Genre : Humour/Parodie (enfin on fait ce qu'on peut hein)
Catégorie : pfff un bon vieux pg-13 ce qui signifie je ne sais pas quoi avec ces nouvelles notations…et moi qui aimais tant ce bon vieux « R »…souvenirs souvenirs…
Résumé : Vous avez sûrement regardé cette émission, non ? On peut critiquer, moi franchement je me suis bidonnée…Même si la parents de AdEUline sont plus incroyables dans leur stupidité que Laurent…et même si vous n'avez pas regardé c'est pas grave lisez – woups, lîtes quand même y a des beaux mecs dedans -
Amour Poudlard et beauté : mon effroyable fiancé.
Hermione tira nerveusement sur sa petite jupette rose. Dans quelques minutes, cinq beaux jeunes hommes passeraient sous la magnifique arcade décorée de fleurs pour venir se poster devant elle, et parmi eux serait son prince charmant.
Elle sentait son cœur battre au fur et à mesure que défilait le compte à rebours sur la caméra à ses côtés. Des millions de personnes allaient regarder son bonheur devenir réalité…Et dire que non seulement elle trouverait l'amour, mais qui plus est ils empocheraient chacun 100 000 mille gallions au terme de ces deux semaines. L'idéal pour acheter un joli petit cottage à deux dans les Highlands, sans compter que le mariage serait entièrement payé par la production ! Jamais ses parents ne s'opposeraient à son bonheur…
« Miss Granger, soyez détendue, vous êtes extrêmement photogénique, la caméra vous adore », fit une maquilleuse en revenant lui repoudrant le nez, avant de vérifier si sa choucroute capillaire tenait toujours aussi bien.
Et ca y était. La lumière rouge de la caméra s'alluma, et le cœur de l'adolescente s'interrompit.
Elle vit les jumeaux Weasley se diriger vers elle, probablement pour lui souhaiter bonne chance, mais au dernier moment ils ôtèrent leur cape, révélant de superbes robes de sorcier toutes dorées et scintillantes. Fred - ou Georges – brandit un micro et se mit à y déblatérer avec enthousiasme, mais Hermione était trop stressée pour comprendre un seul mot. Elle entendit à peine « amour », « charmant », et « champignons » mais ce fut tout.
« Voici notre princesse ! »
L'un des deux jumeaux s'approcha d'elle en tendant la main et la jeune fille la prit fébrilement, se levant.
« A présent Hermione, nos millions de téléspectateurs vont découvrir en même temps que vous les heureux chanceux ! »
Et c'est ainsi que chaque gamine, chaque jeune femme croyant encore au prince charmant tomba de son fauteuil et vint coller ses grands yeux écarquillés sur son écran de télé – provoquant par là un coup de foudre tant au premier qu'au second degré.
L'un après l'autre défilèrent les apollons. Il y eut d'abord Cedric Diggory, ze good looking boy (ressuscité depuis que Cho Chang avait accepté de coucher avec Tortue géniale pour obtenir les Dragon Balls)
Il y eut ensuite Dubois ze sportif, ses longs cheveux lui donnant à présent des petits airs d'Anakin dans la revanche des Sith porno. (et oui Vador fut contraint de se tourner vers le net pour assouvir ses pulsions étant donné que son état physique ne lui permettait plus, mais là n'est pas la question !)
En troisième position, ze mature man, l'homme fort et intelligent que toute jeune fille souffrant du syndrome d'Œdipe tardif se doit de considérer comme son papa et protecteur, Remus Lupin.
En quatrième position, ze celebrity man, Harry Potter tout gelé des cheveux ( à prononcer « gèlé » pour comprendre) avec un sourire ultra-bright sur peau bronzée parce que depuis papy Voldy s'était luxé la hanche en glissant sur Nagini c'était vacances à Tahiti toute l'année.
Enfin, last but not least, ze bad boy, Draco Malfoy, dont la longueur des cheveux atteignait à présent celle du père, ce qui aurait pu provoquer d'autres comparaisons salaces du même type chez les femmes n'étant ni Hermione ni des attardées croyant encore au prince charmant.
Picoti-picota, picoti-picota…
« Hermione ? »
PICOTI-PICOTA, LEVE LA QUEUE ET SAUTE EN BAS…
« Le choc sans doute », fit Fred-ou-George à la caméra en souriant, tandis que la Gryffondor continuait de fixer les cinq Apollon avec le regard de Alexandre sur son cheval lorsqu'il charge l'éléphant dans la version d'Oliver Stone, c'est-à-dire le regard de ma mère qui voit une tâche sur la petite robe blanche qu'elle avait sortie spécialement pour l'occasion.
En gros un regard de merlan frit puissance douze.
« «Alors, Hermione, toujours pas décidée ? »
« Mon dieu mon dieu je prends lequel… Diggory pour aller frimer près des copines à l'école, Dubois pour des cours particuliers de quidditch l'après-midi, Harry pour sortir dans les lieux branchés le soir, Malfoy pour l'après soirée torride et bestial, et Remus pour dormir dans ses bras rassurants et…AMSTRAMGRAM - »
« Attendez ! Attendez - »
Un rouquin dégingandé grimpa sur le podium à côté des cinq autres pièces de viande, son vieux smoking tout déchiré faisant pâle figure à côté des costumes resplendissants de ses congénères, qui le fixèrent tous avec mépris.
« Hermione, il faut que tu me choisisses ! Moi seul je saurai t'aimer - »
Mais déjà Fred ou Georges avait agrippé le bras de l'adolescente et la déplaçait de l'autre côté de la caméra, de sorte que celle-ci se tourne vers eux et que Ron puisse être tabassé par les trolls de la sécurité sans que cela ne se voit.
« Alors jeune princesse, le choix est-il fait ? »
« Heu…oui - »
« Alors maintenant allons de ce pas rejoindre nos apollons, auxquels je vais devoir demander de quitter le podium », fit l'un des jumeaux tandis que l'autre se mettait à jongler avec bébés oursins pour amuser le public. Ils s'approchèrent tous les deux du podium, un « schprlouf » bien gluant (si si imaginez le bruit) retentissant sous leurs pieds tandis qu'ils marchèrent sur les restes de Ron.
C'est avec regret que la jeune fille vit les cinq étalons sortir du paddock, d'autant plus qu'elle n'avait pas VRAIMENT pris une décision…
« Hermione », dit George-ou-Fred d'une voix qui se voulait sérieuse, la caméra se rapprochant d'eux. « Je vous rappelle les règles. Sous cette arcade va surgir un homme avec lequel vous allez devoir cohabiter durant deux semaines, pour terminer par le présenter à vos parents, en leur déclarant que vous avez décidé de vous marier tous les deux. Si durant le mariage, tout le monde est présent et que personne n'empêche la cérémonie de se dérouler, vous empochez chacun 100 000 gallions. Tout est clair ? »
« Ouiouioui » répondit la jeune fille en hochant frénétiquement la tête comme prise d'épilepsie. Si on prononçait encore une fois le mot « mariage », elle avait un orgasme devant les 50 millions de personnes regardant l'émission.
« Cependant, il y a quelque chose que nous ne vous avons pas dit, Hermione », fit l'autre jumeau en arrivant, le visage couvert d'épines lui donnant l'air d'un hérisson. « L'homme qui va franchir ce portail ne sera PAS celui que vous avez choisi. Mais les règles du jeu restent les mêmes. »
« Nié ? » La jeune fille sortit de sa torpeur fantasmagorique pour fixer le rouquin du merlin frit puissance trois seulement.
« Hermione, devant tous nos téléspectateurs va apparaître votre futur prince charmant, votre effroyable fiancé ! Mesdames et messieurs…Rêvetsuce Gore ! »
Et sous le regard horrifié de la jeune fille, avide des présentateurs, vitreux des téléspectateurs mâles et hallucinés des femelles, un subtil mélange de vautour et de chauve-souris franchit le portail.
Hermione leva les yeux vers Fred, George, le caméraman qui mangeait son sandwich, et dévoila sa petite culotte en dentelle ornée de petites Cendrillons à des millions de méduses sorciéfiées et sorciers médusés – c'est-à-dire, pour ceux qui ont séché la gymnastique à l'école, qu'elle venait de nous faire une superbe salto glissé au sol avec grand écart américain (bien involontaire mais artistique quand même).
----------------------------------
Un décor enchanteur : plein de petits oiseaux accrochés au mur, apparemment ensorcelés pour faire pioupiou, une superbe tapisserie rose avec des petites fleurs, une fenêtre laissant passer les rayons d'un soleil qui ne devait certainement pas être Ecossais (arf) ou Belge (ça existe le soleil belge ?), une immense bibliothèque…
C'est dans ce décor enchanteur et digne de contes de fée que Hermione ouvrit les yeux. Se demandant si elle ne rêvait pas, elle cligna des yeux. Mais la deuxième fois, une tête se trouvait au-dessus d'elle. Une harpie. Ou une vieille brosse à chiottes. Ou un subtil mélange des deux, la moumoute de Marylin Manson en plus.
La jeune fille vit le nez crochu se rapprocher d'elle, lorsqu'elle fut prise à la gorge par une odeur épouvantable qui lui rappela l'haleine alcoolisée de MacGonagall lorsqu'elle l'avait prise par le cou pour les souffler ses petits secrets de séduction lors de cet affreux bal de Noël.
C'est avec horreur qu'un trou s'ouvrit sur cette face étirée, peut-être une bouche qui sait, et la jeune fille pria pour que cet humanoïde lui annonce qu'elle venait de faire un affreux cauchemar, ou qu'elle avait avalé une Potion Délirante, voire même pris un sort de Confusion en pleine figure…
« Mes toilettes sont bouchées, j'ai du utiliser les vôtres. »
Et la vision d'horreur disparut.
L'adolescente se redressa, suffoquant, et courut à la fenêtre – l'intention d'y sauter lui traversant brièvement l'esprit – mais réussit à ne se contenter que de l'ouvrir, respirant l'air frais à grande bouchée.
Elle aperçut alors l'immense lac dans laquelle le calamar géant se faisait dorer les tentacules au soleil. Elle soupira avec soulagement. Au moins, elle était dans un lieu connu : Poudlard…
Seulement on était en juillet, non ?
Son regard se posa alors sur plusieurs hommes, affairés autour d'une immense caméra là en bas dans la cour. Ils levèrent les yeux vers elle, lui faisant signe, tandis que l'un deux levaient la caméra vers elle.
Et tout revint en mémoire à la jeune fille : le concours, qu'elle avait gagné, lui permettant de vivre pendant de deux semaines dans le château de ses rêves avec l'homme de ses rêves. Heureuse, elle leur fit un grand signe en secouant sa tête, ce qui fit onduler ses longs cheveux bruns de princesse. Le cameraman lui fit signe qu'elle était parfaite et l'adolescente retourna à nouveau dans la chambre, après avoir envoyé un dernier baiser aux téléspectateurs.
Une fois dans la chambre, elle se pouponna quelques heures devant son miroir parlant (cf la Belle et la Bête) avant de sortir de sa chambre et de descendre les escaliers de quinze mètres de large dès fois qu'on aurait envie de faire venir un éléphant obèse dans sa baraque à douze millions de Gallions.
« Hermione, vous devez à présent vous rendre à la salle à manger pour prendre votre déjeuner », fit une voix-off, comme si la Gryffondor avait pu avoir l'idée d'aller faire un safari dans la forêt Interdite à huit heures du matin.
Elle se dirigea donc vers la salle à manger, au milieu de laquelle se dressait une table recouverte d'un petit-déjeuner de…de princesse, dans le mille. Que du bon et du coloré, mais pas plus de 13 calories.
Hermione s'installa et beurra délicatement sa tartine. Au moment où elle déposait délicatement ses dents sur celle-ci, un homme entra dans la pièce.
Severus Rogue.
Hermione voulut lui expliquer qu'il n'avait pas le droit de se déplacer sur le plateau pendant le tournage de l'émission, car elle savait que ce pauvre homme vivait à Poudlard même pendant les vacances, lorsque la voix-off se fit à nouveau entendre.
« Rêvetsuce, n'oubliez pas d'embrasser votre fiancée comme il se doit. »
Bouche grande ouverte, tartine collée au palais, Hermione sentit une vieille pieuvre sèche effleurer ses joues.
« Ne posez pas de questions, j'ai besoin d'argent », lui souffla Rogue à l'oreille pour ne pas que la caméra le voit. Il vint ensuite s'asseoir en face d'elle.
Une fois que la jeune fille eut réussi à avaler les restes de sa tartine et qu'elle se fut lancé deux trois sorts de Désétouffage, elle le fixa droit dans les yeux, hésitant entre l'amusement et le désespoir. « Rêvetsuce ? » articula-t-elle silencieusement, ses lèvres s'étirant en un sourire lorsqu'elle vit le regard noir que lui adressa le Maître des Potions.
S'il ne voulait pas être reconnu, même en changeant de nom c'était pas gagné… L'adolescente se mit à rire, décidant qu'après tout 100 000 mille gallions seraient quand même les bienvenus. Elle aurait tout le temps de se trouver un prince charmant après, et puis depuis qu'elle avait vu Dubois et Malfoy en smoking elle commençait à se demander si…
« Passez-moi le sel, Granger. »
Hermione le fixa d'un air stupéfait, puis lui donna la récipient, l'observant saler ses crêpes jusqu'à l'extrême, avant de les engouffrer, ses cheveux touchant presque la table le faisant ressembler à un lombric en train de se nourrir.
----------------
& Hermione &
& Elle ne sait pas que Rêvetsuce n'est pas un acteur &
« Bon, c'est vrai, puisque nous sommes en dehors de l'école – enfin, que les cours sont finis je veux dire - j'avais espéré que son comportement serait différent… »
La jeune fille soupira, fronçant les sourcils.
« Mais il y a quelque chose de spécial avec lui, et puis il est tellement bizarre…j'ai toujours eu la certitude qu'il jouait un rôle… »
-----------------
Fin du premier épisode.
Comment va réagir la jeune fille en réalisant que Rêvetsuce est bel et bien un immonde dégueulasse pervers et complexé ? Finira-t-elle par réaliser qu'il ne joue aucun rôle ?
Rev' arrivera-t-il à convaincre Herm' de l'apprécier ? En aura-t-il seulement envie ?
Rendez-vous au prochain épisode de…
« Mon effroyable fiancé » !
