Folie meurtrière

Ca y est ! Elizabeth avait accepté que Thomas intègre l'équipe numéro un d'Atlantis, et si le principal intéresser, avait sauter de joie, le chef de l'équipe avait légèrement bouder, mortellement inquiet pour son petit frère.

Mais il ne pouvait pas revenir en arrière, aussi l'équipe comptât elle un membre de plus.

Les trois premières missions se déroulèrent assez bien, bon ils avaient rencontrés des wraiths lors de la seconde, mais Thomas avait prouvé qu'il était même plus efficace avec son sabre que les militaires avec leurs armes à feu.

En effet si les blessures par balles, n'étaient au final que des petits trous, la coupe d'un membre prenait beaucoup plus de temps à être régénérée. Sur les 4 wraiths qu'ils avaient croisé, deux avaient été rendu inoffensifs par Thomas, un des gardes avait perdu ses deux bras, et le chef avait littéralement perdu la tête.

John lui avait passer un savon monumental après leur retour, parce que pour qu'un sabre soit efficace, il vaut mieux ne pas être trop loin de sa cible, et selon le militaire il c'était beaucoup trop approché des wraiths.

Et Thomas n'avait pas répondu, oui cela présentait un risque, oui il fallait qu'il s'approche pour abattre un wraith, mais alors qu'à trois il avaient abattu deux wraiths, lui tout seul avait de même dans le même laps de temps.

Ford avait même suggéré qu'il apprenne à tout le monde à se servir d'un sabre, mais John l'avait engueulé en lui disant qu'il n'avait pas besoin de l'encourager à faire des conneries, et Thomas, pour d'autres raisons avait refusé :

« Vous savez lieutenant, les wraiths ont une agilité bien supérieur à la moyenne humaine, pour lutter à égalité contre eux au niveau de la vitesse, il faudrait s"entraîner aussi longtemps et aussi dur que moi, en attendant un novice ne tiendrait pas trente secondes face à eux, même avec un sabre. »

Et c'était vrai, lui avait suivit l'enseignement des plus grands maîtres du sabre au monde, et ça pendant des années, il avait acquis les techniques d'une grande école de kendo, jusqu'à en devenir un des maîtres-adjoints, en forçant il aurait pu atteindre le niveau ultime, mais jamais un gaijin ne serrait reconnu comme un maître à part entière.

Malgré les remontrances de son grand frère, Elizabeth l'avait félicité pour l'incident avec les wraiths, à la grande fureur de John d'ailleurs, et n'avait pas remis en cause sa participation aux missions.

Et ainsi l'équipe avait continué de fonctionner, du moins jusqu'à la 4° mission.

Ce qui à l'origine ne devait être qu'une mission banale de tentative d'échange commercial se transforma en drame.

John, Ford et Teyla c'étaient rendu au village, tandis que Thomas et Rodney avaient décidés d'explorer les ruines d'une cité, sans doute bâti par les anciens. Bien entendu les deux scientifiques avaient reçus des ordres clairs du major, à savoir « faites attention et contacter nous au moindre problème ! » mais en plus de ça, Rodney avait eu une petite recommandation de John :

« Rodney, si il lui arrive quoi que ce soit je me ferrais un plaisir de vous étrangler de mes mains ! »

McKay n'avait pas protesté, même si intérieurement il savait que des deux ce serrait plutôt Thomas qui veillerait sur lui.

L'équipe c'était donc séparée, et personne n'avait vu les hommes au longs manteaux bordeaux les observé depuis le couvert des bois.

Thomas et Rodney, exploraient la cité, le plus vieux cherchant une signature énergétique, et le plus jeune lisant toutes les gravures qui lui tombait sous la main.

Pendant ce temps, Kolya donnais ses ordres :

« Vous deux, vous irez dans les ruines me récupérez ce couard de McKay et le gamin avec lui, pas de violence inutile ! McKay est précieux pour notre cause ! Les autres, vous venez avec moi, nous allons nous occupez du Major Sheppard et de ses compagnons. »

Deux geniis se dirigèrent donc vers les ruines, tandis que 5 autres, dont Kolya, se rendirent au village.

Thomas c'était assis sur les restes d'une colonne et déchiffrait facilement ce qui y était inscrit, tandis que Rodney, c'était posé un peu plus loin en pestant contre la chaleur, le pollen, les ronces et tout ce qui pouvait nuire à son délicat organisme.

Depuis des années qu'il connaissait le canadien, Thomas avait appris à faire abstraction de ses incessantes jérémiades, et le craquement d'une branche dans les sous-bois, ainsi que la disparition des chants d'oiseaux activa son sens du danger.

Ne sachant pas, à quoi il avait affaire, il détacha lentement son sabre et le posa tout à coté de la colonne sur laquelle il était assis.

Bien lui en pris, quelques secondes plus tard, les deux hommes de Kolya surgissaient de la forêt. Thomas attendit patiemment qu'ils soient à portés, les geniis ne perdirent pas de temps, et tandis que l'un deux le menaçait de son arme, l'autre attachait solidement McKay, une fois celui-ci immobiliser ils s'approchèrent tout les deux.

Thomas sourit, d'un habile mouvement du pied il envoya son sabre dans le ventre de celui dont l'arme était sorti, et, avant même que l'autre ne réagisse dégaina et pointa la lame sur sa gorge.

Deux grands coups de pommeau plus tard, les geniis étaient assommés, et une fois McKay libre, ils les attachèrent à leur tour.

Rodney était tout content, ravi d'être en vie et libre, mais Thomas ne partageait pas sa joie, si il y avait deux geniis ici, il y avait fort à parier qu'il y en avait encore plus au village.

Le blond se tourna vers son ami :

« Rodney, va à la porte, et préviens Elizabeth, qu"elle envoie deux équipe et au moins un jumper.

Oui, mais toi qu'est-ce que tu vas faire ?

Je vais au village !

Ne fais rien de stupide, parce que si John s'en sort et que tu es blesser moi je suis mort ! »

Thomas sourit :

« Ne t"en fait pas, je ne ferrais rien qui ne soit pas absolument nécessaire, c"est juste au cas où. »

N'ayant pas vraiment le choix, Rodney acquiesça et se dirigea vers la porte, tandis que Thomas allait vers le village. Comme il l'avait prévu, Kolya n'était pas tout seul, bien qu'il ne l'ait jamais vu, il le reconnu facilement selon les descriptions que John lui en avait faites.

Ford, Teyla et John étaient à genoux, sur la place du village, encadrés par les hommes de Kolya, tandis que ce dernier faisait les cents pas devant eux, comme un lion qui déguste par avance le plaisir de la mise à mort.

Thomas grimaça, cinq hommes, dont Kolya, qui d'après John n'était pas la moitié d'un combattant, la situation était critique. Il aurait bien sur pu attendre les renforts, mais il suffirait d'un instant au genii pour abattre les trois membres de l'équipe.

Conclusion il fallait qu'il se rapproche !

Sans bruit il s'approcha de la bicoque la plus excentré du village, et se glissa à l'intérieur, heureusement il n'y avait personne ! Fouillant un peu, il finit par découvrir ce qu'il cherchait, des vêtements !

Ne perdant pas un instant il les enfilas, et dissimula soigneusement son sabre dans un fagot de bois mort avant de sortir et de se diriger vers la place.

Ca allait de plus en plus mal, Kolya, apparemment très fier de lui, se pavanait comme un coq, mettant quelques coups de poings à John en passant. Thomas sentait sa colère monter en lui, comment cette ordure osait-elle seulement lever la main sur John ?

Le genii se posta finalement devant le major et sortit son arme, en une seconde il lui logea une balle dans l'épaule :

« Oeil pour oeil major ! »

Le reste n'eut plus rien de perceptible pour Thomas, en un instant trois des hommes de Kolya étaient tombés, un bras, une jambe, ou la tête séparé du corps.

Le quatrième eut juste le temps de faire trois pas, avant de se retrouver empaler sur le sabre du jeune homme, et Kolya ne put distinguer qu'une sorte de furie lui sauter dessus, et le rouer de coups.

Le commandant genii était certes un guerrier accompli, mais devant cette fureur, qui gardait malgré tous les réflexes d'un combattant aguerris, il se retrouva impuissant.

Le genii une fois à terre, Thomas, dans un état second récupéra son sabre et s'approcha pour lui donner de coup de grâce, ce jour là Kolya dut la vie sauve à son ennemi. John c'était en effet interposé, refusant de voir son petit frère, tuer une personne de plus.

Un éclair de conscience passa dans les yeux du jeune homme et il s'effondra à genoux, en sanglotant comme un enfant.

Thomas ne reprit conscience que bien plus tard, dans l'infirmerie de la cité. Un peu perdu, il mit quelques secondes avant de se rendre compte que quelqu'un lui tenait la main, il sourit en voyant John assis sur une chaise à son chevet et ronflant bruyamment.

Son sourire s'effaça en voyant le bras en écharpe du brun, tout lui revenait par flash, encore une absence, ça faisait 4 années qu'il n'en avait pas eu, et il s'en était très bien passé jusque là.

Un gémissement pitoyable s'échappa de sa gorge, ce qui réveilla le militaire. John ne mit pas longtemps à comprendre, et s'assis sur le lit pour le serrer dans ses bras. Thomas se laissa aller, il enfouis sa tête dans le torse du brun et pleura.

Le bruit attira Carson, qui se sentit mal de voir Thomas ainsi, ils avaient travaillés ensemble sur le rétrovirus pour communiquer artificiellement le gène des anciens, et une certaine complicité c'était développé entre eux. Carson aimait et respectait le jeune homme, en fait tout le monde aimait Thomas, sa jeunesse apportait une certaine fraîcheur à la cité, et ses vengeances détendaient tout le monde, enfin sauf les victimes. Le seul avec qui il ne s'entendait pas c'était cet abruti aux cheveux long qui se croyait meilleur que tout le monde. Thomas prenait d'ailleurs un plaisir tout particulier à le contredire et démonter ses théories, qu'il qualifiait de « débiles », mais bon personne n'aimait Kavanaugh, et Kavanaugh n'aimait personne.

Le médecin, laissa quelques minutes aux deux amis pour se remettre, et s'avança dans la lumière :

« Tom, comment tu te sent ? »

Thomas fit un pauvre sourire à Carson :

« Physiquement ? J"ai mal à la jambe et au bras, sinon ça va. Moralement ? J"ai envie de mourir ! »

La gifle claqua dans le silence de l'infirmerie, et la voix du major s'éleva :

« Je ne veut plus jamais t"entendre dire un truc comme éleva ! »

John s'en voulu immédiatement de l'avoir frappé, mais son corps avait réagit avant même qu'il y pense, heureusement, Thomas réagit assez bien, enfin si réagir assez bien, veut dire fondre en larmes.

Une nouvelle fois, le brun pris le jeune homme dans ses bras, et Carson jugea utile de poursuivre :

« Pour ta jambe et ton bras c"est normal, je t"ai extrait deux balles. »

Thomas le regarda étonné :

« Je ne m"était même pas rendu compte que j"avais été touché ! »

Le médecin acquiesça :

« Rien d"extraordinaire, quand on t"a ramener, enfin je devrais dire quand le major t"as ramener, parce qu évidement même avec une balle dans l"épaule, il ne voulait pas te lâcher, on t"as fait des analyses et ton taux d"adrénaline était suffisant pour tuer un éléphant. Je ne sais même pas comment tu as put survivre.

En fait j'ai cherché toutes les explications possibles, et bien que je ne puisse pas expliquer comment, je pense que ça a un rapport avec ta mutation. »

John fronça les sourcils, inquiet encore une fois :

« Quelle mutation, vous ne m"avez pas parler de mutation ! »

Carson leva la main pour qu'il se calme :

« Major si cette mutation était dangereuse, Thomas serait déjà mort, je ne voyais donc pas de raisons de vous inquiétez davantage.

Cette mutation c'est faites sur le gène ATA, il reste actif mais il a légèrement changer, je ne vois ni comment, ni pourquoi.

Si ça peut te rassurer, moi non plus !

Tu as forcement une idée tu es notre meilleur expert en génétique !

Non, honnêtement je ne vois pas, ça peut être plein de chose, mais les chances que ça ce soit produit au hasard sont quasi nulles.

Pourquoi ?

John, une mutation accidentelle, entraîne presque toujours des problèmes physiologiques, et là ce n'est pas le cas, donc ce n'est pas accidentel. »

Carson approuva, il en était arrivé à la même conclusion. Donc quelque chose, sans doute une machine des anciens, avait fait muter le gène de Thomas, mais pourquoi ? Ca c'était la grande question !

Ils n'eurent pas le loisir de continuer leur conversation, Elizabeth entra dans l'infirmerie, et sourit en voyant Thomas pelotonné contre le major :

« Je suis ravie de voir que tu va un peu mieux Tom. »

Le jeune homme la remercia d'un sourire et elle continua :

« Tom j"aimerais savoir ce qui c"est passer de ton point de vue. »

Il haussa les épaules :

« Quand je l"ai vu tirer sur John, j"ai perdu les pédales, et j"ai foncé, le reste est assez flou, je revois les choses par flash. »

La femme hocha gravement la tête et dit :

« Tom, je suis désolée, mais au vue de ce qui c"est passer, je ne peut pas te permettre de repartir en mission avant qu"on soit sur que ça ne se reproduiras pas ! »

Thomas lui sourit doucement :

« Je sais, Elizabeth, j"en était arriver à la même conclusion. »

Rassurée qu'il comprenne le problème, le chef de l'expédition lui souhaita un prompt rétablissement et sorti.

John resta à son chevet jusqu'à ce que Carson l'autorise enfin à sortir de l'infirmerie, ce n'est pas pour autant que le militaire le lâcha d'une semelle. Malgré les protestations du scientifique, il l'avait fait installer dans ses propres appartements, lui laissant le lit tandis qu'il dormait sur un matelas de camping.

Etant interdit de mission, et de toute façon n'étant pas vraiment en état de gambader dans la campagne, Thomas passa toutes sa convalescence à étudier la mutation qu'il avait subit.

John quant à lui, passait son temps à le couver, ce qui faisait beaucoup rire tout le monde, sauf Tom, qui avait pris l'habitude d'être indépendant.

Toujours est-il qu'au bout de plusieurs semaines de test, de séquençages et de décodages, Thomas arriva à une conclusion, qui ne lui plaisait pas du tout.

Après avoir gentiment envoyé John voir ailleurs, il s'enferma avec Carson dans le bureau de ce dernier. Le médecin l'avait secondé pendant toutes les recherches, et était assez impatient de tout savoir. Thomas ne le fit pas languir bien longtemps :

« On c'était complètement planté de sens, ce n'était pas les causes qu'il fallait déterminer, mais les conséquences. Parce que ça ne se limite pas à une meilleur tolérance à l'adrénaline, ce serrais trop simple, en fait je crois que ce point n'est qu'un détail, peut-être même une sorte de bug. Non la vraie conséquence, c'est l'émission de molécules odoriférantes quasiment imperceptibles, tu vois de quoi je parle ? »

Carson acquiesça :

« Phéromones !

Exactement ! J'ai fait toutes la chaîne, traduction, transcription etc.… Ce gène muté sert à émettre des phéromones particulières.

Je te crois, mais quel est l'intérêt ?

Alors ça c'est la question à un million ! Mais ce n'est pas tout, sinon ce serrais pas drôle, j'ai vérifier les gènes de tout les autres porteurs naturels. Et devine quoi, je ne suis pas le seul à qui ce soit arrivé.

Et qui est l'autre ?

John ! Et à ma connaissance, il n'y a qu'un seul appareil des anciens que nous avons tout les deux activé récemment. Une console que Rodney a fait placer dans son labo, c'est d'ailleurs comme ça que John c'est rendu compte que j'existais. Et je suis persuadé que notre canadien préférer, à une excellente explication à me fournir. »

Carson sourit, si McKay venait à être la cible de Thomas, il ne se laisserait pas faire, et le combat risquait d'être amusant à observer. Thomas se leva, bien décidé à aller demander des explications à Rodney, mais Carson l'arrêta :

« Tom, tu à vérifier la compatibilité ? »

Le jeune homme grimaça :

« Evidement, encore mieux que les pièces d'un puzzle. »

A la réflexion, McKay n'aurait pas le temps de répondre à la vengeance du blond, il serrait mort avant, et Carson n'était certain de devoir le plaindre, vu la situation dans laquelle il avait mit Thomas et John, Rodney méritait de s'en prendre plein la tête.

RAR:

Satya: Merci, voici donc la suite, j'espere que tu ne serras pas deçu.

Daz: Merci, mais pour le slash tu verras au prochain chapitre

Celine.sLineC-Line: Parfait? Thomas? Génial, je veut bien, mais parfait c'est pas vraiment le mot qui vient, pour ce qui est du gene, je ne vois pas ce qui te dérange (j'ai faillit écrire gene, mais bon lol) après tout Crason l'a, et John aussi, alors pourquoi pas Thomas? Je suis moi aussi un grand fan de stargate (les deux) d'ailleurs il faut que je m'achete la saison 3 de SG1 pour enfin tous les avoirs (autant te dire que ca fait cher), pour l'action t'en as un soupçon ici.

BeaSan: Merci, mais je vois aps ce que vous repprocher à ce pauvre Thomas, bon c'est un géni, mais après tout McKay aussi. Pour ce qui est de slash comme je l'ai dit à Daz ce serras au prochain chapitre.