Bonjour à tous !

Tout d'abord, je sais que je vous malmène légèrement et ça va durer encore un petit moment. (Ne m'en voulez pas!)

Il faut comprendre que des deux côtés la situation n'est pas des plus simple, même si les raisons sont différentes.

Mais ! Ne vous en faites pas, en général, je préfère quand tout se fini bien !

Merci encore une fois à vous tous de continuer de suivre l'histoire, et particulièrement aux personnes qui prennent un peu plus de temps pour laisser une petite review ! :) Je suis à plus de 9000 views et je n'aurais jamais pensé ça possible !

Je suis aussi très contente si je donne envie à certains d'entre vous de regarder Fear, la série en vaut le coup ! (Mais attention, comme je commence après la S4, vous risquez d'être spoilé...)


Alicia et Althéa avaient passé les heures précédentes à fouiller différents magasins afin de récupérer tout ce qui pouvait l'être et qui leur serait utile. Elles s'étaient notamment arrêtées dans différents magasins d'électroniques, où elles avaient récupéré ce que Raven avait demandé à Alicia, dont elle avait besoin.

Dans un premier temps, la jeune brune avait voulu attendre que la situation se calme pour monter une expédition et se mettre à la recherche des composants, mais un besoin viscéral de quitter sur le champ la Coalition pendant un petit moment s'était fait ressentir.

Elle aurait plutôt préféré le faire seule d'ailleurs, mais il fallait reconnaître qu'Althéa lui avait été assez utile jusqu'à présent. Et la jeune Clark était finalement contente de passer du temps avec son amie, qu'elle devait admettre avoir quelque peu délaissée depuis l'arrivée de l'Eligius sur leur Terre.

C'est comme ça qu'elles se retrouvèrent toutes les deux dans le pick-up avec une dizaine de panneaux solaires à l'arrière ainsi que divers câbles, batteries et autres composants.

— Al', tu as trouvé quelque chose d'intéressant dans les environs ? demanda la dirigeante à la journaliste.

— Non, lui répondit la brune aux cheveux courts, en regardant une nouvelle fois la carte qu'elle avait dans les mains.

— Bien, de toute façon nous avons bien rempli le pick-up, même bien plus que je ne pensais pouvoir le faire en partant de l'usine, Reprit Alicia. Le soleil ne va pas tarder à tomber, on devrait se mettre à la recherche d'un endroit où passer la nuit.

Sa compagne de voyage lui donnant son accord, elles se mirent donc toutes deux à la recherche d'un coin tranquille où elles pourraient passer la nuit tout en ayant un certain minimum de sécurité.

Elles finirent donc par s'arrêter un peu plus loin dans une sorte de quartier résidentiel, qui ne semblait pas être pas trop grand. Il devait y avoir moins d'une dizaine de maisons entourées de grilles et le grand portail dans l'allée principale était ouvert.

— On va aller voir ici si c'est bon, déclara Alicia en se garant à côté de l'une des maisons, de manière à pouvoir s'enfuir rapidement au besoin. Mais reste sur tes gardes, Al'. On ne sait pas ce qui peut nous attendre à l'intérieur.

Elles sortirent toutes les deux de la voiture, armes en main, avant de se diriger vers la porte la plus proche qu'Alicia ouvrit doucement. Cette dernière entra dans la maison en faisant signe à l'autre brune de l'attendre à l'extérieur, son poignard dans une main, une lampe de poche dans l'autre.

Elle tapa contre le mur avec le manche de son poignard pour attirer les rôdeurs qui pourraient éventuellement être dans la maison. Et ça ne loupa pas, à peine quelques secondes plus tard elle entendit plusieurs râles provenant des rôdeurs, qui s'approchèrent de sa position. Elle fit donc signe à Althéa de rester dehors, et elle-même se recula sur le seuil de la porte.

Alicia put voir quatre cadavres marchands venant d'une porte située directement face à elle, de l'autre côté du couloir de la maison. Elle les laissa s'approcher d'elles, et si tôt qu'elles eurent passé la porte, elles les mirent à terre un à un.

— OK, au moins ça s'est fait, déclara la dirigeante de la Coalition. On va aller voir s'il en reste dans la maison, mais si ce n'est pas le cas je pense qu'on pourrait peut-être rester ici pour cette nuit.

Elles firent donc le tour du rez-de-chaussée, ne voyant a priori aucune menace se profiler à l'horizon. Toutes les deux montèrent à l'étage et fouillèrent de la même manière, se séparant pour cette fois en se répartissant la surface puisqu'il ne restait plus beaucoup de surface à couvrir.

Alicia était en train de fouiller l'une des chambres quand elle entendit tout d'un coup une musique assez forte provenant de l'intérieur de la maison se mettre en marche, et elle se mit donc à courir le plus rapidement possible en direction de la source du son.

— Putain de merde ! Cria Althéa tout en essayant de couper le son, qui semblait provenir d'une vieille stéréo.

— Althéa ! Ça va ? demanda-t-elle à la brune en la voyant paniquer en essayant d'éteindre le plus rapidement possible ce qui avait provoqué ce raffut.

— Ça ira mieux quand j'aurai réussi à éteindre ce truc ! déclara la plus vieille en essayant toujours en vain d'éteindre l'appareil.

Elles entendirent soudain un grand fracas provenant de l'extérieur de la maison où elles se trouvaient, comme si quelque chose d'assez lourd était tombé. Alicia s'approcha rapidement de l'une des fenêtres et observa ce qui se passait à l'extérieur.

— Merde… jura-t-elle entre ses dents en voyant la porte de la maison juste en face d'elle à terre et un grand nombre de rôdeurs la traversant. De là où elle se trouvait elle ne pouvait pas les compter, mais il été certain qu'ils devaient être au moins une quinzaine à l'heure actuelle et les morts continuaient d'affluer un par un.

Elle se déplaça vers une autre fenêtre afin d'avoir une meilleure vue de la situation. De sa nouvelle position, elle pouvait voir une petite horde de rôdeurs se diriger vers la maison dans laquelle elle se trouvait actuellement avec Althéa. Et pour le coup, c'était en plus de ceux qu'elle avait pu voir sortir de l'autre maison.

— Al', il faut y aller tout de suite ! ordonna-t-elle à la brune aux cheveux courts qui venait enfin de réussir à faire taire l'appareil, en la prenant par le bras. Ils sont beaucoup trop pour qu'on puisse les affronter seulement à deux.

— Qu'est-ce que tu… commença son amie en s'approchant à son tour rapidement de la fenêtre que venait de libérer Alicia, voyant l'étendue de la situation par elle-même et comprenant.

Avant qu'elle ne puisse dire ou faire quoi que ce soit d'autre, elle fut tirée et même presque traînée vers la porte d'entrée par la plus jeune.

— Il faut y aller tout de suite ! déclara précipitamment la jeune Clark en voyant les rôdeurs se rapprocher de plus en plus d'elles. Si l'on se bouge, on peut atteindre le pick-up et se barrer.

À la fin de sa phrase, les deux jeunes femmes échangèrent rapidement un regard en se comprenant, avant de se mettre à courir le plus vite possible vers le véhicule. Si elles ne pouvaient pas atteindre le pick-up, les conséquences seraient certainement désastreuses. Elles auraient très peu de chances de s'en tirer indemnes.

Dans la précipitation qui leur était imposée par la situation pour avoir une chance de survivre, Althéa ne fut pas en mesure de voir l'objet au sol qui la fit trébucher et lourdement tomber au sol, sans qu'elle ne puisse s'y attendre.

— Althéa ! cria la plus jeune en se retournant, voyant la journaliste à terre et les rôdeurs se rapprocher dangereusement de son amie encore allongée sur le bitume.

— Vas-t'en, Alicia ! lui cria-t-elle en se relevant le plus rapidement possible et en prenant son poignard dans ses mains, les morts étant très proches d'elle.

— Tu peux rêver ! lui répondit la jeune femme qui n'avait pas attendu la phrase de son amie pour faire demi-tour et se mettre à courir dans sa direction.

Quand Alicia arriva près de la journaliste, la plus jeune se jeta dans la mêlée et commença à mettre à terre les morts les plus proches avec ses poignards, avec l'aide d'Althéa qui avait finalement pu se relever. Mais elles ne pourraient pas s'occuper de tous les morts, ils étaient bien trop nombreux, même pour elles. Alors la jeune dirigeante sortit rapidement son pistolet et fit feu où elle le pouvait.

— On va reculer vers le pick-up en leur tirant dessus, déclara la dernière des Clark, tout en reculant brusquement pour éviter d'être mordue par un rôdeur qui s'était dangereusement approché d'elle.

Son amie suivit ses directives et commença à reculer en direction du véhicule, tout en tirant comme cela avait été décidé. Arrivée au pick-up, Alicia récupéra rapidement un M-16 avant de se remettre en position pour faire feu vers les morts avec le fusil.

— Entre dans le pick-up par la porte-conducteur et mets tout de suite le moteur en route ! ordonna-t-elle à la journaliste.

Cette dernière ouvrit rapidement la portière du côté conducteur comme le lui avait demandé Alicia, avant de rapidement mettre le contact et de se positionner sur le siège passager.

De son côté, la dirigeante de la Coalition continuait de maintenir le plus possible à distance les morts, tout en se rapprochant elle aussi du véhicule. Elle finit par y entrer et faire démarrer le pick-up en trombe après avoir jeté le M-16 sur le siège à côté d'elle.

— Tu vas bien, Al' ? demanda-t-elle en continuant de conduire le plus loin possible de la horde. Ce n'est pas passé loin cette fois…

Quand son amie lui confirma qu'elle allait bien, la conductrice se reconcentra sur la route tout en gardant le silence et conduisit un moment, cherchant un nouvel abri potentiel pour la nuit après avoir pris le temps d'être certaine d'avoir fui la horde.

— Je crois bien que l'on va devoir dormir dans le pick-up… déclara la plus jeune avec un soupir las en regardant son amie, après avoir cherché jusqu'à la tombée de la nuit quelque chose d'acceptable, en vain.

— Mieux vaut ça, que d'encore se retrouver piégées et d'y rester… répondit Althéa en pouffant légèrement de rire, ce qui fit sourire l'autre brune.

— Vu comme ça… répondit Alicia avec un sourire en coin. L'avantage, c'est que d'ici au moins on peut voir les alentours.

La plus jeune regarda par sa fenêtre, elles s'étaient stationnées au beau milieu d'un champ et elles avaient donc effectivement une vue parfaite sur ce qui les entourait et elles pourraient voir arriver la menace d'assez loin.

— Alicia… l'appela doucement la brune aux cheveux courts. Merci, tu m'as encore une fois sauvé la vie…

Quand elle se retourna vers son amie pour lui dire qu'il n'était pas nécessaire de la remercier, qu'elle l'aurait fait dans tous les cas, la jeune femme se rendit compte que la journaliste était beaucoup plus proche d'elle que ce qui été nécessaire.

Sans qu'elle n'ait pu faire ou même dire quoi que ce soit, Althéa se rapprocha d'elle et à ce moment-là Alicia comprit enfin qu'elle cherchait à l'embrasser.

Pendant un dixième de seconde, elle ne sut que faire, puis finalement elle se recula brusquement contre la portière, tout en mettant délicatement l'une de ses mains sur l'épaule de son amie, pour la tenir éloignée d'elle.

— Non, Althéa, déclara-t-elle doucement, mais fermement, en regardant la brune droit dans les yeux.

Cette dernière se recula finalement à son tour et se laissa tomber contre son siège avec un soupir, tout en fermant les yeux.

— C'est à cause de Clarke ? lui demanda-t-elle finalement avec tristesse après quelques instants.

— Non, Al', répondit tout de suite Alicia à sa question. Regarde-moi, s'il te plaît, ajouta-t-elle. On en a déjà parlé, bien avant que Clarke ne rentre dans la balance. Je ne pourrais jamais te voir autrement que mon amie, une très bonne amie. Ce n'est pas possible nous deux, pas comme ça. Et je tiens vraiment à ce que tu le comprennes, je ne veux pas que tu te fasses d'illusions et de faux espoirs. Cela n'a strictement rien à voir avec Clarke.

— Alicia, commença l'autre brune avec un rire nerveux, je crois tout ce que tu viens de me dire et je te promets que je ferais des efforts. Mais s'il te plaît, ne me mens pas, et surtout, ne te mens pas à toi-même.

— Qu'est-ce que tu veux dire ? lui demanda-t-elle en fronçant les sourcils tout en gardant son regard vert encré dans celui de la plus âgée.

— Je veux dire que tu ne peux pas nier comme ça que Clarke ne t'attire pas. Ça se voit Alicia, vraiment. Victor l'a vu aussi, on en a parlé… Depuis qu'elle est là, tu ne peux pas t'empêcher de passer du temps avec elle. Et je peux te parier qu'elle est aussi attirée par toi, vu comme elle agit.

Alicia se mit à rire jaune en regardant la femme en face d'elle, avant de finalement détourner rapidement le regard et de baisser les yeux sur le volant, mais Althéa put apercevoir un voile de tristesse passer devant son regard.

— La question ne se pose même pas, Al'… C'est plus compliqué que ça en a l'air…

— Pourquoi ça le serait ?

— Tout simplement parce qu'a priori je ressemble à leur ancienne dirigeante…

— Oui, j'ai pu voir ça, vu comment ils semblent tous te vénérer… Mais je ne vois pas pourquoi il y aurait un problème avec Clarke, fini la journaliste.

— Clarke était avec elle, leur dirigeante. Elle était amoureuse d'elle et elle l'est encore. Elle ne voit en moi que le reflet de Lexa. Et j'ai simplement l'impression de profiter de ça, de profiter d'elle. Il s'est passé quelque chose entre nous, si tu veux tout savoir… Mais ça ne pourra mener à rien du tout, rien de bon en tout cas, que ce soit pour moi ou même pour elle… Il se trouve que la seule personne pour qui je ressens quelque chose dans ce monde est probablement la seule personne avec qui il ne pourra jamais rien se passer de plus… fini Alicia avec une voix quelque peu brisée.

— Pourtant, j'ai l'impression que quand elle te regarde c'est toi qu'elle voit. Alicia Clarke, la dirigeante de la Coalition.

— C'est bien le problème… J'ai vu des dessins de Lexa, et je peux t'assurer que ça m'a presque fait flipper de voir à quel point elle me ressemble. Et en plus du physique, a priori tout ce que je fais, tout en moi lui fait penser à Lexa… Peut-être qu'effectivement elle me voit moi, mais indirectement elle voit aussi Lexa…

Un moment passa entre elles dans le silence le plus complet, avant que la plus jeune des deux ne reprenne finalement la parole après un soupir.

— Repose-toi, Al. Je vais m'occuper du premier tour de garde, dit-elle en sortant du pick-up le fusil en main pour faire un tour.

La nuit se passa tranquillement et sans problème, dans le calme le plus total. Au levé du jour, elles reprirent dès que possible la route afin de rejoindre la Coalition, où les gardes en poste à ce moment-là les laissèrent passer les portes sans aucun problème. Elles sortirent toutes les deux du véhicule en récupérant leurs affaires, avant qu'Alicia ne sorte son talkie-walkie.

— Raven ? Est-ce que tu m'entends ? demanda-t-elle dans l'appareil après l'avoir remis en marche.

— Oui, Alicia ! lui répondit l'Hispanique de l'autre bout du combiné.

— Tu es où ? J'ai quelques cadeaux pour toi qui t'attendent dehors, ajouta la Clark.

— J'arrive, je suis là ! Je vous vois ! s'exclama la mécano avant que la communication ne soit coupée.

— Tu as du matériel dans le pick-up, annonça Alicia quand Raven fut face à elle à peine quelques instants plus tard. Tiens les clés, ça sera plus facile que de tout transporter à la main.

Après avoir regardé un moment avec un léger sourire en coin Raven s'extasier sur ce qu'elle et Althéa lui avaient ramené, elle décida de se rendre dans sa chambre pour prendre un peu de temps afin de se laver et de se reposer un peu. Elle se dirigea tout de suite dans la salle de bain et quand elle en sortit, Clarke était sur le canapé.

— Contente de voir que tu vas bien… déclara la blonde sur un ton neutre après lui avoir jeté un rapide coup d'œil.

— Oui, lui répondit la brune sur un ton froid en se dirigeant vers sa chambre qui était un peu plus loin, toujours énervée parce qu'elle était certaine de ce qu'il s'était passé entre la blonde et Niylah avant qu'elle ne parte, même si c'était effectivement elle qui avait repoussé la jeune Griffin dans un premier temps.

— Alicia… commença la blonde d'un air beaucoup moins froid, ne sachant quoi dire pour commencer. S'il te plaît, on ne peut pas rester dans cette situation…

— Quelle situation, Clarke ? lui demanda durement la brune en appuyant sur son prénom.

— Cette situation ! Où l'on n'arrête pas de complètement s'ignorer et de se fuir… lui répondit-elle, agacée par le comportement de la jeune femme.

— C'est toi qui m'évites, Clarke ! rétorqua sèchement la brune.

— Je te rappelle quand même que c'est toi qui n'arrêtes pas de faire le premier pas et de finalement me repousser, Alicia ! lui répondit la blonde en criant, son énervement augmentant face à la façon dont avait parlé la dirigeante.

— Parce que c'était vraiment une raison de te jeter dans les bras de Niylah presque tout de suite après ? lui hurla Alicia sans pouvoir se retenir.

Quelques instants passèrent, dans un silence plus que tendu, la brune assez étonnée de s'être laissé emportée de cette manière, et la blonde assez choquée elle aussi, avant de finalement reprendre finalement la parole pour répondre.

— Non, ça ne l'était pas ! Bien sûr que non ! Mais tu t'imagines vraiment que je ne sais pas pourquoi tu es partie toute seule avec Althéa juste après ?! lui clama Clarke de la même manière.

— Oui, elle a essayé, c'est vrai ! Je ne peux pas te dire le contraire ! Mais je ne l'ai pas laissé faire, moi, contrairement à toi avec Niylah !

Le ton de leur échange était monté très rapidement, bien plus qu'elles n'auraient jamais pu l'imaginer. Elles étaient toutes les deux en colère, bien qu'elles le soient chacune pour des raisons différentes.

La blonde était réellement convaincue que Lexa était là, au fond de la brune et elle ne savait absolument pas quoi faire pour la faire réapparaître, et elle en avait marre qu'Alicia la repousse alors qu'elle était celle qui n'arrêtait pas de faire le premier pas. Parce que quoi qu'elle en dise, plus que le rappel constant de Lexa qu'était la jeune femme, elle s'était beaucoup attachée à elle.

La brune quant à elle n'arrivait plus à supporter la situation. Elle voulait la blonde, vraiment, mais elle savait aussi que c'était immoral et qu'elle ne devait pas.

Sous la colère de l'accusation que venait de lâcher d'Alicia, Clarke s'approcha brusquement d'elle pour la gifler. Mais au tout dernier moment, elle changea subitement d'avis. Elle ne savait pas si c'était par colère, par défi, ou quelque chose du même genre, mais elle embrassa Alicia en y mettant toute la hargne qu'elle ressentait à ce moment précis.

La brune malgré tout ce qu'elle pouvait avoir dit ou pensé précédemment, fut entraînée et ne put résister à l'assaut de la blonde face à elle. Clarke la plaqua contre la porte de sa chambre, qui était plus proche que celle de la brune, avant de l'ouvrir tout en continuant de l'embrasser fougueusement.

Elles finirent rapidement sur le lit, se laissant toutes les deux diriger pour quelques minutes par leurs émotions, en grande partie par la rage qui les habitait à cet instant précis.

— Je dois y aller, décréta Alicia quelque temps plus tard en sortant du lit et en se rhabillant rapidement, se traitant mentalement pour la énième fois de tous les noms possibles qu'elle connaissait.

— Bien sûr que tu dois y aller… lui rétorqua Clarke allongée sous les draps avec un air las, essayant de faire bonne figure malgré la tristesse qu'elle pouvait ressentir face à la situation.

— C'était vraiment la dernière fois que ça arrive, ajouta la brune. Je suis vraiment désolé, Clarke…

— Es-tu aussi désolée que les deux dernières fois où tu as dit la même chose ? demanda sèchement l'autre jeune femme.

Alicia eut un temps d'arrêt face aux paroles de la jeune blonde et tourna la tête face au mur en se pinçant les lèvres, se dégoûtant elle-même de la façon dont elle agissait avec Clarke. Ayant encore une fois l'impression d'avoir simplement profité de la jeune femme.

— Juste… Va-t'en, s'il te plaît, dit finalement la jeune Griffin d'une voix blessée après le silence qu'Alicia avait laissé en ne répondant pas à la question.

Au moment où elle allait sortir, le regard de la jeune brune se retrouva accroché à un dessin semblant assez vieux, qui lui ressemblait en tout point. Les seules différences résidaient dans la tenue qu'elle portait et le rouage sur son front. La même tenue qu'elle avait déjà vu être portée par Madi, qui lui avait dit que c'était celle de la Commandante. Mais elle se rappela également des mots de Raven au sujet des dessins de Clarke représentants Lexa. Et elle avait vraiment l'impression de se voir dessinée sur cette feuille, le même visage bien que ses traits soient un peu plus durs, les mêmes yeux verts forêt que les siens. Elle se hâta de sortir de la chambre de la blonde, sous le choc de ce qu'elle venait de voir.

À partir du moment où Alicia fut assez loin, la Griffin ne put finalement retenir plus longtemps des sanglots qu'elle essaya de garder étouffés.

De son côté, la brune laissa s'échapper de ses yeux une seule larme avec un air plus qu'hébété face à l'échange qu'elles venaient d'avoir et le dessin qu'elle avait pu voir. Pourquoi fallait-il comme elle l'avait dit à Althéa que la seule personne dans ce monde de merde pour laquelle elle était en train de développer des sentiments soit la seule personne avec laquelle elle ne pouvait moralement pas se résoudre à être ?

Elle ne pouvait pas continuer de profiter du fantôme de Lexa qui semblait toujours peser énormément sur Clarke et à qui elle avait maintenant la preuve ultime qu'elle ressemblait en tout point, au moins physiquement.