Confettis – 5

Et finalement, peut-être que le bonheur, c'était seulement ça.

Être entouré des siens et rire. Constater avec un désarroi grandissant de minute en minute que malgré la précipitation dans laquelle son mariage avec Konan a été organisé, Fugaku a quand même trouvé le moyen de se venger du saccage de son propre mariage perpétré par Obito.

Se réjouir d'avoir finalement poussé Fugaku à faire des blagues.

Entendre Rin rire à gorge déployée alors qu'elle félicite Konan et la jalouse parce qu'elle rayonne et qu'elle a trouvé l'amour. L'entendre dire qu'elle avait eu tort, qu'Obito pouvait toujours être un shinobi. Percevoir Konan qui tousse devant l'évidence, rétorque que « bien sûr », parce qu'il avait promis de devenir Hokage.

Lever la tête vers le visage de pierre de Minato et lui tendre un sourire pour le rassurer, où qu'il se trouve : tout le monde va bien.

Voir Kakashi débarquer, encore en tenue et traîner derrière lui certains des anciens de l'école : Gai, Kurenai, Asuma, …

Avoir mal aux joues à force de sourire, et d'avaler des confettis qui se mélangent à sa boisson.

Quand il contemple cette assemblée, il lui semble qu'il a presque tout accompli, dans sa vie, que finalement, être Hokage n'est pas un but, c'est un moyen de protéger ces rires, ces visages paisibles. Près de lui, inébranlables, fidèles, droits, se trouvent Yahiko et Nagato, eux qui n'ont jamais faibli, qui n'ont jamais vacillé et qui possèdent aussi la Flamme de la Volonté allumée par Jiraiya tant d'années auparavant.

Face à lui, cette femme, incroyable, forte, et magnifique qui se tient droite et qui illumine l'endroit par sa seule présence. Et mon dieu qu'elle est belle, comme elle n'a pas besoin de parader dans des atours sur-mesure pour être sublime, il lui suffit de tourner les yeux vers lui pour qu'il perde la tête.

Et si quelqu'un demandait à Obito s'il pleurait, il répondrait sans doute qu'il a un confetti dans l'œil.


Et voilà, Ramens Et Confettis, c'est fini ! Merci d'avoir suivi !