Yeaaaaaaaaaaaaaahhhh !!! Je suis de retour et avec le chap 5… Nombre d'entre vous avez raté le chap 4, parce que je l'ai mis en remplacement de la note au début des vacances… Vous n'avez qu'à aller le lire !!
Sinon, j'espère que vous allez tous bien et que vous avez fait une bonne rentrée !! Avec ça, voici le chap 5 !!
Chapitre 5 : Retour à Poudlard
Harry et Hermione furent rapidement soignés. Ils n'avaient rien de grave. Cependant, Severus était plus sérieusement blessé. Il s'était cogné la tête contre le mur, et Madame Pomfresh craignait qu'il n'ait subi un traumatisme crânien. Dumbledore avait échangé un regard avec Hermione, morte d'inquiétude. L'amnésie compliquait déjà les choses, et il fallait que Voldemort sème la zizanie ! Le directeur leur conseilla d'aller se reposer dans la Salle Commune de leur Maison. Ils obéirent.
- Tu m'as impressionné tout à l'heure, Hermione, dit Harry.
- Comment ça ?
- Quand tu as frappé le Mangemort.
Hermione rougit.
- C'était Lestrange. Il avait compris que la magie ne servait à rien contre nous.
- Où as-tu appris à te défendre ?
- Juste avant d'entrer à Poudlard, mes parents m'ont inscrite à un cours d'auto-défense. Le professeur enseignait aussi les arts martiaux ; et chaque été, je me suis entraînée. Ma mère craignait que je me fasse agresser par les Serpentards et tenait à ce que je sache me défendre autrement qu'avec la magie.
- Elle est au courant pour Voldemort ?
- Oui, elle est abonnée à la Gazette. Elle veut tout connaître de notre monde, et se tient informée. Elle a été réticente au fait que je sois si proche de toi, mais je lui ai fait comprendre que tu es mon meilleur ami, avec Ron.
- Elle a peut-être raison.
- Ne dis pas ça Harry. Nous avons partagé tellement de choses… Je ne peux pas concevoir la fin de notre amitié, cela me briserait le cœur.
- A moi aussi.
Ils s'étaient installés dans les canapés de la Salle Commune.
- Que penses-tu de Rogue ? demanda Harry. Il ne s'est pas défendu…
Hermione se tendit. Comment expliquer la situation à Harry ? Fallait-il lui dire la vérit ?
- Je n'ai aucune explication à ça Harry. Dumbledore doit le savoir.
- Je résoudrai ce mystère.
- Harry, il s'agit du Professeur Rogue. Tu vas t'attirer des ennuis.
- De toute manière, il me hait déjà.
- Tu es inconscient.
- Tu es bizarre. D'habitude, tu te serais intéressée à ce mystère toi aussi.
- Harry, il se trouve que nous sommes en septième année, avec nos ASPIC à la fin de l'année, et que je suis Préfète-en-Chef. Je ne peux pas…
- Transgresser les règles. Je suis désolé Mione, de m'être laissé emporter.
- Je ne t'en veux pas. Et au fait, tu m'as impressionnée aussi. D'avoir tenu tête à Voldemort.
- Merci. Cette attaque n'était pas due au hasard. Il cherchait quelque chose à Gringott's.
- Quoi ?
- Je ne sais pas. Ils ont forcé les Gobelins à ouvrir tous les coffres. Ça avait l'air important pour lui.
Hermione fronça les sourcils.
- En première année, il cherchait la Pierre Philosophale. En deuxième année, il a piégé Ginny à travers son journal…En cinquième année, il cherchait la Prophétie qui te concerne. Toujours dans le but de te tuer. Cette fois encore, il doit avoir trouvé un moyen d'arriver à ses fins.
Harry fit la grimace.
- Je vais prévenir Dumbledore.
- Oui, moi je vais à l'infirmerie voir si Madame Pomfresh n'a pas besoin de moi.
C'était un simple prétexte pour voir comment allait Severus.
Harry se retrouva devant la statue qui bloquait l'accès au bureau du directeur.
- Zut ! marmonna Harry.
- Je peux vous aider, Potter ?
- Oh bonjour Professeur Mc Gonagall. Je voulais voir le Professeur Dumbledore.
- Vous allez bien ?
- Oui, merci. Hermione et moi nous en sommes sortis indemnes, et Ron n'est qu'inconscient.
- Vous avez fait preuve de courage tous les trois. Dragibus !
La statue libéra le passage. Albus les accueillit avec un sourire.
- Minerva, Harry ! Asseyez-vous. Harry, tu devais te reposer.
- Je vais bien, Professeur. Il fallait que je vous dise quelque chose à propos de Voldemort.
- Je t'écoute.
- Il semblerait qu'il cherche quelque chose.
Harry raconta la scène.
- C'est troublant en effet, conclut Dumbledore. Mais je m'y attendais un peu. Severus était en mission, et était sous le point de découvrir ce que cherchait Voldemort.
- Et…
- Rien. Il n'a pas eu le temps de me dire ce qu'il avait découvert.
- Oui.
- Mais il y a une chose étrange, réfléchit Harry.
- Quoi donc ?
- Pendant l'attaque… Il a semblé impuissant… comme s'il ne savait pas quoi faire. Hermione, Ron et moi avons dû prendre les choses en main. Et Voldemort a dit quelque chose… Il semblait surpris de voir que le Professeur Rogue était toujours vivant… Un Mangemort a été puni pour ça. Quand Lestrange a eu l'autorisation de s'occuper de lui, Rogue semblait indécis.
Dumbledore était devenu grave. Harry était devenu vraiment très perspicace. Après sa dépression en sixième année, il avait repris du poil de la bête, et s'était impliqué personnellement dans la lutte contre Voldemort, exigeant de faire partie de l'Ordre du Phénix. Devant un premier refus de Dumbledore, il avait menacé de reprendre l'Armée de Dumbledore, et celui-ci avait dû accepter de l'intégrer à l'ordre, de même que Ron et Hermione. Il fallait tout lui dire. Minerva et Harry devant lui seraient très surpris.
- Il s'est passé quelque chose début juillet, commença-t-il. Severus était en mission comme vous le savez. Il devait revenir fin juillet.
- Mais je croyais que vous aviez prolongé la mission ? s'exclama Minerva.
- C'est ce que je vous ai dit pour ne pas vous inquiéter, Minerva. En réalité, Severus a disparu pendant deux jours. Je commençais à réellement m'inquiéter quand je reçus un hibou de Miss Granger…
- Qu'est-ce que Mione a à voir là-dedans ?
- Il se trouve que Severus était chez elle, vivant, mais blessé et… amnésique.
Un silence stupéfait accueillit l'annonce.
- Par Merlin… murmura finalement Minerva.
Harry bondit.
- Quoi ? Pourquoi n'ai-je…
- J'ai demandé à Miss Granger de ne rien vous dire. Ça a été dur pour elle aussi.
- Est-ce que vous vous rendez compte, Professeur Dumbledore, que votre silence aurait pu tous nous tuer ? demanda Harry, fou de colère. Si nous avions été au courant pour l'amnésie, nous aurions réagi autrement. Pour commencer, Hermione n'aurait jamais dû l'amener sur le Chemin de Traverse. Et de deux, vous auriez dû prévenir les membres de l'Ordre ! N'avez-vous donc aucune confiance en nous ?
- Les membres de l'Ordre sont des personnes en qui j'ai une totale confiance. Mais c'est beaucoup plus compliqué que ça Harry…
- Gardez vos raisons pour vous !
- Potter ! s'indigna Minerva. N'oubliez pas à qui vous vous adressez ! Albus, vous saviez ce que vous faisiez ?
- Comment réagir dans ce genre de situation ? J'ai agi du mieux que j'ai pu.
- Et vous avez failli nous envoyer à la mort !
Harry sortit du bureau, furieux, en claquant la porte. D'un côté, Harry reconnaissait que Dumbledore avait bien réagi, il aurait sans doute réagi de même. Hermione était, elle aussi dans une situation délicate. Mais Severus ne risquait rien chez elle, sa maison étant sous Fidelitas. Il soupira. Pourquoi était-ce toujours si compliqu ?
Hermione s'était assise entre les lits de Ron et Severus. Elle ne s'inquiétait pas trop pour Ron, mais Severus… C'était plus grave. Madame Pomfresh l'avait vue rentrer dans l'infirmerie. Elle avait demandé si elle avait besoin d'aide, mais l'infirmière avait refusé.
Ron remua, et ouvrit les yeux lentement. Il esquissa un sourire en voyant son amie.
- Hello Mione !
- Salut Ron !
-On est au paradis ?
- Non, rit-elle. Nous sommes sains et saufs dans l'infirmerie de Poudlard. Les Aurors sont arrivés à temps.
- Aïe ma tête…
- Tu as reçu un coup violent. Je vais appeler Madame Pomfresh.
- Attends… Où est Harry ?
- Avec Dumbledore. Voldemort mijote quelque chose.
- Et… Comment va mon voisin de chambre ?
Hermione se tourna vers Severus.
- Il a un traumatisme crânien. Madame Pomfresh ne sait pas combien de temps il va rester inconscient.
Harry entra à ce moment dans la pièce. Ses yeux verts étaient assombris par la colère. Hermione se tendit, prête pour l'explosion.
- Hermione !
- Oui. Harry. Je t'entends, pas la peine de crier. Nous sommes dans une infirmerie.
- Ne joue pas à ça avec moi. Pourquoi ne m'as-tu rien dit ?
- Dumbledore me l'a interdit. Il a dû te le dire non ?
- Ce n'est pas une raison. Tu te rends compte le danger que nous avons couru ?
- Je le sais parfaitement. Une fois encore, ce n'est pas moi qu'il faut blâmer. Dumbledore n'a pas écouté mes protestations. Ce n'était pas une partie de plaisir pour moi de garder Rogue amnésique chez moi !
- Quoi !? bondit Ron.
Hermione s'était levée et affrontait Harry. Aucun des deux ne prêtait attention à leur ami.
- Tu aurais pu me le dire tout à l'heure, ou même sur le Chemin de Traverse !
- Je ne pouvais pas ! Et franchement, Harry, est-ce que tu m'aurais crue si je t'avais révélé dans une lettre que j'avais recueilli Rogue amnésique chez moi ?
Harry baissa les yeux, indécis.
- Je ne sais pas.
- Je vous connais assez bien tous les deux pour savoir que vous auriez éclaté de rire en me traitant de folle.
- Mione…
- Ne nie pas Ron. Cependant, ce qui est fait est fait. Severus est bien amnésique… et totalement différent de l'homme qu'il était.
- C'est-à-dire ? demanda Harry.
- Pas l'être froid et cynique…
Harry et Ron ouvrirent de grands yeux incrédules. Elle soupira.
- C'est ce que je pensais. Vous ne me croyez pas.
Tous les trois regardèrent l'homme étendu. Il semblait si paisible…endormi. Il s'agita soudain.
- Hermione… appela-t-il dans son sommeil.
Elle fut auprès de lui en quelques instants, posant sa main sur son front.
- Je suis là, Severus. Calme-toi.
Rassuré, il s'immobilisa. Harry et Ron n'en revenaient pas.
- C'est quoi ce délire ? murmura Ron.
L'infirmière revint à ce moment avec Dumbledore et Mc Gonagall.
- Vous êtes réveillé M. Weasley. Comment allez-vous ?
- Bien. Je peux sortir ?
Pomfresh sourit.
- Vous les jeunes, tous les mêmes ! Vous pourrez sortir quand je vous aurais examiné.
Les trois jeunes adultes regardèrent Dumbledore. Puis le regard de Ron dériva vers Hermione, toujours auprès de Severus. Dumbledore comprit.
- Harry, je suis désolé de t'avoir écarté de tout ça.
- Vous avez interdit à Hermione de dire quoi que ce soit. C'est inadmissible. Mais le seul moyen. C'est à moi de m'excuser, Professeur Dumbledore de m'être emporté contre vous. J'ai tendance à réfléchir après avoir commis l'erreur.
Hermione se détendit, et Mc Gonagall également. Harry était devenu plus raisonnable et reconnaissait ses erreurs.
Une semaine passa. Ils étaient six à être au courant : Hermione, Harry, Ron, Dumbledore, Mc Gonagall et bien sûr Mme Pomfresh. Et Dumbledore estimait que moins il y avait de personnes dans le secret, mieux cela vaudrait. Il n'avait pas mis les membres de l'Ordre au courant, c'était trop risqué. Harry et Ron tentèrent de savoir comment Rogue avait été pendant les semaines passées avec elle, mais elle resta muette. Elle ne voulait rien leur dire parce qu'elle voulait garder ce souvenir pour elle. Rien que pour elle. Elle passait ses journées à son chevet, l'apaisant quand il s'agitait. Ron et Harry se posaient des questions sur son attitude mais ils n'osaient pas lui parler, de peur de se faire voir opposer un silence obstiné. Harry avait raconté à Ron la fin de l'attaque sur le Chemin de Traverse, et celui-ci avait eu un sifflement admiratif quand Harry lui raconta les prouesses d'Hermione. Il fut aussi perplexe qu'Harry quand il parla de la chose que cherchait Voldemort.
Puis Severus montra des signes de réveil au bout de dix jours. Harry et Ron étaient avec Hermione.
- Hermione… appela-t-il comme à son habitude.
- Oui Severus.
Il ouvrit les yeux. Il rencontra le regard noisette et sourit.
- Tu es l
- Oui.
- Ne me quitte pas…
Ron s'étrangla et Hermione le fusilla du regard.
- Va donc chercher Pomfresh au lieu de faire l'idiot !
Il fila, peu désireux de s'attirer les foudres d'Hermione. Harry s'approcha.
- Mione…
- Ce n'est pas le moment, Harry.
- Où sommes-nous ? demanda Severus.
- A l'infirmerie de Poudlard. Tu as été blessé lors de l'attaque de Voldemort, tu te souviens ?
- Vaguement.
Il regarda autour de lui, curieux de découvrir le décor de Poudlard. Puis, il fixa Harry, se rappelant que c'était Harry Potter qu'il martyrisait depuis six ans.
- Harry Potter…
- Oui, Professeur ?
- Hermione m'a dit…
L'infirmière arriva à ce moment avec Dumbledore.
- Severus, enfin ! s'écria Pompom. Vous nous avez fait peur.
- Qui êtes-vous ?
Les personnes présentes échangèrent un regard.
- Vous êtes toujours amnésique, constata Albus.
Severus regarda Albus.
- Vous êtes perspicace, Merlin !
Harry retint un rire. Pompom ne savait que faire.
- Franchement, Albus… Je ne sais… Les amnésies ne sont pas des cas que je suis habilitée à soigner, même s'il existait un remède.
- Peu importe mon amnésie, coupa Severus. Vous n'auriez pas une Potion à base d'essence d'aubépine par hasard ? J'ai une migraine horrible.
- Mais bien sûr Severus, je…
Elle s'interrompit et fronça les sourcils, comme Hermione et Albus.
- Severus, tu es amnésique, commença Hermione.
- Et alors ?
- Vous avez réclamé une Potion à l'essence d'aubépine, continua Albus.
- Comme si c'était parfaitement normal. Comme si tu savais que l'aubépine combattait la douleur due à un choc.
- C'est évident pourtant, murmura Severus.
- Que sais-tu d'autre ?demanda Hermione. Les larmes de phénix ?
- Elles ont de puissantes vertus curatives.
- Les plumes de Jobarbille ?
- Utilisées dans les sérums de vérité et les potions de mémoire. H ! Pourquoi nous n'essayerions pas ces plumes pour essayer de me rendre la mémoire ?
- Ces potions sont utilisées par les étudiants qui ont des examens…
- En améliorant la formule et guérir l'amnésie.
Hermione se rassit, songeuse.
- Tu te souviens parfaitement de l'Art des Potions. Mais tu es encore amnésique. Comme si tu avais retrouvé partiellement la mémoire.
- C'est exactement ça, approuva Pompom.
- Ce qui nous arrange en quelque sorte, déclara Albus. La rentrée est dans deux jours. C'est trop tard pour trouver un nouveau professeur de Potions. Severus se souvient parfaitement de son domaine, même s'il ne se souvient pas des élèves qui l'entourent. On passera ces deux jours à tenter de rappeler à Severus les coutumes de Poudlard. Miss Granger, Harry et M. Weasley, je compte sur vous.
- Mais Professeur ! protesta Hermione.
- Je suis sûr que vous vous acquitterez parfaitement de cette tâche.
Albus Dumbledore eut un sourire amusé et sortit. Hermione était excédée.
- C'est toujours comme ça ! Je vais finir par lui faire avaler sa barbe, et qu'il s'étouffe avec !
Qu'en pensez-vous ? L'intrigue se dessine doucement, et l'amnésie de Sevie-chou ne va pas en s'améliorant ! Pas de RAR cette fois-ci, mais le titre du chap 6 : La reprise des cours !!! Bisous à tous !
