Bonjour à tous !
Je sais, nous ne sommes pas lundi. Et je suis également extrêmement en retard !
Je m'en excuse. Ces derniers temps je n'ai pas eu une seule seconde pour travailler sur l'histoire, et j'ai donc perdu peu à peu mon avance...
Je vais faire mon maximum pour reprendre le rythme de publication habituel, mais je ne peux pas encore vous promettre de chapitre pour lundi...
En tout cas, j'espère que vous avez malgré tout toujours envie de suivre l'histoire, parce que moi j'ai toujours envie de l'écrire !
J'espère que le chapitre d'aujourd'hui vous plaira.
— Je te remercie encore une fois de nous avoir accueillis de cette manière, Markus, lui dit la Commandante.
— Ne me remercie pas Heda, c'est normal. Tu es ici chez toi autant que n'importe lequel d'entre nous, lui répondit l'homme brun avec un sourire plein de bienveillance.
— Alors j'aimerais que tu m'appelles Lexa, dans ce cas-là, lui rétorqua-t-elle également avec un sourire.
Kane lui fit un signe de tête respectueux, accompagné d'un grand sourire.
— Tu as fait du bon travail ici, reprit la brune. Mais je ne veux pas t'obliger à rester éloigné d'Abby, je veux faire plus pour mon peuple. Mais je vais avoir besoin d'un peu plus de temps pour rétablir les choses…
— Je sais que tu feras ce qu'il faut, Lexa, lui dit l'homme avec un sourire doux. Ce n'est pas pour rien que tu es la Commandante. Je te dirais bien de prendre soin des Griffin pendant que je ne suis pas là, mais je sais que tu le feras quoi qu'il en soit sans que j'aie à te le demander.
La jeune femme brune lui fit un sourire, tandis que Clarke venait à ses côtés après être allé saluer quelques personnes.
— Tu es prête, ai Niron ? lui demanda la Trikru en lui prenant doucement la main.
— Oui, tout est bon, il ne me reste plus qu'à dire au revoir à Marcus, répondit-elle avec un sourire en regardant l'homme.
— Parfait, je vais vous laisser et aller tout ranger sur la moto alors, Leidon Markus « Au revoir », dit la jeune femme.
— Pas besoin, j'ai déjà tout rangé ! lui dit rapidement sa compagne avant qu'elle ne s'éloigne en allant prendre l'homme dans ses bras, faisant soupirer la brune qui lui avait dit qu'elle le ferait elle-même avant de partir.
Après les derniers au revoir, les deux jeunes femmes se remirent en selle, la Griffin prenant la direction de la Coalition. Toutes les deux ne pouvaient malgré leur certitude, ou en tout cas leur espoir que tout se passerait bien, avoir une once d'inquiétude qui les traversait. Et Lexa ne put s'empêcher de se remémorer la création de la Kongeda originelle, et les difficultés qu'elle avait eues. Mais maintenant, tout était différent, les deux groupes la connaissant bien. Il lui semblait maintenant tout de même bien plus facile de faire s'entendre les deux groupes.
Cette fois-ci, elles ne firent aucun arrêt, pressées de rentrer chez elles, malgré les tensions qu'elles savaient y régner. Quand elles arrivèrent devant le portail, Lexa fit un signe de main et l'accès leur fut ouvert. Clarke ne perdit pas de temps pour se rendre dans le garage, ralentissant à peine. Elle arrêta l'engin et toutes les deux descendirent avant d'enlever leurs casques.
— Tout va bien ? demanda la brune à sa compagne en voyant qu'elle faisait une drôle de tête.
— Oui, ne t'en fais pas Lex'. Seulement… je suis vraiment heureuse d'être rentrée, mais je préférerais que les choses soient un peu plus tranquilles…
— Moi aussi… soupira la brune. Je te promets que je vais faire le maximum et tout mon possible pour que la situation soit réglée rapidement.
— Salut ! s'exclama Raven en approchant d'elles. Vous avez fait une bonne balade ?
— On peut dire ça, lui répondit la Griffin. Nous sommes passés par le vaisseau un petit moment avant de revenir. Mais j'imagine qu'il est possible que Shaw te l'ait déjà dit !
L'Hispanique eut soudain l'air perturbée et détourna rapidement le regard.
— Raven ? lui demanda la jeune femme en fronçant les sourcils, sous la surprise.
— On va dire que depuis que je suis arrivée ici, Miles et moi nous ne nous sommes pas trop parlé… J'ai beaucoup trop à faire ici pour ça.
— Raven ! Tu peux prendre un peu de temps pour toi ! s'exclama Lexa, la réprimandant gentiment. Fais des pauses, tout de même.
— Je crois que le problème n'est pas le temps, Lex', lui dit la blonde en observant son amie qui avait encore le regard fuyant. Tu ne veux plus le voir, c'est ça ?
Le silence de la jeune pilote lui répondit à sa place, Clarke reprit donc la parole.
— Souviens-toi que nous sommes là, lui dit-elle en venant mettre sa main sur l'épaule de la brune. Mais si tu ne le lui as pas encore dit, fais-le, Raven. Ne le laisse pas espérer éternellement quelque chose qu'il ne pourra pas avoir. Parce qu'il m'a demandé de tes nouvelles hier et je pense qu'il n'a pas du tout conscience de la situation…
— Je sais… lui répondit-elle. C'est juste que je ne sais pas vraiment où je vais pour le moment…
— Sache que quoi que tu décides, on sera là pour toi Raven, lui dit Lexa très sincèrement. Et je veux aussi que tu saches que tu es d'une très grande aide ici, pour tout le monde. Et que je t'en remercie profondément.
Raven les remercia d'un grand sourire avant de repartir à ses occupations et elles sortirent donc avec toutes leurs affaires en direction de leurs appartements. Sur le chemin, elles croisèrent les personnes qu'elles saluèrent.
Lexa se laissa tomber lourdement sur le canapé après avoir posé ses affaires sur la table, mais sans pourtant perdre de sa stature.
— Déjà fatiguée ? lui demanda sa compagne en rigolant légèrement, venant prendre place à ses côtés.
— Oui, je sens que ça va être le bordel… se lamenta-t-elle.
En passant dans les couloirs, elles avaient été arrêtées plusieurs fois. La plupart des personnes les avaient salués, mais d'autres avaient été bien moins cordiales. Elles avaient pu ressentir la tension qui était complètement palpable et s'étaient toutes les deux dépêchées de rejoindre leurs quartiers.
— Ça va aller, ne t'en fait pas, lui dit la blonde. Et n'oublie surtout pas que je suis là.
— Je sais, répondit-elle avec un sourire en s'installant lourdement sur le canapé, la tête sur les cuisses de la Griffin. Tu diras à Madi de venir manger avec nous tout à l'heure.
Clarke était dans les couloirs pour rejoindre Raven, Écho, et les deux Blake dans un des salons. Lexa l'avait laissé quelques minutes auparavant, peu après leurs arrivées, pour aller s'entretenir avec Victor et Althéa afin d'essayer d'apaiser les tensions au maximum.
— Connasse ! lui lança un homme en passant très rapidement à côté d'elle.
— Génial… murmura-t-elle en soupirant, continuant son chemin.
La blonde n'avait absolument aucun doute que l'insulte lui avait bien été adressée à elle, l'homme l'ayant regardé fixement dans les yeux. Mais elle avait laissé passer sans rien dire, ne voulant pas remettre de l'huile sur le feu inutilement alors que Lexa essayait actuellement de calmer tout ça.
— Salut Clarke ! l'accueilli joyeusement la jeune Blake, quand elle entra dans son champ de vision.
— Salut, tout le monde, leur répondit la blonde avec un sourire qui ressemblait plutôt à une grimace, prenant place lourdement dans le canapé entre Octavia et Raven, Écho et Bellamy étant en face.
— Tout va bien ? lui demanda le seul homme du groupe en fronçant les sourcils, étonné du comportement de son amie.
— Ça devrait aller, ne t'inquiète pas, Bell', lui répondit la blonde. J'ai simplement l'impression que les tensions deviennent plus fortes, mais Lexa va arranger ça rapidement.
— C'est sûr qu'ils recommencent encore à nous regarder de travers… déclara Octavia.
— Clarke… Toi et Lexa savez que si c'est vraiment nécessaire… commença le brun avec un air sérieux avant d'être coupé dans sa phrase.
— Je sais Bellamy, reprit rapidement Clarke en regardant autour d'elle discrètement, pour être certaine que personne n'ait pu ou même ne puisse les entendre. Mais je suis sûre, je l'espère en tout cas, que cette fois on pourra résoudre la situation dans le calme et la paix.
Ils passèrent une bonne partie du restant de la matinée à discuter en se changeant le plus possible les idées, essayant de faire abstraction de la situation qui régnait actuellement au sein de la Coalition.
Plus tard, Clarke les quitta pour regagner ses appartements où Lexa et Madi devaient la retrouver. Et ce qu'elle avait vécu plus tôt dans la journée et avait pensé être seulement un cas isolé se révélait finalement ne pas en être un. Sur le chemin du retour, qui n'était pourtant pas très long, pas moins de trois personnes l'avaient insulté. Cette fois encore, elle avait gardé son calme et n'avait pas réagi, même si ce n'était pas l'envie qui lui en manquait.
Quand la blonde passa la porte, Lexa qui venait d'arriver put l'entendre soupirer bruyamment et se rapprocha donc d'elle.
— Qu'est-ce qu'il se passe, Clarke ? lui demanda-t-elle en s'inquiétant, la voyant assez secouée.
— Rien, tout va bien, lui répondit sa compagne avec un sourire qui sembla tout de suite faux à ses yeux.
— Clarke… Ai Niron, tu ne peux pas me mentir, tu le sais. Qu'est-ce qu'il se passe ? lui redemanda la brune en lui prenant les mains.
— Je me suis fait insulter plusieurs fois ce matin, mais ne t'en fais pas, ce n'est rien de grave, lui révéla finalement la jeune femme.
— Pardon ? rétorqua la Commandante en serrant fortement la mâchoire. Comment ça ? Qu'est-ce qu'il s'est passé ?
— Rien d'important, Lexa ! Ne te tracasse pas pour ça. Il y a plus important pour le moment.
— Non, c'est important, Klark ! déclara la jeune femme avec hargne en lui lâchant les mains pour se relever. Ils ne peuvent pas te traiter de cette manière ! Qu'ils me regardent de travers passe encore pour l'instant, je leur laisse un peu de temps, ba nou bilaik emo jomp on yu! « Mais pas qu'ils s'en prennent à toi !».
— Comment ça s'est passé, pour toi ? lui demanda la blonde dans une tentative de changer de sujet de conversation.
— Althéa et Victor m'ont semblé raisonnables, donc je pense que ça va se calmer.
— Alors c'est une bonne chose, la situation va devenir un peu plus vivable… dit la blonde.
Un peu de temps passa, où la situation stagna sans forcément s'améliorer. Il n'était pas rare que Clarke subisse encore des insultes et elle se retint avec difficulté de ne pas répliquer. Elle n'osa pas en reparler à Lexa, de peur que sa réaction ne soit pire que la dernière fois. Cette dernière se douta cependant que le problème subsistait, mais ne dit rien, respectant le silence de sa compagne. Elle fit cependant son possible pour accompagner le plus possible la blonde.
Cependant, ce jour-là Lexa avait eu une réunion de dernière minute avec ses amis, afin d'encore un peu calmer les choses. La Griffin avait de son côté convenu d'aller voir l'entrainement et d'en profiter pour discuter avec les autres. Elle était donc sur le chemin du lieu, quand elle eut une sensation désagréable, comme si on la suivait.
Elle se retourna juste à temps pour voir un homme derrière elle, une lame à la main. Elle fit donc en sorte de reculer brusquement.
— On se calme, déclara la blonde en levant les mains. Tu ne veux pas faire ça.
— Qu'est-ce que tu en sais ?! répliqua l'homme face à elle. Depuis que tu es là, tout part en vrille ! Alicia ne sait même plus qui elle est ! Alors je vais te tuer.
— Non, ne fais pas ça, dit Clarke en essayant de le calmer en le voyant se rapprocher un peu. Je t'assure que ça ne sert à rien et que tu te trompes sur tout ça. Tu ne sais pas tout.
— Que je me trompe ?! hurla l'homme, plein de haine, en brandissant son couteau dans tous les sens. J'en sais assez ! Vous êtes arrivés en vous pavanant comme si vous étiez chez vous, nous réduisant à de simples merdes alors qu'on est pour la plupart ici depuis le début de cet endroit. Et tu espèrerais que je fasse quoi ? Juste écouter, jusqu'à que vous nous obligiez tous à partir ?
— Je te le répète, nous ne sommes pas là pour ça, déclara une nouvelle fois calmement, mais fermement Clarke.
L'homme en face d'elle ne semblait pourtant absolument pas vouloir se calmer, rien de ce qu'elle disait n'avait d'effet sur lui. Il lui faisait penser à Emerson, plein de rage et totalement incapable de revenir à la raison. Et à ce moment, en ayant déjà vécu quelque chose de similaire, elle avait peur de ce qui pourrait arriver. Elle espérait de tout cœur que quelqu'un allait arriver dans le couloir et pourrait lui faire retrouver la raison et que la situation ne finisse pas dans un bain de sang.
L'homme semblait pourtant ne pas se clamer, décidant subitement de se jeter vers la blonde avec son couteau devant lui. La jeune femme l'évita de justesse, mais son assaillant ne perdit pas une seule seconde avant d'attaquer de nouveau.
Clarke ne put esquiver le coup et la lame finit par couper net dans son flanc, celle-ci lâchant un hurlement en portant la main à la blessure et en s'éloignant de l'assaillant. Dans un geste de défense, elle répliqua en mettant un coup avec son coude à l'homme qui se rapprocha et elle put entendre un craquement sinistre suivi d'un cri tandis qu'il lâcha le poignard.
— Espèce de salope, tu penses que tu es capable de me résister ? ricana-t-il néanmoins en posant sa main sur son nez cassé et dégoulinant, avant de se jeter sur elle sans plus réfléchir.
La blonde savait que si elle ne réfléchissait pas avant d'agir, elle n'en sortirait pas vainqueur, elle profita donc de l'erreur de l'homme pour le faire tomber et récupérer rapidement le couteau dans le but de le blesser en se jetant sur lui. Elle le blessa au bras, lui arrachant un cri de douleur, cependant, il lui attrapa de justesse le bras et envoya la lame valser plus loin.
En désespoir de cause, elle se jeta sur lui pour le frapper à main nue, mais il lui mit un coup de poing, lui ouvrant l'arcade, ce qui fit tituber la jeune femme avant qu'il ne la rattrape pour lui remettre un coup. Ce dernier n'atteint finalement pas sa cible, Clarke ayant fait pénétrer sa main dans la blessure dégoulinante de sang présent sur le bras de l'homme.
Il se reprit et la jeta finalement durement au sol, la tête de la blonde heurtant le sol avec force, avant de se mettre sur elle, l'empêchant de faire ne serait-ce qu'un seul mouvement. La blonde ne put donc rien faire du tout, tendit qu'elle sentait la main de son assaillant sur sa gorge se resserrer peu à peu, comme s'il voulait profiter du moment présent pour la faire souffrir le plus possible.
— Je vais te tuer, déclara-t-il lentement avec un air fou. Et après, je tuerais ta jolie petite fille. Puis on se débarrassera de vous tous.
La jeune Griffin respirait difficilement, mais l'entendre parler de Madi de cette manière lui redonna l'énergie de regarder autour d'elle pour essayer de s'en sortir, au moins peut-être le temps que quelqu'un puisse mettre fin à la folie furieuse de celui qui l'avait attaqué. Elle aperçut du coin de l'œil le poignard avec lequel l'homme l'avait attaqué non loin d'elle et tendit donc le bras vainement pour l'attraper. Elle ne savait pas si elle allait pouvoir y arriver, des points noirs commençant à danser en nombre devant ses yeux.
— Clarke ! entendit-elle hurler de peur une voix de l'autre bout du couloir, qu'elle pourrait reconnaître à n'importe quel moment, peu importe l'endroit ou la situation. Dégage de là, espèce de connard ! J'arrive, Clarke, tien bon !
Très rapidement, les points noirs se firent un peu plus présents et la jeune femme se sentit suffoquer de plus en plus. Cependant, elle était d'une certaine manière rassurée d'entendre que Lexa était présente, elle ne le laisserait pas toucher à Madi. En aucun cas, elle en était parfaitement certaine. Elle savait que la brune tuerait l'homme avant de lui laisser une seule chance de faire quoi que ce soit.
Alors, mue par un instinct de survie qu'elle ne savait plus avoir à ce moment et ne voulant pas que Lexa se puisse se mettre encore plus en porte à faux avec les habitants de la Coalition, elle attrapa difficilement le couteau avec les dernières forces restantes dont elle pouvait faire preuve. Puis d'un geste rapide et franc, elle poignarda violemment le cou de l'homme, le couteau dans sa carotide, alors qu'elle se sentait perdre pied et suffoquer de plus en plus tandis qu'il ne desserrait pas son emprise. Elle eut à peine le temps d'entendre Lexa se rapprocher d'elle en courant et hurlant son nom, avant de sombrer complètement dans l'obscurité la plus profonde.
Quand Lexa avait vu sa compagne à terre à l'autre bout du couloir et en train d'être étranglé, son sang n'avait fait qu'un tour et elle s'était mise instantanément à courir en hurlant. Elle avait pu voir la blonde suffoquer, mais trouver finalement la force de poignarder son assaillant. Mais au moment où elle arriva à la hauteur de Clarke, celle-ci ferma les yeux.
— Clarke ! s'écria Lexa en venant se mettre auprès d'elle après avoir mis un violent coup de poing en plein visage à l'homme, puis le jetant par terre loin d'elles. Regarde-moi ! Reste avec moi, reste avec moi !
Elle n'avait pas pris une seule seconde pour évaluer l'étendue des dégâts de l'homme, qui de toute façon vu le sang perdu allait mourir très rapidement.
— Althéa ! Ne reste pas planté là, bordel ! Va prévenir Abby ! s'écria la Commandante, avec angoisse, mais de manière autoritaire.
Cette dernière prit une demi-seconde pour être certaine que son amie avait suivi son ordre, avant de reporter son attention sur la blonde pour voir si elle respirait.
— Bordel, Clarke… J'ai besoin de toi, ne me lâche pas maintenant… se lamenta Lexa en ne sentant plus respirer la femme qu'elle aimait.
Quelques instants passèrent, quand tout d'un coup la Commandante entendit un raffut pas possible de l'autre côté du couloir et leva la tête. Elle soupira légèrement de soulagement en voyant arriver à ses côtés Abby et derrière elle Bellamy et Octavia.
— Vite Abby ! lui lança la Trikru avec crainte. Je crois qu'elle ne respire plus !
La chirurgienne se pencha sur sa propre fille, tout aussi inquiète que la jeune brune, mais essayant de le cacher du mieux possible en regardant l'état de Clarke.
— Elle respire encore, Lexa, même si c'est beaucoup trop faible pour être normal. Il faut la conduire tout de suite à l'infirmerie pour que je puisse améliorer son état.
Lexa complètement sous le choc se pencha vers la Griffin qui était au sol pour la porter, mais avec difficulté n'ayant pas encore retrouvé toute sa force.
— Laisse-moi faire, Lexa, lui dit Bellamy avec douceur en prenant son amie des bras de la Commandante.
Le chemin jusqu'à l'infirmerie se fit en silence et très rapidement, la dirigeante de la Coalition restant le plus proche possible de la blessée. Puis Abby fit installer Clarke dans un lit et demanda à ceux qui n'étaient pas nécessaires de partir, se mettant à l'œuvre pour soulager et sauver sa fille.
Les heures étaient passées et la jeune femme brune n'avait pas quitté une seule seconde le chevet de la blonde.
— Heda, la salua Indra en venant à sa rencontre, posant rapidement son regard sur la blessée. Nous n'avons pas été en mesure de découvrir si ce Branwada a agi seul ou non.
— Alors, cherchez mieux ! rugit ladite Commandante, avec un regard noir pour sa Générale.
Elle avait croisé la femme basanée au moment où sa compagne avait été conduite à l'infirmerie et lui avait donné comme mission prioritaire de savoir si d'autres avaient cherché à attenter à la vie de la jeune blonde.
— Moba, Heda… s'excusa platement la guerrière en baissant les yeux, sous la colère de sa vis-à-vis.
— Non, c'est à moi de m'excuser Indra… lui répondit la brune avec un soupir en la regardant rapidement. Je sais que tu as fait de ton mieux.
— Cependant, il y a une piste que nous n'avons pas suivie, Heda… Ai was ony tod bilaik nau, ba somon herd Victor en Althea spik gon an atak ona Wanheda. "On me l'a dit seulement maintenant, mais quelqu'un a entendu Victor et Althéa parler d'une attaque contre la Commandante de la Mort".
— Joken skrish! « Putain de merde ! » jura Lexa en grognant avec rage tout en serrant la mâchoire, avant de se lever. Il fallait que ce soit eux ! Comment je n'ai pas pu y penser, bordel !
Elle posa son regard sur le visage blême de sa compagne, avant de déposer un doux baiser sur son front et de se tourner vers Indra.
— Je vais aller chercher Althéa et Victor. Je veux que pendant mon absence tu ne laisses approcher personne, mis à part Abby. Et que tu veilles sur Clarke comme si c'était moi. Ste bilaik klir ? « Est-ce que c'est clair ? ».
— Sha, Heda. Em ste odi, em ste Wanheda, em ste yu Niron. "Oui, Heda. Elle l'est déjà, elle est Wanheda, elle est la personne que tu aimes."
— Mochof, Indra, lui répondit-elle avec sincérité, touchée par les mots de sa Générale. J'y vais, prends soin d'elle.
Et après un dernier signe de tête, Lexa quitta l'infirmerie d'un pas rapide pour aller à la recherche de ceux qu'elle considérait récemment encore comme ses amis, la mâchoire toujours serrée par la rage. Et dire qu'Althéa avait été avec elle, faisant comme si de rien n'était quand la blonde avait été attaquée. Elle n'aura pas imaginé pire trahison. Elle alla dans la direction de la salle de réunion, où elle pensait les trouver.
Quand elle entra, seule Althéa était présente et la brune se dirigea rapidement vers elle.
— Est-ce que Clarke va bien ? eut-elle à peine le temps de demander avant que l'autre brune n'arrive à sa hauteur.
— Je t'interdis de prononcer son nom ! Est-ce que c'est toi qui as organisé ça ? demanda Lexa avec colère à la brune en face d'elle, en la prenant par le col, la plaquant violemment contre le mur.
Cette dernière ne lui répondit pas et ouvrit les yeux de surprise face à la réaction de la jeune Commandante, alors cette dernière se rapprocha un peu plus d'elle, l'obligeant à se plaquer encore plus contre le mur derrière elle.
— Réponds-moi tout de suite Althéa, lui ordonna-t-elle sèchement une nouvelle fois, la mâchoire toujours serrée et la rage dansant cette fois encore plus dans ses yeux si c'était possible.
— Non ! Je te promets que ce n'est pas moi ! lui répondit finalement la femme, complètement terrorisée face au regard vert devenu presque noir sous la rage.
— Est-ce que je peux vraiment te croire, Althéa ? Après tous les problèmes que tu as causés ? On m'a dit que tu as parlé d'une attaque contre Clarke !
— Je te le jure, Alicia ! Ce n'est pas moi ! Oui, j'y ai pensé ! On y a réfléchi avec Victor ! Mais j'ai laissé tomber l'idée, je te le promets ! Je sais que ça t'aurait fait bien trop de mal… confessa son amie, en baissant les yeux et semblant plus que sincère.
— Mais qu'est-ce qu'il t'a pris de faire ça, bordel ! ne put s'empêcher de s'exclamer Lexa, toujours avec autant de rage en la lâchant finalement. Je sais qu'on est un peu en désaccord ces derniers temps, mais de là à penser à faire ça !
— On savait plus quoi faire pour se défendre, Alicia !
— Mais vous défendre de quoi, au juste ?! s'écria violemment la Commandante. Et arrête de m'appeler Alicia, tu comprends seulement quand ça t'arrange que je ne le suis plus complètement. Est-ce que c'est Victor ?
— Je pensais l'avoir convaincu de ne pas le faire… lui dit l'ancienne journaliste en baissant une nouvelle fois les yeux.
— Je t'avertis, Althéa, si jamais Clarke va mal et ne s'en remet pas, je vous tue, tous les deux, de mes propres mains, déclara Lexa sur un ton très calme, mais en étant très sérieuse. Et même si elle se réveille et qu'elle va bien, je te promets qu'il y aura des conséquences. Que ce soit pour Victor, mais aussi pour toi. C'est bien clair ?
Après un signe de tête d'Althéa, la jeune brune quitta la salle en claquant la porte avant de prendre sa radio et de l'activer.
— Bellamy ? Je veux que vous enfermiez Althéa et Victor, lui ordonna-t-elle sèchement après que l'homme lui eut confirmé qu'il écoutait. Le plus vite possible. Althéa est dans la salle de réunion, mais il faut que tu envoies quelqu'un chercher Victor.
— Bien reçu, Lexa, lui répondit l'homme. Octavia est déjà en route vers ta position et je m'occupe de Victor. On se rejoint d'ici quelques minutes devant les cellules.
— Bellamy… commença la brune. Merci…
— C'est normal, lui dit-il avant de couper l'échange.
Comme convenu, la jeune Blake arriva rapidement et s'occupa d'Althéa, qui se défendit, mais finit par accepter avec un air penaud en voyant l'air déçu et enragé de la femme qu'elle avait aimé avant que tous n'arrivent.
Quand elles arrivèrent toutes les trois aux cellules, Bellamy était là avec Écho, tenant fermement le Strand. Celui-ci semblait avoir pris des coups, mais il semblait également en avoir donné, à voir la lèvre éclatée de l'ancienne guerrière Azgeda.
Quand elle le vit, Lexa ne put se retenir et se jeta sur lui, lui donnant une série de violents coups de poing dans le visage qui amplifièrent ses blessures. Bellamy fut celui qui l'empêcha de frapper plus longtemps, après avoir entendu un sinistre craquement. L'homme avait le visage complètement ensanglanté, le nez brisé, et ce qui lui laisserait surement un bel œil au beurre noir pendant un moment.
Sous ordre de la brune quand elle se fut reprise, ils furent tous deux jetés dans la cellule aménagée.
— Malgré tout ce que vous pouvez penser, commença la Commandante avant de fermer la porte. Vous avez de la chance qu'une partie de moi soit encore Alicia. Si ça n'avait pas été le cas, je peux vous assurer avec certitude que vous seriez tous les deux déjà morts dans d'atroces souffrances, que vous ne pourriez même pas imaginer.
