Hello tout le monde !
Ce one shot est un peu particulier, puisqu'il prend place dans l'univers d'une fan fiction, Les Vents Contraires, sur laquelle je suis en train de travailler et qui n'est pas encore publier. Elle prendra place dans la timeline du Seigneur des Anneaux, entre la fin du Deuxième Âge et le début du Quatrième, c'est pour cela que j'ai posté cette histoire dans la catégorie LOTR et non Silmarillion. Cette histoire sera centrée sur Thranduil et un personnage original que j'ai créé pour l'occasion.
Juste Après est là pour vous présenter ce personnage. J'ai une affection particulière pour ce one shot qui traite d'un moment très important dans la jeunesse d'Annelin (si tant est que 1000 ans soit jeune, mais ce sont des elfes après tout.) Annelin est la fille de Maglor, second fils de Fëanor. Il est mentionné dans les notes de Tolkien présentes dans The History of Middle Earth, que Maglor serait marié à une elfe inconnue. Partant de ces notes, j'ai imaginé l'histoire d'une enfant qui aurait pu naître de cette union. Je l'avoue, j'écris avant tout Les Vents Contraires pour mon propre plaisir mais j'espère que cette fic pourra plaire à certaines personnes.
Les rares dialogues de cette fiction, plutôt introspective, sont en Quenya, vous trouverez la traduction tout à la fin, ainsi que des notes historiques qui vous aiderons si vous n'avez pas lu le Silmarillion. Il y a des passages assez descriptifs des massacres fratricides d'Alqualondë et de Doriath, ainsi que des manifestations du syndrome de stress post-traumatique, faîtes attention à vous si ce genre de contenu peut vous mettre mal.
Je vous souhaite une bonne lecture et n'hésitez pas à me laisser un petit mot.
Timeline : , Premier Âge, juste après le Deuxième Massacre Fratricide de Doriath
Trigger warnings : description graphique de violence, , sang, mort, suicide, syndrome de stress post-traumatique
Disclaimer : La Terre du Milieu (personnages, langues, lieux, etc) sont la propriété de J.R.R. Tolkien et de ses ayant-droits. J'écris cette fanfiction dans le seul but de me (et vous j'espère) divertir. Seul le personnage d'Annelin m'appartient.
Forteresse d'Himring, Beleriand oriental
An 506 du Premier Âge
Le ciel était gris au-dessus d'Himring, formant une couche épaisse et compacte que le soleil ne parvenait pas à percer. Annelin se tenait immobile à la fenêtre de sa chambre, regardant sans les voir les elfes qui s'affairaient en contre-bas. Un vent froid entrait dans la pièce mais elle n'en avait cure, depuis longtemps habituée au climat rude de cette région.
Ils avaient chevauché avec hâte pour fuir les environs de ce qui avait été, jusqu'à quelques jours auparavant, la cité souterraine de Menegroth. Dès leur arrivée à la forteresse, elle s'était enfermée dans sa chambre, même si elle savait que son aide pour remettre un peu d'ordre dans leurs rangs et soigner les blessés aurait été la bienvenue. Mais elle ne pouvait pas affronter les regards emplis de remords et de culpabilité des membres de sa maison. Pas quand ils reflétaient autant ce qui faisait rage en elle.
Sans qu'elle put les contrôler des images réapparurent devant ses yeux : des images d'une ville à feu et à sang, des elfes paniqués courant dans toutes les directions pour fuir les Fëanoriens qui envahissaient leur cité. Elle se revoyait, à la tête d'un petit groupe de soldats, arpentant les couloirs de la capitale doriathrin à la recherche de ce trésor qu'on leur refusait une fois encore. Elle se rappelait les siens tuant pour un serment qu'ils n'avaient pas eux-mêmes prêter mais guidés par la loyauté qui les liaient au chef de leur maison et peut-être, même des siècles plus tard encore, à Fëanor, celui qui avait été leur roi pendant un bref instant de leur éternité, celui qu'ils avaient suivi aveuglément dans cette terre hostile dont ils ne connaissaient rien.
Et surtout, Annelin se revoyait, elle, transpercer de son épée tout elfe, femme, homme et enfants,qui osait s'opposer à eux, qui se plaçait entre eux et ce qui leur revenait de droit. Grisée par le discours de son oncle Celegorm sur le devoir qu'ils avaient de réclamer ce qui leur était dû, de faire payer à ceux qui retenait ce bien pour lequel tant des leurs avaient perdu la vie, elle les avait suivi. Parce qu'elle ne saisissait pas pourquoi on continuait à leur refuser le Silmaril. N'avaient-ils pas compris que plus leur résistance s'enhardirait, plus la riposte des fils de Fëanor serait grande et coûterait des vies ?
Et encore une fois, c'était ce qui s'était produit. Un nouveau massacre avait été perpétré, des centaines d'elfes avaient perdu la vie et encore une fois, le joyau leur avait échappé… la seule pensée qui lui venait à l'esprit était que tout cela était du gâchis. Un énorme ggâchis. Des vies qui ne seraient jamais rendues, des existences qu'ils avaient abrégé de leurs épées et de leurs flèches, tout ça pour une soif de possession qui n'avait pas d'égal.
Alors que l'état de choc dans lequel elle s'était trouvé durant les heures qui avaient suivi l'attaque de Doriath avait commencé à se dissiper, Annelin n'était pas sûre d'aimer ce qu'elle allait découvrir à la place. Elle n'avait pas trouvé le repos depuis, chaque fois qu'elle fermait les yeux des images de mort envahissaient son esprit et une voix, perfide et sifflante répétait « c'est de ta faute, tu les as tués, tous tués. » Ces mots résonnait dans son esprit jour et nuit, comme une litanie entêtante, accompagnée de vagues de culpabilité et de dégout d'elle-même si fortes qu'elles en devenaient douloureuses physiquement. Elle devait souvent retenir des sanglots sans larmes, des spasmes de douleur, comme si son esprit ne pouvait plus demeurer dans ce cors qui avait commis tant d'atrocités. Tout son être se révoltait contre ces horreurs qu'elle avait perpétrées.
Et ce sang… tout ce sang… Rouge, épais et inondant les dalles de la place principale de Menegroth. Ce sang qui lui rappelait celui d'un souvenir lointain, du sang semblable à celui qui avait recouvert les pavés des rues d'Alqualondë et avait coloré les eaux du port et des fontaines d'un pourpre morbide. Elle n'avait pas pris part à ce premier massacre, elle était bien trop jeune. Mais ses yeux d'enfant se rappelaient de toute cette mort, de tous ces corps, des cheveux argentés des Teleri nimbés d'écarlate dans un contraste qui lui soulevait encore le cœur, des siècles plus tard. Elle se souvenait de l'odeur de mort qui régnait dans l'air, même si les corps des elfes ne pourrissaient pas comme ceux des mortels. La mort flottait tout autour d'eux alors, qu'entourée des membres de la maison de Fingolfin, qu'elle avait ralliée plus tard, ils tentaient de rejoindre les Fëanoriens au port. Le silence était complet, même le bruit des vagues semblaient atténués, comme si la nature elle-même n'osait faire un bruit devant l'horreur de ce spectacle. Et elle, elleth d'à peine quelques dizaines d'années, n'avait pas compris. La mort était un concept bien étranger à ceux qui étaient nés et avaient grandi à Aman, au Royaume Béni où nulle horreur ne s'était produite… avant la mort des Deux Arbres et l'assassinat de Finwë, son arrière-grand-père, tué sans pitié par Melkor.
Depuis, elle avait parcouru du chemin. Depuis, elle était devenue coutumière de la mort. Peut-être trop, d'ailleurs. Elle avait même été la cause de la mort d'autres êtres, des ennemis pour la plupart. Elle se souvenait, lorsqu'elle avait tué son premier ennemi. C'était un orc de Morgoth, un serviteur du Mal. Pourtant, prendre sa vie l'avait marqué elle à qui on avait toujours inculqué la valeur de chaque existence. Mais la guerre et la volonté de survivre l'avait vite emporté et avaient rapidement endurci son cœur.
Pourtant, cette fois, les choses étaient différentes. Elle avait pris la vie d'autres elfes, la vie des siens. Elle n'avait pourtant rien eu contre les habitants de Doriath, elle ne s'était rendue qu'une fois là-bas, quelques décennies plus tôt, pour rendre visite à sa cousine Artanis, désormais connue sous le nom de Galadriel. Et les doriathrin l'avaient accueillie, bien qu'avec méfiance, sans heurt et sans reproche. Même le Roi Thingol l'avait reçue, malgré les actes de sa famille et du massacre des Teleri, les lointains parents de Thingol. Toutefois, entrainée par la folie vengeresse des siens, elle s'était laissé emporter et avait pris part à cette mutinerie. Et à présent que cette folie était retombée, elle mesurait l'ampleure de leurs actes.
Bien sûr les Fëanoriens étaient connu pour être prompts à la colère, à la vengeance et à la violence, en particulier les descendants directs de Fëanaro, comme Annelin. Mais elle avait pensé que, puisqu'elle n'avait pas prêter ce maudit serment qui torturaient son père et ses oncles depuis toutes ces années, elle serait épargnée par cette soif de possession. Elle ne désirait pas les Silmarils pour elle-même. Elle n'en avait qu'un vague souvenir, vestiges de ses jeunes années du temps où ils vivaient tous à Valinor et que Fëanor exibait, en de rares occasions, sa plus belle création. Une part d'elle désirait poser à nouveau les yeux sur eux, pour revoir une dernière fois la lumière de Telperion et Laurelin dont ils étaient les derniers vestiges. Son cœur désirait cette lumière que celle du soleil et de la lune n'avait jamais pu égaler. Mais surtout, elle voulait que les joyaux leur soient retourné pour apaiser à jamais le serment qui tourmentait son père. Elle savait que chaque vie elfique qu'il prenait l'était à cause de cette maudite promesse. Elle savait qu'il avait été, au départ, contre l'idée d'attaquer Doriath. Il ne s'était jamais remis d'Alqualondë et de la culpabilité qui le rongeait depuis. Il s'en était d'autant moins remis que sa femme, la mère d'Annelin, était une teler.
Mais Celegorm l'avait convaincu. Il les avaient tous convaincus. Et elle avait suivi, comme elle suivait toujours son père, peu importe les batailles dans lesquelles il s'engageait. Parce qu'elle était ainsi, loyale. Trop loyale, au-delà de la raison. Comme tout ce que faisait ceux de son sang, elle le faisait avec passion et sans retenue. Et à présent qu'elle goûtait à cette culpabilité et à ce dégoût d'elle-même, elle voulait que tout cela cesse.
Que ces maudits joyaux soient détruits. Ou qu'on les leur rende. Mais elle voulait que cela cesse.
Elle ne s'aperçut que les sanglots l'avaient reprise que lorsque l'un d'eux, particulièrement douloureux, lui souleva l'estomac. Elle serra les dents pour ne pas se laisser submerger par les larmes. Elle n'avait pas le droit de pleurer, pas quand elle était l'une des causes de toutes ces morts. Même si elle aussi avait perdu beaucoup ce jour-là, la mort de ses oncles Celegorm, Carantir et Curufin était un nouveau coup porté à leur maison, elle n'avait pas le droit de pleurer.
Annelin sursauta, brutalement ramenée à la réalité lorsque des coups furent frappés à la porte de sa chambre. Elle essuya rageusement les larmes traitresses qui avaient coulé sur ses joues et lança un « entrez ! » prononcé d'une voix éraillée par les sanglots.
Le panneau de bois s'ouvrit, révélant son père. Il avait troqué son armure contre une tunique et un pantalon qui avaient vu de meilleurs jours, ne se souciant pas de son apparence. Ses longs cheveux noirs étaient retenus dans une longue tresse faite à la va-vite, dont des mèches s'échappaient, entourant son visage aux traits tirés. Ses yeux gris étaient dénués de la flamme qui y brûlait le plus souvent. Des cernes s'étendaient sous son regard morne et elle put immédiatement percevoir le poids des émotions qui l'assaillaient. Douleur, chagrin et culpabilité se disputaient la première place dans son cœur. Et tout cela, Annelin l'avait perçu. Parce qu'elle le connaissait par cœur.
Ils restèrent longtemps à s'observer ainsi, ne sachant comment réagir face à l'autre. L'elleth vit son père serrer les poings de colère contenue et elle s'interrogea sur la source de cette émotion. Etait-ce vers lui-même qu'était dirigée cette colère, de l'avoir entraînée dans cette horrible entreprise juste parce qu'elle était sa fille ? Elle savait que son père s'était toujours attribué le blâme de tout ce qu'elle avait enduré Alqualondë, où certains des membres de la famille de sa mère avaient été massacrés, la guerre contre Morgoth… Elle lui en avait voulu, parfois. Souvent. En particulier ces dernières années, où elle l'avait vu s'éloigner d'elle. Elle l'avait même haït, d'une certaine façon.
Et en cet instant, après ce qu'ils venaient une nouvelle fois de traverser, elle ne savait plus. Son père était son monde, la seule famille qui lui restait ici, en Terre du Milieu, alors qu'elle ne pourrait peut-être jamais regagner Valinor pour revoir sa mère. Il y avait des jours où elle le haïssait, d'avoir suivi Fëanor, d'avoir prêté ce serment de malheur. Elle lui en voulait d'être aussi faible face aux Silmarils à cause desquels ils se trouvaient là aujourd'hui.
Pourtant, elle restait. Où son cousin Celebrimbor avait renié son père Curufin, son appartenance à la Maison de Fëanor, elle ressentait parfois cette once de fierté d'appartenir à cette grande lignée des Noldor, la plus grande avant que la folie de son grand-père n'entache tout.
Elle finit par détourner les yeux, ne supportant plus à la fois le tourment dans les iris argenté de son père et la bataille qui faisait rage en elle. Devait-elle lui hurler dessus ? Devait-elle le réconforter après la perte de trois de ses frères ? Ou alors devait-elle lui présenter une colère froide, une rancœur glaciale et le tenir éloigné d'elle à jamais, pour ne plus que ce qui était arrivé se reproduise ? Qu'elle ne soit plus jamais mêlée à cette quête sans fin ?
Devait-elle partir ? Mais partir pour aller où ?
Encore une fois, les sanglots la submergèrent sans qu'elle s'en aperçoive. Elle n'était plus maîtresse de son corps ou de ses émotions, c'était peut-être ainsi que son fëa faisait face à la culpabilité. C'était peut-être ainsi qu'il exprimait tout ce trop-plein de sentiment dont elle ne savait que faire. Elle avait entendu les hommes dire que les Eldar ressentaient plus fortement les choses… C'était peut-être vrai, en fin de compte. Ne mourraient-ils pas de chagrin, après tout ?
— Anna…
Le mot avait été murmuré d'une voix brisée et elle eut un instant du mal à croire que cette voix était la même que celle, puissante et imposante, qui avait crié des ordres lors des batailles qu'ils avaient mené. Ce n'était pas la voix d'un seigneur, pas celle d'un prince. C'était la voix d'un être brisé, pliant sous le poids du chagrin et de la culpabilité. Ce n'était pas Maglor Fêanorion, celui dont on ventait le courage. Ce n'était pas Kanafinwë, Prince des Noldor, qui avait enchanté la cour de Tirion de sa voix enchanteresse et de ses talents musicaux inégalés. C'était un ellon qui avait vu et commis trop d'horreurs. Et qui pourtant, tenait toujours debout.
— Selman mana ?
Pourquoi. C'était le premier mot qui lui était venu à l'esprit. C'était la question qu'elle se posait. Mais qui n'était pourtant destinée à personne en particulier. Pas à elle-même, pas à son père. Pas même aux Valar. Parce qu'elle connaissait et ignorait à la fois la réponse. Parce qu'elle pouvait trouvé des dizaines de raisons, le serment de Fëanor, la fierté noldorin, la loyauté envers son père… Mais aucune d'elles ne justifiaient ce qui s'était passé.
— Selman nama, Atto ?
Cette fois, sa voix se brisa dans un sanglots et elle se sentit comme cette petite fille qui avait, des siècles plus tôt, posé la même question à sa mère lorsque Morgoth avait détruit les Deux Arbres et avait tué Finwë. Lorsque Fëanaro avait emmené loin d'elles ce père et ce mari qu'elles chérissaient plus que tout, même si Annelin avait fini par les rejoindre, au plus grand chagrin de Lindëarië. Cette même question que cette adolescente qu'elle était alors avait posé à son père lorsque son oncle Maedhros auquel elle était si atachée, eut été libéré du Thangorodrim. Après toutes les souffrances qu'il avait enduré aux mains de Morgoth. En vain.
Elle reposait cette question parce qu'elle n'avait toujours pas trouvé de réponse satisfaisante. Et parce qu'au fond d'elle, malgré toute sa fierté mal placée, elle était toujours cette petite fille qui avait besoin de l'étreinte parentale pour, le temps de quelques instants, oublier la douleur de l'existence protégée par l'amour de son père.
Maglor avait franchi la distance qui le séparait encore de sa fille et l'avait pris dans ses bras. Annelin tenta au départ de le repousser car malgré son besoin d'être protégée, elle lui en voulait. C'était de sa faute, après tout. Tout ça était de sa faute. Son père tenta une nouvelle fois de la serrer contre lui et elle se débattit, frappant de ses poings son torse dans des gestes teintés de désespoir et répétant sans cesse cette même question : pourquoi ?
Elle finit par se laisser aller, submergée par toute cette douleur et elle pleura dans les bras de son père comme elle ne l'avait pas fait depuis des siècles. Et son père pleura aussi, devant la détresse de ce qu'il avait de plus cher au monde. Sa fille, l'unique parcelle de sa femme qui demeurait encore de ce côté de la mer. Il murmura, comme en réponse à la litanie interrogative d'Annelin :
— Anin absene. Anin absene, yelya. Pardonne-moi. Pardonne-moi, ma fille.
Traductions :
Annelin : version sindarin de son nom maternel, en quenya Annalindë. Il signifie le don de la musique.
Silmarils : trois joyaux d'une valeur inestimable renfermant la lumière des Deux Arbres de Valinor qui existaient avant le soleil et la lune. Ils ont été créés par Fëanor puis volés par Morgoth. Fëanor et ses fils (Maedhros, Maglor, Celegorm, Carantir, Curufin, Amrod et Amras) prêtèrent le Serment de Fêanor, jurant sur le nom d'Iluvatar lui-même qu'ils détruiraient toute créature, Vala, Maia, elfe, nain, qui se mettraient entre eux et les Silmarils.
Aman : le nom du continent où se trouvent Valinor/les Terres Immortelles
Melkor : nom de Morgoth, premier seigneur des ténèbres et maître de Sauron
Fëanaro (Quenya) nom maternel de Fëanor signifiant Esprit du Feu
Fëa (Q) âme, esprit
Anna (Q) surnom affectueux donné à Annelin par les membres de sa famille
Elleth (Sindarin) elfe femme
Ellon (S) elfe, homme
Selman mana (Q) Pourquoi ?
Atto (Q) Papa
Lindëarië (Q) femme de Maglor, mère d'Annelin, elfe du peuple des Teleri. Son nom signifie musique de la mer
Notes historiques :
Laurelin et Telperion sont les deux arbres de Valinor qui éclairaient Arda avant le levé de la lune et du soleil. La Terre du Milieu n'était éclairée que par les étoiles alors que les elfes et les Valar des Terres Immortelles vivaient dans la lumière dorée de Laurelin et la lumière argentée de Telperion. Cette lumière était bénie et aimée de tou-te-s. Morgoth a détruit les arbres, les Noldor ont fuit Valinor direction les TDM et le soleil et la lune se sont levés pour la première fois, venant du dernier fruit de Laurelin et de la dernière fleur de Telperion.
Les teleri font partie des trois peuples des elfes s'étant éveillés près du lac Cuiviénen pendant les années des arbres. Les teleri étaient les plus nombreux. Certains se sont écartés du groupe en chemin vers Valinor les premiers sont devenus Nandor (ou elfes des bois) vivant à Vertbois ou en Lórien au Deuxième et Troisième Âge. D'autres passèrent les Monts Brumeux mais restèrent en Beleriand, devenant les sindar dont descendent Celeborn, Amdír, Oropher et Thranduil. D'autres encore se sont arrêtés sur les rives de la TDM, devenant les falathrim, peuple de Círdan, vivant plus tard en Lindon et aux Havres Gris. Le reste atteignit Valinor, fondant là-bas la ville portuaire d'Alqualondë. C'est là que le premier massacre des elfes a eu lieu. Les Noldor, menés par Fëanor, sont arrivés et ont demandé aux teleri de leur céder leurs bâteaux pour qu'ils puissent atteindre la Terre du Milieu. Les teleri ont refusé, les choses ont empirées lorsque les noldor ont essayé de prendre les bâteaux de force. Les teleri leur ont tiré dessus en retour, les noldor ont riposté et tué beaucoup de teleri au passage. Un autre groupe de Noldor, mené par Fingolfin le frère de Fëanor est arrivé au milieu de cette pagaille, ont cru que les teleri avaient attaqué les leurs et ont donc sauté dans la mêlée. Les membres du groupe de Fêanor ont ensuite été les premiers à monter dans les bâteaux, puis une fois arrivés en TDM Fëanor a ordonné que les bâteaux soit brûlés, ^forçant ainsi le groupe de Fingolfin à rester à Valinor. Ce groupe-ci a alors dû traverser l'Helcaraxë, aka le Chaos des Glaces et vous devinez qu'avec un tel nom, l'endroit n'était pas vraiment sympathique.
