disclamer: toujours rien à moi!

voilà donc un nouveau chapitre de cette fic, j'espère qu'il vous plaira!

2

Amour impossible

Contrairement aux étés précédents, cette fois Harry n'avait pas le temps de s'ennuyer. Entre le déménagement des Dursley et les recherches qu'il accomplissait(dans le plus grand secret), il n'avait pas grand temps pour penser aux tristes événements des dernières semaines. La seule pensée qui l'habitait tout le temps était celle qu'il ferait tout pour accomplir sa «mission», si l'on pouvait l'appeler comme tel. Il ne cessait de se répéter les choses que lui avait avouer Dumbledore quelques temps avant sa triste mort.

Harry referma le vieux livre poussiéreux qu'il était en train de feuilleter, cherchant presque désespéramment quelque chose qui pourrait le mettre sur la voie. Mais ce livre comme tant d'autres avant lui ne contenait rien qui puisse l'aider d'une quelconque manière.

Soupirant et bougonnant contre lui-même d'avoir gaspillé du temps pour de telles inutilités, Harry referma furieusement le livre et le mit sur la pile des livres ne renfermant rien de bien intéressant, qui avait déjà une taille déjà bien imposante. Les livres qu'il avait fait venir de Grimauld Place, grâce à Kreattur.

Autant la maison des Dursley avait été propre et ordonnée auparavant, autant maintenant elle était en chantier. Ils avaient décidés de s'éloigner de cette vie, et Harry les trouvait chanceux de pouvoir en faire autant. Les cartons renfermant leur objets personnels traînaient ici et là, certains même retournés. La tante Pétunia les regardaient étrangement, comme si quelque chose au fond d'elle lui dictait de tout ramassé tandis qu'une autre partie lui ordonnait de ne rien faire du tout.

«-Plus que quelques jours. Dans seulement quelques jours nous ne serons plus là.» ne cessait de lui répéter son mari, mais ces paroles ne semblèrent pas la rassurer le moins du monde. On aurait dit qu'elle allait disjoncter d'ici peu.

Il était prévu que Harry aille passer quelques temps chez les Weasley après leur départ. Pour le mariage et tout. Mrs Weasley croyait le recevoir pour l'été, mais ce n'était pas l'intention première de Harry. Il avait quelque chose de plus important à faire.

«-Toi, jappa son oncle, fais bien attention où tu mets les pieds! Si tu casses ne serait-ce que...

-Je le regretterai le restant de mes jours, oui je sais, le coupa Harry d'un air las. Mais je ne perdrai pas mon temps avec ça, mon oncle. Il insista bien sur le «mon oncle», qu'il prononça avec un regard mauvais. Son oncle semblait avoir compris le message car il ne rajouta plus un mot de la soirée. Harry ne le remarqua même pas, trop préoccupé par ses propres problèmes.

Le jour du déménagement fut assez agité, entre les protestations bruyantes de Dudley et les trucs de dernière minute à ramasser. Harry avait décidé de partir tôt le matin, avant eux. Il avait convaincu les Dursley de le laisser utiliser la cheminée (enfin ils n'avaient pas trop eu le choix). Ron lui avait envoyé une poignée de poudre de cheminette puisqu'il n'avait pas son permis de transplanage -en fait il n'avait pas l'âge requis.

Il empila ses bagages dans la cheminée, et se retourna pour faire face aux Dursley. Il n'avait jamais apprécier cette «famille» mais il ne savait pas s'il devait les revoir un jour... Il sentait qu'il devait au moins faire l'effort qu'ils se quittent en bon terme. Enfin presque...

«­-Il se peut que nous ne nous revoyons plus jamais, vous devez être content non? Il rit d'un rire amer, sans joie. Je voudrais vous dire merci, mais je ne vous pas pour quelles raisons. Pour m'avoir héberger? Vous disiez tout le temps que je n'était pas le bienvenue, vous me le faisiez sentir. Et pour m'avoir vêtu, nourris? Pff... Finalement, je ne vois aucune raison pour laquelle je devrais vous remercier. Vous êtes des êtres abjectes. Et ne vous en faites pas, vous ne me reverrez plus jamais. Ce n'est pas mon intention.»

Il finit sa tirade par un regard chargé de haine, plus disparût dans les flammes vertes qu'il venait d'allumer. Prononçant clairement «Le Terrier», Harry se volatilisa, laissant derrière lui des moldus pleins de remords.

«-Harry, mon chéri, te voilà enfin! Tout va bien? Tout de suite, Harry se sentit étreindre de tout force par les bras réconfortant d'une mère.

-Madame Weasley, je vais bien, ne vous en faîtes pas! Je suis encore en un seul morceaux pas vrai?

Elle le conduisit à la cuisine, et lui servit un immense petit déjeuner que Harry engloutit, affamé.

Bientôt, on entendit des pas dans l'escalier, et la tête rousse de Ginny apparut à l'entrée de la cuisine, l'air rayonnant.

-Harry, tu es là! Et elle se jeta dans ses bras, lui témoignant de combien elle s'était ennuyé de lui ces deux semaines.

-Ginny! Il n'avait pas le courage de lui dire qu'ils ne devaient pas. En fait, ces mots sonnaient toujours bizarres à ses oreilles, ils sonnaient faux et il le savait.

-Viens, suis-moi au jardin. Elle l'entraîna derrière la maison, où un froid glacial régnait, et ce malgré le magnifique soleil d'été qui brillait.

Ils restèrent assis côte à côte de longues minutes, chacun n'osant brisé un si beau moment. Mais hélas comme tout à une fin, Harry se décida à parler.

-On ne doit plus... Enfin tu vois... Personne ne doit plus nous surprendre, tu comprends? On ne doit plus se laisser aller...

-Oui, bien sûr, je comprends... Mais c'est tellement dur! Je croyais que je pourrais supporter le choc, mais maintenant...

Harry la serra contre lui, malheureux de ce qu'il était obligé de faire. Il ne voulait pas la perdre mais il savait que s'ils continuaient à sortir ensemble, il la perdrait de toute façon.

-Le mariage est après-demain. Maman t'as préparé une robe. Et elle ne rajouta rien.

Quelques instants plus tard, quelque chose les sortirent de ce moment magique, et ils se séparèrent, mine de rien.

-Harry, mon vieux! Je viens de recevoir la date pour le permis! C'est le 3 août, et j'ai déjà donné nos noms! Et cette fois ce ne sera pas un demi sourcil qui va m'empêcher d'empocher le permis!

Hermionne arriva le lendemain au terrier, enjouée pour le mariage. Quoiqu'elle n'aime pas Fleur, Hermionne trouvait tout cela très romantique, et lorsqu'elle y pensait le sourire venait tout seul au visage!

-Ah les filles! Je ne vois pas pourquoi vous aimez le mariage, ce n'est qu'une chose superficielle que toutes les femmes veulent vivre pour être le centre d'attention! Ron semblait exaspérer en disant ces paroles.

Hermionne lui jeta un regard où se mêlaient indignation et un autre sentiment indéterminable, puis se leva et sortit de la pièce. Ginny jeta un regard noir à son frère puis alla la rejoindre. On entendit des pas dans l'escalier puis ensuite une porte qui se fermait.

-Quoi? Qu'est-ce que j'ai dit, encore?

Harry ne trouva rien à répondre, alors il préféra se taire. Madame Weasley répondit à sa place.

-Ron, mon chéri, tu manques vraiment de tact.

-Mais... Quoi? J'ai beaucoup de tact, c'est elle qui s'offense toujours pour un rien! Moi je n'ai rien fait!

-Oui, oui c'est ça mon chéri, dit-elle d'un air distrait. Ron soupira furieusement et s'en alla dans sa chambre. Harry préféra ne pas le suivre, mais plutôt d'aider les autres à tout préparer pour demain, puisque le mariage se passerait ici même...