Titre : My own destruction
Auteur : Howan
Couple : sans
Fandom : Prince of Tennis
Rating : nc 18
Thème : dandinons not'ptit cul
Disclaimer : euh … les persos ne sont pas à moi, en fait, je
sais même pas à qui ils sont, je me contente de les reprendre
honteusement … mais bon, c'est pas comme si je me faisais des soussous
avec !
Notes: thème proposé par Eleawin, drabble spécialement écrit pour elle parce qu'elle m'a provoqué sur msn, voilà mon courroux !
My own destruction
Atobe se retourna, fronça
les sourcils, et finit par hausser les épaules avant de
reprendre tranquillement sa route, le cul serré et le menton
relevé comme lui seul savait le faire.
Son chauffeur était
encore en retard, peut-être mort sur la route à force de
trop picoler, le brun s'en foutait, le résultat était
là, il devait marcher pour rentrer chez lui. Il aurait très
bien pu appeler pour avoir une seconde voiture, mais sa batterie de
portable devait être de mèche avec l'odieux personnage
puisqu'elle n'avait pas daigné se présenter à
lui chargée.
Et forcément, pas
d'Oshitari à portée de main, Shishido avait
mystérieusement disparu de la circulation, pas une once de
l'être hydrocéphalique qu'était Kabaji ne
parasitait son espace vital, personne sur qui passer ses nerfs ...
n'importe qui étant habituellement à ses ordres.
Il soupira. Plus de portable ... plus de GPS ... et bien evidemment, lorsqu'il se faisait ramener jusqu'à sa somptueuse demeure, il ne prenait pas la peine de regarder le chemin ...
Un bruit derrière lui attira son attention et il pressa le pas pour sortir de ce quartier peu accueillant dans lequel il avait fait l'erreur de mettre les pieds. Prit dans ses pensées il ne remarqua pas la silhouette se profilant devant lui et plongea dessus, tête baissée.
"- Fais gaffe où tu marches."
Une main puissante l'agrippa par le col de sa chemise de flanelle et le souleva imperceptiblement du sol.
"- Lâche-moi."
"- Et qu'est-ce qu'un gosse de riche comme toi fout ici ... tu veux te faire défoncer ?"
"- J'ai dit lâche-moi."
Son assaillant faisait sa taille et n'avait aucune raison d'être plus fort que lui, aussi Keigo asséna-t-il un magnifique coup du tranchant de la main sur le poignet qui le maintenait, le faisant relâcher sa prise. Il s'éloigna avec vivacité et s'engouffra dans une nouvelle ruelle qu'il espérait mener à la sortie.
"- Putain, visez ce p'tit cul ... on dirait qu'il nous hurle 'violez-moi' !"
Atobe leva les yeux sur le groupe qui lui faisait face et commençait même à s'eparpiller autour de lui pour couper toute retraite. Il renifla, méprisant.
"- Et cette belle petite gueule de con", continua celui qui semblait plus ou moins diriger les autres, " ... qui ne demande qu'à être épluchée ... comme un fruit trop appétissant pour son propre bien ..."
"- Je cherche juste la sortie."
"- Ici c'est l'entrée ma puce ..."
Quelqu'un lui ramena
brutalement la tête vers l'arrière en tirant sur ses
mèches brunes, et, le souffle coupé, il en oublia de
crier de douleur. D'un coup sec, son pantalon, puis son boxer furent
arrachés et abandonnés sur le sol bétonné
de la ruelle. Son portable inutile et son porte-feuille tombèrent
de sa veste et se retrouvèrent vite un autre propriétaire.
Le léger picotement
sur sa machoire passa presque inaperçu lorsqu'il sentit qu'on
pénétrait sans douceur son intimité, mais la
longue estafilade qui lui transperça la joue, suivit d'une
deuxième, puis d'une troisième occulta presque le
sentiment de viol dans son esprit.
Armé d'un canif à
la lame émaillée, le garçon qui lui avait parlé
souriait de toutes ses dents tout en depeçant l'air de rien le
visage du capitaine de Hyoutei, tirant sur les lambeaux de peau un
par un tandis que ses compagnons se relayaient contre son dos.
"- Y a pas de sortie pour quelqu'un comme toi ... t'as juste prit l'option allez-retour pour la visite de ce petit cul que tu dandines si bien", murmura la voix doucereuse de son bourreau à l'oreille de Keigo, juste avant qu'il n'entende plus que sa propre voix, déchirée, déformée par les hurlements.
Fin
