Titre: Rancoeur
Auteur: Howan
Base:
Prince of Tennis
Pairing: Atobe - Oshitari
pour: Sheyenne (j'veux pas partir)


Atobe n'avait pas ouvert la bouche depuis le début de la matinée, lui qui passait habituellement son temps à raconter ses exploits en long en large et en travers, ou à opprimer gratuitement son entourage. Il ne pouvait pas s'empêcher de parler, c'était un fait.
Ses rares silences en devenaient alors forcément inquiétants, car ne laissaient rien présager de bon.

Oshitari remonta ses lunettes sur son nez et secoua la tête, ignorant la grimace porteuse de sens de Mukahi à côté de lui. Le 'sens' chez son partenaire de double était toujours le même; lubrique à souhait.

Quelle plaie !

Soupirant, il se rapprocha de son capitaine et frôla doucement son épaule pour l'inciter à se retourner vers lui. Ce fût de justesse qu'il esquiva le revers de main du châtain et il s'éloigna en gromellant, les mains dans les poches.

Bieeen, très bien, Kei-chan s'était levé du pied gauche ce matin, c'était des chose qui arrivaient après tout.En fait, il devait l'avouer, la première partie de son corps qui avait touché le sol, n'avait été ni son pied gauche, ni son droit, mais son épaule. Enchevêtré dans les draps, yuushi n'avait réussi à s'en dégager qu'à force de ruse et de tractions que n'avait visiblement pas apprécié Atobe, lui aussi coincé dans le tissus de satin.

Le drap avait fini à la poubelle, et le brun à la porte, en sous-vêtements.

Et depuis plus un mot.Enfin si, il y avait bien eu aussi cette petite altercation avec le sale môme de Seigaku, qui visiblement se faisait un plaisir de venir acheter ses canettes dans leur foyer, pour des raisons aussi obscures qu'agaçantes.

Puis cette assiette remplie renversée sur son uniforme par Akutagawa, le narcoleptique de service.

Hiyoshi aussi avait choisi ce jour maudit pour putsher sans autorisation du coach, chose qui en temps normal amusait plutôt le châtain, mais cette fois-ci il n'avait pas du tout rit.

Et enfin, comble de tout, Kabaji était malade.Yuushi se prit la tête entre les mains. Il n'aurait jamais dû proposer des tampons à son capitaine, même pour plaisanter.


Fin