Et voici le dernier chapitre de ce petit three-shot de vengeance ! Merci pour vos retours, je suis vraiment contente que cela vous plaise !
Le soleil était déjà levé lorsque Hermione papillona des yeux. Elle comprit directement qu'elle n'était pas dans son appartement à Londres. Elle était face à une fenêtre, blottie sous les couvertures, mais surtout : une photo de sa fille, encadrée, était posée face à elle.
Elle reconnut immédiatement la table de chevet de sa chambre au manoir Malefoy, plus précisément celle de Drago.
Drago.
Lyra.
Les souvenirs de la veille lui revinrent soudainement. Elle avait revu Drago. Elle l'avait suivi jusqu'à chez lui. Ils s'étaient parlés cordialement. Il l'avait embrassée. Elle était restée dormir.
Les battements de son cœur s'accélérèrent. Elle avait du mal à y croire.
Elle se frotta les yeux, histoire de mettre ses idées au clair, avant de se retourner pour voir si Drago était réveillé.
Elle pâlit aussitôt. Il n'était pas là. Le matelas était vide et les couvertures soulevées.
Les larmes lui montèrent aux yeux. Ce qu'elle avait craint venait d'arriver. Drago était parti. Il ne partait jamais avant qu'elle ne se réveille. C'était une vieille habitude qu'ils avaient.
Cependant, cette fois, il n'était pas là. Et aux yeux d'Hermione, cela ne pouvait vouloir dire qu'une chose : il avait regretté.
Elle se redressa dans le lit, alors que quelques larmes coulaient sur ses joues.
Comment avait-elle pu penser que les choses seraient si simples ? Et s'il avait accepté qu'elle le rejoigne sous le coup de l'émotion ? Et s'il pensait, finalement, qu'il ne valait mieux pas que les choses aillent plus loin ?
Son odeur l'entourait, l'imprégnait. Ses draps, ses vêtements… Elle avait l'impression d'être dans ses bras. C'était à la fois réconfortant et destructeur.
Les draps étaient froids de son côté, ce qui signifiait qu'il avait quitté le lit depuis un moment. Peut-être même en plein milieu de la nuit.
Elle tourna la tête vers la photo de sa fille, posée sur sa droite. Elle attrapa le cadre et sourit tendrement entre ses larmes en voyant Lyra rire aux éclats sur les épaules de son père. Elle se rappelait avoir pris cette photo l'été 2009, alors que leur fille n'avait que six ans.
- Au moins, nous aurons essayé, murmura-t-elle en fixant le cadre. Je suis désolée, mon ange.
Elle reposa le cadre en essuyant ses larmes et souleva les couvertures pour quitter le lit. Ses vêtements de la veille étaient bien sagement pliés sur le buffet de la chambre et Hermione s'empressa de se diriger vers eux. Plus elle réalisait ce qu'il se passait et plus l'envie de partir au plus vite se faisait ressentir.
Elle ne voulait pas subir l'humiliation d'entendre Drago lui dire qu'il ne valait mieux pas continuer ainsi.
Elle retira ses vêtements avec un pincement au cœur, la gorge serrée par l'émotion. Elle était presque tentée de les emporter pour garder son odeur près d'elle.
- Tu es ridicule, Hermione, se marmonna-t-elle en déposant le pantalon et le t-shirt que Drago lui avait prêtés.
Elle enfila ses propres vêtements, passa sa cape autour de ses épaules et se prépara à partir. Elle jeta un dernier coup d'œil à la chambre, les larmes aux yeux. Tout lui manquait ici et son cœur se brisait en comprenant qu'elle ne reviendrait pas de si tôt.
Elle se préparait à transplaner directement, lorsque la porte de la chambre s'ouvrit soudainement.
- Hermione ?!
La jeune femme se retourna vivement pour faire face à Drago, encore en pyjama, tenant entre ses mains un plateau complet de petit-déjeuner. Son regard plein de larmes croisa celui, confus, du blond.
Elle s'immobilisa.
- Tu t'en vas ? s'inquiéta-t-il en posant le plateau sur le buffet.
Il avait froncé les sourcils et son visage transpirait l'inquiétude et la tristesse.
- Je…
Elle baissa la tête.
- Je croyais que tu étais parti, avoua-t-elle.
- Parti ? répéta-t-il, confus, en s'approchant d'elle.
- Tu ne quittes jamais le lit avant que je sois réveillée, murmura-t-elle en levant les yeux vers lui. J'ai cru que tu avais changé d'avis.
La compréhension se lut sur le visage de Drago. Il soupira de soulagement et traversa les quelques pas qui les séparaient pour la prendre dans ses bras.
- Par Merlin, Hermione, je voulais simplement bien faire et t'amener le petit-déjeuner au lit, fit-il en posant son menton sur le haut de son crâne.
Elle ne put se retenir de sangloter contre lui, alors que toutes ses appréhensions disparaissaient et que le soulagement les remplaçait.
- Je n'ai pas changé d'avis depuis hier et cela ne risque pas d'arriver. Je veux que nous retentions, Hermione, je ne supporterai pas un jour de plus loin de toi. Nous devons nous soutenir l'un et l'autre désormais.
Elle hocha la tête, quelques larmes dévalant de ses joues. Elle ne parvint pas à dire quoi que ce soit, mais il sembla comprendre qu'elle le voulait autant que lui.
- Je suis désolé, j'aurais dû attendre que tu te réveilles, lui chuchota-t-il en attrapant ses joues pour la regarder. Je voulais faire les choses bien, avoua-t-il avec un rire nerveux.
Il balaya ses larmes avec ses pouces, alors qu'elle lui souriait timidement.
- Je t'aime, Drago Malefoy, murmura-t-elle avant de se mettre sur la pointe des pieds pour l'embrasser tendrement.
Elle se plaqua contre lui et il répondit à son baiser avec un amour infini.
- Comment avons-nous pu nous séparer, Hermione ? lui susurra-t-il en la portant dans ses bras pour la serrer contre lui.
- Nous sommes deux idiots, je ne vois que ça, répondit-elle en souriant avec ironie.
Le baiser qu'il lui donna ensuite était tendre et doux, mais bientôt, il se fit plus enflammé. Il n'avait pas pu résister en voyant son sourire. Ils se retrouvaient enfin, après des mois de séparation et de tristesse. Une nuit passée l'un avec l'autre ne suffirait pas, il le savait.
Hermione avait eu peur qu'il ne soit parti, mais désormais qu'elle avait la certitude que ce n'était pas le cas, elle ne pouvait se détacher de lui. Elle le voulait.
Les sillons de larmes sur ses joues avaient séché.
Elle hésita le temps de quelques secondes, incertaine de la conduite à suivre. Elle ne voulait pas aller trop vite et risquer que les choses se passent mal.
Mais lorsque les lèvres du blond dérivèrent le long de sa mâchoire, elle se décida. C'était son ex-mari, l'homme qu'elle aimait, l'homme de sa vie. Elle ne devait pas avoir peur de quoi que ce soit.
- Nous mangerons plus tard, Drago, lui chuchota-t-elle en retenant un léger gémissement lorsqu'il frôla son cou avec ses lèvres.
Elle n'eut pas le temps de le voir sourire qu'il s'emparait à nouveau de ses lèvres, tout en la déposant sur le sol. Elles étaient si douces et délicieuses sur les siennes. Hermione ne s'en lassait pas.
- Je t'aime tellement, murmura-t-elle alors qu'il lui retirait sa cape de ses épaules, la laissant tomber sur le parquet sombre.
- Je ne te laisserai plus jamais t'éloigner de moi, Hermione Jean Granger, répondit-il possessivement. J'ai déjà trop fait cette erreur pour toute une vie.
- Moi non plus, Drago. Je ne supportais plus d'être si loin de toi, je ne veux plus de ça, fit-elle les larmes aux yeux, en lui retirant son t-shirt de pyjama.
Elle le sentit sourire contre sa peau et ferma les yeux. C'était si bon de le retrouver. Son toucher, son odeur, sa douceur ou encore ses lèvres… Tout chez lui avait manqué à Hermione.
Il la fit reculer et ses genoux touchèrent le bout du lit qu'ils avaient partagé pendant des années et durant toute la nuit passée. Elle se laissa tomber dessus et ne le quitta pas des yeux lorsqu'il retira son pantalon. Son corps lui avait manqué. Il n'avait pas changé. Il était toujours aussi beau.
Il s'empressa de la rejoindre et la fit s'allonger doucement sur le matelas, sa tête juste au-dessus de la sienne.
- Tu es magnifique, souffla-t-il en observant son visage sous toutes les coutures. Je suis tellement heureux de te retrouver, de te tenir contre moi à nouveau.
Pour seule réponse, Hermione passa ses bras derrière sa nuque et l'embrassa, avide de sentir encore ses lèvres sur les siennes. Elles étaient si douces et chaudes.
La main de Drago se fit baladeuse, alors qu'il l'embrassait comme si sa vie en dépendait. Il frôla son épaule, puis sa clavicule et enfin le haut de sa poitrine. Une chaire de poule recouvrit toute sa peau.
Ils ne pouvaient pas se lâcher. C'était comme si leurs corps s'appelaient. De vrais adolescents.
Drago effleura l'un de ses seins par-dessus le t-shirt qu'elle portait et Hermione ne put s'empêcher de gémir légèrement. Depuis combien de temps n'avait-il pas posé ses mains sur elle ainsi ? Trop longtemps, beaucoup trop longtemps.
Elle ferma les yeux et il quitta ses lèvres pour les faire glisser le long de sa mâchoire puis de son cou.
- Tu es parfaite, murmura-t-il près de son oreille.
Elle laissa échapper un nouveau gémissement. Le cumul du compliment et des baisers qu'il laissait sur sa peau la rendait toute chose. Elle serra les cuisses, sentant son bas-ventre se serrer.
- Drago…
Il venait de passer sa main sous son vêtement et de pincer très légèrement son téton entre ses doigts. Elle gémit de plus belle.
- Je vais prendre soin de toi, mon amour, chuchota-t-il en remplaçant sa main par ses lèvres.
Elle ne pouvait se passer de son contact. Elle avait besoin de le toucher, de le sentir près d'elle.
Elle passa une main dans ses cheveux courts et gémit une nouvelle fois lorsqu'il suçota son téton. Elle allait imploser à ce rythme là. Sa peau transpirait légèrement et était recouverte de chair de poule. C'était trop bon.
- Gémit pour moi, Hermione, laisse-moi entendre ta voix, laisse-moi savoir que tu aimes ce que je te fais, que je t'ai manqué, souffla-t-il en laissant courir ses lèvres sur son ventre.
- Tu m'as manqué, Drago, gémit-elle alors qu'il faisait glisser son pantalon le long de ses jambes. Pas un jour n'est passé sans que tu ne me manques…
Les gestes du blond se firent plus rapides en entendant cela, plus pressés. Il lui retira son t-shirt et balança les deux vêtements au sol, avant de remonter jusqu'à ses lèvres, qu'il embrassa presque férocement.
- Laisse-moi te faire l'amour, Hermione, laisse-moi te montrer à quel point je t'aime et à quel point tu m'as manqué, lui dit-il, ses lèvres frôlant les siennes en parlant.
- Ne t'arrête pas, je t'en supplie, répondit-elle en posant son front contre le sien. Je veux te sentir à nouveau, Drago, je veux être au plus proche de toi.
- Tes désirs sont des ordres, mon amour, chuchota-t-il en lui retirant son dernier sous-vêtement.
Elle l'entendit ensuite souffler les formules de sorts de contraception et de lubrification, avant qu'il ne retire son caleçon.
- Je ne peux plus attendre, Drago, gémit-elle comme si le fait d'être loin de lui devenait douloureux.
L'excitation d'Hermione ne faisait que grandir au fur et à mesure des secondes. Elle avait chaud, terriblement chaud et la distance - pourtant si courte - qui la séparait du blond lui semblait incommensurable. Elle avait besoin de lui.
- J'arrive, Hermione, je suis là et je ne m'arrêterai pas, répondit-il en l'embrassant à nouveau. Replie les jambes, mon amour, lui demanda-t-il ensuite.
Elle s'exécuta sans attendre et il se plaça entre les siennes, son membre dur et tendu frôlant ses lèvres. Ses mots la traversaient de la plus merveilleuse des façons. Entendre sa voix, si près de son oreille, était un délice des plus divins.
- Parfait, tu es merveilleuse, Hermione. Maintenant, accroche-toi à mes épaules.
Elle le fit, sans discuter.
Elle n'avait pas besoin de plus, elle voulait simplement qu'ils soient réunis de nouveau après tout ce temps loin l'un de l'autre. Elle ne pouvait plus attendre.
Ainsi, lorsqu'il se glissa lentement en elle, elle crut qu'elle allait jouir instantanément. C'était trop bon. Il lui avait tant manqué.
Elle sentait ses parois s'étirer pour le laisser passer. C'était la sensation la plus exquise qu'elle pouvait vivre. Elle se sentait pleine, remplie d'amour et de passion.
Des larmes dévalèrent ses joues sans qu'elle ne puisse les arrêter. Comment avait-elle pu survivre pendant tant de temps loin de lui ?
- Respire, Hermione, tout va bien, je suis là et tu t'en sors très bien, chuchota-t-il en voyant ses larmes, qu'il récupéra une par une sous ses lèvres. Je ne partirai plus, mon amour.
Cette simple phrase faillit la faire partir. Il commençait enfin à bouger et elle se sentit trembler et défaillir sous lui. Elle ne tiendrait pas longtemps, c'était trop bon. Son corps tremblait déjà de plaisir, ses jambes n'auraient pas tenu debout.
- J'y suis presque, Hermione, lui dit-il près de son oreille. Est-ce que tu te sens prête à jouir pour moi ?
Elle hocha vivement la tête, en le serrant plus fort contre elle. Il passa alors l'une de ses mains entre eux et frôla son clitoris du bout des doigts. Elle cria de plaisir.
Il ne lui en fallut pas plus.
D'un même son, ils atteignirent tous les deux la délivrance, s'embrassant comme si leurs vies en dépendaient. Leurs corps se mouvaient l'un dans l'autre et ils ne formaient plus qu'un.
Quand finalement, Drago se laissa retomber à ses côtés, Hermione sut qu'elle ne pourrait plus jamais se séparer de lui. Il la serra dans ses bras, lui répétant à voix basse au combien il l'aimait et au combien il était désolé pour tout. Elle n'eut pas la force de répondre quoi que ce soit. Elle avait simplement besoin de le sentir près d'elle.
Elle tourna la tête vers et posa ses lèvres sur les siennes. D'un seul regard, elle lui fit comprendre qu'elle ne partirait plus. Elle lui fit comprendre qu'elle ne reproduirait plus jamais la même erreur.
Les inscriptions notées sur la pierre tombale de leur fille s'imposèrent alors dans son esprit. Elle les avait choisies avec Drago, pourtant ils semblaient les avoir oubliées pendant ces deux années.
Ils avaient vécu pendant des mois loin l'un de l'autre, sombrant chacun de leur côté, alors même qu'ils avaient toujours répété le contraire.
Là où l'on s'aime, il ne fait jamais nuit.
Et voilà ! Merci à Lyra et Kat pour leurs merveilleuses corrections et relectures !
En attendant, on se retrouve prochainement pour de nouvelles histoires...
