Bonjour à tous !

J'ai particulièrement apprécié écrire ce chapitre, surtout certaine parties, et j'espère qu'il vous plaira tout autant.

Comme d'habitude, je tiens à remercier tout ceux qui prennent quelques seconde pour laisser un avis (c'est très motivant!), mais également les lecteurs de l'ombre toujours présents.


Lexa esquiva le coup qui venait droit sur elle au tout dernier moment, héritant d'une coupure sur son bras gauche. À peine eut-elle le temps de se remettre en garde, qu'elle dû se jeter à terre pour éviter le coup d'un autre assaillant. Elle fit tomber ce dernier au sol à l'aide d'une balayette, avant de lever son épée pour parer une attaque puissante et de rouler à terre avant de se relever et de frapper avec force sur l'arme de l'autre personne qui venait de l'attaquer, lui faisant lâcher la lame. Sentant quelqu'un d'autre arriver derrière elle, la Commandante se baissa avant de mettre un coup de pommeau dans la cuisse de la personne.

— Bordel, Lexa, se plaint Clarke en se massant la cuisse toujours à terre. T'y es pas allé de main morte là… Je vais avoir un méchant bleu.

La brune vint aider sa compagne à se relever, tout en riant un peu sous le regard noir de la blonde.

— Promis, je me ferais pardonner ce soir, lui chuchota-t-elle dans l'oreille avec un sourire, pour que seule elle puisse entende.

La jeune femme ne lui répondit pas, venant simplement l'embrasser très rapidement, en râlant pour la forme.

— C'était… Instructif, déclara Madi en s'approchant d'elles.

— Je suis d'accord avec la petite, ajouta Indra. Nous avons tous été mis à terre par Heda, alors que nous étions cinq.

— Que veux-tu, Indra, je suis en pleine forme ! répondit la jeune femme.

La guerrière s'éloigna en allant vers les autres avec un léger sourire en secouant la tête, ne laissant que les Griffin et Lexa.

— Continue comme ça, Clarke, c'était vraiment bien, lui dit la brune avec une grande fierté. Madi, tu étais un peu trop calme j'ai trouvé, comment ça se fait ?

— Oh, répondit la plus jeune avec un sourire en coin. Je ne voulais pas finir le combat trop vite et te faire perdre toute crédibilité.

— Je… J'y crois pas ! Viens ici pour voir ! s'exclama la brune en rigolant une fois le choc passé et en se jetant sur la jeune fille pour la chatouiller, toutes les deux finissant à terre un peu plus loin.

— Salut, Niylah, salua Clarke avec un sourire, tout en observant sa fille et sa compagne toujours au sol en train de se battre gentiment.

— Salut, Clarke, je vois qu'on s'amuse bien ici, répondit la Native avec un sourire en coin en voyant la scène. Je crois que ça fait du bien à tout le monde de voir Heda comme ça et j'imagine que tu ne pourrais pas être plus heureuse.

La Griffin fronça les sourcils aux mots de son ancienne amante, avant de laisser son regard vagabonder et de comprendre ce qu'elle voulait dire. Sur tous les visages aux alentours de ceux qui pouvaient observer la scène, que ce soit des Natifs, d'anciens habitants de l'Arche ou des personnes étant nées sur cette Terre, elle pouvait voir un sourire amusé se dessiner.

— Tu as raison, répondit la blonde à la guerrière en lui jetant un coup d'œil. Je ne pourrais pas l'être plus, je le suis même plus que je ne l'aurais jamais pensé avant d'arriver ici.

— Et je suis aussi heureuse pour toi, déclara Niylah en mettant sa main sur le bras de l'ancienne Skairkru. Pour vous deux. Je sais ce que représente Lexa pour toi.

La jeune femme la remercia d'un sourire en la regardant, avant de le rediriger vers celles qui étaient sa famille et qui étaient encore en train de se battre au sol en riant.

— Elles s'entendent bien, remarqua celle qui était auparavant gérante d'un poste d'échange avec un sourire. Sincèrement, je ne pourrais pas être plus heureuse pour vous. Vous le méritez vraiment.

Mochof, Niylah, lui dit Clarke avec autant de sincérité que n'en avait fait preuve la jeune femme.

Cette dernière était vraiment contente de la façon de voir les choses de l'ancienne Trikru. Elle avait dans un premier temps eu vraiment peur des réactions qu'elle aurait pu avoir au sujet de tout ça, vu leur historique. Et ça l'avait peiné, puisqu'elle tenait réellement à la plus vieille, mais seulement en tant qu'amie. Elle aurait été triste de la perdre. Mais ce n'était finalement pas le cas.

— Et toi, alors, commença la Griffin avec un sourire, comment ça se passe avec Althéa ?

— Que… comment ça ? lui demandât-elle, gênée.

— Sérieusement, Niyl' ? s'esclaffa la jeune femme. Oui, je l'ai remarqué ! Je te connais un peu quand même. Et même Lexa a remarqué, si tu veux tout savoir. Je ne te connaissais pas aussi gênée.

— Euh… Ça va ? lui répondit-elle finalement, malgré tout avec toujours une certaine gêne. Si tu veux tout savoir, on s'est un peu disputé par rapport à sa façon d'agir envers toi et Lexa. Mais elle le regrette et s'en veut vraiment, alors c'est en train de s'arranger doucement.

— Ne lui en tiens pas trop rigueur, déclara la Natblida. Tu ne peux pas laisser ça se mettre entre vous, pas comme ça.

— Je sais. Mais je lui ai fait comprendre qu'il ne faudrait plus qu'elle pense à le refaire, parce que… Tu es… Toi ! Finit-elle avec un sourire. Et tu nous as encore prouvé que tu méritais bien ton titre de Wanheda.

Cette dernière leva les yeux au ciel avant d'échanger un léger rire avec son amie. Pendant qu'elles finirent leur conversation, Madi et Lexa s'approchèrent et cette dernière ne put malgré tout s'empêcher de hausser un sourcil en les voyant aussi proches l'une de l'autre. Clarke lui répondit avec un sourire avant de lever une nouvelle fois les yeux au ciel. Mais elle pouvait faire semblant d'être agacée, ça lui plaisait que la brune fasse preuve d'un peu de jalousie. Même si elle était complètement infondée en l'instant présent.

Heya, Heda, la salua la Native, tandis que Lexa lui rendit son salut. On pourrait aller s'entraîner quelques minutes toutes les deux ?

La Commandante hocha la tête pour lui donner son accord et elles s'éloignèrent alors avant de commencer. Mais rapidement, la brune remarqua que sa vis-à-vis ne semblait pas très concentrée.

— Tu ne voulais pas vraiment t'entraîner, n'est-ce pas, Niylah, dit Lexa en évitant encore une fois un énième coup sans avoir à trop faire d'effort.

— Pas vraiment, non, répondit-elle en baissant son arme. Je voulais surtout te parler.

Lexa rangea l'épée dans son fourreau, se débarrassant de la poussière présente sur ses vêtements.

- Niylah, yu nou don kom gonplei taim yu gaf in kom chich op kom ai. Ai sen yu op. «Tu n'as pas à engager un combat si tu veux me parler. Je t'écoute.»

— Ai… Ai laik hir kom gaf in chich yu op hashta Althea 'Je suis là pour te parler d'Althéa', déclara la guerrière, un peu gênée.

Yu na chich op klir, Niylah, ai nou na spik op ona yu « tu peux parler clairement, Niylah, je ne vais pas te crier dessus», ajouta la brune quand quelques secondes plus tard rien d'autre ne fut ajouté. Mis à part si ce que tu as à me dire devrait vraiment m'énerver ?

— Non Heda, enfin, je ne le pense en tout cas, dit rapidement la jeune femme en relevant le regard, ne voulant pas que sa dirigeante se fasse une fausse idée. Althéa s'en veut. Elle s'en veut vraiment et elle est certaine qu'elle a entièrement perdu ton amitié.

Un moment de silence passa, pendant lequel Lexa fixa simplement la femme en face d'elle d'un air détaché.

— Et je comprendrais que ce soit le cas, je ne pourrais pas vraiment te le reprocher, Heda. Quand j'ai appris que c'était en partie de sa faute si Clarke avait été attaqué… Le ton est monté entre nous, beaucoup. Pendant un long moment, je ne voulais plus lui parler, si tu veux tout savoir. Ce qui a changé les choses, c'est quand Bellamy m'a demandé de la surveiller. Ce que je veux dire, c'est qu'à ce moment-là, j'ai clairement compris qu'elle s'en voulait énormément.

— Donc selon toi, je devrais entièrement lui pardonner d'avoir mis Clarke en danger, simplement parce qu'elle s'en veut ? lui demanda la Commandante toujours en essayant de garder un air neutre et détaché, presque froid.

— Non Heda! s'exclama Niylah. Ce n'est pas ce que j'ai dit ni ce que je veux dire. Je sais à quel point Clarke compte pour toi, c'est bien pour ça que je ne te demanderais pas de lui pardonner de cette manière-là. Ce que je veux dire, c'est que suite à l'attaque hier, nous n'avons pas su tout de suite que c'était Écho qui avait blessé. Nous avons cru que c'était Clarke et je peux t'assurer qu'Althéa était dévastée pour toi, jusqu'à ce que l'on apprenne qu'elle allait parfaitement bien. Elle ne m'a pas demandé de venir te voir, si tu te poses la question. Je ne peux rien te demander, je le sais, Heda. Ce n'est pas mon rôle. Mais je pense vraiment qu'il serait bien que tu discutes un peu avec elle.

— Je ne peux pas te promettre que je vais le faire, Niylah, lui répondit la Commandante en soupirant après un moment, mais je vais essayer d'aller lui parler. Parce que c'est également ce que Clarke pense que je devrais faire.

- Mochof gon sen ai op kom me… Leksa «Merci de m'avoir écouté… Lexa», la remercia-t-elle sincèrement avec un signe de tête.

La brune la regarda quelques instants sans rien faire, avant de lui tendre son avant-bras en signe de respect, geste que la blonde n'hésita pas une seule seconde à accepter. Le salut guerrier était un signe de profond respect, encore plus lorsqu'il était réalisé par la Commandante elle-même.

— Si je peux me permettre, ajouta Niylah avec un sourire en coin tandis qu'elles se dirigeaient vers Clarke et Madi qui discutaient avec d'autres Natifs, Ai laik shanen gon Klark en yu «Je suis heureuse pour Clarke et toi»

Mochof, Niylah, lui répondit-elle avec un grand sourire, Ai laik seintaim, ai nou na be mo kom nau «Je le suis aussi, je ne pourrais pas l'être plus».

Quand Clarke les vit revenir, elle ne dit rien, sachant que si les deux jeunes femmes ne s'étaient pas vraiment entraînées, c'est qu'elles avaient eu à parler. Et la blonde se doutait bien du sujet principal de la conversation qu'elles avaient dû aborder.

Le reste de la journée se déroula calmement, mais rien de nouveau n'avait pu être découvert sur l'homme à la botte de Michael. Octavia et Murphy n'avaient pour l'instant pas encore été en mesure de trouver quelque chose, mais ce n'était pas inquiétant, puisque leur recherche n'avait même pas démarré depuis une journée. Lexa leur avait simplement rappelé de la prévenir si quoi que ce soit leur paraissait bizarre. La bonne nouvelle de la journée, c'est qu'Écho semblait aller parfaitement bien, même si Abby lui avait ordonné de rester à l'infirmerie au moins cette nuit pour se reposer.

L'heure arriva donc pour les deux jeunes femmes ainsi que Madi de se rendre dans la salle commune pour le repas du soir, où elles retrouvèrent rapidement Raven qui discutait avec Niylah.

— Hey ! Salut la famille Griffin ! s'exclama la jeune hispanique à leur attention quand elle les vit arriver.

— Merci Raven… Je te rappelle qu'on ne s'est pas encore vu aujourd'hui, tu aurais pu me dire bonjour aussi, lui lança Lexa avec un faux air blessé en s'asseyant.

— Ben justement, lui répondit la jeune femme avec un sourire en coin, je viens juste de le faire !

À ces mots, Clarke échangea un regard en biais avec Madi, avant que Lexa ne les regarde en comprenant finalement.

— Mais, si tu veux, je peux te dire bonjour personnellement, reprit la mécanicienne. Bonjour, Lexa, ô Grande Commandante de mon cœur !

Les Griffin, Niylah et Octavia qui venait tout juste d'arriver ne purent s'empêcher d'éclater de rire en entendant ça.

— Euh… Tu sais quoi ? Laisse tomber en fait Raven, lui répondit la brune en ne pouvant retenir un petit rire. Ça fait un peu trop, là. J'ai juste l'impression que tu m'insultes.

Une nouvelle fois, Clarke surtout, ne fut pas en mesure de retenir un rire.

- Oh shof op, lui dit Lexa en lui donnant un petit coup sur l'épaule. Et au lieu de te moquer de moi, tu me feras un résumé de ce que tu as commencé à faire sur ce que je t'ai demandé, Raven.

Elles regardèrent toutes la pilote avec un air rieur quand elles virent qu'elle blêmit un peu, puis mangèrent en discutant. Quand elles eurent fini, John vint vers le groupe.

— Lexa, Clarke, je peux vous déranger cinq minutes ? leur demanda-t-il en s'installant une fois que la brune lui eut fait un signe de tête positif.

— Oh, à plus tard alors ! s'exclama celle qui avait conduit l'Éligius en se levant, contente de ne finalement pas avoir à parler de son avancée pour le moment.

— Je ne t'oublie pas, Raven ! lui remémora la Commandante avant qu'elle ne puisse être hors d'atteinte de sa voix.

— Mais quelle malade, celle-là… soupira Octavia en sortant à la suite de l'hispanique quand elle la vit détaler.

Lexa haussa les sourcils et secoua la tête, pendant que Clarke levait les yeux au ciel face au comportement de ses amies, avant que la brune ne fasse signe au cowboy de parler.

— Alors, bonne nouvelle, commença-t-il, je ne sais pas si vous avez remarqué, mais tout semble s'être calmé. Et j'en ai profité pour discuter avec ceux qui avaient posé problème et que l'on avait enfermés… Je ne sais pas si tu t'en souviens, mais tout semblait dire qu'on leur avait demandé de le faire, à l'époque ? Et bien, je suis retourné les voir pour leur demander qui exactement leur avait dit de faire ça. Tu sais les réponses que j'ai eues ? Pratiquement tous m'ont décrit notre prisonnier.

— Tu veux dire, commença Lexa en s'inquiétant, qu'il est ici depuis bien plus longtemps qu'on ne le pense ?

— C'est ce qui me semble, lui répondit son ami, peut-être même avant que tu ne retrouves entièrement les souvenirs de ton autre vie. Ou peut-être juste après. Je pense qu'il a simplement profité des petites tensions déjà existantes, en mettant de l'huile sur le feu, comme on dit.

— Tu veux dire qu'une grande partie de ce qui est arrivé, c'est à cause de lui ? Les attaques ? Jason, Denae, les dernières attaques sur Clarke ?

— C'est ce que je pense, oui.

— Mais alors, reprit la brune en fronçant les sourcils, qu'en est-il de Victor ?

— Comment te dire ça, commença John en semblant assez gêné, il est possible qu'il ait lui aussi discuté avec notre prisonnier…

— Comment ça ? Dis les choses clairement, John !

— D'accord, d'accord, Lexa. Il m'a dit que c'est lui qui a soumis l'idée de s'en prendre à Clarke dans un premier temps ! Et que ça lui a semblé être la chose à faire…

— Mais quel con ! s'exclama la Commandante en serrant la mâchoire. À quel moment, s'est-il dit qu'écouter quelqu'un, qu'il ne connaissait pas, un inconnu et le faire était une bonne idée ?!

— Je n'en sais rien du tout, lui répondit-il. Il ne le sait même pas lui-même…

— Et Althéa ? demanda avec appréhension la Griffin en voyant l'état de sa compagne, qui releva les yeux en entendant la question.

— Elle n'en savait rien, pas jusqu'à aujourd'hui, déclara le brun avec certitude. Elle s'en veut déjà, mais pour le coup elle en veut encore plus à Victor. J'ai dû l'empêcher d'aller le voir pour ne pas que ça soit pire.

— D'accord, merci, John, lui dit la brune avec une once de soulagement. Je pense qu'on va aller se coucher pour le moment, on verra tout ça demain…

Sur ce, il les quitta et Lexa se leva avec Clarke à sa suite. Avant de sortir, la brune fit un signe à June, Luciana, Morgan et Charlie, que Madi avait rejoint, et qu'elle n'avait pas vu rentrer. Elle vit aussi Althéa, à qui elle jeta un regard neutre. Elle n'allait certainement pas lui parler aujourd'hui. Les deux jeunes femmes ne perdirent pas de temps pour se rendre dans leur appartement et prirent place dans le canapé. Lexa s'allongea et mit sa tête sur les jambes de la blonde, qui lui caressa la tête.

— Je suis déjà fatigué rien que d'y penser… déclara la Commandante avec un long soupir plaintif.

— Tout va bien se passer, tu verras, lui assura sa compagne en déposant un baiser sur sa tête. Je te rappelle que l'on a déjà vécu pire que ça.

— Pourquoi faut-il encore une fois que l'on se retrouve dans un monde post-apocalyptique ? se plaignit une nouvelle fois la brune après un moment.

— Je ne sais pas, lui répondit Clarke avec un soupir elle aussi. J'aurais préféré que ce ne soit pas le cas. Mais en tout cas, nous sommes ensemble. Et je pense que c'est ce qui compte le plus en définitive.

— Tu as raison, et c'est ce qui compte le plus pour moi aussi, Klark.

— Peut-être que ce sera le cas dans une prochaine vie…

Elles restèrent un moment à discuter calmement sur le canapé, Madi les rejoignant également un peu plus tard. Puis quand cette dernière décida d'aller se coucher, elles en firent de même.

Ce matin-là, Lexa se réveilla sous les douces caresses prodiguées par sa compagne dans son dos, caresses que cette dernière arrêta quand elle la sentit se réveiller.

— Non, t'arrête pas s'il te plaît, la supplia presque la brune d'une voix encore un peu endormie.

Pour seule réponse, la Griffin lâcha un léger rire avant de continuer à tracer des arabesques imaginaires dans le dos nu de la jeune femme, remontant doucement le long de sa colonne vertébrale.

— Lex' ? l'appela Clarke, pensive.

— Hum ? répondit la brune, pour qu'elle continue ce qu'elle avait à dire, en tournant sa tête vers sa compagne avec un sourire.

— Alors, premièrement, j'ai comme une impression de déjà vu, dit en riant la blonde qui eut pour retour un sourire. Non, mais ce n'est pas ce que je voulais dire à la base. Tes tatouages ne te manquent pas ? Tu es toujours aussi belle, même sans, ne te fais pas de souci, mais je me posais juste la question.

— J'y pensais aussi si tu veux tout savoir, depuis quelque temps, répondit Lexa en se tournant un peu plus. Ils font partie de moi, de mon histoire, et c'est vrai que ça me manque de ne plus les voir. Mais je ne sais pas s'il sera possible de les refaire à l'identique, tels qu'ils étaient…

Clarke se releva soudainement et se rhabilla rapidement sous le regard plus que surpris de sa compagne.

— Ne bouge pas, je reviens, lui ordonna-t-elle avec un sourire avant de sortir de leur chambre.

Malgré l'étrangeté de la situation, la brune l'écouta et resta dans le lit sous les draps, avant que la Griffin ne revienne quelques minutes plus tard avec un grand sourire en cachant quelque chose derrière elle.

— Remets-toi sur le ventre, lui ordonna-t-elle encore une fois.

Et une fois de plus, l'ordre fut écouté, avant que la brune ne sente le drap descendre lentement dans le bas de son dos, et Clarke venir s'asseoir sur elle avant de lui embrasser le cou.

— Clarke, qu'est-ce que tu… commença la jeune femme avec un sourire en coin. Si tu voulais qu'on refasse ce qu'on a fait cette nuit, il te suffisait juste de le dire.

Shof op… lui dit la jeune femme avec un rire. Ça ne me déplairait pas du tout, si tu veux savoir, mais ça attendra tout à l'heure ! Maintenant, tu te tais et tu ne bouges plus jusqu'à ce que je te dise que tu puisses.

— Bien compris, Madame, lui répondit la jeune femme en attendant de voir ce que sa compagne allait faire, avant de sentir un feutre dans son dos.

— Oh… dit-elle en comprenant soudain.

Pendant quelques minutes, elle ne bougea pas et se laissa faire par la blonde, devenant pour l'instant sa toile vivante.

— Ne bouge pas tant que je ne te le dis pas, Lex', d'accord ? la prévint-elle en se levant après avoir eu son approbation.

La blonde se dirigea vers la commode, où elle savait que se trouvait un vieux polaroid que Lexa avait ramené d'une de ses promenades dehors et dont elles s'étaient toutes les deux servies avec Madi pour faire des photos qu'elle avait affichées dans leur appartement. Une fois l'objet en main, elle se rapprocha de Lexa, réajusta le drap ce qui fit légèrement rire cette dernière, avant de prendre son œuvre en photo.

— Tu peux te relever, mais doucement.

— Wow, lâcha la brune qui s'était assise au bord du lit quand il fut possible de regarder la photo. C'est exactement ça. Tous les détails. Je ne sais même pas comment c'est possible.

Devant ses yeux, elle pouvait voir la photo de son dos et de sa nuque portant les exacts tatouages qu'elle avait auparavant eue et qui n'était pas présents sur son corps dans cette vie-là.

— Je… Je les ai dessinés de dizaines de fois, reconnu Clarke un peu gênée en haussant les épaules. Alors ce n'est pas si étonnant…

— C'est… magnifique, Klark, dit la jeune femme en l'embrassant, les yeux brillants d'émotions.

La blonde la prévint de ne pas bouger, parce qu'elle allait également faire celui sur son bras.

— J'aimerais que ce soit toi qui me les fasses, Clarke, lui dit la brune, tandis que sa compagne était en train de finir le tatouage sur son bras.

— Hors de question ! lui répondit-elle en prenant le bras de la jeune femme en photo. Je dessine bien, d'accord, mais je n'ai jamais tatoué personne, Lexa ! Et je ne risque certainement pas de commencer sur toi et encore moins sur le tatouage de ton Conclave.

— Dommage en tout cas, j'aurais vraiment aimé que tu le fasses… soupira-t-elle. Pour les prochains, alors.

— Promis, lui dit la jeune femme. Mais pas avant que je me sois entraîné, au moins sur moi.

— Tu veux un tatouage ? lui demanda la brune étonnée.

— Maintenant qu'on parle des tiens, oui, j'aimerais bien. Je sais que c'est une part important de la culture Trikru, de ta culture, de notre ancien monde. Et que c'est quelque chose d'important pour un guerrier. Mais si je viens à le faire, j'aimerais que ce soit réfléchi et que ça représente tout ça. J'imagine que tu m'apporteras ton aide ?

— Bien sûr, Klark, tu n'as pas à t'inquiéter pour ça. Je suis même heureuse que tu me le demandes. Et, mais, je viens d'y penser, c'est pour ça que tu as fait autant attention au moment de prendre la photo de mon dos ? Parce que tu comptes la montrer à quelqu'un ?

— Oui ! assuma complètement Clarke en perdant son calme. Déjà que la personne qui va te tatouer va voir ton dos, te voir à moitié nue, il ne risquait pas d'en voir plus que ça !

La brune ne put s'empêcher de lâcher un rire, avant de sourire en venant l'embrasser délicatement et se mordit la lèvre en reculant.

— Jalouse, mademoiselle Griffin ? Non, ne le nie pas, je sais que c'est le cas, ajouta-t-elle en voyant la blonde ouvrir la bouche. Et c'est assez sexy, en fait, si tu veux savoir.

— File de là ! la repoussa la jeune femme avec un sourire en se relevant, quand sa compagne essaya de la faire basculer dans le lit. Je vais préparer le petit-déj', quant à toi, tu vas t'habiller.

La brune aux yeux verts fit mine de râler jusqu'à ce Clarke ne sorte de la pièce avec un sourire et alla donc s'habiller.

— Salut Clarke ! lui dit Madi en venant la prendre dans ses bras quand elle arriva, avant d'aider sa mère à mettre la table, la blonde venant de finir de préparer le petit-déjeuner et de s'asseoir.

Elles discutèrent un moment, attendant que la brune les rejoigne pour commencer à manger, ce qui commençait à faire long pour la plus jeune.

— Lexa ! s'écria-t-elle. Bouge-toi où je ne te laisse rien du tout !

— Madi ! la réprimanda gentiment sa mère avec un rire.

— Sérieusement, Strikon ? Tu ferais vraiment ça ? la défia l'autre brune, en sortant de sa chambre tout en ajustant son haut. De toute façon, connaissant ta mère, il n'y a absolument aucun moyen que tu finisses tout avant au moins demain.

La jeune femme vint s'asseoir à la table, prenant le temps de juger son contenu avant d'échanger un sourire amusé avec Madi en se rendant compte qu'elle avait entièrement raison.

— Aie ! dit-elle faussement quand sa compagne lui mit un coup dans l'épaule. De toute façon, tu sais que c'est les règles de la maison. Personne ne commence à manger avant qu'on soit toutes les trois à table.

— Et je suis les ordres de la maison, Heda, lui dit la plus jeune avec un air le plus solennel possible, avant de ne pouvoir se retenir d'éclater de rire. De toute façon, tu as raison, Clarke fait toujours trop, c'était impossible que je ne te laisse rien. Mais je suis sûre et certaine que je peux te battre sur bien d'autre chose.

— Sérieusement ? C'est un défi, Madi ? s'étonna la plus vieille des brunes avec un sourire en coin. Tu veux qu'on règle ça dans un combat ?

— Non ! Si c'est moi qui lance le défi, c'est moi qui choisis ce que ce sera ! rétorqua la jeune fille avec un grand sourire.

— Et donc ? demanda la brune en haussant un sourcil après avoir échangé un regard amusé avec Clarke.

Cette dernière se retenait de rire difficilement devant le comportement de sa fille et de sa compagne depuis le début du repas. Mais elle devait avouer que c'était loin de lui déplaire, de les voir toutes les deux comme ça et aussi complices. Mais connaissant l'esprit de compétition de chacune…

— Et donc, j'ai exactement ce qu'il faut pour ça ! affirma la Louwoda Klinron avec assurance. C'est un jeu que Charlie m'a appris, et elle me l'a prêté pour qu'on puisse y jouer toutes les trois. C'est le moment parfait ! Je reviens.

Aussitôt qu'elle l'avait dit, elle avait quitté la table en direction de sa chambre, les deux jeunes femmes ne pouvant que rire. Pendant que Madi n'était pas là, elles débarrassèrent la table puisqu'elles avaient terminé leur repas.

Ai Niron, tu abuse vraiment, dit Lexa en venant la prendre dans ses bras et l'embrasser après avoir rangé les restes au frigo. On est trois et tu as fait pour au moins six, là.

— Pleins t'en ! lui répondit-elle. La prochaine fois, on fera venir Raven et Octavia, si tu veux.

— Non ! Si elles sont là, tu vas faire pour dix… Aïe.

— Voilà, je suis là ! s'exclama Madi en revenant avec un sourire, en déposant une assez grosse boite sur la table. Ça s'appelle le Monopoly ! Tu y as déjà joué, Lexa ?

— Moi ? répondit cette dernière avec un sourire en coin qu'elle essaya de cacher. Non ?

Et c'est comme ça que toutes les trois se retrouvèrent à commencer une partie de jeux de société dès neuf heures trente du matin, pour la plus grande joie de la petite Griffin qui était certaine de gagner.

— Cinq… Rue de la paix ! C'est pas grave, je l'achèterais tout à l'heure, de toute façon tu as plein de billets, mais t'es à la traîne sur les terrains et les hôtels Lex' et Clarke n'a presque plus d'argent.

— Si tu ne l'achètes pas, je l'achète moi, Madi, déclara la Commandante avec un sourire en coin.

— Tu ne peux pas faire ça, Lexa, t'attendra ton tour.

— Bien sûr que je peux, répliqua Lexa avec un sourire conquérant.

La jeune fille la regarda fixement en plissant les yeux, tandis que Clarke se demandait ce qui était en train de se passer.

— Lexa… ? Tu ne peux pas. Attends, pourquoi est-ce que tu es aussi sûre de toi ? Comment tu sais ça au juste ? demanda la plus jeune. Non, attends, tu m'as menti ?!

— Non ! Ce n'était pas vraiment un mensonge, Madi ! rétorqua la brune en s'esclaffant, devant même sécher quelques larmes de rire aux coins de ses yeux en voyant l'air outré de la jeune fille. Tu m'as demandé, en m'appelant Lexa, si j'y avais déjà joué ! Tu ne m'as pas demandé en tant qu'Alicia !

— Ah ! C'est quand ça t'arrange alors, ça ! Mais ça ne change pas que j'ai quand même raison !

— Non, ce n'est pas le cas.

— Mais si ! C'est exactement comme ça qu'on fait avec Charlie !

— Clarke, s'il te plaît, est-ce que tu peux ouvrir les règles et vas à la rubrique des arrêts sur les propriétés à vendre.

— J'y suis, dit la blonde après avoir ouvert le livret, attendez je regarde.

— Vas-y, Clarke, dit lui que j'ai raison ! soutint Madi, parfaitement sûre d'elle en jetant un regard de victoire à la brune, qui lui rendit un sourire sadique.

— Bien, commença la blonde après avoir éclaté de rire sous le regard surpris de sa fille, je vais lire ce qui est marqué : « Si vous décidez de ne pas acheter cette propriété », à vendre, je précise. Je reprends la suite « la Banque doit la mettre aussitôt aux enchères, et la vendre au plus offrant ».

— Tu veux peut-être que ta mère répète, Madi ? lui demanda Lexa avec un air satisfait, un sourire au coin des lèvres.

— Non, c'est bon, tu avais raison… finit-elle par admettre malgré tout avec une mauvaise foi apparente, qui fit rire Clarke.

— Allez, Madi, on n'a pas encore fini la partie ! On peut au moins mettre Clarke à terre en lui faisant perdre tout ce qu'elle a ! lui dit la Commandante avec amusement, la poussant à sourire à son tour.

— Non, mais sérieusement là ?! se rebella ladite Clarke avant de se calmer et de sourire légèrement à son tour en voyant le clin d'œil de sa compagne.

La partie se termina quand elles firent vraiment tout perdre à la plus vieille des Griffin de la pièce, qui se retrouva complètement acculée face aux deux brunes, ayant été obligé de céder tout ce qu'elle avait.

— Bien joué, Madi, la félicita la brune en lui tapant dans la main, commençant à ranger méthodiquement le plateau.

— Alors tu connais vraiment bien ce jeu ? lui demanda la plus jeune, amusée en la voyant faire.

— Oui, j'y jouais régulièrement avant, déclara-t-elle avec nostalgie. Avec mes parents et mon frère Nick, bien avant tout cela…

— Alors, on va continuer d'y jouer en famille, ajouta la Louwoda Kliron avec un sourire en l'aidant à ranger et lui tirant un sourire heureux, sous le regard de Clarke qui ne put s'empêcher de sourire à son tour.

— C'est l'heure de rejoindre les autres pour aller manger, leur fit remarquer la blonde quelques minutes plus tard, on devrait y aller.

— On y va, répondit Lexa qui finissait de ranger, avant de venir mettre son bras autour des hanches de la jeune femme.

Elles quittèrent donc toutes les trois leurs quartiers afin de rejoindre leurs amis.


Je précise : Ce sont les vrai règles.