Bonjour à tous !

Merci à vous de continuer à suivre l'histoire, c'est assez encourageant, et les reviews me font chaud au cœur !

Aujourd'hui on se retrouve avec un chapitre placé sous le signe du questionnement.

J'espère que vous apprécierez encore une fois !


Quand elles entrèrent dans ce qui servait à l'heure actuelle de salle de commandement à Alicia et à ses conseillers au sein de la Coalition, Clarke et Madi purent découvrir une pièce assez vaste, certainement ce qui devait être une salle de réunion avant que le monde ne change complètement, et que l'usine était toujours en activité. Une grande table en bois ainsi que des sièges en cuirs étaient au centre de la pièce et plusieurs personnes étaient déjà assises autour de celle-ci. Elles purent reconnaître plusieurs visages qu'elles avaient déjà vus depuis leur arrivée un moment plus tôt au sein du complexe.

Alicia se dirigea la première d'elles trois avec un pas assuré vers l'une des deux extrémités de la table et fit signe à Madi et Clarke de s'asseoir près d'elle, à ses côtés.

— Bonjour à ceux que je n'ai pas encore eu l'occasion de voir depuis que je suis de retour ici. Contente de te voir en forme et sans gueule de bois, Victor. Merci d'être ici, leur dit la dirigeante à tous. J'ai n'ai appris que quand je suis arrivée pour l'attaque, il va falloir qu'on en discute. Mais dans un premier temps, laissez-moi vous présenter Clarke et Madi Griffin, dit-elle en les montrant à leur tour de la main. Elles resteront avec nous au sein de la Coalition pour l'instant. Sachez qu'elles ont toutes deux mon entière confiance, et qu'elles devront être traitées comme chacun d'entre vous l'est.

Alicia fit les présentations avec toutes les personnes présentes, puis leur raconta l'arrivée de Clarke et Madi dans ce monde, aidé de ces dernières à certains moments, mais elle ne raconta pas ce qui avait pu se passer avant leur arrivée. Cela ne regardait absolument pas ses amis, du moins, pas pour l'instant. Le moment des questions viendrait, et à ce moment-là elle verrait avec Clarke et les siens si elle devrait répondre ou non.

— Maintenant que cette partie est terminée, reprit Alicia, il faut qu'on parle de ce qui s'est passé pendant mon absence de l'usine.

— Il semble que l'on t'ait dit tout ce qu'on savait à l'heure actuelle, Alicia, lui répondit Morgan.

— Je le sais bien, répondit-elle à l'homme basané. Mais il va falloir qu'on prenne des décisions, notamment pour notre sécurité. Dans un premier temps, je veux qu'une équipe parte au camp de Clarke au sud pour leur amener de la nourriture et des vivres, ils n'en ont que pour deux ou trois jours au mieux.

— Ce n'est pas un peu dangereux Alicia ? Lui demanda Luciana.

— Ça pourrait, mais je ne pense pas que ce soit pire qu'en temps normal. Les attaques ont eu lieu complètement à l'opposé, et même assez loin d'ici. John, dit-elle au cowboy, dès que nous aurons fini, je veux que tu prépares une équipe de quelques personnes pour se rendre à l'Eligius. Clarke, penses-tu que l'un des tiens pourrait les accompagner ?

— Oui, bien sûr, répondit la blonde avec un sourire. Je pense que Miller sera d'accord pour y retourner. Maintenant que j'y pense, vous avez un médecin ici ? Parce que ça pourrait être utile pour le blessé, voir les autres s'il y a des cas particuliers.

— Non, répondit tout de suite June avec un soupir. Je fais ce que je peux pour l'instant, mais je ne suis pas médecin. J'étais infirmière.

— Effectivement, ça serait utile, tu penses à faire venir ta mère ici ? demanda Alicia à la plus vieille des Griffin de la pièce.

La blonde acquiesça aux dires de la brune avant de reprendre la parole dans ce sens.

— Oui, je pense que si vous n'avez pas eu de médecins depuis longtemps, ça pourrait être une bonne idée. De plus, elle est chirurgienne. Je peux aider aussi, mais il serait bien d'avoir quelqu'un qui sache exactement quoi faire dans tous les cas. Et elle pourrait peut-être même former June sur certaines choses ? finit-elle en regardant l'autre blonde. Si ça te convient bien sûr, June.

— Ça me paraît être une excellente idée, déclara Luciana enthousiaste, après que June ait donné son accord total à la nouvelle venue dans l'usine. Mais un médecin ne va pas manquer à votre base ? Surtout avec tous les blessés.

— Non, répondit Clarke, il restera Jackson, que ma mère a formé des années durant. Nathan ne reviendra peut-être pas du coup, puisqu'ils sont tous les deux ensemble.

— Alors j'imagine que la décision est prise, on va demander à ta mère de venir, Déclara Alicia. Par contre, il va falloir s'organiser au cas où nous serions attaqués ici. Je veux qu'on puisse tenir un siège s'il le faut. Althéa, nous allons avoir besoin de savoir exactement ce que nous avons et ce dont nous avons besoin.

— Aucun problème Alicia, je m'en occupe dès qu'on a fini, répondit-elle avec un sourire.

— Bien. Morgan, de ton côté, tu vas préparer avec l'aide de John un groupe en partance pour l'Eligius avec ce qu'on peut leur apporter, ne lésinez pas sur les moyens. Et vous allez aussi envoyer des groupes pour récupérer tout ce dont nous pourrions avoir besoin, après le récap' d'Al'. Luci, tu vas vérifier que la sécurité soit toujours bien en place, avec l'aide de Victor.

Ils continuèrent de parler un moment, de choses et d'autres, puis Alicia mit fin à la réunion. La nuit commença à tomber et ils commencèrent tous à se séparer.

— Charlie, si tu veux tu peux faire visiter Madi et lui présenter les autres jeunes demain ? proposa June. Si Clarke est d'accord bien sûr !

— Je pense que de toute façon, je n'ai pas trop le choix ! répondit la Griffin en ricanant. Madi est quelque peu… têtue, quand elle le veut.

— Ah, et bien ça leur fait déjà un point commun alors ! s'exclama John avec un sourire, pendant que les deux jeunes filles s'étaient mises à l'écart pour discuter un peu.

— Eh Alicia ! On mange ensemble ce soir ? lui demanda la journaliste avec un grand sourire. Tu viens dans ma chambre ?

— Euh… Non merci, Al', je vais manger avec Clarke et Madi ce soir, un peu de calme ne me fera pas de mal après ces deux jours, répondit-elle malgré tout avec un petit sourire afin de ne pas vexer son amie.

Elle se devait vraiment d'être claire avec Althéa, même si elles avaient déjà parlé. La jeune femme face à elle se faisait vraisemblablement encore de faux espoirs.

De son côté quant à elle, Clarke essaya de garder au maximum son calme quand elle entendit la proposition de la brune aux cheveux courts. Elle se calma quand elle entendit la réponse Alicia à la jeune fille. La blonde devait vraiment se reprendre… Ce n'était pas Lexa ! Elle n'avait strictement pas son mot à dire, même pas à penser, sur ce que la jeune femme pouvait faire, et avec qui.

Ils finirent tous par se séparer, Alicia se rendant dans ses quartiers suivie des deux nouvelles arrivantes. Elles mangèrent toutes les trois ensemble dans la bonne humeur, puis Madi décida d'aller se coucher en première, se disant fatiguée, laissant les deux jeunes femmes seules un moment dans le canapé au salon.

— Tu sais, j'ai un peu essayé de réfléchir… commença Clarke. Avec ce que je sais et ce que tu m'as raconté, sur ici. La situation me semble peut-être un peu… très légèrement, plus claire.

— Alors là, si tu comprends quelque chose à ce bordel, répondit Alicia en riant, avec un sourire.

— Non, non, sans rire ! répondit Clarke avec sérieux, avec malgré tout un léger sourire sur les lèvres. Je suis née en 2131 et…

— Oh mon Dieu ! la coupa la brune en riant une nouvelle fois. Ça veut dire que je suis beaucoup plus vieille que toi de ton point de vue !

— Mais… Tu vas enfin arrêter de me couper ! répondit Clarke sur le même ton, en lui tapant gentiment l'épaule. Pour ce qui est de mon point de vue, ne t'inquiète pas, même avec plus d'un siècle de plus que moi, tu restes malgré tout magnifique, finit-elle, tandis que la brune rougit et qu'elle se fustigea intérieurement et en fit de même après avoir réalisé ce qui venait de lui échapper.

Quelques secondes de silence passèrent où une mouche aurait pu être entendue.

— Enfin bon, reprit Clarke, ce que je veux dire c'est que j'ai 24 ans. Nous avons donc quitté notre monde approximativement en 2155. Et la cryogénie a duré environ 125 ans. Donc, j'ai l'impression que nous sommes comme revenu dans le temps d'environ la même durée. Et j'y réfléchis, mais dans mon monde, les bombes ont éclaté en 2052.

— Donc pas encore chez nous… déclara Alicia. Et vu la situation, je pense que ça n'arrivera jamais ici.

— Oui, et plus j'y réfléchis et plus je pense que le déclenchement de l'épidémie a empêché ce qui aurait dû arriver dans le futur chez nous.

— Donc, déclara Alicia en soufflant, en gros, comme on dit, c'était soit la peste, soit le choléra…

— C'est à peu près ça… Mais si ça te rassure, je peux t'assurer que de mon côté ce n'était pas vraiment mieux… Sur ce, je pense que je vais aller rejoindre Madi. Bonne nuit, Alicia, et merci pour tout, dit-elle avec un fin sourire en se relevant en regardant la brune.

— Bonne nuit, Clarke, lui répondit Alicia en se levant à son tour, se retrouvant assez proche de la blonde, le regard fixé sur elle.

Clarke se retourna rapidement, fuyant les larmes aux yeux, menaçant de couler à n'importe quel moment. Ayant eu une impression de déjà-vu, la scène s'étant déjà déroulée pour elle dans le passé, presque mot pour mot. Alicia ne comprit quant à elle pas du tout la fuite de la jeune étrangère et se rendit dans sa chambre étonnée, mais voulant vraiment se reposer.

Quand Clarke eu fermé la porte de la chambre qu'elle occupait avec sa fille, cette dernière dormant, elle ne put s'empêcher de laisser échapper un sanglot étouffé. Peu importe le temps qui était passé, ses souvenirs de Lexa étaient restés intacts. Et voir Alicia devant elle quasiment dans la même situation que ce qu'elle avait vécu avec l'ancienne Commandante lui donna un espoir fou, auquel elle savait malgré tout qu'elle ne devait absolument pas se raccrocher.

Se calmant peu à peu, elle décida finalement de se coucher, n'ayant pas fait attention à Madi tournée face au mur les yeux grands ouverts et en pleine réflexion.

Le lendemain, la plus jeune se leva très tôt, les deux jeunes femmes étant toujours endormies dans leurs chambres. Ce qu'elle avait vu depuis son arrivée et l'état de Clarke hier quand elle était venue se coucher avait suffi à la conforter encore plus dans sa décision qu'elle ne l'était déjà auparavant.

Elle s'installa donc confortablement dans un des fauteuils et essaya d'entrer dans un état de méditation, comme le lui avait appris Gaïa, faisant corps avec la Fleim. Pendant quelques minutes, rien ne se passa, et elle crut que rien n'allait arriver du tout. Après quelques minutes de plus sans que rien ne se passe, et au moment où elle avait décidé d'abandonner pour cette fois, elle se retrouva dans une grande salle assise autour d'une immense table, où d'autres personnes étaient également assises.

— Bonjour Madi, dit avec un sourire celle qu'elle reconnut comme la première Heda, Bekka Pramheda.

Après des présentations rapides, et un peu de temps pour que Madi puisse avoir le temps de s'habituer à la situation et de ne plus être choquée de pouvoir directement parler aux Anciens Commandants, la jeune fille leur raconta la situation, du moment de la mort de Lexa jusqu'à son Ascension, puis de leur départ de la Terre jusqu'à leur arrivée sur celle-ci.

Elle leur raconta également la situation actuelle, ce qu'ils avaient découvert dans ce monde et ce qu'il s'y passait. Elle leur demanda s'ils connaissaient l'existence de sosies, en tous points identiques à l'original. Ils ne semblaient pas pouvoir lui apporter de réponse ou avoir une quelconque connaissance d'une situation pareille.

Elle posa finalement la question pour laquelle elle était ici, dans le palais mental au sein la Flamme : où était son prédécesseur ? Où était donc Lexa, la seule Commandante à avoir pu réunir les Douze Clans ?

Ils ne surent absolument pas quoi lui répondre, s'échangeant tous des regards interrogateurs. Pour eux, elle avait disparu depuis peu de temps, à peu près depuis que Madi s'était réveillée de la cryogénie. D'un seul coup, de manière soudaine. Ils s'en étaient beaucoup inquiétés dans un premier temps, mais ne sachant quoi faire et n'ayant trouvé aucune explication probable, ils s'étaient résolus et ils avaient finalement accepté son absence.

Alors Madi leur expliqua la raison de ses questionnements sur les doubles et sosies. Ce qu'elle pensait et son ressenti aux vues de la situation. La ressemblance frappante d'Alicia avec Lexa, physiquement, mais également dans son comportement de ce qu'elle avait pu voir, la disparition de la Heda au moment où elle s'était réveillée proche de ce monde ou se trouvait la copie de la Commandante.

Peut-être que la jeune femme brune s'était réincarnée dans un sosie ? Ou le sosie avait-il toujours été Lexa, mais son esprit n'en avait pour une raison inconnue toujours pas conscience ?

Les Anciens trouvèrent que son explication pouvait être probable. Ils lui dirent d'attendre et de continuer à observer la jeune fille et ses réactions, puis de les recontacter un peu plus tard. Entre temps, de leur côté ils allaient réfléchir aux nouvelles informations en leur connaissance, et à une manière de rétablir la situation si c'était possible.

C'est ainsi que Madi quitta doucement le monde de la Flamme, afin de revenir dans le sien. Quand ce fut le cas et qu'elle ouvrit les yeux, Alicia était face à elle, un gobelet de café dans les mains.

— Ça va, Madi ? lui demanda-t-elle doucement avec une petite inquiétude.

— Oui, oui, répondit la jeune fille avec un grand sourire, bien que fatiguée. J'étais dans une séance de méditation.

— Ah. Bon, si ça va c'est parfait. J'ai eu un peu peur de ce qui aurait pu se passer si je t'avais dérangé, et j'ai préféré laisser Clarke dormir encore un peu. Qu'est-ce que tu veux comme petit-déjeuner ?

— Rien pour l'instant, merci ! lui répondit Madi. J'ai promis hier après la réunion à Charlie de la rejoindre pour le prendre avec elle ! D'ailleurs, je vais y aller tout de suite, sinon je vais arriver en retard. Tu devrais aller réveiller Clarke !

Avec un dernier regard vers Alicia qui était assez surprise, la jeune fille sortie rapidement afin de se rendre dans le couloir, en direction de ce qui faisait office à tous de réfectoire.