Chapitre 11 Noël en famille ou pas…

-Lily ! Elle est magnifique ! Toutes nos félicitations !

Lily sourit a ses amies. Elle sentit un regard sur elle et se retourna pour voir James qui la couvait tendrement des yeux. Elle lui envoya un baiser, puis continua a parler avec ses copines de classes.

-Et sa demande ? Elle était bien ?

-On a entendu dire qu'il te l'avait fait livrer par Beuglante !

-Moi j'ai entendu dire que c'était des fées qui étaient venus te réveillée avec une lettre de sa part.

-N'écoutez pas toutes les rumeurs, ricanna Lily. Il m'a fait une demande dans les règles, dans un charmant restaurant de Pré-au-Lard.

-Oh Lily, c'est merveilleux !

-Oui, nous sommes bien contente pour toi !

-Puisque vous êtes maintenant fiancés… Tu pourrais peut-être nous présenter ses copains…

-Oui… On aimerait bien connaître intimement Black et Lupin…

Lily perdit son sourire.

-Si vous voulez parler à Sirius, allez-y vous même, vous êtes de grandes filles. Pour ce qui est de Remus… Inutile d'espérer.

-Il est prit ?

-Si lui ne l'est pas, son cœur l'est. N'attendez rien de lui, répondit Lily.

-Oh… Quel dommage…

-Oui… On ne lui aurait pas fait de mal…

-Allez les filles, les diligences sont arrivées, prête a vous emmener jusqu'à la gare.

-Oh, oui, dépèchons-nous !

-Au revoir Lily !

-Passe de bonnes vacances !


-REMUS ! JAMES ! PETER ! DEBOUT ! IL Y A UNE TONNE DE CADEAUX QUI NOUS ATTENDS !

-Padfoot… Il est 5h30… marmonna James.

-IL Y A PLEINS DE CADEAUX !

De peine et de misère, deux Maraudeurs se levèrent et rejoignirent Remus qui déchirait joyeusement l'emballage de ses cadeaux. Au milieu des exclamations de joie, Sirius leva la tête.

-Où est Moony ?

Les deux autres se regardèrent.

-Il dort encore. Puisque c'est la pleine lune bientôt, on s'est dit qu'on allait le laisser dormir encore… dit James.

Sirius hocha la tête.

-Dommage, j'aurais aimer voir sa réaction devant mon cadeau.

-Tu lui a acheter quoi ? demanda Peter en grignotant une chocogrenouille.

-Je te le dis pas, tu va vendre la mèche ! s'insurgea Sirius.

A ce moment, la porte du dortoir des septième année s'ouvrit à la volée et quelque chose de vert et de roux tomba sur Sirius aussi vite que l'éclair.

-SIRIUUUUUUUUUUUUUUUUSSSSSSSSSSSSSSSSSSSSSSS !

-Ah, tiens, Lily… Tu a aimer mon cadeau ?

-ESPÈCE DE PERVERS !

-Non mais tu pense quoi ? Que je veux te voir avec ? C'est un cadeau pour toi et James, seulement !

-Padfoot… Tu lui a acheter quoi… siffla James mauvaisement.

Lily brandit le paquet d'où s'échappait de la dentelle et du satin noir.

-Padfoot…

-Mais Prongs…

-ÇA VA PAS LA TÊTE ? ACHETER UN DÉSHABILLÉ À MA FIANÇÉE ?

-Bah quoi ! Je croyais que tu serais content !

-VOUS POURRIEZ PAS FERMER VOS GRANDES GEULES DE TEMPS EN TEMPS ? Y'EN A QUI ESSAIT DE DORMIR ! hurla Remus.

Silence.

-Désolé Moony… couina Sirius. Tiens ? Il est de qui ce cadeau ?

-Regarde la carte, lui dit James.

-Y'a pas de carte… L'encyclopédie entière des sort utiles en défence contre les forces du mal ? Mais ça coûte une fortune !

-Tiens… Remus aussi a un paquet pas signé… dit James.

-Fouille pas mes affaires, Prongs ! répliqua Remus qui venait de se lever.

-Tiens Moony, ouvre-le… Je me demande c'est quoi, et de qui ça vient !

-Peut-être de la même personne qui m'a envoyé l'encyclopédie ! dit Sirius.

-Pourquoi juste vous deux ? demanda James. Non, ça doit venir de deux personnes différentes.

Remus défit le paquet pour découvrir un bracelet en argent avec un croissant de lune dessiné dessus. Il le laissa tomber aussitôt.

-Remus ? demanda Lily, ça va ?

-De l'argent…

-Et bien… Soit la personne ignorait que tu étais un loup-garou, soit elle le savait et voulait te tuer… fit Peter.

Sirius se pencha.

-Nah… C'est pas de l'argent.

-T'es sur ? demanda Remus.

-Définitivement. Tiens, touche.

Craintivement, Remus approcha sa main et effleura le bracelet.

-…Pas de brûlure.

-Tu vois ? sourit Sirius. C'est pas de la vraie argent.

-Alors c'est sur, la personne le savait, dit Lily. Un croissant de LUNE, et de la fausse argent…

Les cadeaux furent tous déballés, et si Sirius ne reçu rien de ses parents(ce qui est normal puisqu'il avait fugué), il reçu des cadeaux des parents de James. Seul Remus ne reçu rien des siens, puisque ceux-ci avaient niés avoir un fils depuis qu'il avait été mordu.


Severus Snape ne trouva près de son lit qu'un paquet. Enveloppé dans un papier sombre, il ne comptait pas de carte. A l'intérieur du paquet, il découvrit un assortiment d'ingrédients à potions très difficiles à se procurer. Il n'avait pas à chercher de midi a quatorze heure pour savoir de QUI venait ce présent. Pas de ses parents, ils se détestaient. Pas de ses amis, il n'en avait pas. Cela ne pouvait venir que de Lupin. Encore une farce. Les ingrédients devaient être enchantés… Après vérification, non. Ils étaient normaux. Alors, cela devait faire parti du plan de Maraudeur afin qu'il le croit sincère. Rageur, Severus jeta l'assortiment d'ingrédients à la poubelle. Il ne voulait rien de Lupin. Il voulait oublier Lupin. Mais alors… Pourquoi lui avoir envoyer ce bracelet ? Il ne savait toujours pas ce qui lui avait passé par la tête. Avant de sortir, il jeta un coup d'œil à la poubelle. Après tout… Des ingrédients d'aussi bonne qualités, et si rares… Ça pourrait toujours servir… La boîte fut aussitôt rangée sous son lit, et il sortit de sa chambre de Préfèt-en-chef. A l'heure du déjeuné, il ne l'aurait avoué à personne, mais il eut un sentiment de satisfaction en voyant un éclair argenté au poignet de Lupin.


-Encore un peu de Whisky, professeur ? demanda Sirius à Flitwick.

-Oh, pourquoi pas ! ricana le petit professeur, déjà assez pompette.

Dans la salle des professeurs, il y avait de la musique, de la danse, et l'échange de cadeaux. Chaque maison étaient retourné dans sa Salle Commune pour fêter entre eux et à leur manière. Seul Severus Snape avait demandé la permission à Dumbledore d'aller à la bibliothèque, ne souhaitant guère se joindre aux autres Serpentard.

-Allez, professeur Lévesque, venez danser ! proposa Sinistra.

-Oh… Pourquoi pas ! Il y a longtemps que je n'ai pas danser, alors pardonnez-moi si je vous écrase les pieds !

Les professeurs se mirent à rire et Flitwick tomba en bas de sa chaise, l'alcool se répandant dans son petit corps plus vite qu'un cheval de course sur une piste. Fumsek apparut tout près de Dumbledore avec un colis doré, et Dumbledore sourit en voyant la paire de chaussettes ornées de petits lutins que lui avait envoyé son épouse.

-Si vous continuez à avoir autant de chaussettes à chaque année, professeur Dumbledore, vous allez finir par ouvrir un Musée de la Chaussette ! sourit MacGonnagall.

-Oh ! Mais quelle excellente idée ! s'exclama Dumbledore.

Sirius sourit, mais ne put s'empêcher d'avoir une pensée pour son époque.

« Joyeux Noël, Harry… Joyeux Noël, Remus… »