu dois cette belle marque ? »

Sally désignait la magnifique marque bleue sur sa joue1.

« … Il faut que j'y aille. Je suis désolé, mais j'ai des choses à faire.

- Reviens, si tu veux parler à quelqu'un. Et puis, j'aimerais beaucoup la rencontrer.

- Merci Sally. »

Avant de partir, elle lui donna les résultats des tests attestant les liens de parenté. Il les plia précautionneusement et les rangea dans sa veste. Il sortit de l'hôpital, profitant du soleil qui réchauffait son visage. La matinée tirait sur sa fin. Il déjeuna, se délectant de l'un de ces hot dogs que l'on ne trouve qu'à New York. Puis, après avoir fait le plein de sa moto, il déambula dans les rues new-yorkaises durant des heures, s'arrêtant parfois dans ses coins préférés. Il était serein, savourant chaque sensation que lui procurait la vitesse, la caresse du vent sur sa peau.

Il était loin de penser qu'à quelques kilomètres de lui, un jeune homme aux cheveux ébouriffés, assit contre le mur de sa chambre, les genoux ramenés sur sa poitrine, faisait tout ce qu'il pouvait pour faire disparaître la douleur que Duo lui avait infligée, pour empêcher ses larmes de couler à nouveau.

-/-

Duo revoyait encore Érika courir vers lui. Il l'avait attendu après les cours. Lorsqu'elle l'avait aperçu, il lui avait juste tendu les bras, dans lesquels elle s'était jetée. Il lui avait tout expliqué, sauf pour les cellules sanguines, après tout ça n'avait aucune importance. Elle était sa sœur, c'était tout ce qui importait. Ils avaient un peu discuté, jusqu'à ce qu'il parte, il serait bien resté, il lui expliqua que c'était pour le travail. Elle ne lui avait rien demandé. Elle l'avait juste pris dans ses bras. Il sentait encore la chaleur de son corps contre le sien. Il soupira.

« Les étreintes fraternelles, y a que ça de vrai.

- Qu'est-ce que tu dis ? »

Heero le regardait curieusement ne comprenant pas bien ce que les « étreintes fraternelles » faisaient en plein milieu de leur mission.

« Rien, laisse tomber. Tu n'y comprendrais rien de toute manière.

- Tu as bientôt fini ?

- Oui, je n'ai plus qu'à régler la minuterie et c'est bon. »

Heero et Duo se trouvaient dans le hangar de la base. Ils s'étaient infiltrés très facilement. Après avoir joué à cache-cache avec les soldats pendant une bonne heure, ils avaient pu installer les dix dispositifs aux endroits les plus stratégiques. Tout avait été simple, une mission tout ce qu'il y a de plus banal.

Heero ne cessait de jeter des regards à Duo qui n'arrivait pas à se départir de son sourire. Le Japonais se demandait ce qui pouvait lui donner cet air niais. S'il avait eu des doutes, ses craintes se confirmaient peu à peu. Duo s'était trouvé quelqu'un. Tout abondait en ce sens : son air joyeux, l'attention qu'il portait à son apparence depuis trois ou quatre jours. Il avait toujours aimé être bien habillé, se mettre en valeur, mais maintenant cela frisait le ridicule, c'en était presque maniaque. Tout à ses réflexions, Heero en oublia de surveiller les allers et venues des soldats et ce n'est que lorsque des pas se firent entendre qu'il réagit. Sans un bruit, il poussa Duo derrière une pile de cartons et posa un doigt sur ses lèvres pour lui intimer le silence.

Le soldat passa tout près d'eux sans les remarquer, mais au moment où il commençait à s'éloigner la bombe émit un petit bip indiquant le début du compte à rebours. Duo secoua la tête, notant par la même occasion de faire des bombes silencieuses à l'avenir. Mais il n'eut pas le temps de s'éterniser sur ce point. Heero s'était glissé derrière le soldat en contournant les cartons. Armé d'un couteau, il fit glisser la lame, vite et silencieusement, sur la gorge du pauvre homme. Ce dernier porta la main à sa ceinture, alors qu'il s'écroulait à terre, et appuya sur un bouton, déclenchant l'alarme.

« K'so.

- Ça tu l'as dit ! Depuis quand Oz est équipée de systèmes portatifs ! C'est injuste ! Ils auraient pu prévenir, faire une campagne publicitaire… Une réunion peut-être ! »

Même si entendre la voix du natté, lui faisait plaisir, Heero ne l'écoutait plus, alors qu'ils couraient vers la sortie. De toute manière, ses mots ne lui étaient pas adressés, chacun avait sa façon d'extérioriser son stress. Il pouvait entendre les soldats qui les poursuivaient, il attendait les premiers coups de feu, qui ne vinrent pas. Il voyait Duo qui courait devant lui, sa tresse volant derrière lui. Au delà de sa silhouette, la barrière grillagée s'élevait, les barbelés qui la complétaient étaient visibles malgré cette nuit sans lune. Il vit Duo lancer un projectile : un choc, des flammes, une issue de secours. Le projecteur d'un mirador les éclaira. Heero vit les soldats mettre Duo en joue.

« Duo ! Couche-toi ! »

Le natté ne se le fit pas dire deux fois et se coucha à terre. Tout à coup, il ressentit un poids sur lui, puis un tressaillement. Heero avait été touché, pourtant il n'avait pas entendu le moindre coup de feu. Il se releva en même temps qu'Heero qui semblait se porter comme un charme. Ils reprirent leur course pendant que les soldats rechargeaient. Il n'y eut pas de deuxième salve, ils atteignirent la lisière de la forêt. Il ne leur restait plus qu'à rejoindre leur véhicule à quelques kilomètres.

Duo courait aussi vite qu'il le pouvait écartant les branches, les laissant parfois érafler son visage et ses bras. Au bout de quelques minutes, quelque chose l'obligea à ralentir : Heero ne suivait plus. Il fit demi-tour et le retrouva adossé à un tronc d'arbre, haletant, tenant à peine sur ses jambes.

« Tu es blessé ? »

Heero lui tendit une fléchette à panache rouge et jaune. Duo sentit la pointe de la fléchette, soulagé de ne détecter aucun poison.

« Ça t'apprendra à vouloir me sauver la vie… encore. »

Le ton sarcastique ne fit même pas réagir le soldat parfait. Duo le chargea sur son épaule, voyant ses paupières s'affaisser petit à petit. Heero partait tout simplement pour le pays des rêves. Duo ne prit même pas attention au bruit cataclysmique qui eut lieu, ni aux flammes qui grignotaient peu à peu la noirceur de la nuit. Il continuait à courir et ne s'arrêta que lorsqu'il arriva au 4x4. Il déposa délicatement son fardeau sur la banquette arrière et prit la direction de l'hôpital. Il préférait donner cette ravissante fléchette à Sally au cas où. Il n'était pas dans les habitudes d'Oz d'épargner les terroristes.

Le ciel commençait à pâlir lorsqu'il arriva à l'hôpital. Il laissa Heero dans la voiture, jugeant qu'il ne serait pas très discret de se balader avec quelqu'un sur le dos, puis il se glissa au dernier étage du bâtiment. Cet étage comprenait autrefois le service de gériatrie2, aujourd'hui l'étage, désaffecté, comprenait 5 ou 6 appartements et des salles vides.

Duo frappa à la porte et se retint de rire en voyant Sally vêtue de l'un de ces pyjamas verts réservés aux chirurgiens.

« Tu bosses en dormant ?

- Qu'est-ce qu'il se passe ? »

Duo lui tendit la fléchette.

« Nous avons été attaqués par des moustiques géants. Heero a été touché, il dort comme un bébé. Est-ce que tu peux analyser ça en vitesse ? Je ne voudrais pas qu'il me fasse une syncope.

- Ok, je m'en charge.

- S'il y a le moindre problème appelle-moi, je dois aller rassurer quelqu'un. Bybye !

- Duo, att… ends. »

Sally n'eut même pas le temps de rajouter quoique ce soit. Duo avait déjà tourné au coin d'un couloir.

-/-

La douleur sourde, qui lui comprimait la tête, le réveilla. Et alors qu'il tentait de bouger, elle se répandit dans tous ses membres. Tout était noir, il n'y avait aucun bruit. Il était seul, sans savoir où il se trouvait. Peu à peu, il reconnut les bruits de la circulation, des bruits de voix. Il voulut se relever, mais ses muscles refusaient de lui obéir. Il se concentra au maximum rien que pour ouvrir les yeux. Les événements de la nuit dernière se bousculaient dans son esprit, flous et confus. Il avait du mal à faire le tri de toutes les informations qui lui parvenaient. Il n'arrivait tout simplement pas à réfléchir. Tout ce qu'il savait c'est qu'il était étendu sur la banquette arrière du 4x4.

Des éclats de voix le ramenèrent brusquement à une réalité dont il semblait exclu. La tête lui tournait, lui donnant l'impression d'être dans un bateau, un jour de tempête. Après quelques efforts il pu se redresser sur un coude, lui permettant de voir ce qu'il se passait dehors.

À quelques mètres de la voiture, il y avait Duo et une jeune fille. Ils étaient dans une ruelle du centre ville. La discussion semblait agitée et, si Heero ne pouvait voir son visage ne la voyant que de dos, il pouvait sentir la colère dans le timbre de sa voix.

« Tu aurais pu mourir ! Tu te rends compte !

- Mais oui ! Je sais très bien ce que je risque, c'est mon boulot !

- Tu n'as qu'à en changer ! Je ne sais pas comment tu t'y es pris pour faire sauter cette base, mais tu n'aurais pas pu choisir quelque chose d'encore plus dangereux ! Je ne sais pas moi : brosser les dents des requins blancs !

- Comment tu sais… Ce n'est pas le problème. J'aime ce que je fais !

- Et qu'est-ce que je vais faire moi si tu disparais ? »

Sa voix s'était radoucie, trahissant son inquiétude.

« Duo, je tiens à toi, même si ça ne fait que quelques jours que je te connais… C'est normal… Je t'aime.

- Je sais… Je ressens la même chose. J'ai toujours su qu'il me manquait quelque chose, qu'il y avait un manque… Ce n'est plus le cas aujourd'hui. »

Heero sentit son cœur exploser dans sa poitrine, lorsqu'il vit la jeune femme se pelotonner contre le torse du châtain, lorsque ce dernier la serra dans ses bras. Une colère sans nom le submergea, un sentiment qu'il n'avait jamais connu, du moins pas avec cette intensité.

Il l'aimait. Elle. Pourquoi elle ? Pourquoi pas lui ? C'est avec lui qu'il partageait les missions, le danger perpétuel… C'est auprès de lui qu'il venait, autrefois, se réfugier quand il faisait des cauchemars, quand il se sentait mal.

Qu'est-ce qu'elle pouvait lui apporter cette greluche ? Elle ne pourrait jamais le comprendre. Indépendamment de toute volonté, ses muscles se bandèrent, ses poings se serrèrent tandis que sa respiration s'accélérait. Il n'arrivait pas à se maîtriser, seule sa colère subsistait. Il lui était impossible de se contrôler. Tout disparaissait peu à peu autour de lui : ses amis, les Gundams, la guerre. Il n'y avait plus que Duo. Il tentait vainement de reprendre le dessus, de se focaliser sur autre chose, mais rien, le néant.

Il regarda la jeune fille s'éloigner de Duo et repartir à contrecœur. Il ne prit pas attention aux paroles qu'ils échangèrent, mais dès qu'elle tourna au coin du mur, il s'apprêta à sortir. Une force impérieuse le poussait vers Duo, plus rien ne pouvait le retenir.

Duo sentit son portable vibrer dans sa poche. Il l'attrapa et répondit.

« Duo Maxwell, l'homme de votre vie, je vous écoute !

- Duo, c'est Sally ! Est-ce que Heero est encore dans les vapes ?

- Oui, pourquoi ?

- Amène-le moi le plus vite possible. Il n'y avait pas que des somnifères dans la fléchette, mais… »

Duo n'entendit pas la suite. Son portable avait valdingué quelques mètres plus loin, sous l'impulsion d'un coup venant de Heero. Le natté ne put s'empêcher de faire un pas en arrière, en voyant le visage du brun. S'il avait, à de rares occasions, vu des sentiments sur les traits du Japonais, il n'avait jamais perçu autant de haine. Heero était là, devant lui, menaçant. Un sourire mauvais apparut sur son visage, alors qu'il avançait vers lui. Duo recula encore. À cet instant, il aurait donné cher pour savoir ce que Sally avait découvert, pour savoir comment réagir.

Il ne voulait rien tenter. Heero était sous l'influence d'une drogue quelconque, il n'était pas lui-même et Duo ne voulait pas lui faire de mal malgré les tensions qu'il y avait entre eux. Il ne comprenait pas ce qui pouvait engendrer ces sentiments dans ce cœur de glace.

« Heero, ça va aller ? Comment tu te sens ?

- On ne peut mieux. »

Le ton, un brin sadique, inquiéta l'Américain. S'il y avait des domaines où il excellait plus que Heero, le combat au corps à corps n'en faisait pas partie. Au niveau de la force physique, il ne faisait pas le poids. Il commença à regarder autour de lui cherchant une défense quelconque, un moyen de renverser le rapport de force entre eux.

« Alors, c'est pour ça que tu disparaissais ? Pour une fille ?

- Tu parles d'Érika ? Ce n'est pas ce que tu crois !

- Mais bien sûr. Je vous ai entendu parler à l'instant : Oh ! Duo, je t'aime ! Elle a l'air d'une vraie cruche, d'une gosse de riche au cerveau atrophié par des heures de shopping3.

- C'est faux ! Ne parle pas d'elle ainsi, je te l'interdis ! »

L'anxiété du natté avait fait place à la colère. Heero vit qu'il avait touché un point sensible, il n'en était que plus conforté dans son idée : Duo avait fait son choix. Il continua à avancer vers lui jusqu'à ce qu'il soit dos au mur. Il plaça une main près de son visage. Duo vit les yeux cobalts se rapprocher, le souffle de Heero caressait maintenant sa joue.

« Qu'est-ce qu'elle peut bien t'apporter ? Tu crois qu'elle peut te comprendre ? Comprendre ce que tu fais, ton engagement dans la guerre, pourquoi tu as tué ? Sois réaliste, dès qu'elle le saura, elle te fuira comme la peste…

- Tu es à côté de la plaque Heero…

- La ferme ! Jamais elle ne te comprendra aussi bien que je le peux. »

Duo qui s'apprêtait à répliquer fut scotché par ces derniers mots. Que voulait-il entendre par là ? Il ne comprenait pas où le Japonais voulait en venir. Il semblait dévoré par la jalousie.

« Ne fais pas cette tête. Qu'est-ce tu croyais, hein ? Que je ne ressens rien ! Tu n'as jamais pensé une seule seconde que si je prenais tous ces risques c'était, peut-être, parce que je tenais trop à vous. Le seul moyen que j'ai pour vous protéger c'est de risquer ma propre vie ! Mais ça ne t'a jamais effleuré l'esprit !

- …

- Si je suis comme ça, c'est parce que mes sentiments pour chacun de vous sont forts… Trop forts ! Maintenant je ne peux plus me départir des liens que j'ai laissé se tisser. Je ne peux pas détruire ce qui me lie… à toi. Ma mort est le seul moyen que j'ai d'empêcher la tienne. »

Duo n'arrivait pas à prononcer un seul mot. Il ne savait pas comment réagir à cette déclaration, il ne savait pas non plus de quels sentiments parlait Heero, s'il ne s'agissait que d'amitié à son égard, comme envers les autres pilotes ou de quelque chose de plus fort et de plus effrayant. Il vit de la tristesse au fond de son regard prussien. Une sensation de culpabilité lui noua les entrailles, il n'avait pas su voir au fond du cœur de celui qui avait été l'un de ses amis les plus proches. Il avança la main pour lui effleurer la joue. Ce dernier ancra son regard dans le sien. La lueur qui y brillait se transforma, projetant une vague de ressentiment, de haine, mais aussi de désir.

« Pourtant c'est elle que tu préfères et ça je ne l'accepterais jamais ! »

Heero embrassa rageusement le natté qui tentait vainement de se dégager. Le Japonais avait plaqué son corps contre le sien et le maintenait contre le mur, une main sur ses hanches, l'autre tenant fermement le poignet. Duo ne savait plus quoi faire, de sa main libre il tentait désespérément d'attraper un objet quelconque, mais il ne rencontrait que le vide. Les mains de Heero semblaient faites d'acier et meurtrissaient sa peau pâle. Il ne pourrait pas se dégager, il le savait. Les lèvres de Heero sur les siennes, une langue cherchant à forcer le passage et à atteindre sa bouche. Son cœur s'affolait, Duo ne savait plus quoi faire. Il avait rêvé de ça depuis qu'il l'avait rencontré, il ne fallait pas que ça se passe comme ça. Non ! Surtout pas comme ça ! Lorsque le Japonais glissa un genou entre ses jambes, il le mordit violemment à la lèvre. Heero se recula et essuya le sang qui coulait au coin de ses lèvres.

« Tu n'es pas très coopératif. Ce n'est pas bien. »

Le ton fit frémir Duo. Ce n'était pas Heero, il ne le reconnaissait pas. Il avait peur de… son ami. Cela le blessait profondément. Il commençait à entrevoir ce qu'il voulait réellement, sa gorge se noua. De peur, il passa à terreur.

« Ne… Ne m'approche pas !

- Et qu'est-ce que tu vas me faire ? Me frapper ?

- Rien ne m'en empêche. Arrête ce petit jeu, c'est stupide ! Ce n'est pas comme ça que tu m'auras !

- C'est vrai. »

Les épaules de Heero s'affaissèrent au grand soulagement de Duo, qui tenta une approche. Il ne devait pas avoir peur de lui, car ce n'était pas lui. Tout n'était du qu'à la drogue qui était contenue dans la fléchette. Heero ne lui ferait jamais de mal. Il posa une main sur l'épaule du brun.

« Heero ?

- Tu as raison, mais puisque tu l'aimes… Je n'ai pas d'autre moyen. »

Duo n'eut pas le temps de parer le coup, il ressentit une vive douleur à l'estomac qui le plia en deux. Il releva la tête, juste pour voir le poing de Heero s'écraser sur son visage. Tout tourna autour de lui, il tomba dans ses bras. Avant que tout s'obscurcisse il vit la lueur de triomphe dans les prunelles bleues. Il n'eut pas le temps d'avoir peur à nouveau, il n'arrivait plus à penser.

Il se sentit porté jusqu'à la voiture et étendu sur la banquette arrière. Il n'arrivait pas à rassembler ses esprits, à reprendre le dessus sur la douleur. Il n'avait conscience que des lèvres sur son cou, les morsures au niveau de son épaule. Il sentait ces mains qui déboutonnaient sa chemise, son pantalon. Une larme s'égara sur sa joue. Il sombra. 4

A suivre


1 Et oui ! Heero est en plein dans sa période bleue, on ne peut pas lui en vouloir. Lol.

2 Pour ceux qui ne le savent pas, la gériatrie c'est le service destiné aux personnes âgées et généralement gâteuses, voire incontinentes…

3 Aucune allusion à Réléna, je vous le jure, je n'ai absolument rien contre elle. Promis, je lui ai bien trouvé un mec trop beau et intelligent dans ma dernière fic, alors !

4 Je sais, je suis super sadique ! Et vous savez quoi ? J'aime ça !

Réponse aux reviews :

Angie : Ouais ma petite déesse m'a envoyé encore une review ! C'est trop gentil ! Merci, merci, merci et... merci. En tout cas, je te promet que je vais te faire une fic toute gentille et toute gaie pour la prochaine fois... Enfin, une fois que j'aurais fini celle que j'ai commancé. Je reprendrais notre petit trip sur Réléna et Duo. On sait jamais ça peut être marant. En tout cas je te fais de gros bisous. Ta pupuce.

Kaorulabelle: Salut. Y avait qu'à demander. Tu voulais la suite là voilà ! Je devrais très vite mettre le reste car je ne vais plus avoir d'ordi sous la main d'ici le mois d'octobre. Donc soit je fais poireauter tout le monde, soit je mets tout d'un coup. Je sais pas encore j'hésite beaucoup... Tu as un avis là- dessus? Lol. En tout cas merci et gros bisous.

Naw : C'est plus marant de voir les lecteurs perdre patience et puis j'aime bien les comptes gouttes. Plic... Ploc... Plic... Ploc... Imagine les larmes de Duo qui s'écrasent sur le sol... Nan je rigole. Pour Duo et Heero tu peux voir que c'est mal barré, surtout pour Duo. Pour savoir ce qui s'est passé entre eux, faudra attendre le prochain chapitre. Voilà. Merci pour la review. Bisous. Choupette.

Laura Kaede : Ohayo petite Laure. "Pauvre petit Hee-chan", je pense plus que tu penses la même chose maintenant. "Pauvre petit Duo", c'est plus d'actualité, non ? En tout cas je suis contente que ça te plaise et je t'envoie tout pleins d'encouragements pour tes fics. Bisous et maerci. L to L.

Tenshi : Je crois que tu es encore plus servie pour ce qui est du suspens. Lol. Et c'est pas prêt de s'arrêter. Merci et bisous. Choupette.

Kelidril : MA PETITE KEL ! Elle est de retour ! Chic alors. On t'a privé d'Internet ! C'est qui le méchant qui a fait ça ! Non j'espère que tu as passé de bonnes vancances et que ta rentrée va bien se passer. C'est la seconde maintenant ! Petite Kel devient grande, sniff. Pour msn, a y est je suis enfin rebranchée. It's a miracle ! En tout cas je suis contente que tu aies cette fic. Je te fais de gros bisous. Choupette