Expliations

C'est passablement furieux, que le jeune homme arriva au labo personnel de McKay, ce dernier était d'ailleurs toujours à étudier cette fameuse console, qui selon Thomas était responsable de tout.

La colère se lisant nettement sur le visage de son ami, le canadien préféra se taire et laisser passer la tempête, tempête qui ne tarda pas :

« Rodney, je veut immédiatement savoir ce que c'est que cette machine ! »

L'homme fronça les sourcils, en ce demandant comment son ami avait pu comprendre aussi vite, parce que c'était la seule chose qui pouvait expliquer cette explosion. Rodney était bien prêt à répondre « je l'ignore » mais il compris soudain que ce ne serrais pas accepter comme une réponse valable. Il jugea préférable de détourner la conversation :

« Comment tu sait ? »

Thomas afficha un rictus inquiétant :

« Donc tu ne nie pas ! »

Le canadien déglutit péniblement :

« C'est un accident Thomas, je te jure que c'est juste un accident. Je n'ai compris à quoi elle servait que bien plus tard.

HEUREUSEMENT QUE TU NE L'AS PAS FAIT EXPRES ! Putain Rodney, c'était obligé qu'un truc comme ça arrive, tu joues avec une technologie qui te dépasse de loin et tu crois que tout va marcher comme TU le veux ? »

L'autre préféra garder le silence, d'autant plus que Thomas n'avait pas tort, c'est vrai qu'il jouait carrément à l'apprenti sorcier avec la technologie des anciens, mais comment aurait-il put se douter que cette console servait à CA ?

Un peu calmé, Thomas lâcha :

« Je veut immédiatement tout les documents et gravures qui se rapporte à ce truc, en espérant qu'on puisse réparer tes conneries ! »

Rodney tenta de minimiser ses fautes :

« Ca aurait pu être pire. »

La mâchoire contractée en signe de colère, le jeune homme répondit :

« Ca peut toujours être pire Rodney, effectivement, il n'y a pas eu de mort, du moins pas chez nous, mais je ne suis pas certain que John soit aussi conciliant que moi. Alors si tu ne veut pas qu'il t'étrangle, en admettant que je ne le fasse pas avant, donne moi tout ce que tu as. »

Le canadien s'exécuta, lui remettant une clef USB contenant toutes les données qu'il avait recueillit sur la machine et les gravures s'y rapportant. Thomas lui arracha presque des mains et avant de sortir lâcha :

« Prie pour que j'arrive un trouver un moyen d'annuler ça Rodney, parce que sinon je te jure que tu en entendra parler ! »

Et malgré son aversion pour tout ce qui touchait au mystique, McKay se jura de réciter toutes les prières qu'il pourrait trouver.

Personne ne vit Thomas pendant trois jours suite à ça, et John était mort de trouille à l'idée qu'il est pu faire une connerie, ou qu'il soit en danger, ou tout autre chose qui pouvait entretenir l'espèce de paranoïa qui l'envahissait quand il s'agissait du jeune homme.

Mais Thomas allait, bien, il c'était seulement isolé pour pouvoir traduire et étudier tout ce que Rodney lui avait remis comme données, et ce qu'il trouva lui donna très envie de faire s'entretenir un contact répété entre la tête de McKay et n'importe quel mur de la cité.

Il sorti finalement de son antre, des valises sous les yeux, pas rasé, il faisait limite peur, et le destin étant joueur, la première personne qu'il croisa en réintégrant les quartiers fréquentés de la cité, fut bien évidemment John. Il n'eut même pas le temps de prononcer un mot, le militaire l'avait attrapé par le col au détour d'un couloir et le traînait maintenant jusqu'à ses appartements, ignorant sciemment ses protestations.

Une fois dans ses quartiers, il s'exprima en peu de mots, connaissant la volubilité naturelle du major, c'est un signe évident d'énervement, et Thomas préféra ne pas la ramener :

« Au lit ! Interdiction de sortir avant demain ! »

Dans d'autre circonstances, Thomas aurait protesté, mais en prenant en compte ses récentes découvertes, il savait que John aurait pu être beaucoup plus exigeant, aussi obéit-il, et puis il était vraiment fatigué.

Le lendemain midi, le jeune homme émergea finalement, John était déjà parti, ce qui faisait bien l'affaire de Thomas, après une douche et un rasage net, il se dirigea vers l'infirmerie, il devait parler à Carson. Le médecin, l'accueillit avec un certain soulagement, il ne c'était pas vraiment inquiéter pour lui durant ses trois jours, mais avoir Sheppard qui passe toutes les dix minutes pour savoir s'il ne l'avait pas vu, ça l'avait légèrement énervé.

Les deux scientifiques, s'enfermèrent dans le bureau de l'écossais et n'en ressortirent qu'une heure après, Carson semblait hésiter entre rire et tuer McKay, il finit par conclure qu'il valait mieux en rire, mais quand Thomas ne pourrait pas l'entendre. Ce dernier quitta l'infirmerie pour aller retrouver Rodney, et lui gueuler encore un peu plus dessus, tandis que Carson convoquait le major.

Croyant qu'il était arriver quelque chose à Thomas, John se précipita à l'infirmerie, et manqua d'envoyer son point dans la figure du médecin, pour lui avoir fait une peur pareil. N'ayant pas conscience de ce à quoi il venait d'échapper, Carson mena le major jusqu'à son bureau et une fois la porte fermée commença :

« John, je dois vous poser une question, et il très important que vous y répondiez franchement, quelque soit la réponse il n'y aura pas de problèmes pour moi, mais vous devez être honnête. »

Le militaire grimaça :

« Je n'ai pas pour habitude de mentir Carson ! »

Le médecin sourit pour s'excuser :

« Je le sais bien, mais c'est une question très particulière qui va sans doute vous gêner.

- Bon allez-y !

- Très bien, heu….. Que ressentez vous pour Thomas ? »

John écarquilla les yeux, c'était quoi cette question ? C'était une blague ? Mais devant l'air mortellement sérieux du médecin, il comprit que ça n'avait rien d'un canular, soupirant il demanda :

« Cela resteras entre nous ? »

Carson sourit :

« J'ai déjà une idée de la réponse, et je ne suis pas le seul, ce que je veut c'est juste une confirmation.

- Moi qui pensais être discret ! Qui est au courant ?

- Rodney, moi et Thomas évidement. »

John sursauta :

« QUOI ? Thomas est au courant ? »

L'écossais leva les mains pour le calmer :

« John répondez moi, et ensuite je vous expliquerais ce que je sais, et vous verrez que vous n'avez rien à vous reprochez. »

Un peu surpris, le Major accepta néanmoins de répondre :

« La vérité ? La vérité c'est que là, tout de suite, je voudrais être avec lui, le prendre dans mes bras et ne plus jamais le lâcher. »

Carson acquiesça :

« Bien, vous n'en n'êtes qu'a ce stade, tant mieux, il va vous falloir du temps pour accepter le reste.

- Le reste ? quel reste ?

- Avant de tout vous dire je pense qu'il vaut mieux que nous allions voir Elizabeth, elle doit être mise au courant.

- Hors de question !

- John, je vous jure sur tout ce que j'ai de plus sacré, que vous n'êtes pas responsable, que personne ne vous ferras de reproche, et que Elizabeth DOIT être mise au courant. »

Jamais le médecin, n'avait été aussi grave, et John accepta, il avait confiance en Carson ! L'écossais pris sa radio et lâcha :

« Thomas, tu nous rejoins avec l'apprenti sorcier au bureau d'Elizabeth.

- Ok ! »

Ainsi donc les 4 hommes se retrouvèrent devant le bureau du « gouverneur », qui ne les attendaient pas.

Une fois tout le monde installé, Thomas se tourna vers Carson, qui hocha la tête d'un air entendu, et le jeune scientifique commença :

« Bien, nous avons un problème ! »

Elizabeth intervint :

« Que ce passe-t-il Tom ? »

Le blond soupira :

« Je vais tout vous racontez du début, les questions après s'il vous plait. – Les autres hochèrent la tête et Thomas commença – Il y a plusieurs semaines, Rodney à découvert une console dans les sous-sols de la cité, son gène n'étant pas suffisant pour l'initialiser, il à demander à John de le faire. Comme je passais par là, c'est moi qui m'en suis charger, l'activation de cette console s'accompagne d'une petite décharge électrique, chose qui ne se produit pas avec les autres, mais j'avoue ne pas y avoir attaché d'importance.

Toujours est-il que j'ai activer cette machine, et suis reparti, c'est à cette occasion que j'eus mon premier contact, "douloureux", avec John. Après un échange de « bons procédés », John activa lui aussi la console, Rodney n'ayant pas eu le temps de lui dire que c'était déjà fait.

Et c'est là que ça commence à devenir bizarre, en 4 jours, mes rapports avec John, franchement tendus au départ, sont devenus amicaux et même davantage, sachant que je suis un grand solitaire, et légèrement rancunier, j'aurais du me rendre compte qu'il y avait un problème. Je n'aurais jamais tolérer cette façon qu'à John de me couver, si c'était venu de qui que ce soit d'autre. Et pour autant que je le sache, plutôt que d'agir ainsi, John m'aurait ignoré ou aurait été franchement désagréable avec moi, tu confirmes John ? -Le major hocha la tête –

Jusqu'ici rien d'extraordinaire, du moins jusqu'à la boucherie dont nous avons tous connaissance, bien que j'ai le devoir, comme n'importe qui, de protéger les membres de l'équipe à laquelle j'appartient, il n'y avait aucune raisons que je pette les plombs comme je l'ai fait.

- Heu, Thomas, je ne veux pas rouvrir une vieille blessure mais……

- Je sais Carson, je sais, mais ça n'a rien à voir, dans le cas auquel tu fais allusion, je suis défendu, tandis que dans le massacre des geniis, c'est John que j'ai défendu. D'autant plus que selon tes propres termes, mon taux d'adrénaline aurait tué un éléphant. C'est à partir de ce moment, que j'ai été informer d'avoir subit une mutation sur le gène ATA. Comme je n'avais rien d'autre à faire j'ai étudier cette mutation pour en trouver les causes et les conséquences, les causes ne me sont apparues, que quand j'ai vérifier le gène des autres porteurs naturels, un seul autre porteur avait subit la même chose : John.

De là à conclure que c'était la console de Rodney qui avait fait muté le gène, il n'y avait qu'un pas, et la suite à prouver que j'avais raison. Mais ce qui va nous poser un problème, ce sont les conséquences de cette mutation, en suivant la chaîne naturelle de traduction des gènes en protéines, j'ai découvert que cette mutation gênerait, entre autre, des phéromones.

Les phéromones servent à sélectionner le ou les partenaires dont le matériel génétique est le plus complémentaire au sien, complémentarité qui se retrouve sur les phéromones, et agit sur l'inconscient du ou des sujets. En étudiant les phéromones que j'émettait et celles que John émettait j'en suis arriver à la conclusion, que cette console est une sorte d'agence matrimoniale, puisque les phéromones de John, complète parfaitement les miennes, choses théoriquement impossible pour deux hommes. – John ouvrait et fermait la bouche comme un poisson hors de l'eau et Elizabeth ne valait guère mieux – Laissez moi finir, parce que ce n'est pas tout. Devant ce fait j'ai exigé de Rodney toutes les données et tous les textes relatifs à cette machine, et ce que j'en ai tiré n'est pas rassurant.

Déjà, la machine ne se contente pas de désigner des couples, elle instaure également une sorte de « hiérarchie » dans celui-ci. Grossièrement on peut traduire les deux désignations des partenaires comme « Gardien » et « Protégé ». Le Gardien, si jamais sa moitié est en danger, va subir l'effet de différentes molécules crées par le gène, molécules ayant pour but de le rendre, plus fort, plus rapide, plus intelligent, en clair plus apte à remplir son rôle de Gardien.

Maintenant si l'inverse se produit, le « protégé » va entrer dans une sorte d'état second rappelant assez les légendes des « berserkers » nordiques, en clair il va devenir dingue et massacrer tous ceux qui représente un danger pour son gardien, ce qui m'ai arrivé.

Ces deux cas, sont des extrêmes, en-dehors de ça, le gardien ressentiras toujours le besoin d'avoir son protégé à ses cotés et veilleras sur lui comme une lionne sur ses petits, et de la même façon, l'autre ressentiras constamment le besoin d'être protégé par son gardien.

Selon les individus, la progression est plus ou moins rapide, John et moi sommes un cas extrême, étant tout deux des hommes hétéros n'ayant à l'origine aucune raison de se lier l'un à l'autre. Donc l'évolution est relativement lente, c'est pourquoi nous ne nous sommes pas encore sauter dessus, même si cela peut arriver dans une seconde, un jours, une semaine ou plus.

Notre problème est qu'aucun de nous ne serras capable de réfléchir efficacement si cela concerne l'autre, d'autant moins s'il est en danger. L'un et l'autre agirons toujours de manière à sauvegarder la vie de l'autre, mais également la notre, puisque si l'un de nous meurt, l'autre le suivras rapidement. Cette « protection » seras toujours notre priorité, même si nous risquons la vie de milliers de personnes, l'autre passeras avent tout le monde. »

Le silence persista un long moment dans le bureau, puis Elizabeth résuma :

« En clair, vous êtes, ou allez être tellement attirer l'un par l'autre que rien ne pourras vous séparez, même pas la mort ? »

Thomas acquiesça, et le chef de l'expédition continua :

« Il faut trouver un moyen d'annuler ça ! Une idée ? »

Le jeune homme blond soupira :

« Ca tient en un mot : impossible ! »

John s'étouffa :

« Comment ça ? »

Thomas lui fit un pauvre sourire :

« John on parle de manipulation génétique faites par les anciens, et même si par rapport au niveau terrien nous avons beaucoup progressé avec le rétrovirus, nous avons 10 000 ans de retard par rapport à eux, et de plus ce n'est pas un procédé prévu pour être annulé. »

Elizabeth fronça les sourcils :

« Attends un peu Thomas, quel était l'intérêt des anciens de faire ça ?

- Je me suis posé la même question, et j'ai trouvé des textes historiques qui explique ça. Un peu avant la guerre ouverte avec les wraiths, les anciens ont connus une chute dramatique de la natalité, il semblerait que le sexe ne les intéressait plus, pour éviter l'extinction de leur race, ils ont créés cette machine, pour « forcer » les gens à se reproduire.

- Heu, je veux bien ne pas être un scientifique Tom, mais il me semble que ça ne marche pas entre deux hommes.

- Exact John, mais il est aussi question de génétique, la génétique pure n'a pas de genre, la machine désigne les génomes les plus complémentaires dont elle dispose. De plus les anciens avait prévu cela et ont créés un système de développement embryonnaire in vitro, permettant à n'importe quel couple de concevoir un enfant, qu'il soit hétéro ou homo. Le principe en est assez simple, après avoir recueilli le patrimoine génétique des deux individus, il suffit de sélectionner les meilleurs gènes des deux et une fois le génome complet de l'implanter dans un ovule de synthèse, ou priver de son matériel génétique d'origine. La suite par contre dépasse mes compétences, arriver à faire se développer un individu viable dans une matrice artificielle, ça c'est du grand art. »

Un nouveau silence s'installa et John demanda :

« Donc dans un temps indéterminé nous allons nous sauter dessus, alors que toi et moi sommes hétéros, c'est ça ? –Thomas hocha la tête – Et tout ça parce que McKay a fait joujou avec une machine dont il ignorait l'utilité ? – Nouveau hochement de tête – Donc je vais VOUS TUEZ RODNEY ! »

Avec un cri bien trop aigu pour un homme, Rodney sauta de sa chaise et se réfugia derrière Elizabeth, qui même si le problème était grave semblait assez amusée :

« Major, nous avons encore besoin de lui. »

John grogna et Thomas intervint :

« Même si ça me soulagerais aussi, je crains qu'Elizabethn'ai raison John. »

Avec une moue boudeuse tout à fait digne d'un enfant de cinq ans, le chef militaire d'Atlantis se rassis tout en fusillant le canadien du regard.

Carson, intérieurement mort de rire de voir Rodney se cacher derrière Elizabeth, demanda :

« Peut-être pourrions nous trouver une solution autre que génétique ? –Thomas lui fit signe de continuer – Et bien, si on faisait en sorte que vous ne puissiez plus vous voir peut-être que….. –Thomas le coupa –

- Ce ne serrait possible que si vous êtes prêt à nous voir mourir tout les deux. John finirais par devenir agressif avec ceux qui l'empêcherait de me voir, et moi je sombrerais dans la déprime avant de me donner la mort, ce qui entraînerais celle de John. »

Elizabeth hocha la tête :

« Bon, vu les circonstances, je me vois contrainte d'annuler toute vos missions major, du moins jusqu'à ce qu'une solution puisse être trouvée, pour peu que ce soit possible. En attendant, je vais vous faire déménager tous les deux à l'écart des quartiers les plus fréquentés, ce n'est pas une sanction John, mais certains membres de l'expédition ne comprendraient pas et nous n'avons pas besoin de tensions supplémentaires à cause d'un crétin homophobe. »

Thomas toussa quelque chose qui ressemblait vaguement à « Kavanaugh », et John bien que boudeur acquiesça néanmoins.

RAR :

BeaSan : Tu le trouve toujours aussi fort ton Rodney ? lol.

Satya : Heu oui si tu le dit, enfin voila la suite.

Miss Sheppard : C'est vrai que j'avais pas penser au coté « Marie Sue », mais vu le passé dont je l'ai affligé je trouve que ca contrebalance le truc. En tout cas merci beaucoup, tu es la première à ne pas me critiquer dessus lol. Le slash serras pour bientôt ne t'en fait pas.