Auteur : Choupette

Titre : Energie.

Disclaimer : G-Boys pas à moi, Erika si.

Couples : 1x2, 3x4, 5xE

Avertissements : Rien de spécial. Ah si ! Je tues trois personnes. Sinon, ben tout va bien.

Coucou. Voilà l'avant dernier chapitre d'Energie, la tension est censée monter et niveau sadisme je suis à mon summum personnel. Je sais pas trop quoi vous dire. c'est lamentable je sais, mais tant pis que voulez-vous, j'ai du mal à m'exprimer. Lol.

En tout cas, je tiens à remercier tous ceux quilisent cette fic, et toutes mes revieweuses (peut-être reviewers, allez savoir !)qui me soutiennent depuis le début. Merci les filles (et les mecs ?). Un gros bisous à ma Näïa qui a tout corrigé. Clin d'oeil à toutes celles que je croise sur msn. BISOUS et bonne lecture.


Chapitre 9

Un vacarme assourdissant réveilla les pilotes au beau milieu de la nuit. Sortant les uns après les autres, ils se retrouvèrent dans le couloir de la base. J, qui paraissait ne jamais dormir sortit de son laboratoire, une éprouvette à la main.

« Qu'est-ce qui se passe ?

- Aucune idée, j'ai vu 05 passer il y a cinq minutes en direction du hangar.

- Merde ! Ça y est, il a craqué !

- Qu'est-ce que tu racontes Dudu !

- Tu croyais vraiment que Wufeï allait attendre patiemment que les ozzis continuent leur petite guerre tranquillement après ce qui s'était passé ! Il va jouer au kamikaze !

- Il faut l'empêcher de partir, il va se faire tuer !

- C'est trop tard, on a plus qu'à le suivre.

- Mais pourquoi maintenant ?

- Euh… Quelqu'un à une réponse ?

- Treize Kuschrenada et le lieutenant Merquise sont arrivés dans une base à quelques kilomètres de nous hier.

- Pourquoi tu l'as pas dit plus tôt Hee-chan ?

- Avec Quatre et Trowa, on s'est dit qu'il valait mieux qu'il ne le sache pas pour éviter ce genre de réaction… »

Une explosion se fit entendre, faisant trembler les murs.

« Il est partit.

- Il n'a même pas prit la peine d'ouvrir les portes, il a tout fait sauter !

- Comment va-t-on l'arrêter ?

- L'arrêter ? Je ne sais pas pour toi Kitty-Cat, mais ce n'est pas moi qui l'empêcherais de faire quoique ce soit. »

Quatre ne répliqua pas. Lui aussi avait envie de venger la mort de Sally. Heero et Trowa opinèrent de la tête, tous voulaient se venger. Se débarrasser de Treize permettrait de plus, de faire cesser cette guerre. Il y a longtemps qu'ils auraient du agir ainsi et tenter d'approcher le général. Les pilotes enfilèrent ce qui leur tombait sous la main 1 avant de prendre les commandes des Gundams et de suivre Wufeï.

-/-

2 Treize et Zechs courraient dans les couloirs, entourés par leurs soldats. Les Gundams venaient d'attaquer la base et les pertes augmentaient à une vitesse hallucinante. Ils n'étaient pas là pour combattre, mais pour tuer. Les explosions faisaient trembler les murs, le sol absorbait les vibrations. Par les fenêtres, ils pouvaient voir les géants d'acier au milieu des flammes, une vision cauchemardesque pour les simples soldats qui tentaient de les arrêter. Les Gundams faisaient un véritable carnage, cherchant à anéantir la base, Oz et ses dirigeants.

Treize jeta un regard vers son lieutenant. Ce dernier avait oublié son masque et il pouvait voir ses yeux bleus, sa peau si douce. Une douleur lui vrilla le cœur, un mauvais pressentiment. Pour la première fois de sa vie, il avait peur, peur de le perdre. Il continua pourtant de courir, ils devaient atteindre le hangar.

Il aurait tant voulu sentir sa main dans la sienne.

Les explosions se rapprochaient, le couloir qu'ils avaient traversé commençait à s'écrouler. Il accéléra, il avait peur… pour lui, son aimé. Leurs yeux se croisèrent, Zechs lui adressa un sourire, si tendre.

Par les fenêtres qui jalonnaient le couloir, ils pouvaient voir Shenlong, animé par la rage. Les flammes envoyaient des éclats orangés et rouges sur l'acier déjà couleur sang. Tel un démon, tout s'écroulait sur son passage, tous mourraient sous ses coups. Une danse infernale et destructrice s'était entamée, jusqu'à ce qu'il les vit. Wufeï se dirigea vers le bâtiment.

« Treize ! »

Le général n'eut pas le temps de se retourner, il sentit deux mains le pousser à terre. Il se protégea le visage avec ses bras, alors qu'une explosion projetait des débris de béton et d'acier. Le bruit lui fit perdre tous ses repères, le nuage de poussière le rendait aveugle.

Où était-il ?

Il se redressa, l'air irrespirable lui comprimait la poitrine. Les corps des soldats gisaient à terre, mais aucune trace de lui. Un courant d'air froid balaya la poussière. Un pan de mur avait totalement disparu et le toit menaçait de s'écrouler. Paniqué, il regarda autour de lui, il avait de plus en plus de mal à respirer, alors que les secondes passaient, à cause de la peur qui le tenaillait.

Déjà les soldats se relevaient, mais pas lui. Tous l'interrogeaient du regard, effrayés par leurs ennemis, par leur propre mort. Ils ne comprenaient pas sa réaction, ils ne comprenaient pas pourquoi leur chef tentait de se frayer un chemin au travers des débris, appelant le lieutenant Merquise, complètement désespéré. Treize n'avait pas conscience de ses soldats, des tremblements qui secouaient ses membres, de ses blessures. Une seule chose comptait : le retrouver.

« Zechs !

- …

- Je t'en prie réponds-moi ! Zechs ! »

Tout était recouvert de cette poussière grise, plusieurs fois il retourna des corps sans vie, mais pas le sien. Ses mains se recouvraient de sang, sa peau s'écorchait sur les morceaux de fer et de béton, mais il ne ressentait rien. La seule douleur qu'il ressentait était celle de son cœur qui battait à en exploser.

Tout à coups, il s'arrêta, paralysé. Un morceau de tissu rouge apparaissait sous les décombre. Il courut vers lui, une poutre lui était tombée dessus, il réussit à la dégager et à le prendre dans ses bras.

« Zechs. Ouvre les yeux.

- …

- Zechs regarde-moi, je t'en supplie.

- Tr… Treize ?

- Oui. »

Treize retenait ses larmes pour ne pas inquiéter son amant. Il ne voulait pas voir le sang qui coulait de ses lèvres, ni celui qui commençait à tacher sa chemise. Il lui avait sauvé la vie, mais en échange il allait perdre la sienne. Pourquoi avait-il fallu qu'il le protège.

« Zechs je suis désolé. »

Le lieutenant sourit, puisant dans ses dernières forces, il tenta d'effacer cette tristesse qu'il lisait sur le visage de Treize.

« Pourquoi ? Il ne faut pas.

- Si j'avais su. Je n'aurais jamais du mettre notre amour au second plan. Si seulement je t'avais écouté, si seulement j'avais tout abandonné pour que l'on parte loin de cette guerre.

- Non, mon amour ne regrette rien, je t'attendrais le temps qu'il faudra, tu me rejoindra un jour.

- Non, je ne veux pas que tu partes, pas toi ! Ne me laisse pas, tu n'en as pas le droit ! Si…

- Treize je t'aime et rien n'y changeras. Arrête avec tes « si », c'est comme ça et on y peut rien. »

Les soldats les regardaient incrédules, leur général et leur lieutenant ? Cela semblait sortir tout droit d'un conte de fée. Jamais ils n'avaient pourtant vu la moindre trace qui auraient pu leur faire croire quelle relation spéciale liait les deux soldats.

Leurs regards et l'amour qu'ils pouvaient y lire ne laissaient pourtant aucun doute sur la nature de leurs sentiments. Treize caressait le visage de son amant avec toute la tendresse dont il pouvait faire preuve. Il voulait qu'il sache qu'il l'aimait, qu'il l'aimerait toujours et qu'il le rejoindrait bientôt dans la mort. Il ne pouvait s'empêcher de se sentir coupable de n'avoir pu le protéger, d'avoir caché leur amour aux yeux de tous. De ne pas l'avoir aimé comme il le méritait.

« Zechs je t'aime… Pardonne moi de n'avoir pas su te le prouver comme j'aurais du… Pardonne-moi de ne pas l'avoir crié au monde entier. Si seulement, je n'avais pas voulu cacher notre amour… Nous aurions pu en profiter pleinement au lieu de fuir. Tu n'aurais jamais du accepter cela, tu n'aurais jamais du perdre ton temps avec moi. »

Le général avait de plus en plus de mal à retenir les sanglots qui l'empêchait presque de parler.

« Treize, t'aimer et être aimé par toi n'a jamais été une perte de temps, au contraire tu m'as offert ton âme et je ne connais rien de plus beau en ce monde. Je chéri chaque minute passée à tes côtés et ne t'en aime que plus. S'il te plaît regarde moi dans les yeux. Treize je t'aime, c'est aussi simple que cela. Je ne veux pas te quitter. Treize j'ai peur de ne plus jamais te revoir, d'être seul sans te savoir à mes côtés.

- Je suis là, je ne te laisserais jamais. Tu m'entends Zechs !

- Treize j'ai si froid, serre moi dans tes bras je t'en prie. Je ne veux pas partir, ne me lâche pas.

- Je suis là mon amour.

- Tout est noir, je ne te vois plus. Treize ! Treize…

- Chut mon amour, écoute ma voix. Je suis toujours là, je serais toujours là. Tu m'entends ?

- …

- Je vais venir te rejoindre, je te le promet, je ne te laisserais jamais seul, attends moi. Je t'aime.

- …

- Zechs ? Zechs ! »

La main qu'il serrait dans la sienne retomba mollement sur le sol, de même que les paupières se fermèrent sur les aigues-marines.

« Non ! »

Les pleurs inondèrent son visage, il serrait le corps contre le sien espérant lui redonner la chaleur qui le quittait peu à peu. Mais rien ne se produisait. Il n'avait que faire des soldat qui l'entouraient, il avait perdu le seul amour qu'il avait ait jamais connu, le premier… le dernier. Tout ça à cause de ce Gundam couleur sang. Il allongea le corps de Zechs lentement sur le sol, caressa une dernière fois sa joue, laissant glisser ses doigts sur la chevelure d'or.

Par l'ouverture dans le mur, une ombre apparut bientôt, un sabre à la main. Les soldats le mirent aussitôt en joue.

« Baissez vos armes, celui-ci est à moi ! »

Dans les yeux des deux combattants luisaient les flammes de la vengeance et rien ne pourrait arrêter le combat qui allait se livrer. Treize sortit son épée de son fourreau bien décidé à teinter la lame du sang de l'Asiatique. Wufeï souhaitait la mort de Treize pour avoir ordonné l'attaque à l'hôpital. D'une certaine manière, c'était lui le responsable de la mort de Sally.

Le premier coup fut donné lorsque Wufeï se rua sur le général. Rien n'existait autour d'eux. Ils avaient tous les deux perdu un être cher et comptait bien faire périr l'assassin. Les soldats ne regardèrent pas le duel, trop occupés par les quatre autres Gundams qui détruisaient la base. Ils abandonnèrent les combattants dans le hall de la base, s'éloignant des cliquetis de fer et des étincelles que les lames créaient à chaque contact.

Treize s'était débarrassé de sa redingote bleue et Wufeï de sa tunique blanche. Chacun se jetait à corps perdu dans le combat, ne reculant devant rien pour attaquer. Des cris de rage résonnaient dès que les lames s'abattaient sur l'ennemi. Les yeux flambant de rage, reflétaient les éclats de l'acier. Haletant, rien ne pouvait plus les arrêter, seul la mort de l'un d'entre eux ferait aboutir ce duel. L'art de chacun se révélait dans le combat, entre attaque et parade. Leur niveau semblait égal. Lequel flancherait le premier ?

Essoufflés, ressentant de plus en plus la fatigue, les premières blessures furent infligées. Une coupure sur le bras droit de Wufeï, une entaille à la taille pour Treize. Mais les lames n'étaient pas leur seule arme. Des bleus couvraient leur corps, des coups de poings étaient lancés désespérément dans le vide. Wufeï recracha le sang qui inondait sa bouche, Treize, d'un revers de manche essuya son arcade sourcilière. Tout deux s'observaient alors que les explosions s'intensifiaient , alors que les Gundams se rapprochaient.

Treize se jeta sur le Chinois qui esquiva son attaque. Sans chercher à parer le prochain coup Wufeï tendit le bras avec rage, s'attendant à ce que son adversaire riposte. La scène se passa comme au ralentit. Wufeï vit un éclat de résignation dans les yeux de son adversaire, un éclat de mélancolie et d'atroce souffrance. Il ne pouvait plus arrêter son geste, mais savait déjà que le combat touchait à sa fin. Treize ne fit rien pour arrêter le sabre qui se ficha dans sa poitrine. Wufeï hagard, regarda le corps, tomber à genoux, le sourire sur ses lèvres. Il se précipita vers lui, avant de le prendre dans ses bras. Une écume sanglante apparaissait au coin de ses lèvres, des soubresauts agitaient son corps, mais il souriait. Il semblait heureux.

« Pourquoi ?

- Je voulais le rejoindre. Je… »

Il se mit à tousser. Sa respiration chaotique le privait de sa parole. Wufeï le releva passa le bras du général autour de ses épaule et le porta jusqu'à son amant. Il le déposa doucement à terre. Treize prit la main de Zechs dans la sienne et posa sa tête sur son épaule, les yeux remplis de larmes. Il adressa un dernier sourire à Wufeï.

« Merci. »

Le souffle s'échappa une dernière fois de ses lèvres, ses yeux se vidèrent peu à peu de toute vie sans pour autant se fermer. Treize Kuschrenada rendit son dernier soupir auprès de celui qu'il avait toujours aimé, il partait heureux de savoir qu'il serait désormais lié à jamais à son aimé. Wufeï ferma les yeux du général avant de marcher lentement vers Nataku. Se tenant au mur, il souffrait encore plus. La mort de Treize ne l'avait pas apaisé, bien au contraire. Elle l'avait lavé de toute cette haine et de cette rage qu'il accumulait depuis une semaine, ne restait qu'une lassitude insondable, un dégoût de toute cette violence qui faisait sa vie et celle de ses amis.

Il grimpa dans le Nataku et repartit vers la base. Il voulait dormir, ne plus penser à rien. Il voulait voir… Il voulait la voir. Il laissa les autres finir d'anéantir la base, il repartit comme une ombre.

-/-

Ce que Wufeï n'avait pas encore comprit, c'est qu'avec la mort de Treize, leur dernière bataille s'était enclenchée. Dans une simple salle de contrôle, quelqu'un avait vu le combat, quelqu'un qui ne pourrait laisser le Chinois repartir en paix, dont la seule pensée était de voir le sang de Wufeï couler à flot. Lady Une, le regard vide, fixait les écrans de contrôle. Elle tuait quiconque osait la toucher, l'empêcher de regarder les dernières images de Treize vivant. Elle finit par sortir et se dirigea vers une unité MS. Elle ne pourrait rien faire pour le moment. Elle mit le cap sur une unité scientifique d'Oz, une unité qui était l'objet de la venue de Treize aux Etats-Unis. Elle mit le cap pour découvrir ce qu'était le projet Lightwall.

-/-

Le Nataku atterrit dans le hangar. La carcasse de fer se posa lourdement à terre, trahissant la lassitude de son pilote. Au loin, les autres Gundams arrivaient. Chacun était soulagé, même si aucun d'entre eux n'avait voulu ce carnage. La mort de Treize signifiait que la paix serait sûrement bientôt signée. Ils avaient confiance en Réléna pour mener ce projet à bien.

Le Deathscythe arriva en premier et Duo en descendit à toute vitesse pour courir vers le Nataku dont Wufeï n'était pas descendu.

« Wu ? Réponds-moi ! »

Duo grimpa le long de l'armure alors que le Heavyarms et le Sandrock se posaient à leur tour. Arrivé à la cabine de pilotage, il vit le Chinois la tête baissée.

« Wufeï ! Ouvre la porte, s'il te plaît. »

Ce dernier ne semblait pas l'entendre. Ses lèvres remuaient comme s'il récitait une prière, mais rien n'existait plus autour de lui. Treize était peut-être mort, mais cela ne consolait en rien la douleur d'avoir perdu Sally. Duo tapa sur la vitre, Wufeï regardait ses mains teintées de sang. Il avait pensé se battre contre un être sans scrupules, ni sentiments. Quelqu'un que l'on peut tuer sans remords. Il avait eu tort. Des larmes commencèrent à couler sur ses joues. Il avait tuer un homme remplit d'amour. Il avait commis la même faute. Il avait prit la vie de quelqu'un qui aimait, de quelqu'un qui était aimé. Il avait brisé deux vies par pure vengeance. Lui aussi était devenu monstrueux.

« Wufeï ouvre cette putain de porte !

- Duo !

- Quatre vient m'aider, cette tête de mule ne veut pas sortir ! »

Heero et Trowa montèrent à leur tour. Et tous trois se mirent à appeler Wufeï qui ne réagissait toujours pas. Duo s'était appuyé contre la paroi d'acier et réfléchissait. Cela faisait bientôt dix minutes qu'ils étaient là et… Un sentiment de peur lui noua les entrailles.

« Où est Erika ? »

Il agrippa le filin de sécurité et sauta dans le vide. Heero cru avoir un arrêt cardiaque, mais il fut soulagé de voir l'Américain atterrir comme un félin sur le sol en béton.

Duo courait dans les couloirs. Pourquoi n'était-elle pas venue à leur rencontre ? Elle ne pouvait pas ne pas les avoir entendu, c'était impossible !

« Erika ! Erika ! »

Il se dirigea vers la chambre. La porte faillit être dégondée lorsqu'il l'ouvrit. La pièce était vide. Il fit toutes les chambres pour arriver au même résultat. Il finit par arriver au laboratoire. Erika était allongée sur le sol inconsciente. Il se rua sur elle et la prit dans ses bras, du sang coulait de son front. J apparut alors une arme à la main.

« Qu'est-ce que vous lui avez fait !

- Je ne pensais pas que vous reviendriez si tôt. Elle n'a rien pour le moment.

- Pourquoi vous faites ça ?

- Voyons 02, je ne peux pas vous laisser errer dans la nature ? Vous êtes un danger pour l'humanité, des monstruosités qu'il faut enfermer.

- Vous êtes fou !

- Pas du tout, je vais débarrasser cette terre de vous. Il le faut, pour protéger l'humanité. »

Duo regardait le canon de l'arme, alors qu'il passait un bras autour des épaules d'Erika et l'autre sous ses jambes. Il fallait gagner du temps. J semblait parfaitement calme, le regard clair et c'est ce qui inquiétait le plus Duo.

« Mais nous sommes humains !

- Non, juste une erreur de la nature. 02, croyez-vous vraiment que vous avez le droit de vivre alors que d'un instant à l'autre vous pouvez détruire tout ce qui se trouve autour de vous, y comprit ceux que vous aimez ?

- Nous avons quand même le droit de vivre ! Nous sommes humains, nous sommes libres, doués de raison. Vous ne pouvez pas vous débarrasser de nous ainsi !

- Oh que si et je vais vous le prouver. »

Duo repoussa le corps d'Erika derrière une machine et se coucha sur elle. Des impacts de balle résonnèrent sur les parois de fer. Un tuyau explosa laissant s'échapper une fumée blanche qui brûlait les yeux de Duo, ainsi qu'un sifflement insupportable. Erika ne reprenait pas conscience et Duo savait que ses cris ne seraient pas entendus du hangar. Il discernait l'ombre de J dans l'opacité ambiante, qui avançait sans problème grâce à ses lunettes.

Duo et Erika avaient le droit de vivre. J en était aussi intimement convaincu, mais les laisser en vie représentait la même chose que de donner le détonateur de l'arme nucléaire à un mioche de 5 ans adorant les boutons rouges. Que ce passerait-il si les jumeaux réveillaient leurs pouvoirs sans pour autant les contrôler ?

Une balle frôla Duo qui prit Erika dans ses bras et se mit à courir vers ce qu'il pensait être la sortie. Malheureusement, il ne s'agissait que de l'annexe du laboratoire : une impasse. J se tenait devant lui prêt à faire feu et il n'avait plus aucune issue. Duo fit une barrière de son corps pour protéger sa sœur et ferma les yeux. Le silence se fit.

Lorsqu'il rouvrit les yeux Wufeï était là, il avait fait glisser son katana sur le cou du savant et attendait la première occasion pour lui ouvrir la gorge. Heero avait désarmé le savant et se dirigeait vers Duo.

« Ça va ?

- Oui. Merci.

- Dites-lui de me lâcher ! »

Ils se retournèrent vers J qui tremblait comme une feuille. Wufeï semblait hésiter, mais la haine qu'il éprouvait pour le savant était palpable. Trowa et Quatre qui venaient d'arriver observaient la scène. Quatre essaya de convaincre Wufeï de le lâcher, que la mort du savant ne lui rapporterait rien, comme la mort de Treize. Cela ne l'apaiserait pas.

Rien ne pouvait pourtant le faire lâcher. Duo confia Erika à Heero et s'avança vers son ami.

« Wufeï, regarde-moi s'il te plaît. »

Les deux perles onyx quittèrent la jugulaire de J.

« Est-ce que tu peux prendre soin d'Erika un moment s'il te plaît. C'est tout ce qui compte, non ? »

Tous les muscles de Wufeï se relâchèrent et il laissa le savant glisser au sol avant de donner son sabre à Duo et de prendre Erika dans ses bras. Il sortit. Les quatre pilotes soupirèrent de soulagement. Comme déconnectés de la réalité, il reprenaient peu à peu leur sang froid, jusqu'à ce que l'atmosphère se charge d'électricité. Sans que personne ne le voit Duo s'était entaillé l'extrémité du pouce et avait posé son doigt sur le sang qu'Erika avait laissé sur sa veste.

Ses yeux changèrent de couleur et des ondes lumineuses commencèrent à parcourir sa peau. Un éclair, le même qu'à l'hôpital, frappa J. Sauf que cette fois-ci sa puissance était multipliée. Le savant porta la main à son cœur avant de s'écrouler sur le sol, définitivement. Quatre se précipita sur Duo, qui continuait à luire.

« Arrête ! Duo !

- …

- Tu vas leur indiquer notre position ! »

La fureur de Duo se calma presque aussitôt. Il chancela, avant de tomber dans les bras de Heero.

« Duo !

- C'est rien, ne t'inquiète pas. On doit s'en aller et tout effacer. »

Les pilotes préparèrent leur fuite, aucun n'avait de regret à abandonner le corps de J. Pourtant, tout aurait du bien se passer. Pour une fois, J les avaient aidé et ils comprenaient son point de vue. Mais tuer Duo et Erika n'était pas la bonne solution. Il fallait avoir confiance en eux. Les ozzis ne tarderaient sûrement pas à arriver. Pendant que Trowa et Heero vérifiaient rapidement les Gundams, Quatre s'occupait de leurs affaires, Wufeï veillait sur Erika et Duo posait des explosifs un peu partout. Une fois prêts, ils sortirent du labo et s'éloignèrent. La nuit tirait sur sa fin. Dans leurs armures, ils regardaient l'ouverture du hangar, attendant que Duo sorte. Au bout de quelques minutes, il apparut et monta dans le Deathscythe, alors que tout explosait. Les flammes léchaient le flanc de la montagne, rendant le jour naissant encore plus rougeoyant.

« Qu'est-ce qu'on fait maintenant ?

- On ne peut plus aller nulle part. Quatre, une idée ?

- Non, je n'ai aucune propriété dans le coin. Il faut que l'on se cache le plus vite possible, les Gundams sont trop facilement repérables en plein jour. Les ozzis vont vite nous tomber dessus.

- Trowa ?

- …

- Ben ça alors, une idée comme ça je ne m'y attendait pas ! Wu ? Comment va Erika ?

- Bien. J'ai pas d'idée non plus.

- De mieux en mieux. Heero ?

- Il y a une ville abandonnée à environ une demi-heure de vol.

- Pourquoi tu l'as pas dit plus tôt !

- J'attendais que tu me le demande.

- Très drôle. On y va. »

Après un oui inaudible, les Gundams prirent la direction de cette ville. Aucun d'entre eux n'avait vu que caché parmi les arbres, un MS version miniature, avait suivit leur conversation grâce à un émetteur.

« La base, ici Davis vous me recevez ?

- Oui, Officier Davis.

- Passez-moi le colonel Une, je sais où ils vont. »

-/-

Les pilotes avaient pris soin de cacher les Gundams dans les ruines de la ville. Près d'un site d'essais militaires, elle avait été abandonnée il y a quelques années de cela. La base militaire ayant été fermée à son tour, il ne restait désormais que des ruines inhabitables dont la rénovation était impossible à cause du coût des travaux.

Cachés dans un vieil immeuble, ils attendaient la nuit pour partir et trouver une planque sûre. Erika s'était réveillée, Wufeï était à son chevet. Duo lui-même ne pouvait pas approcher. Dans le silence de la ville, ils attendaient. Trowa et Heero étaient partis en reconnaissance pour trouver de quoi manger et peut-être quelques squatters qui pourraient les aider, mais il n'y avait plus rien. Loin du reste de la civilisation, personne n'avait osé investir les lieux. Le seul avantage était qu'ils pourraient se reposer avant de partir.

Duo dormait dans les bras de Heero, sur un vieux canapé miteux, épuisé par sa dernière prouesse3. Trowa et Quatre, s'étaient éclipsés, pour profiter l'un de l'autre et Dieu seul savait où ils pouvaient bien être et personne ne voulait savoir ce qu'ils faisaient4. Wufeï était dans la pièce d'à-côté, parlant avec Erika.

Duo s'agitait dans son sommeil. Heero le berçait tendrement, jusqu'à ce qu'il se réveille en sursaut.

« Duo ? Ça va ?

- Oui.

- Tu es sûr ?

- Non. Ça va passer, ne t'inquiète pas. J'ai… J'ai peur… Je ne sais pas comment… Je ne sais rien en réalité et j'ai peur de ce qui va se passer.

- Tu n'as pas à avoir peur. Je resterais toujours auprès de toi.

- Oui, je sais… Heero ? Tu m'aimes vraiment ?

- Depuis toujours, depuis que je t'ai rencontré. Tu étais tellement différent de tous ceux que j'avais rencontré. Tu es le seul qui sache me faire rire. Tu es… tout.

- Heero ?

- Hum.

- I love you too.

- Aishiteru Duo. »

Heero caressa la joue de Duo et approcha lentement son visage du sien, son regard toujours ancré dans les améthystes, craignant un refus de la part du natté, qui ne venait pas. Au moment même où leurs lèvres allaient enfin se sceller, un bruit qu'ils connaissaient trop bien retentit dans la ville, suivi d'une explosion. Un missile venait d'être lancé. Ils se levèrent et se ruèrent dehors. Les autres les rejoignirent bientôt. Quatre serrait Trowa dans ses bras comme si sa vie en dépendait.

Duo avançait parmi les ruines, regardant de tous les côtés, se retournant pour voir la menace. La ville était entourée de collines et bientôt les ombres des MS apparurent au loin les entourant.

A suivre.


1 Ça le fait pas de piloter un Gundam en pyjama. Imaginez Quatre avec un pyjama recouvert de petits chameaux. Quel sérieux ! Les ozzis risquent de mourir c'est sûr… Mais de rire.

2 Attention, scène censée être triste. Sortez vos mouchoirs et mettez une musique triste en fonds sonore.

3 Je parle de sa petite colère envers J… Bande de perverses, je suis sûre que vous aviez pensé à autre chose.

4 À part, bien sûr, les lectrices perverses et à l'esprit mal tourné que vous êtes.

Tadam ! Alors, qui veux la suite ? Des reviews s'il vous plaît. A très bientôt c'est promis.

Réponse aux reviews :

Kelidril : Coucou, ça fait deux fois de suite que tu es la première à envoyer une review. Tu es branchée à ton ordinateur ou quoi ! C'est pas un reproche au contraire ça fait plaisir. Pour mes études, oui ça se passe bien. Là je suis de retour chez moi pour faire un stage en bibliothèque. Merci de me soutenir pour le net. En fait je peux y avoir accès de temps en temps, mais le materiel de l'Iut bousille la présentation de ffnet et rend les chapitres totalement illisibles. C'est encore plus frustrant. La pov Sally ? C'est quand même elle qui s'entire le mieux dans les fics, sans une égratignure et en se tapant Wufeï. Il fallait que je fasse justice. LOL. Alors, il a bien fait de craquer Wufeï ? je suis pas sûre moi ? A cause de lui, j'ai du tuer des perso que j'aime bien. Enfin, c'est la vie. Merci pour ta review, fait trop plz. Gros bisous. Chou

Lucy-hp : Tu as vraiment pleuré ou c'était juste une tournure de phrase ? Si c'est le cas le chapitre 9 à du aussi te déprimer, non ? Désolée. Pour Wufeï et Erika, ils vont se mettre ensemble, mais en fait à la fin... Qu'est-ce que j'allais faire là ! La fin tu la verra quand elle arrivera non mais ! Au fait, c'est quoi exactement l'écriture multimédia ? Je suis contente que ça se soit bien passé. Bisous. Chou

Laura Kaede : Merci de toujours autant aimer. Pourquoi aurais-tu voulu que ce soit Heero ? C'est vrai que ça aurait été plus drôle... Enfin, plus... plus. Plus quoi! Mais bon après j'en fais quoi de Duo, moi ? Je le suicide ! Faut pas rêver. Alors tu as toujours de l'appetit pour la fin de l'histoire ? J'espère que ça n'est pas trop court et que tu n'es pas trop déçue que ça s'arrête déjà. Enfin, j'ai d'autres choses à te dire, mais je verrais ça pour le dernier chapitre. Gros bisous.

Didou : Tu sais quoi ? Je viens de recevoir un roman. Lol. Je suis contente que Heero et Duo te fasse sauter de joie, je n'en attendais pas moins de ta part. Ca me fait plaisir que tu ne boudes plus, c'est d'ailleurs pour ça que voilà le chapitre 9. Sinon je l'aurais gardé rien que pour moi. Excuse-moi si je t'ai forcé à réfléchir pour trouver un prétexte à la fin de ton "boudement", ça à pas l'air d'être ton truc la réflexion... Je suis trop méchante pardonne-moi, mais c'était trop tentant. ( je me giffle mentalement. ) Heero et Duo ensemble définitivement... Hum... Voyons voir (jette un coup d'oeil au script, feuillette) Je crois que c'est possible, sans que cela soit vraiment tangible. Mais bon tu devrais quand même être contente. Pour les faire souffrir, je t'assure que je t'écouterais... De même que "Un jouuuur mon prince viendraaa"... Tu vois où je veux en venir ? MDR. Je n'en aurais jamais marre de lire tes blablas, ils me font trop rire, t'as pas intérête à t'arrêter, sinon je ne réponds plus de moi ( Attrape Duo et l'attache sur une voie de chemin de fer. Duo : "Didou, au secours sauve-moi, envoie une review à choupette !") Merci pour les encouragements ! Bros bibi et t'inquiète des excuses je peux toujours en trouver. LOL

Kaorulabelle : Duo en habit de nonne, je trouve pas ça très bavant franchement. Au contraire, ça me donne plutôt envie de fuir sans vouloir te vexer. je le préfererais en toge romaine à la limite ou en kimono noir, mais bon. De plus,on ne m'achète pas comme ça, voyons, pour qui me prends-tu ?Non je rigole, t'inquiète pas pour la suite, ça va vite venir.Enorme bisous.