(Elenthya l'auteur : Ais-je bien compté ?... /recompte une troisième fois/ On dirait bien… Attendez… /recompte une quatrième fois/… Non, pas de doutes… /recommence une cinquième fois/… Je n'en reviens pas… /recompte une…/
Thib : Bon ça va, on a compris ! T'es nulle en maths, mais faut pas exagérer !
Elenthya : Oh ça va, je vérifiais… Allez, une dernière fois ! Un, deux, trois…)
… Onze revieweurs pour le précédent chapitre, je suis aux anges ! Ca augmente, tout doucement, et j'ose espérer que ce n'est pas fini ! Un grand merci à tous ! Les reviews, y a rien de mieux pour se consoler d'un 4 en maths n.n ! (Thib : Allo allo, 3615 « Ta life on s'en fout », j'écoute ?- Elenthya : Crétin.)
Avant d'aller plus loin dans mes délires, je reste sérieuse quelques instants et vous invite à vous pencher sur une certaine fic si ce n'est pas déjà fait : ça vous dit quelque chose, « L'Enfant-Démon » de Stingmon ? Non ? Alors dépêchez-vous d'aller la voir, c'est une histoire qui sort vraiment du commun… Pour la bonne raison qu'on ne voit plus le monde de Naruto sous l'angle des humains, mais bien sous celui des démons… Un point de vue super intéressant, avec des tas de personnages encore jamais vus dans ce manga que l'on aime tant, mais qui rendent cette fic vraiment spéciale ! Un peu longue peut-être, mais bien écrite, à ne pas rater !n.n Surtout que Gaara est le perso principal…
Réponses reviews !Princesse d'Argent : (autant d'énergie le matin ?Oo Moi aussi, je tiens à peu près cette forme, mais plutôt vers 17 heures, quand la cloche sonne…lol) Pour Sasuke, je n'ai absolument pas honte, c'était dans le besoin de l'histoire : s'il ne lui arrivait pas une crasse, Naruto ne pétait pas de câble, et c'est là qu'Itachi arrivait au bon moment ! (Itachi : j'arrive toujours au bon moment !XD) Et au fait, gnéhéhé, tu te demandes qui a sauvé Sakura et Sasuke ? lol, tu verras, je suis pas allé chercher très loin, enfin je trouve… Hum, merci pour Kyûbi, il fout un bordel pas possible ici… Il dit que c'est pour garder la forme. Mouais, j'ai intérêt à l'intégrer vite fait dans ma fic, qu'il se défoule sur autre chose…lol Allez gros gros bisous ma puce, et bonne lecture !n.n
Salima-chan : Kikou toi ! Une semaine que je n'avais pas posté ?… Ah oui en effet… Le temps passe vite, et je ne l'ai pas toujours pour écrire mes réponses et poster ensuite… Et surtout, mes chapitres en réserve commencent à se faire rares, donc je ralentis les parutions pendant que j'écris la suite. En tout cas, merci d'être toujours là et aussi patiente n.n! Kissous !
Sabaku no Lumina : « Faire mourir Gaara » ? Argh, là c'est moi qui trépasse… Comment peut-on me soupçonner d'une telle ignominie ignominieuse ? Déjà que j'ai pas réussi à tuer Sasuke, alors mon amour de toujours…lol Euh, ceci dit, je peux bien te le prêter quelques minutes, mais pas longtemps éh ? (c'est pas parce que Gaara est absent pour le moment dans ma fic que je m'occupe pas de lui, héhé…) Allez merci et bonne lecture !
Nalahalliwell et Cordonsbleu : Eh oui, Oro arrive, enfin… Bon, c'est presque sûr qu'il sera pas assez présent à ton goût, mais il aura un rôle assez décisif par la suite… Et zut, encore une qui aime pas Sakura, mais qu'est-ce que vous lui trouvez ? Elle fait si conne que ça ? mdr Voici la suite en pas plus long, désolée ! Kissous et bonne lecture !
Tashiya : Aieaieaie, c'est interdit de lever la main sur une auteur sans défense ! A la limite, une review aux injures bien senties… mdr En tout cas, ça signifie que ma fic te fout les nerfs en même temps qu'elle te plait, j'en suis heureuse ! Au fait, non, c'est pas Tsunade qui les a sauvé, héhé… Tu sauras qui a commis cette « bourde » en lisant la suite ! Bonne lecture, et kissous !
Tsukieina : Yeah, salut toi ! Sérieusement, les combats te plaisent ? Youpi ! Pourtant on a pas encore eu de véritable affrontement vu de près… Mais ça arrive (encore et toujours), tu me diras ce que t'en penses n.n! Au fait merci pour ta review pour Emotionless, ravie qu'elle t'ait plu elle aussi ! Gros kissous, et voici la suite…n.n
Bizouille : Euuuuuh, quelque chose de pas beau à Itachi ?... /relit ses brouillons de la suite/ Ah zut alors, je vais avoir droit au bazooka… Héhé… euh… nan, pas taper…Oo… Il s'en sortira, t'inquiète… Bon, en tout cas, merci de suivre ma fic et pour ta review n.n ! Voici la suite, kissous !
Underphoenix : Oooh, review plus courte, tu meurs n.n ! mdr En tout cas merci de ton compliment, ça fait toujours plaisir de rencontrer un nouveau revieweur !… hum, que dire d'autre, à part bonne lecture, en espérant que la suite ne te décevra pas ? n.n Héhé, kissous et à la prochaine ?
Ptite new : Lol Kyûbi a trouvé une adepte du "je vais chialer dans les WC »… (Kyûbi : C'est pas drôle è.é !) Oui, patiente encore un peu, le Démon-Renard va bientôt se déchaîner ! Et j'espère vraiment qu'il plaira… Très bonne lecture, kissous !
Stingmon : Re-bonjour ! Donc le chapitre précédent ne t'a pas enchanté. Ca se comprend si on aime pas Itachi ou Kyûbi… C'est ce découpage en chapitres qui foire tout, au début tout formait une seule et même histoire ! (Thib : Arrête de te chercher des excuses, tu peux pas plaire à tout le monde, point. – Elenthya : Mais si, je veux !... /pique sa crise/) Lool, je me calme n.n! En tout cas, merci pour tes encouragements! Au fait, je suis de très très près tes parutions de ta fic... A quand la suite? lol Gros bisous!
Twin Sun Leader: Et une autre revieweuse, yeah ! Quels compliments techniques, merci beaucoup !... Douée en suspens, moi ? C'est drôle, moi j'ai toujours l'impression que les rebondissements censés surprendre sont gros comme des maisons dans mes fics...lol En tout cas, sympa d'avoir tout lu et d'avoir reviewé ! Et aussi bravo pour tes dessins ! Je suis allée en voir déjà quelques-uns... Ce qui est sûr, c'est que ça n'a rien à voir avec mes gribouillis de Terminale S... mdr Et le chapitre 8 t'a plu ? Youpi ! Allez, gros gros kissous et à une prochaine fois ?
Et maintenant, le chapitre 12 ! N'oubliez pas, les réclamations, les compliments, les râleries, les lettres de menaces et tout autre commentaire sont bons pour une review n.n !
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Chapitre 12 : L'arrivée d'Orochimaru, mauvaise... ou bonne nouvelle ?
Ebisu ne savait plus que faire. Posté sur le toit en terrasse du Q.G, il regardait horrifié l'armée qui se rapprochait dangereusement des remparts Sud du village. Une armée de ninjas d'Oto no Kuni, qui dans quelques minutes, fonderait à son tour sur Konoha.
- Ebisu-sensei… Que pouvons-nous faire ? fit une petite voix derrière lui.
- Rien de plus, je le crains. J'ai fait ce que j'ai pu, hélas… J'ai posté dans le quartier Sud toutes les troupes qui étaient encore disponibles. Mais je ne crois pas que cela suffira. Ils sont bien trop nombreux…
- Je… Il ne faut pas perdre espoir, murmura l'enfant en s'approchant de lui, retenant avec peine ses larmes. C'était ce que disait toujours Papy…
Ebisu sourit à l'évocation du-dit vieil homme, ancien chef du village. Oui, il aurait combattu jusqu'au bout, tout comme Konoha aujourd'hui. Et, l'heure venue, il aurait affronté la mort dignement.
- Rentre dans le Q.G, Konohamaru. Tu y seras en sécurité avec les autres enfants.
Le gamin acquiesça silencieusement, puis se dirigea vers la porte donnant à l'intérieur du bâtiment, suivi par un chûnin chargé de sa protection et de celle des autres élèves. Avant de rentrer, il s'arrêta et eut un dernier regard pour son sensei, mais ne dit rien et partit à contrecoeur.
- Tsunade-sama, pardonnez-moi. Je n'ai pas été à la hauteur, murmura Ebisu resté seul. Mais je combattrai jusqu'au bout, pour vous, et pour Konoha.
Sur ces mots, Ebisu réajusta la veste de chûnin qu'il avait enfilé pour la bataille, et portant la main au sabre attaché dans son dos, le dégaina. La lame brilla dans la lumière du soleil étincelant.
- Raisame, Pluie de Foudre… fit-il en effleurant du doigt le métal froid et remarquablement coupant. Depuis quatre générations, notre famille protége Konoha avec ton soutien. Aujourd'hui encore, nous avons besoin de ta précieuse aide. Mais sans doute pour la dernière fois.
Il sourit faiblement alors que la lame se réchauffait lentement sous sa main, comme acquiesçant à l'appel de son maître.
- Alors, que ce dernier combat soit le plus beau que nous ayons jamais connu.
Tenant fermement l'épée d'une main experte, il allait sauter par-dessus le parapet pour rejoindre les autres ninjas embusqués en contre-bas, cachés dans les rues dans l'attente de l'assaut final. Quand une voix, claire et glaciale, retentit derrière lui.
- Très émouvante, la tirade du « Je me battrai jusqu'au bout ». Je me demande si je ne vais pas verser une larme.
Interloqué, Ebisu s'arrêta dans son élan et fut soudain envahi sans raison par la peur, alors qu'il cherchait dans sa mémoire à qui appartenait cette voix. Il fit volte-face et vit un homme adossé au mur qui le regardait de ses yeux noirs et froids, où brillait une lueur ironique.
- Toi !
Vêtu d'une tenue de combat de couleurs sombres, l'homme s'avança, ses longs cheveux noir corbeau flottant derrière lui. Ils lui donnaient un air irréel mais aussi machiavélique, et sa peau étrangement bleue et pâle renforçait cette impression que l'on avait en le regardant. L'impression si inquiétante qu'il avait déjà rencontré plusieurs fois la mort, et qu'il l'avait à chaque fois repoussée, gardant toujours ce sourire narquois qu'il affichait en cet instant-même. Il arriva à la hauteur d'Ebisu, qui sans savoir pourquoi, était comme pétrifié, et jeta un regard faussement intéressé sur le paysage où apparaissaient toujours en plus grand nombre les ninjas d'Oto no Kuni.
- Hum, il y a de quoi… C'est assez impressionnant, tous ces gens qui marchent vers ton village. Franchement, tu penses pouvoir les repousser ? fit-il d'un ton tout à fait banal, comme s'il s'adressait à un enfant qui ne parviendrait pas à résoudre son problème de maths.
Ebisu, qui n'avait pu prononcer un seul mot depuis l'arrivée de l'autre, sentit soudain sa paralysie se dissiper en un éclair. Aussitôt, il esquissa un mouvement de retraite, craignant que son ennemi ne l'attaque, mais aucun coup ne vint. En apercevant le petit sourire sardonique de l'homme, il se rendit compte qu'une fois de plus, ce dernier se moquait de son adversaire, conscient de sa propre force. Il sentit la colère monter en lui, succéder à la peur.
- Comment oses-tu venir nous narguer ainsi, Orochimaru ? Konoha est en pleine guerre, à bout de forces, et c'est le moment que tu choisis pour l'attaquer ! Toi et tes hommes, vous n'êtes que des charognards ! Je ne sais pas qui me dégoûte le plus, tes vautours d'Oto no Kuni, ou ces lâches au service de l'Akatsuki, qui n'hésitent pas à sacrifier des civils et des enfants, pourvu qu'ils aient un semblant de victoire !
Orochimaru resta d'abord de glace face à une telle invective, puis ricana doucement.
- On m'avait déjà traité de reptile répugnant et de serpent sans scrupules, mais jamais de vautour…
Son sourire s'élargit tandis qu'il murmurait ces mots, découvrant ses canines effilées. Il laissa échapper un sifflement amusé, sa longue langue de reptile s'agitant entre ses dents.
- Je dois bien t'avouer qu'anéantir ce village me ferait énormément plaisir. L'anéantir, lui et ses valeurs pathétiques. Avec ou sans l'aide de quelqu'un. Mais…
N'y tenant plus, Ebisu fonça vers lui tandis que ses mains exécutaient des signes à une vitesse fulgurante. L'instant d'après, son sabre Raisame brillait d'une lueur dorée et crépitante. S'il parvenait à frapper assez fort Orochimaru, il pourrait peut-être déstabiliser, et même arrêter l'armée d'Oto no Kuni en la privant de son chef !
- Raiton ! L'onde de foudre !
Il fit un ample et rapide arc de cercle avec la lame, et aussitôt des éclairs s'en détachèrent et filèrent vers Orochimaru qui ne bougea pas, ne cherchant pas à esquiver l'attaque. Du moins, d'après ce que voyait Ebisu. Mais alors que la foudre allait toucher sa cible, un énorme reptile surgit de nulle part devant elle et ouvrant une gueule gigantesque et béante, avala les éclairs sans difficulté !
- Allons, pas de précipitation, dit Orochimaru assis sur l'un des puissants anneaux du serpent qu'il venait d'invoquer. N'est-ce pas ce que tu répètes toujours à ton élève, Konohamaru ?
- Comment…
Mais Ebisu n'eut pas le temps de finir sa phrase, qu'un coup fulgurant porté par la queue du serpent le projetait en arrière contre le mur. Luttant pour ne pas perdre conscience, il se releva avec peine et se mit instinctivement en garde alors que Orochimaru approchait, perché sur la tête de son énorme bestiole qui lorgnait d'un air gourmand la lame crépitante de Raisame.
- Tu as fait quelques progrès, Ebisu, je comprends pourquoi on te considère comme un des meilleurs professeurs de Konoha. Tout du moins du point de vue stratégique. Mais pardonne-moi si je ne peux rester à tester tes autres jutsus, j'ai plus important à faire.
- Konoha ne se laissera pas détruire aussi facilement que tu le crois, articula Ebisu malgré la douleur lancinante qui lui traversait la poitrine. Attends-toi à un combat acharné…
Orochimaru le fixa en silence, son sourire momentanément figé dans une moue réfléchie. Ebisu soutint son regard pénétrant, conscient qu'il pouvait à tout moment l'écraser comme un vulgaire insecte. Le serpent siffla furieusement, claqua des mâchoires dans sa direction, ou plus précisément de celle de l'épée d'un air affamé. Mais son maître sauta lestement de sa tête, et mit une main inquisitrice devant lui.
- Pas aujourd'hui. Prends patience…
Les yeux du reptile étincelèrent, mais il baissa finalement la tête en signe de soumission et disparut dans un nuage de fumée noire. Orochimaru sourit d'un air satisfait puis se retourna vers Ebisu et darda ses pupilles fendues sur lui. Le professeur se sentit à nouveau possédé par l'aura terrifiante de son ennemi et glissa à terre, incapable de faire le moindre mouvement. D'un pas lent mais assuré, Orochimaru s'approcha et se penchant vers lui, retira les lunettes noires que portait Ebisu. Ce dernier écarquilla ses yeux bruns à présent découverts, alors que le sang d'Orochimaru coulait le long de sa joue. Ce dernier s'était sans doute blessé volontairement pour invoquer son serpent, mais le maître des reptiles semblait totalement ignorer cette plaie qui maculait de rouge sa manche.
- Je t'ai dit que détruire Konoha faisait partie de mes vœux les plus chers, fit-il en plongeant son regard pétrifiant dans les yeux d'Ebisu. Mais aujourd'hui, quelque chose qui me tient encore plus à cœur est sur le point d'être compromis.
Une étrange lueur passa furtivement dans ses yeux, une lueur qu'Ebisu ne parvint pas à interpréter. De la joie, ou de la haine ? De l'impatience… de la folie ?
Orochimaru se releva, contemplant de toute sa hauteur le ninja à terre.
- Je te conseille de rester ici pour admirer le spectacle. Ta présence là-bas, avec tes comparses, sera inutile, lâcha-t-il dans un sourire en s'éloignant vers le parapet. Et encore une chose…
Orochimaru se retourna, et Ebisu ressentit alors qu'il pouvait de nouveau bouger. Mais le regard que lui lança le dresseur de serpents lui fit sous-entendre qu'il était inutile de lutter s'il tenait à sa propre vie. Comme si Orochimaru, tel un prédateur puissant et magnanime, laissait partir en bonne santé la proie qu'il harcelait depuis plusieurs minutes.
- …Il est inutile pour toi, pour Tsunade, et même pour tous les autres membres de Konoha, de vouloir me remercier. Je ne fais cela que pour empêcher un vieil ennemi de me dépasser.
De sa main ensanglantée, Orochimaru fit de rapides signes incantatoires et disparut comme il était apparu. Se sentant comme vidé de toutes ses forces, Ebisu peina à se relever et rangea Raisame dans son fourreau. Maintenir l'épée en état de combat demandait bien trop de chakra. D'un pas chancelant, il s'approcha du bord de la terrasse et s'agrippa au parapet. Tout en cherchant à retrouver une respiration normale, il leva les yeux vers les plaines, là où les ninjas d'Oto no Kuni semblaient s'être arrêtés dans leur progression, en l'attente d'ordres. Ebisu ne savait plus que penser : Sarutobi-sama n'avait-il pas condamné Orochimaru, quelques mois plus tôt, en lui interdisant à jamais l'usage de ses bras ? Comment se faisait-il que cet immonde serpent se portait à présent comme un charme ? Et si peu de temps après… ?
Les paroles d'Orochimaru résonnaient encore dans sa tête, incompréhensibles, quand il entendit une grande clameur, reprise par plusieurs centaines d'hommes. Dans un formidable ensemble, toute l'armée d'Oto no Kuni s'ébranla et se précipita alors vers les remparts de Konoha.
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- Sakura, ça va ?
Etourdie par l'explosion qui les avaient soufflés elle, Sasuke et son sauveur providentiel, Sakura acquiesça d'un bref signe de tête. Tous les bruits alentour lui parvenaient assourdis et confus, et elle ne parvint pas tout de suite à identifier celui qui lui parlait. Ce dernier comprenant qu'il y avait eu plus de peur que de mal, il lui lâcha le bras et elle glissa à terre, incapable de se tenir debout. Sa vue brouillée par la lumière aveuglante de l'explosion redevint peu à peu normale, et elle put constater qu'on l'avait emmené à l'écart du combat de Naruto, la rue où elle se trouvait ayant subi remarquablement peu de dégâts. Alors que son vertige se dissipait, elle fixa longuement, avec une mine involontairement hébétée, la personne qui venait de lui parler et qui s'occupait à présent d'un autre garçon aux cheveux noirs, allongé sur le sol et visiblement plus mal en point qu'elle. Il lui fallut plusieurs secondes pour revenir à la réalité.
- Kakashi-sensei ? murmura-t-elle, vaguement surprise. Mais que… ?
Le ninja aux cheveux argentés resta immobile, lui intimant toutefois d'une main de se taire. D'un air soucieux, il prit le pouls de Sasuke et examina ses pupilles vides et fixes.
- Il a voulu affronté Itachi Uchiwa, n'est-ce pas ? chuchota-t-il après quelques instants.
- Euh, oui… Il… Il va s'en sortir ? demanda-t-elle, sentant sa gorge se serrer.
- Je n'en sais rien. L'attaque hypnotique d'Itachi l'a profondément touché, psychologiquement parlant. Je m'étonne qu'il soit encore en vie… Mais quel imbécile, espérer vaincre un tel adversaire seul, c'est de la pure folie. Et en même temps, je le comprends…
Sur ces paroles, il ferma les yeux de Sasuke, comme s'il ne supportait pas le regard vitreux de son élève, ce regard qui secrètement lui rappelait celui des morts. Sakura frissonna à la vue de ce simple geste, et se répéta mentalement que Sasuke était encore vivant. Il respirait, faiblement, mais il respirait. C'était ça qui importait.
- Mais toi, tu es sûre que tout va bien ?
La voix de son sensei la sortit de ses pensées morbides, et elle acquiesça de nouveau, sans vraiment réfléchir, en croisant le regard inquisiteur de Kakashi. Elle remarqua alors qu'il avait retiré le bandeau qui lui couvrait habituellement l'œil gauche, révélant la pupille rouge rubis de son Sharingan.
- J'ai juste quelques égratignures, ça va aller, assura-t-elle du mieux qu'elle put. Les effets de l'explosion disparaissaient, et elle ressentait de plus en plus nettement la fatigue et la douleur. Mais elle ne tenait pas à se plaindre, ce n'était ni le moment ni l'endroit selon elle.
- Très bien. Alors, reste ici, ne bouge pas et attends.
- Hein ? fit-elle, en voyant son sensei se lever et s'éloigner sans bruit. Mais et Naruto ? Il a besoin d'aide !
L'image de son ami combattant avec acharnement le dénommé Itachi lui revint en mémoire, ainsi que celle de Gaara inconscient et, sans véritable explication, celle de Temari mourante.
- Ils ont besoin d'aide… Je peux vous être utile…
Kakashi se tourna vers elle, le regard dur et désapprobateur.
- Vouloir sauver quelqu'un est une pensée noble, mais elle devient complètement stupide si on en n'est pas capable, et que l'on met sa propre vie en jeu en plus de celle de la personne à aider. Un ninja a beau être un membre d'équipe, il est aussi un combattant solitaire, qui doit privilégier sa mission et faire preuve de discernement. D'après ce que j'ai vu, tu as agi sans réfléchir, couru délibérément au-devant du danger pour finalement être restée sans réaction alors que tu étais dans la ligne de mire d'Itachi. Que se serait-il passé si je n'avais pas été là ?
Sakura, tête baissée, ne répondit rien.
- J'aurais eu à pleurer la perte de deux élèves… qui, je l'avoue, compte bien plus pour moi que deux simples aspirants, ajouta-t-il d'une voix bien moins sèche, presque inaudible.
Sakura leva précipitamment les yeux, interloquée par le changement de ton de son sensei. Kakashi la regarda quelques instants d'un air impassible, puis se détourna et voulut partir.
- Sensei !
La voix de Sakura, d'abord tremblante, prit peu à peu de l'assurance. On percevait pourtant, à quelques rares hésitations, qu'elle retenait ses larmes.
- Je… Je suis désolée. Pas d'avoir voulu sauver Sasuke, pas d'avoir risquée ainsi ma vie… Je suis désolée de vous avoir causé autant de soucis, et que pour moi, vous ayez vous-même mis votre vie en jeu. Je… J'ai compris pas mal de choses aujourd'hui, avec tout ce qui s'est passé… avec tout ce qui est en train de se passer. Et j'ai pris une décision. Je veux devenir plus forte. Etre en mesure d'assumer mes pensées et actes, de pouvoir me débrouiller seule. Je veux que l'on puisse compter sur moi, comme moi, je peux compter sur vous, sur Sasuke, et sur Naruto… Je le veux vraiment…
Elles essuya une larme qui malgré tous ses efforts avait coulé sur sa joue, puis ajouta d'une voix plus ferme :
- La prochaine fois, vous n'aurez pas à intervenir. Je vous en fais le serment.
Lui tournant le dos, Kakashi murmura après quelques instants :
- Une décision difficile. J'espère que tu sauras t'y tenir.
Mais alors qu'il disait ces paroles, un sourire s'esquissait sous son masque.
- Mes amis anbus ont déjà appliqué un jutsu spécial sur toi et Sasuke, ajouta-t-il ensuite. Tant que tu resteras cachée et que tu n'utiliseras pas la moindre technique, vous resterez transparents aux yeux et aux oreilles de l'ennemi. On reviendra vous chercher dès que possible.
En quelques bonds, il rejoignit les toits et après avoir adressé un dernier signe à son élève, il repartit, suivi par des ombres silencieuses et furtives que Sakura eut du mal à identifier. Des anbus… ?
A la fois rassurée par sa propre décision et inquiète pour Naruto, elle glissa un regard vers Sasuke allongé près d'elle. Bien que grave, son état devait être stationnaire, sinon Kakashi ne l'aurait pas laissé ainsi.
- Itachi Uchiwa… Autrement dit, un membre de ta famille, murmura-t-elle, bien que sachant qu'il ne l'entendrait pas. Et c'est pour cela que tu as tant voulu le rejoindre. Mais quel proche serait assez… cruel pour te faire ça… ?
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Bondissant de toit en toit, Kakashi se rapprochait du lieu où combattait encore quelques minutes plus tôt Naruto. Une jeune femme aux longs cheveux noirs, vêtue de la même façon que les autres anbus qui suivaient Kakashi, vint à sa rencontre et l'accompagna.
- Il va y avoir des complications.
- Kyûbi ? questionna le ninja au Sharingan.
- Mmh, acquiesça l'anbu. Et je crois que Hokage-sama ne veut pas qu'on intervienne pour le moment, le réceptacle du démon-renard est dans un phase instable, vouloir le stopper pourrait avoir des conséquences très négatives. En tout cas, parti comme il est, il va sûrement tuer Itachi. Il n'y en a plus pour longtemps. Mais que va-t-il faire, ensuite ?
- Je n'en sais rien. Mais j'ai confiance en Naruto. Il ne laissera pas faire Kyûbi.
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Elenthya : Gnéhéhé… Que je suis méchante de couper encore une fois à un moment pareil… Mais les fanas de Kyûbi, ne vous inquiétez pas, votre idole arrive…
Hum, je profite d'une mini panne d'inspiration pour vous poser une question : que pensez-vous de ces petits « délires d'auteur complètement chtarbée » que je met habituellement à la fin de mes chapitres (avec mes personnages et ceux de Naruto) ? Inutiles ? Débiles à l'extrême ? Vous les lisez jamais, comme ça, ça règle la question ? Dites-le moi n.n (ça m'empêchera pas d'en faire si j'ai l'inspiration, mais j'aimerais savoir…)
Bref… Comment Orochimaru a-t-il fait pour se libérer du sort que Sarutobi lui avait infligé, sans que Konoha ni Tsunade ne l'apprennent ? Que veut-il dire par « inutile de vouloir le remercier » ? Que va-t-il se passer entre Naruto et Itachi ? Lequel des deux va périr ? Et quelles en seront les conséquences pour Konoha… Héhé… une petite review ?… Qui sait, ça ferait peut-être venir le chapitre 13 plus vite…
Kyûbi /en mode peluche, qui passe par là en roulant des yeux inquiétants: L'heure est proche, chers lecteurs… l'heure est proooooche…
Gros bisous à tous !
Elenthya
