Auteur : Choupette
Titre : Energie
Disclaimer : G-Boys pas à moi, Erika si.
Couples : 3x4, 1x2.
Avertissements : Rien de spécial.
Coucou ma revoilà. Vous allez enfin savoir qui j'ai trucidé. Lol. Je susi désolée de vous avoir fait attendre aussi longtemps et j'espère que vous ne me haïssez pas trop. Je suis vraiment désolée. Pardon, pardon, pardon, pardon.
Bon je vais pas vous faire languir encore plus avec mes blablas, j'espère que ce chapitre vous plaira et vous promets que normalement la fin arrivera au pire à la fin de la semaine prochaine. Voilà. Bisous et bonne lecture. (Comme d'hab réponses aux reviews en bas de la page).
Chapitre 8
La douleur l'empêchait d'ouvrir les yeux, sa bouche était pâteuse, tous ses membres engourdis. Elle écouta, mais il n'y avait que le silence, rien pour lui dire où elle était, ce qui se passait. Péniblement, ses paupières s'entrouvrirent, ses cils se décollèrent, tout était blanc, comme une chambre d'hôpital. Tout, sauf un homme en habit de prêtre. Elle sourit.
Duo était assit sur un tabouret, dos au mur, attendant son réveil. Son visage rivalisait avec la blancheur des murs, hormis les cernes sous ses yeux. Sa tête retombait mollement sur sa poitrine, puis se relevait. Il luttait contre le sommeil. Elle regarda un peu autour d'elle. Son lit était la seule chose qu'il y avait dans la chambre. Pas de table de nuit, ni de ces horribles tableaux censées égayer la convalescence des malades, pas même de fenêtres. En gros, elle n'était pas dans un hôpital. Elle se tourna vers son frère, somnolant à moitié.
« Tu as le droit de dormir, tu sais.
- Erika ! Ça y est, tu es réveillée ?
- Non, comme tu peux le voir je dors encore.
- Très drôle. »
Duo s'assit sur le bord du lit, regardant sa sœur, mais le sourire sur son visage s'effaça. Erika se rappela des évènements de la nuit dernière. Son cœur se serra.
« Comment va-t-il ? »
Duo secoua négativement la tête et les larmes remplirent les améthystes. Erika ne tarda pas à rejoindre son frère dans sa douleur et tous les deux s'enlacèrent sur les draps blancs. Pour la première fois depuis son décès, ils prenaient conscience du vide que sa mort allait laisser. Jamais plus les choses ne redeviendraient comme avant, jamais ils ne pourraient l'oublier. Ils restèrent ainsi pendant plus de deux heures, attendant que leurs pleurs se tarissent, que la fatigue les emporte. Ils ne tardèrent pas à rejoindre leurs propres rêves. Lorsqu'ils se réveillèrent, ils étaient encore seuls et Erika posa cette question qui lui brûlait les lèvres.
« Qu'est-ce qu'il s'est passé ?
- …
- Duo ?
- On a rien pu faire. Lorsqu'on est arrivés à la planque, il était déjà trop tard. On a pris les Gundams, quelques affaires. On a pris tout ce qu'on a pu et maintenant nous sommes dans un laboratoire secret de J à environ trois heures de New York. Il t'a soigné et ça fait deux jours que j'attends que tu te veuilles bien te réveiller.
- Deux jours !
- Une vraie marmotte.
- …
- …
- Comment vont les autres ?
- Ils n'ont rien… Physiquement du moins. »
Erika resserra son étreinte sur son frère, qui jouait négligemment avec ses cheveux, la tête posée sur sa poitrine.
« Tu te rappelles des dossiers qui étaient à la maison ? Ceux sur les expériences, ramenés par Heero et … et Wufeï ?
- Oui.
- On les a ramené. Quatre… Il en a trouvé un… Qui correspond à ce qui nous arrive. Ça y ressemble beaucoup… Beaucoup trop.
- Tu l'as lu ?
- Non je t'attendais, je me suis dit qu'on devrait être ensemble pour savoir qui nous sommes.
- Merci. »
Erika déposa un baiser sur son front, avant de se relever. Grâce aux calmants, elle ne sentait pas la blessure qu'elle avait à l'épaule. Duo sortit pour la laisser s'habiller, jugeant que se balader à moitié à poil en blouse d'hôpital transparente ne serait peut-être pas du meilleur effet. Dès qu'il fut derrière la porte, il soupira de soulagement. Il avait cru devenir fou, lorsqu'il avait vu le sang maculant les vêtements de sa sœur. Encore une personne qu'il n'avait pas pu protéger, encore quelqu'un qu'il aimait et qui allait disparaître. Heero avait du lui mettre une claque pour le sortir de sa torpeur. Ils s'étaient ensuite précipités vers le laboratoire de J, envers qui, pour la première fois de sa vie, il avait été reconnaissant.
-/-
Erika sentait le vent glisser sur sa peau, le laboratoire se trouvait dans une grotte, creusée dans la montagne. Son regard erra sur l'horizon, des champs et des forêts à perte de vue dans un coin reculé des Etats-Unis. Elle fit quelques pas dans les hautes herbes, de ce même vert émeraude que les yeux de Trowa. Elle devait se recueillir sur sa tombe, remercier son ange de l'avoir sauvé.
Au loin, elle vit sa silhouette. Wufeï était assit à même le sol, entièrement vêtu de blanc. Ses cheveux détachés flottaient dans le vent, leur couleur encore plus sombre sur le ciel rougeoyant. Le soleil se couchait, emportant avec lui les pleurs du Chinois et l'âme de Sally. Elle n'osait l'approcher de peur d'être rejetée. Sans elle, Sally serait encore en vie, sans elle, il n'y aurait pas cette douleur, cette tristesse sur le visage de Wufeï et des autres.
Son regard s'attardait sur les lys blancs, la pierre de marbre noir. La terre, fraîchement retournée, accueillait les larmes et le vent les prières. Depuis deux jours, Wufeï priait pour l'âme de la jeune femme, de celle qui avait toujours su l'écouter, qui lui avait permis de faire le deuil de Merian. Malgré ce que les autres pensaient de leur relation, aujourd'hui il avait perdu une sœur.
Erika s'approcha et posa sa main sur son épaule. Soulagée de voir Wufeï poser sa main sur la sienne. Tous deux pleurèrent en silence et déversèrent leur douleur. Sally était morte. Plus jamais, ils ne pourraient se confier à elle, plus jamais ils n'entendraient ses sermons à propos de leurs blessures qu'ils refusaient de soigner, plus jamais ils ne verraient cette bonté nimbant son visage si doux, ses yeux où était encrée la plus grande générosité. Ils avaient perdu une amie, une sœur, une mère.
La prochaine fois que l'un d'eux serait blessé, ils ne pourraient s'empêcher de se diriger vers le téléphone avec l'intention de composer ces quelques chiffres pour entendre sa voix. Puis, sur un soupir, sur une énième fêlure dans leur cœur, ils renonceraient et panseraient leurs plaies, seuls.
Wufeï laissa ses doigts glisser sur la surface lisse et froide de la pierre tombale. Le soleil s'était enfin couché sur la plaine et la forêt, sur cet endroit éloigné de la folie du monde, connu d'eux seuls. Erika ne pouvait plus s'arrêter, ses larmes s'échappaient des améthystes. Elle partageait sa peine, mais aussi sa rage. Elle pouvait sentir la colère de son ami qui n'aspirait qu'à la vengeance.
Un cri primaire, de pure colère s'éleva dans le ciel, alors que la jeune femme tombait à genoux pour prendre entre ses bras cette âme emplie de fureur. Comme pour l'empêcher de s'éparpiller en un million de particules avec le souffle du vent, empoisonnant l'air d'une haine incommensurable.
-/-
Ils étaient tous assis dans le bureau de J. Impassibles, ils attendaient les réponses à toutes leurs questions. Le savant avait étudié le dossier et fait tous les tests possibles et inimaginables à partir des échantillons de sang et de peau. Erika jouait nerveusement avec la tresse de son frère. Elle observait ses amis du coin de l'œil, très impressionnée par ces statues humaines, ne dégageant plus ni tristesse, ni colère. La voix de J la fit presque sursauter.
« Je ne sais pas trop par où commencer.
- Le début ça serait pas mal. »
Duo n'avait pu s'empêcher d'essayer de faire de l'humour, mais cela ne tira pas même un sourire à Quatre qui serrait la main de Trowa dans la sienne. Tout ce que le natté avait réussi à faire avait été d'attiser le ressentiment que le savant avait déjà à son égard.
« Merci pour cette remarque perspicace 02.
- …
- Donc, il y a une vingtaine d'année, Oz a monté une équipe de scientifique, tous, bien entendu, très brillants. Le but de cette équipe était de créer un armement moderne et d'être à la pointe de la technologie et des découvertes dans ce domaine. Tout cela pour la victoire de Oz. Il y a eu des expériences sur tout et n'importe quoi : que ce soit se prendre pour Dieu en créant des êtres entre l'homme et l'animal, des êtres parfaits…
- Leurs travaux ont du beaucoup vous influencer. »
Duo avait lancé cette réplique sur un ton sarcastique, à la limite de la haine. Heero se tourna vers l'Américain, surpris qu'il le défende ainsi. Il sourit intérieurement, envahit par une vague de chaleur. J ne fit pas attention à la remarque et continua.
« Ils cherchaient à créer des armes humaines. Et leurs essais ne se faisaient pas sur des animaux, mais directement sur les sujets concernés. Beaucoup de ses savants venaient des colonies et ils avaient remarqué que beaucoup d'enfants de leurs colonies d'origine possédaient parfois des dons : faire bouger des objets par la pensée, contrôler l'électricité ou faire varier les masses moléculaires… Ils essayèrent alors de développer ces pouvoirs à leur maximum pour les mettre au service d'Oz.
- Et personne n'a essayé d'arrêter ces salauds !
- Très peu de personnes étaient au courant et Romeffeller leur fournissait une couverture imparable. Les quelques savants à l'origine du projet météore ont eu connaissance de ces expériences, d'une part ils ont été mis au courant par leurs confrères, d'autre part, la disparition des enfants ne passait pas inaperçue. Nous avons donc envoyé des espions.
- Vous auriez pu les arrêter.
- Malheureusement, le projet météore ne décollait pas, nous n'avions pas les données et les matériaux nécessaires et nous espérions ainsi récupérer les découvertes faites par Oz.
- Et au diable les morts que cela engendrerait ?
- 02 ça suffit !
- Duo, calme-toi s'il te plaît. Si tu veux lui taper dessus, attends au moins qu'il nous ait tout expliqué.
- … Continuez.
- Euh… Oui. Il y a 18 ans, Oz a trouvé une arme destructrice, qui seraient d'après les estimations de l'équipe de recherche, plus puissante que le nucléaire et l'énergie laser. Quelque chose qui ne laisserait aucune trace.
- Quel rapport avec les enfants et leur dons ? Personne n'est capable…
- C'est là que vous vous trompez et puis, n'êtes-vous pas le meilleur exemple pour illustrer la puissance destructrice de l'homme, de l'enfant. »
Quatre se tortilla sur son siège, même s'il n'avait aucun problème moral à piloter son Gundam et à lutter pour la paix, cela lui faisait toujours mal de savoir qu'il était une arme, une force presque dévastatrice.
« L'un des dossiers que je vous ai envoyé récupérer concerne cette arme, plus exactement il concerne des jumeaux nés en 180 AC sur la colonie L2. Des jumeaux aux yeux étranges, aux yeux violets.
- Vous… Vous voulez dire que Erika et moi serions cette arme ?
- Exactement 02… Où devrais je dire projet X2 300.
- Mais pourquoi Oz ne s'est jamais servi de nous ! Pourquoi est-ce que nous n'avions aucune connaissance l'un de l'autre ? Pourquoi ne s'est-il jamais rien passé !
- Pourquoi est-ce que j'étais sous surveillance à New York, chez ceux que je prenais pour ma famille ? »
La voix d'Erika était tremblante, à peine audible, pourtant tous avaient entendu sa requête, tous voulaient savoir pourquoi… pourquoi Sally était morte.
« Lorsque vous êtes nés, une onde électromagnétique a fait sauter tous les appareils électriques dans un rayon de 300 mètres, mais personne n'a alors fait la rapprochement avec vous en dehors du gynécologue. Cette bizarrerie est vite venue aux oreilles d'Oz qui vous a fait transférer, vous et votre mère, Lee Anne Parker. Cette dernière était persuadée d'agir pour votre bien.
- Et notre père ?
- Personne n'a jamais su qui c'était. Mme Parker n'a jamais voulu révéler son identité. Mais d'après son attitude, il s'agirait d'une personne influente. De plus, c'était une call girl de luxe, connue sur toutes les colonies, il est donc difficile de savoir qui cela pourrait être.
- …
- …
- Des espions ont donc été infiltrés auprès d'elle et ont mis à jour le projet Lightwall…
- Mur de lumière ? Pourquoi ?
- Cela aurait un rapport avec votre pouvoir. Mais nous n'en savons pas plus, les savants n'ont jamais su retrouver la clé qui pourrait permettre de recréer les conditions de votre naissance. D'après les documents que vous m'avez apporté… Je vais essayer de faire le plus clair possible.
- Je vais encore rien comprendre.
- Chut Duo !
- Bon, le corps humain est parcouru par un courant électrique qui passe dans toutes les cellules du corps. D'après les tests faits, il est anormalement élevé dans vos corps respectifs ce qui donne lieu à une hyperactivité. Lorsque vos sangs se mêlent, le courant est multiplié à un tel point qu'un homme normal ne pourrait le supporter. La forme de vos cellule doit aider à la circulation de l'électricité, mais je ne sais pas comment. En fait, personne ne sait ni pourquoi, ni comment, mais vous créez de l'énergie et la modelez selon vos besoins…1
- C'est impossible ! »
Erika avait presque crié, faisant sursauter Duo. Les autres la regardaient, impassibles. Tremblante, il la prit dans ses bras, avant de se tourner à nouveau vers J. Qu'il puisse générer de l'électricité n'était pas le plus important pour lui, pas lorsqu'on avait vécu dans la rue pendant des années.
« Comment avons-nous été séparés ?
- Votre mère a découvert les véritables intentions d'Oz et a tenté de s'enfuir, mais elle a été rattrapée alors qu'elle allait s'embarquer pour la Terre. On ne sait comment, mais elle vous avait déjà confié à quelqu'un 02, elle s'était dit qu'en vous séparant et que si elle échouait l'un de vous serait alors libre et pourrait ensuite retrouver son jumeau. Votre mère a acheté des croix en argent dans une bijouterie avant de se diriger vers l'aéroport.
- Qu'est-elle devenue ?
- Elle est morte en voulant la sauver, sa tête a heurté une rambarde lorsque les soldats ont voulu lui reprendre sa fille. »
Même s'il ne la connaissait pas, les deux jumeaux ravalèrent leurs larmes et luttèrent contre la douleur. Leur mère était morte pour les sauver. Ils n'avaient pas été abandonnés, ils avaient été aimés. Duo sentit son cœur s'alléger, les blessures du passé pourraient enfin cicatriser, il n'aurait plus de cauchemars, plus de regrets vis-à-vis de sa vie sur L2 et tout ce qu'il avait fait pour s'en sortir. Maintenant, il avait sa sœur, ses amis et Heero. Il resserra son étreinte sur Erika qui tremblait toujours. Son regard était perdu dans le vide, complètement affolé. Inquiet, il n'osa lui demander si ça allait. La voix de Trowa l'en empêcha de toute façon.
« Comment nous ont-ils repéré à l'hôpital ?
- Oz a toujours continué le projet. Ils ont découvert qu'une fréquence était émise lorsque les jumeaux étaient ensemble. Vu qu'Erika avait été placée sous la tutelle de deux de leurs agents, ils espéraient remettre la main sur 02. Cela fait 17 ans qu'ils surveillent le moindre indice, le moindre frémissement sur des instruments hautement perfectionnés.
- Cela fait 17 ans que je suis surveillée jour et nuit ? »
Le timbre de sa voix était haineux et méprisant.
« Oui.
- Je ne veux pas l'accepter, c'est faux !
- Vous êtes la mieux placée pour savoir que non.
- Je refuse de croire ça ! Vous me dites que je suis une pile sur pattes, que Oz peut nous repérer où que l'on soit, que je n'aurais jamais une vie normale ! Et je devrai l'accepter !
- Une pile ? Je dirais plutôt une centrale nucléaire.
- Raaahhhh ! Allez-y ! Rassurez-moi ! Espèce de savant psychopathe !
- Erika, ma puce. Calme-toi s'il te plaît.
- Non, je ne me calmerais pas ! »
La jeune femme s'était levée et se dirigeait vers la porte. Duo la retint en lui attrapant le poignet.
« Lâche-moi !
- Erika, attends…
- Non ! Laisse-moi ! »
Les yeux de la jeune femme se remplissaient de larmes, le cœur de Duo se serra.
« Qu'est-ce qu'il y a ?
- Tu oses me le demander ! Duo, mets-toi à ma place ! En trois mois, j'ai appris que j'avais un jumeau, pilote de Gundam, que ceux que je croyais être mes parents ne sont que des agents de Oz, chargés de me surveiller depuis que ma vraie mère, une prostituée, est morte et qu'à chaque fois que mon sang se mêle au tien je peux annihiler tout ce qui se trouve autour de moi ! Tout va parfaitement bien !
- Erika… Excuse-moi, mais…
- Ecoute Duo, j'ai accepté de te suivre sachant les risques auxquels je pouvais m'exposer, à savoir les combats, la guerre. Mais ça… Je ne peux pas l'accepter… »
La jeune femme se dégagea lentement avant de prendre la porte. Duo ne bougeait pas, tournant le dos aux autres. Il ne sentit pas tout de suite la main qui se posait sur son épaule, il ne prit même pas la peine de regarder son ami avant de sortir à son tour.
Il se dirigea vers sa chambre et s'écroula sur son lit. Prostré sur lui-même, il étouffait ses pleurs dans son oreiller. Il avait commencé à pleurer, sachant qu'il ne pourrait plus s'arrêter. Un rayon de lumière l'éclaira un instant, laissant entrer Heero. Duo se rassit précipitamment ne voulant pas montrer l'état dans lequel il était, il devait être fort pour Erika, pour sa famille. Il essuyait rageusement les larmes qui coulaient sur ses joues, mais elles étaient toujours plus nombreuses traçant des sillons humides.
Heero s'approcha pour le prendre dans ses bras, Duo ne se retint plus. Heero le connaissait assez bien. Il savait pour ses cauchemars et ses peurs, c'est auprès de lui qu'il s'était toujours réfugié même après ce qui s'était passé dans cette ruelle.
« Duo…
- … Je m'en veux. Je n'aurais jamais du… Je ne suis pas assez fort… Tout ce que je sais faire, c'est pleurer.
- Duo, les larmes sont la preuve de notre humanité… Ne les retiens jamais. »
Duo pleura longuement, accroché au tee-shirt de Heero. Ce dernier attendait qu'il soit prêt à lui parler, dorénavant, il lui laisserait tout le temps dont il avait besoin.
« Je n'aurais jamais du lui dire qui j'étais.
- Pourquoi ?
- Elle doit regretter de m'avoir suivi. Elle doit me détester pour ce que je lui fais endurer.
- Le crois-tu réellement ?
- Si je n'avais pas débarqué dans sa vie, elle serait au lycée en ce moment en train de préparer ses épreuves, de s'amuser avec ses amis, d'avoir un petit copain, des gens qui la rendent heureuse.
- Tu l'as rends très heureuse tout seul.
- Sûrement, mais pas assez. Je ne pourrais jamais lui offrir ce dont nous rêvons tous les deux : une vie normale.
- Duo tu l'aimes et c'est réciproque. Elle a juste besoin de temps pour comprendre ce qui lui arrive, ce qu'il vous arrive à tous les deux. Vous n'êtes pas seuls et vous devez vous entraider. C'est ensemble que vous comprendrez ce qui vous arrive. Elle ne t'abandonnera jamais, tout comme toi tu l'aimes, elle ne pourra jamais repousser son frère.
- Pourtant, tout est de ma faute…
- Tu as raison… »
Le cœur de Duo se serra, il n'aurait jamais cru que Heero lui balancerait ces mots dans la figure. Lui qui recherchait son soutien, s'effondra totalement, il n'avait même pas la force de le repousser, juste celle de sombrer dans son mal être.
« Tu aurais du prévoir avant même d'être né, que tu aurais des dons, transmis par tes parents, tu aurais du lutter contre Oz avant même de savoir marcher.
- …
- Duo, on ne peut pas changer le destin, juste lui faire prendre des détours. C'est à toi et à Erika de choisir votre chemin avec les cartes que la nature vous a donné. Tu comprends ?
- Hum. »
Heero le berçait dans ses bras et Duo se lova un peu plus contre lui. Le Japonais caressait ses cheveux, enivré par l'odeur de son shampooing. Il était étourdi de le savoir si proche de lui, si désirable dans sa détresse. Il sentait la douceur des mèches châtains sous ses doigts. Depuis combien de temps refoulait-il ce désir de le toucher. Alors que sa main descendait un peu plus bas, il sentit la douceur de la peau recouvrant ses reins. Sans penser à mal, il glissa sa main sous son tee-shirt. Duo ronronnait presque contre lui, ne se doutant pas de ses intentions. Heero continua de caresser la peau soyeuse et voulu allonger son ange sur le lit, mais Duo se dégagea et s'écarta de lui.
« Non ! Je ne veux pas !
- Excuse-moi, je pensais que tu ressentais la même chose que moi.
- Je ne peux pas. »
Heero vit la peur dans les améthystes. Cela n'avait rien à voir avec les sentiments qu'il éprouvait. Les larmes montèrent à ses yeux, il avait tellement honte de ce qu'il lui faisait subir. Une lueur de dégoût passa dans son regard, et si Heero ressentait cette même horreur envers sa propre personne, il ne put s'empêcher de ressentir de la peine. Il ne le méritait pas, le faisait souffrir, il était normal qu'il le repousse. Il frémit lorsque Duo posa sa main sur la sienne.
« C'est trop tôt. Heero, je… Je voudrais vraiment, mais après ce qui s'est passé je n'arrive pas… Je n'arrive pas à ma débarrasser de la peur que j'ai eu quand tu… Quand tu as… Je suis désolé. »
Duo, assis contre le mur, enfouit sa tête entre ses genoux. Il ne voulait pas le décevoir, mais c'était au-dessus de ses forces. Heero le prit à nouveau dans ses bras.
« Il n'y a que moi qui puisse te faire des excuses. Duo, tu as tout le temps. Je voulais te dire… Je t'aime Duo et je t'attendrais aussi longtemps qu'il le faudra. »
-/-
Lorsque Duo se réveilla, il était seul. Il jeta un coup d'œil à sa montre : 7h30. Il tapota légèrement dessus. Depuis quand se réveillait-il à des heures aussi horribles ! Fourbu, il se leva et avança, tel un zombi, jusqu'à la salle de bain. Sa tresse s'était défaite, un pétard n'aurait pas mieux fait, il lui faudrait des heures pour tout démêler. Manquant de courage, il sortit tout de même de sa chambre et se dirigea vers ce qui ressemblait à une cuisine. Seuls Heero et Trowa étaient présents.
« Coucou.
- Salut.
- …
- Alors quoi de neuf depuis hier soir ? Comment va Wufeï ? Et Erika ?
- Depuis… avant hier soir, il ne s'est rien passé de palpitant. Wufeï ne veut pas sortir de sa chambre et la seule personne autorisée à entrer c'est ta sœur. »
Devant l'expression indéchiffrable du natté, Heero se leva et passa sa main devant ses yeux.
« Non, pas ça.
- Quoi ?
- Je ne veux pas que Wu soit mon beau frère, il en est hors de question. Tu te rends compte de l'éducation qu'il va donner à mes neveux !
- Duo je crois que tu vas un peu vite en besogne.
- Ca va pas se passer comme ça, il a intérêt à venir me demander sa main avant. Et puis, Wufeï… avec Erika… Beurk. Ah non ! Je m'y oppose !
- Duo, ça suffit ! Si c'est pour dire des bêtise pareilles, tu peux aller te recoucher ! »
Le natté partit dans un éclat de rire, comme il n'en avait pas eu depuis l'arrivée de sa sœur à la planque. Heero sentit son cœur bondir de joie, il l'aimait et ne souhaitait ne voir que de la gaieté dans ses yeux et plus les larmes qui persistaient à couler.
Trowa sourit franchement découvrant ses dents blanches. Tout à coup toute la pression qu'ils avaient sur les épaules semblait s'envoler, rien que par les notes cristallines du rire de Duo.
« C'est bon Hee-chan, je plaisantais. Au contraire, je suis content que Wufeï et Erika ne restent pas seuls dans leur coin, c'est mieux. »
Une lueur de tristesse passa fugitivement dans son regard, avant qu'il ne se dirige vers la table et attrape un bol.
« J a continué les tests ?
- Hum. Il n'y a rien de concluant, il voulait que vous soyez tous les deux là, avant d'approfondir les expériences. Pour le moment, il en est arrivé aux mêmes conclusions que Sally.
- Super. »
Durant une semaine, J transforma Duo et Erika en petits cobayes de laboratoire, essayant de recréer ce qu'il s'était passé à l'hôpital, mais toutes ses tentatives se révélaient vaines. Le savant prenait un réel plaisir à ces expériences ce qui inquiétait Heero. Il connaissait bien le J pour savoir qu'il jubilerait à l'idée d'avoir de nouveaux petits soldats. Erika ne parlait pas à Duo et se murait dans le silence, tout comme Wufeï, toujours ensemble, ils semblaient guérir leurs blessures.
Il fallu un peu de temps pour qu'Erika sourit de nouveau et que la complicité qu'il y avait entre elle et son frère se ressoude. Elle en avait voulu inutilement à Duo de ne pas avoir été auprès d'elle pendant la fusillade. Mais elle savait dorénavant que son frère n'était pas la seule personne sur qui elle pouvait compter.
À longueur de journée, le laboratoire brillait de cette lueur bleue, mais les jumeaux refusaient de mêler leur sang, ils avaient peur de ce qu'ils pourraient faire. Surtout après la décharge que Wufei s'était pris à l'hôpital. Ils ne voulaient pas électrocuter tous ceux qui les entouraient. J passait donc sa journée à hurler sur les jumeaux qui faisaient toutes les bêtises possibles dans son labo et refusaient d'obéir à ses ordres.
Wufeï sortait à nouveau de sa chambre, mais ne disait pas un mot. Duo prenait soin de ne surtout pas l'embêter et faisait attention à la moindre de ses paroles. Tous essayaient de l'épauler, ce dont il leur était grandement reconnaissant. Comme à un mioche, on lui faisait des recommandations : Couvre-toi, il fait froid dehors ! Attention le thé est chaud, ne te brûle pas ! Pourtant ça n'avait pas l'air de l'énerver. Un soir, il laissa même Duo et Erika lui faire un gros câlin alors qu'il allait se coucher. Bref, c'était le monde à l'envers.
Personne n'était dupe de son attitude, la haine le consumait peu à peu jusqu'à ce qu'elle explose.
1 Pitié ne m'en demandez pas plus pour les explications. J'ai fait un bac L, la biologie n'a jamais été mon truc. Même si ça paraît un peu tiré par les cheveux je m'en moque, c'est comme ça et c'est tout. Lol. Ouais d'abord !
Réponses aux reviews
Kelidril : Coucou Kel. Alors c'est qui qu'est mort ? Pour wuw cactus, c'était ça ou wuw a mangé un pétard. Je trouve que la cactus lui va mieux, non ? J'espère que ce chapitre t'a plut. Bisous.
Naïa : Pour Mickael,je crois qu'il faut que tu demandes à Noin, elle doit être au courant de ses performances. J'ai enfin réussi à mettre la main sur msn, donc si tu as un message pour Angie ou Lihiel, je transmettrait si tu veux. Pour le perso d'évangélion, je sais pas i tu as reçu mon mail, mais c'est un truc du genre misato je crois. Je me rappelle plus. Demande lui de vive voix. Bon ben je te fais de gros bisous. T'écrirais un mail quand j'aurais le temps. LUT.
Laura Kaede : J'ai adoré ta manière constructive et extrémement claire de faire des phrases. C'est mignon, en seconde on apprend enfin à écrire. LOL. Si tu n'as pas eu le temps de reviewé le chapitre 6 c'est franchement pas grave. Déjà que tu m'aies envoyé autant de reviews me fait trop plaisir. TU n'as rien à te reprocher. Alors déçu par la personne qui est morte ? Je me suis dit que ça changerait. Pour Wufeï, c'est clair que Heero aurait du ressortir sa caméra du spandex pour que l'on puisse voir ça. Bisous et meric. Chou.
Kaorulabelle : Ben quoi je l'aime bien moi la fin du chapitre, je trouve qu'elle tombe à pic pour mes lecteurs adorés. ... Moi sadique ? TU NE LE SAVAIS PAS ENCORE. C'est pas faute d'avoir prévenu. Lol. Déjà, je troue que je suis gentille d'avoir répondu à ta prière et posté ce chapitre. Lol. Merci pour la review. BISOUS.
Didou : L'abus de pouvoir ? C'est quoi ça, connais pas. Tu es sûre que ça existe. Je t'assure, j'en ai jamais entendu parler. Duo et Heero ! Je les avais un peu oublié ces deux-là dans ce qui est de les faire souffrir, merci de me donner des idées. Et puis d'abord je fais ce que je veux, na ! J'espère que ce chapitre t'a autant plut que le précédent. En tout cas j'aime beaucoup tes reviews, elles me font beaucoup rire. J'aime les lecteurs qui s'offusquent et s'expriment. C'est dommage que tu sois partie bouder, ça risque de retarder le chapitre 9, tu ne crois pas ? Hihihihi. I'm the best of sadisme. Bisous et merci.
Lucy-hp : C'est vialin de me traiter de sadique alors que tu ne me conais même pas. Ze vais finir par pleurer moi si tout le monde se ligue contre moi. Pourquoi tu veux que ça soit Wufeï ? Faut pas oublier que moi je l'adore notre petit Chinois, il va falloir que je le clame haut et fort. Je vais faire une fic avec Wufeï en tête d'affiche si ça continue et j'ai déjà une idée. Enfin bref... J'espère que tes exams se sont bien passés, c'était quoi exactement comme partiels ? Bisous.
Tenshi : Désolé de ce retour sur Pc aussi atroce. Par contre, j'ai l'impression que aimes faire souffrir les G-Boys. C'est surtout le "c génial" qui me met la puce à l'oreille. Après c'est moi qui suis sadique. Non mais je rêve. Aller bisous et merci.
Merci à tous ceux qui lisent cette fic. Gros bisous.
