Bonjour ! Je vois que vous avez tous aimé le début, alors je continue !!! Je sais pas encore si ce sera une longue fic ou une petite fic courte et toute mignonne, mais je verrais en fonction de l'évolution de mon emploi du temps !
Pour ceux qui ne me connaissent pas encore, j'uploade en général en fin de semaine, le vendredi ou le samedi. Et chaque semaine, et pas une fois tous les six mois ! J'essaierai de tenir les délais ! Bisous !
Bonne lecture à tous !
Chapitre 2 : Un autre homme
Severus découvrit le reste de la maison, guidé par Hermione. C'était une vaste maison, toute blanche, avec du lierre sur la façade arrière, et des rosiers grimpants sur le devant. Il y avait deux séjours, dont l'un avec une immense bibliothèque et une vaste cuisine.
- Quel jour sommes-nous ? demanda Severus.
- Le 15 juillet. Lundi. Mes parents sont en vacances à partir du 22. Je vais préparer le dîner.
- Laissez-moi vous aider.
- Vous feriez la cuisine ?
- J'ai comme l'impression que je saurais me débrouiller derrière les fourneaux.
Hermione éclata de rire.
- Le Professeur Severus Rogue en train de faire la cuisine ! On aura tout vu !
- Et si vous me parliez un peu de moi pendant que je cuisinerai ? Et aussi de vous, et du Collège ? répliqua Severus, amusé.
- D'accord !
Tout en restant prudente, pensa Hermione. Ils allèrent dans la cuisine, et Severus inspecta les placards et le frigidaire, dont il sortit un paquet de spaghettis, des tomates, du basilic et de la viande hachée. Et tout en cuisinant, il écouta Hermione.
- Je suis en Septième Année, la dernière année d'étude. Mes deux meilleurs amis sont Harry Potter et Ronald Weasley. Vous adorez nous persécuter tous les trois : Harry adore enfreindre les règles, Ron se contente de le suivre et je suis Miss-Je-Sais-Tout. Votre élève préféré est Drago Malefoy, notre pire ennemi. Et malgré le fait que Harry soit couvert pas le Professeur Dumbledore, le Directeur de Poudlard, Malefoy et vous trouvez toujours un moyen de le rabaisser et de l'humilier. Et moi avec.
- Hermione. . . Suis-je vraiment le monstre que vous me décrivez ?
- Oui, répondit sincèrement Hermione. Mais maintenant. . . J'ai tendance à vous voir sous un autre jour. Comme si votre amnésie avait tout effacé.
- Je suis désolé. Vos amis et vous avez dû souffrir.
- Harry, sûrement. C'est peut-être celui d'entre nous qui a le plus besoin de soutien. Il est orphelin et a grandi dans une famille de mol. . . d'êtres infâmes. Son oncle et sa tante le détestent.
Et en plus, il est pourchassé par Voldemort, poursuivit Hermione en pensée.
- Pauvre petit, murmura Severus.
- Vous détestez Harry, tout ça parce qu'il ressemble trop à son père, James Potter.
- Qu'est-ce que son père a à voir là-dedans ?
- James Potter et vous vous détestiez quand vous étiez étudiants à Poudlard. D'après ce que je sais, il vous ridiculisait sans arrêt, avec la complicité de Sirius Black, son meilleur ami. Vous ne leur avez jamais pardonné, et vous vous vengez sur Harry.
- Comment puis-je faire ça ? Harry n'est en rien responsable des fautes de son père !
- Professeur Rogue. . .
- Il faut que vous me le présentiez. Je dois m'excuser.
- Malheureusement. . . Vous êtes amnésique. Il vaudrait mieux s'en abstenir. Si vous retrouvez la mémoire, et que vous éprouvez toujours le besoin de vous excuser, on avisera à ce moment-là.
- Vous êtes la voix de la raison, Hermione. Pourquoi vous ai-je surnommé Miss-Je-Sais-Tout ?
- A votre avis ?
- Meilleure élève de la promotion ?
- Oui. Malefoy me déteste parce que je le surpasse. Vous me détestez parce que j'ai réponse à toutes vos questions, même les plus tordues.
- Etant Professeur, je devrais normalement être fier d'avoir une élève comme vous.
- C'est loin d'être le cas.
Oh, si elle avait été à Serpentard, bien sûr qu'il aurait été fier ! Mais étant à Gryffondor, la Maison rivale. . . McGonagall était fière d'elle, ça lui suffisait !
Pattenrond entra dans la cuisine et vint se frotter aux jambes de sa maîtresse, elle le prit dans ses bras.
- Salut toi ! Ça fait un moment que je ne t'ai pas vu ! Tu es allé chasser dans le voisinage ? Professeur Rogue, voici Pattenrond, mon chat.
Pattenrond miaula et fixa Severus de son regard ambre.
- Il est bizarre votre chat, déclara Severus mal à l'aise.
- Arrête de le fixer. Il est amnésique.
- Il me connaît ?
- Les chats sont autorisés à Poudlard. Il doit vous connaître.
Pattenrond sauta à terre, s'avança vers Severus et se frotta à ses jambes.
- Il vous a adopté.
- On dirait bien.
Quand les parents d'Hermione rentrèrent ce soir-là, ils trouvèrent la table déjà mise, et leur fille et leur invité discutant gaiement.
- Maman ! Papa ! Vous avez passé une bonne journée ?
- Oui ! Et toi ?
- Parfaite !
- Professeur Rogue, vous allez mieux ?
- Oui, Mme. Grâce à vos soins.
- Je vous en prie, appelez-moi Helen.
- On passe à table ? suggéra Hermione.
Severus avait préparé des pâtes à la bolognèse, relevé de basilic. Et les parents d'Hermione trouvèrent ça délicieux.
- Vous êtes un cordon-bleu ! s'exclama Sam Granger.
- Merci. J'ai laissé faire l'instinct. La chimie et la cuisine ne sont pas si différents que ça !
Hermione faillit s'étouffer. Elle ne s'y habituerait jamais !
Après le repas, Severus insista pour faire la vaisselle, et Hermione laissa sa mère et son Professeur se disputer pour la corvée. Elle monta s'enfermer dans sa chambre. Elle sursauta en voyant Fumseck, le phénix de Dumbledore, perché sur son bureau.
- Fumseck ! Tu m'as fait une de ces peurs ! Dumbledore demande des nouvelles ?
Elle s'approcha, détacha le parchemin, qui ne contenait que quelques lignes.
« Miss Granger,
Comment va votre patient ? Merci de votre dévouement,
Albus Dumbledore. »
- Il en a de bonnes, lui ! grogna Hermione, tout en prenant un parchemin et une plume pour répondre.
« Professeur Dumbledore,
Le Professeur Rogue va très bien, à part qu'il se comporte comme un parfait moldu. Aucune amélioration, à part qu'il a beaucoup changé dans son caractère.
Bien à vous, Hermione Granger. »
Elle attacha la lettre et s'adressa au phénix.
- Ton Maître a vraiment un problème.
Le phénix chanta gaiement et s'envola par la fenêtre.
Les jours suivants, Hermione emmena son Professeur acheter des habits. Il choisit essentiellement des vêtements de couleur sombre, mais pas nécessairement du noir, et Hermione donnait son avis. Elle-même en profita pour renouveler sa garde-robe, ses vêtements ne lui allant plus. Elle avait laissé Severus au rayon des vêtements masculins et s'était dirigée vers le rayon de lingerie féminine. Elle avait déjà choisi deux nuisettes et un déshabillé, et hésitait entre un ensemble soutien-gorge-slip en dentelle rouge ou noire, quand Severus la rejoignit.
- Le rouge est très bien, commenta-t-il dans le dos d'Hermione.
Elle s'empourpra et se retourna vivement.
- Professeur !
Il souriait, amusé.
- Prenez le rouge si vous voulez faire plaisir à votre petit-ami.
- Je n'ai pas de petit-ami !
- Dans ce cas, j'ai toutes mes chances alors !
Quand Hermione comprit l'allusion, elle vira au cramoisi.
- Vous êtes mon Professeur !
- Hermione, je suis amnésique, dit gravement Severus. La vérité est que vous me plaisez énormément. Je n'ai aucun souvenir du fait que je sois Professeur et vous mon élève, et je m'en moque totalement.
Troublée, sans réfléchir, Hermione prit les deux ensembles, et sortit du rayon lingerie, Severus la suivant sans rien dire. Il observait les gracieux mouvements de ses hanches, le balancement de ses cheveux tombant au creux de ses reins. . . Elle se retourna.
- C'est insens ! Vous êtes mon Professeur, vous êtes plus âgé que moi. . .
Il l'interrompit en prenant son visage dans ses mains.
- Hermione, je n'ai plus aucun souvenir. Tout ce que je sais, c'est que vous m'avez sauvé la vie, et je suis très attiré par vous. Le reste m'importe peu.
Hermione eut du mal à résister à son regard sombre et pénétrant. Elle devait avouer qu'elle aussi se sentait attirée par Severus Rogue, si différent ! Mais avait-elle le droit de se laisser aller, sachant qu'il retrouverait un jour la mémoire ? La réponse était non. Elle se dégagea.
- Rentrons s'il vous plaît.
Severus soupira mais n'insista pas.
Le soir-même, Hermione réfléchissait, tout en se brossant les cheveux, devant sa coiffeuse, vêtue de sa nuisette mauve pâle qu'elle avait acheté le matin-même. Severus ne se montrerait pas raisonnable, alors elle allait l'être pour deux. Après tout, n'était-elle pas Hermione Granger, qui gardait la tête froide en toutes circonstances ?
Un léger coup à sa porte la tira de ses réflexions.
- Oui ?
- Je peux entrer ? demanda Severus en passant sa tête par la porte.
- Oui. . .
Elle regretta instantanément. Mais qu'est-ce qui lui avait pris ? Elle n'avait quasiment rien sur le dos, et lui semblait décidé à la séduire ! D'ailleurs, il semblait apprécier ce qu'il voyait. La nuisette ne cachait pas ses formes. Elle était courte et s'arrêtait à mi-cuisses. Deux fines bretelles la retenaient, et de la dentelle mauve voilait à peine sa poitrine. Severus s'approcha et prit la brosse des mains d'Hermione. Il se mit à la coiffer lui-même.
- Professeur. . .
- Appelle-moi Severus, et tutoie-moi.
- Mais. . .
- S'il te plaît. Si tu veux me faire plaisir.
Elle capitula.
- Severus, tu n'es pas raisonnable. Nous ne nous connaissons pas.
- Tu me connais, c'est largement suffisant.
- Mais enfin ! Tu es amnésique ! Que se passera-t-il quand tu retrouveras la mémoire ? Quand tu te rendras compte que tu as été sauvé par Hermione Granger, Miss-Je-Sais-Tout de Poudlard ? Tu ne m'as jamais appelée Hermione. En cours, c'était « Granger, baissez votre main », « Granger, taisez-vous » ou tu m'ignorais totalement quand tu étais de mauvaise humeur, c'est-à-dire pratiquement tous les jours !
- Je suis désolé si je t'ai fait du mal.
- Pendant six ans ! J'ai fini par m'y faire ! Tous les élèves qui ne trouvaient pas grâce à tes yeux subissaient le même sort ! Autant dire les trois-quarts de Poudlard !
- J'étais si détesté que ça ?
Hermione ne répondit pas. Elle récupéra sa brosse et se leva.
- S'il te plaît, j'aimerai dormir maintenant.
Il s'approcha d'elle.
- Si seulement je pouvais effacer ce passé. . .
Il lui prit le visage, et posa ses lèvres sur les siennes. Un baiser, doux comme une caresse. Elle était trop surprise pour réagir. Severus avait des lèvres douces et chaudes, elle aimait la sensation qu'il lui procurait. Il la serra contre lui et approfondit le baiser, forçant légèrement ses lèvres. Elle les entrouvrit et accueillit sa langue. Il la taquina gentiment, tout en appelant une réponse. Elle finit par y répondre timidement. Inconsciemment, elle avait posé une main sur son torse, tandis que son autre main caressait sa joue. Quant à lui, il avait mis ses deux mains sur la taille fine d'Hermione, caressant le satin de la nuisette. Peu à peu, ses mains remontèrent dans le dos, et le caressèrent de bas en haut. Hermione haleta. Il se recula légèrement, et la regarda intensément.
- Hermione. . .
Elle ouvrit les yeux, et revint à la réalité. Mais elle ne se dégagea pas de l'étreinte.
- Tu es fou, déclara-t-elle, résignée.
- Que veux-tu ? Je suis amnésique.
- Et tu sembles t'en réjouir. Ce n'est franchement pas normal.
- Non, je peux être moi-même sans que personne y trouve à y redire. Je vais te laisser avant de te sauter dessus.
Hermione sourit.
- Tu n'oserais pas !
- Détrompe-toi. Ta nuisette ne me donne qu'une envie : l'ôter pour te contempler. A présent, fais de beaux rêves.
Il l'embrassa brièvement avant de quitter la pièce. Hermione s'effondra sur son lit, bouleversée, et traversée de sentiments contradictoires. Severus était adorable. . . Elle l'aimait de plus en plus. Il la désirait ce soir, elle l'avait senti quand il l'avait serrée contre lui. Elle rougit violemment. Et si elle l'avait autorisé à aller jusqu'au bout ? Une seule chose l'avait retenue : elle n'oubliait pas qu'il s'agissait de Severus Rogue. Mais peu importait qu'il fut amnésique. Pour la première fois, elle suivrait son cœur au lieu de sa tête, et s'occuperait des conséquences quand le moment viendrait.
Bon, je sais, c'est un peu chaud… c'est rien encore !!! Bref, ça promet déjà pour le reste non ? Chap 3 : Sorcier ? C'est bien une question… Bisous à tous !
