Chapitre 2 : La lettre.

Charlie faisait se promenait dans la ville, comme chaque jour. Sa mère avait tout le temps peur, qu'il lui arrive quelque chose, mais Noah insistait pour qu'on le laisse un peu se débrouiller tout seul. Il rentra dans la boutique où il avait trouvé le ticket d'or, et depuis, était devenu bon ami avec le boutiquier :

"Bonjour Monsieur Sam !"

"Bonjour Charlie ! Un délice Wonka guimauve caramel, comme d'habitude ?"

"Oui merci ! A-t-on des nouvelles de la princesse russe ?"

"Pas depuis la tentative d'assassinat, pourquoi t'intéresses-tu à ça ?"

"J'ai trouvé dans mon grenier, une peinture, représentant la grande duchesse !"

"Ooh ! Et bien, garde le précieusement !"

Charlie rentra à la fabrique, mais aperçut le facteur devant les grilles :

"Puis-je vous aider ?"

"Tu habites ici ?"

"Oui ! Vous avez quelque chose pour nous ?"

"J'ai cette lettre ! Pour Monsieur Wonka !"

Charlie accourut dans la petite maison. Par chance, Willy n'était pas encore partit.

"Tiens, il y a une lettre pour toi !"

"Pour moi ? Je ne reçois jamais de courrier !"

Willy prit la lettre et vit un sceau qui scellait l'enveloppe. Il poussa un petit cri et en lâcha la lettre.

"Qui y t-il ?" Fit Helen.

"Le sceau...Il vient de...Russie !"

Silence. Tout le monde ouvrit de grands yeux ronds. Willy ramassa doucement la lettre et hésita à l'ouvrir.

"Vas-y, lis la pour voir !"

Il hocha la tête, tout tremblant. Il décacheta le sceau et glissa sa main gantée dans l'enveloppe. Puis il retira la lettre qui fit comme un bruit de succion au contact du papier. Avec une lente incertitude, il se mit à lire la lettre.

« Cher Monsieur Willy Wonka,

Moi, Irène Yudeski, princesse royale de Russie, ai la grande joie de vous faire parvenir cette lettre. J'ai entendu grandes choses de votre talent de chocolatier et confiseur et je serais extrêmement honoré de visiter votre fameuse chocolaterie. J'espère que vous accepterez ma requête, et bien entendu, je vous payerais bon prix pour pouvoir visiter un tel monument. Veuillez adresser votre réponse le plus tôt possible !

Mes sincères et distinguées salutations à vous et à votre héritier Monsieur Charlie Bucket.

Mademoiselle Irène Yudeski. »

Les femmes retenaient leur souffle à chaque mot que Willy prononçait. Puis dès qu'il eut finit, Helen cria :

"Mon dieu, la princesse de Russie !Ici dans la chocolaterie !"

"Willy, que vas-tu décider ?"Demanda Charlie en lui agrippant la veste.

"Je...Je ne sais pas ! Ça s'est passé si vite ! Je ne sais pas si je suis assez bien pour accueillir une dame de rang ! Que je ne connais même pas en plus !"

"Mais Willy, c'est la chance du siècle !" Continua Mme Bucket.

"Une telle proposition ne se répétera pas avant des années !" Fit remarquer son mari.

"Je crois que je vais réfléchir à ça !"

Willy sortit de la maison et emprunta l'ascenseur pour méditer dans sa chambre. Celle-ci était grande et spacieuse. Tout le mobilier était en chocolat !

Willy balançait la lettre sur son bureau et préféra ne pas la regarder. Puis il s'assit sur son grand fauteuil, et réfléchit.

De longues minutes passèrent et Willy restait là, sans rien dire ni faire. Ses yeux étaient fixés dans le vague, totalement en transe. Puis il se souvint du visage de la duchesse sur le portrait. Il la trouvait belle et aurait voulu espérer que son arrière petite fille lui ressemble tout autant.

La plume, une d'aigle royal, posée dans son encrier, semblait le narguer. Il l'entendait crier : « Ecris ! Ecris ! Ecris cette lettre ! »

Alors il s'empara de l'enveloppe et relut plusieurs fois la lettre. C'était une écriture de femme, voluptueuse et agréable. Willy adorait la façon dont son nom était écrit et il esquissa un sourire. Alors il prit une feuille vierge, puis sa plume qu'il trempa dans l'encrier avec une excitation sans pareille. Il adorait écrire à la plume, ce tracé léger et fin qu'il aimait répéter autant de fois qu'il pouvait en jouir parfaitement, jusqu'à l'extase. Il rédigea la réponse de sa plus belle écriture, de sorte que cette Irène Yudeski, la reconnaisse comme étant celle d'un homme bon, généreux et pleins de bonnes choses. Sa missive terminée, il appela un Oompa Loompa de son cri bizarre...Il n'attendit que quelques secondes pour voir un petit homme, accourir à lui.

"Tu vas poster cette lettre pour moi d'ak ? C'est très urgent ! Prends bien soin de le noter !"

Oompa Loompa croisa les bras sur son torse, prit la lettre et partit en zigzaguant.

Le jour suivant, Willy fut tout excité d'apprendre qu'il avait du courrier. Il fut tout autant surpris de la vitesse auquel la réponse lui était parvenue, dont Georges la considéra comme surnaturelle. Il décacheta le sceau si vite, qu'il en failli déchirer l'enveloppe, puis il lut à haute voix :

« Cher Willy,

Quelle joie se fut de lire votre missive dès que je l'eus tenu entre mes mains ! Je suis aussi jouissive qu'une mésange bleue au printemps ! Quelle nouvelle c'est pour moi! C'est un pur bonheur de savoir que vous acceptez ma venue dans votre humble fabrique ! Je serais donc présente devant vous, le 13ème jour du mois d'Octobre, à 10h précise !

Milles baisers à vous, tant ma joie est immense. »

Princesse Irène Yudeski.

Willy ne put se contenir et poussa un cri de joie et se mit carrément à danser partout dans la maison, en décrivant de grands cercles avec ces bras. Sous le regard amusé des autres.

"Comme c'est étrange ! Il y a quelques jours, tu n'étais pas du tout sûr d'accepter !"

"Ah Charlie ! Je ne sais pas ce qu'il s'est passé en moi mais, je me sens heureux ! Oui heureux ! C'est fou !Grandiose ! Haha !"

"Le 13, c'est dans 5 jours je crois, non ?"

Helen jeta un œil à l'enveloppe, maintenant en charpie. Elle la regarda attentivement et en sortit un autre papier.

"Oh, Willy, tu as oublié quelque chose dans cette enveloppe ! Regarde !"

Willy se plaça derrière Helen et regarda se qu'elle tenait dans les mains. Il ouvrit de grands yeux et sourit à s'en fendre la bouche :

Une photo d'Irène.

Willy la prit dans sa main et la regarda avec la plus grande attention. C'était le portrait craché de la duchesse. A un détail près...Ses yeux étaient aussi bleus qu'un saphir.

Elle avait les mêmes mèches d'or qui lui cascadaient sur ses épaules nues et blanches et la même chevelure noire de jais. L'ombre que lui apportaient ses cheveux, lui donnait un teint bleuté sous les courbures de ses omoplates. Son visage pâle et osseux était légèrement en pointe, comme son ancêtre.

Willy passa la nuit à admirer cette photo dont il était tombé littéralement amoureux.Aussi, il relut la lettre des dizaines de fois. Elle l'avait appelé "Cher WIlly" et pas "Cher Monsieur Willy Wonka", ce qui signifiait de grandes choses pour lui. Une toute nouvelle confiance, un lien fort!

Dans quelques jours, il allait la rencontrer...Sans se douter de ce qui se passerait ensuite...