Titre : Rule number one : Never let your guard down
Pairing : Gabriel Reyes x Jack Morrison / R76 – SEP Era
Rating : M
Genres : Romance, PWP, fluff, action
Disclaimer : Overwatch est la propriété de Blizzard et en aucun cas la mienne, aussi je ne gagne aucun centimes en m'appropriant Jackie et Gabe le temps d'un écrit :)
Warning : RAS !
Note : Hello !
J'espère que vous allez bien en ces périodes pour le moins difficiles… Prenez soin de vous, restez à la maison au maximum et lavez-vous les mains régulièrement, on ne le répétera jamais assez. Confinement oblige, j'ai pris le temps de continuer les aventures de Jackie et Gabe :3 et j'espère que cette suite vous plaira. Le chapitre suivant est déjà bien commencé et ne devrait pas tarder en principe ;) Aussi, je vous remercie beaucoup pour vos reviews, follows, alertes etc. N'hésitez pas à laisser votre petite trace ici également, ça me fera très plaisir !
Je m'excuse s'il reste des fautes et je me permets de rappeler que je n'ai pas de réelles connaissances sur le milieu de l'armée ou des armes et qu'il est fort possible qu'il y ai certaines incohérences avec la réalité. Aussi, je ne pense pas que cela impacte la lecture ou gêne en quoi que ce soit. Mais bon, je préfère prévenir ^^ Soyez indulgent(e)s ! De même que je ne connais pas le lore d'Overwatch a 200 % et que tout ne sera pas forcément en adéquation avec la timeline officielle et même si… entre nous… Mr Chu ( Vous nous manquez déjà mon bon monsieur T_T ) aurait pu d'emblée foutre Jack avec Gabriel quand ils étaient au SEP au lieu de nous pondre Vincent qui débarque de nulle part là x'D hein, que c'est vrai ?! :p
Allez, je vous souhaite une bonne lecture et vous dit à très vite,
La bise – de loin
Eikaow
-x-x-
Quelques jours plus tard…
Gabriel arriva aux abords de l'infirmerie. Il se dirigea vers le guichet et posa son badge contre le comptoir.
« Gabriel Reyes. Matricule 24. Je viens voir Denn Parker. »
L'hôtesse, le visage neutre, acquiesça et scanna son badge avant de lui rendre dans un geste qu'on devinait devenu machinal.
« 1er étage, chambre 68. Vous avez une heure. »
Il accepta à son tour et fourra son badge dans sa poche avant de prendre la direction de l'ascenseur le plus proche. Une fois à l'intérieur, il appuya sur l'étage correspondant s'adossa contre un des murs, bras croisés contre le torse. Relevant la tête, il avisa son reflet dans les miroirs incrustés dans les parois de la cabine. Une fine cicatrice barrait à présent de manière définitive sa joue droite, lui rappelant également le fiasco de cette première mission en extérieur.
« Ça aurait pu être pire. » Se dit-il à nouveau.
L'ascenseur termina sa course et il sortit dans le couloir. Il croisa quelques autres recrues arrivant en sens inverse Celles-ci baissèrent aussitôt les yeux et se mirent à chuchoter alors que son croisa les leurs. Typique. La porte de la chambre de son camarade se distingua au loin et il toqua doucement avant d'entrer. Parker reposa le magasine de basket qu'il était en train de feuilleter et étira un grand sourire en levant un doigt au ciel.
« Et voici qui entre sur le terrain, le numéro 24, Gabrieeeel Reyeeees ! »
Le brun étira un mince sourire en secouant la tête. Toujours égal à lui-même. il prit une chaise et la retourna avant de s'installer face à son coéquipier.
« Tu sembles aller mieux.
- Évidemment que je vais mieux, sourit Parker. Tu pensais pas qu'une égratignure pareille allait me foutre au tapis ? »
Parker n'avait visiblement pas la même notion d'égratignure que le commun des mortels… Enfin.
Gabriel avisa un instant sa jambe. Un imposant bandage l'enveloppait encore du genou jusqu'à la cheville. Heureusement il ne perdrait pas l'usage de celle-ci… Dieu merci.
« Les médecins disent que j'en ai encore pour quelques jours ici mais que je pourrais bientôt remarcher. Je vais avoir une de ces cicatrices de guerre, mon gars ! Ça devrait plaire aux poulettes, c'est un bon point pour moi ! »
Nouveau sourire. Cependant le brun fronça les sourcils tandis que son poing se serrait doucement contre le dossier de la chaise. L'ambiance devint subitement plus pesante. Parker soupira doucement.
« Hey, Gabe. Tu m'as sauvé la vie putain et je t'en serai éternellement reconnaissant. Je vais bien, c'est OK. J'ai pas perdu ma jambe, tout le monde va bien. C'est le principal.
- Je suis désolé. »
Le noir écarquilla alors les yeux et se mit à exploser de rire. Sa voix sembla résonner un moment dans la pièce. Cela faisait du bien… La voix était enjouée et chaleureuse. C'était toujours comme ça : Parker était communicatif et il savait, un rire à l'appui, comment détendre l'atmosphère.
« Wow ! Qui êtes-vous et qu'avez-vous fait de Gabriel Reyes ?
- J'suis sérieux, j'aurais pu.. »
Il secoua la tête en esquissant un nouveau rire.
« T'aurais rien pu faire mec. C'est pas une hallucination collective ou quoi que ce soit. On a tous vu la même chose. On était pas préparé à ça. Fin du match. »
Gabriel plissa de nouveau les yeux et porta son regard sombre vers la fenêtre puis vers la porte. Il étudia un instant les bruits se faisant entendre derrière celle-ci et reporta son regard vers son camarade, le sérieux déformant à nouveau son visage.
« Des robots. » Souffla t-il, d'une voix basse.
Denn acquiesça, le visage grave.
« Des putains de robots. »
Y repenser lui donna des frissons. Ils avaient été appeler pour porter secours à la population après le passage d'un typhon… A quel putain de moment, il était question de dézinguer des cinglés de robots tueurs ?
« Les putains de robots avaient tous une M-134 des familles, tu voulais qu'on fasse quoi sérieusement ? Taper la causette ? » Rigola alors à nouveau Parker.
C'était vrai. A peine avaient-ils pénétré dans le complexe que ces unités s'étaient éveillés et avaient ouvert le feu. Que pouvaient-ils faire face à ça si ce n'est fuir, se planquer et demander un rapatriement d'urgence ? Ils n'avaient pas le matériel nécessaire pour espérer résister à l'affrontement.
« Il y en avait quoi ? Une dizaine au bas mot ?
- J'en ai compté exactement 13. Blindage renforcé, visée automatique à détection de mouvement et probablement sonore, M-134 en guise de bras droit… Et j'imagine qu'on a pas eu le loisir de voir l'ensemble des autres programmes sinon on serait plus là pour en parler. »
Parker avait croisé ses bras contre son large torse tout en secouant la tête. Il fronça les sourcils.
« Des armes militaires top secrète ?
- J'en sais rien. Si c'était le cas, ces trucs nous auraient pas tiré dessus… C'est nous l'armée, merde.»
Gabriel se releva et se mit à marcher dans la pièce, les bras croisés contre son torse lui aussi.
« J'ai déjà entendu parler d'un truc similaire, expliqua t-il. Des robots au service des humains qui auraient subitement commencer à les attaquer… Mais j'avais jamais su si c'était des conneries ou non. Visiblement c'en étaient pas.
- Putain… Et ils nous enverraient nous faire botter le cul comme ça ? C'est quoi ce bordel ?! » S'insurgea l'autre en abattant son poing contre la table de chevet.
Gabriel porta une main contre sa tempe qu'il se mit à masser un court instant avant de passer une main dans ses cheveux bruns.
« Je pense pas que l'armée était au courant. On s'est retrouvé au mauvais endroit, au mauvais moment. T'as vu la gueule des bâtiments ? Un typhon de cette ampleur aurait jamais fait ça. On a vu aucun civils. Juste ces grands complexes détruits avec ces trucs à l'intérieur. Peut-être qu'ils étaient même… Endormis… Merde, j'en sais foutrement rien. »
L'armée était-elle au courant ? Ces choses étaient-elles des armes militaires ? Quels étaient leurs véritables programmes ? Avaient-elles été détournées ? Peut-être protégeaient-elles les lieux ? Autant d'interrogations qui restaient en suspend.
Cependant, Gabriel était sûr d'une chose : Les machines qu'ils avaient vu étaient programmées pour annihiler toute vie humaine alentour.
-x-x-
« Asseyez-vous, Reyes.
- Merci, Monsieur. »
La dernière fois qu'il s'était retrouvé dans ce bureau c'était pour accueillir les félicitations du colonel quant à ses résultats et pour qu'on assigne Morrison à son escouade sans qu'il ait son mot à dire. Il se força à ne pas penser au blond outre mesure. La situation était plus sérieuse qu'il n'y paraît. Cela faisait pas moins de 5 jours qu'il n'avait pas croisé Jack, allant même jusqu'à ne plus provoquer outre mesure le fait de tomber sur lui. Il savait. Bon Dieu qu'il savait que le blond lui jetait des regards incessants, notamment quand ils étaient au réfectoire en même temps. Aucune discrétion. Néanmoins, il fallait qu'il ralentisse un peu les choses entre eux même si… Mmh...
« Ok, focus. »
Ferguson se racla la gorge et désigna une des deux chaises trônant devant son bureau. Gabriel opina et s'assit en silence. Le gradé s'installa derrière le sien avant de joindre les mains et de porter son regard face à lui.
« J'ai su que Monsieur Parker serait bientôt remis sur pieds. C'est une bonne nouvelle.
- Assurément. »
Au moins une bonne nouvelle dans le lot. Le colonel prit alors une grande inspiration avant de poursuivre.
« Je dois vous avouer que j'ai lu votre rapport et celui-ci m'a quelque peu… Décontenancé.
Évidemment. N'importe qui serait « décontenancé » en lisant ce truc.
« Tout ce qui est mentionné dans ce rapport relève de la stricte vérité. J'ai interrogé chacun des membres de mon équipe et ai veillé à apporter, dans la mesure du possible, le maximum de précisions dont je pouvais faire preuve.
- Oh, je ne remets pas en doute vos capacités rédactionnelles et d'analyse… Votre rapport semble complet et incroyablement détaillé...Cependant-»
Nouveau raclement de gorge.
Se faisant, il ouvrit un des tiroirs du large bureau et en sortit un porte-documents. Gabriel reconnu immédiatement le rapport en question. Il l'ouvrit et fit défiler quelques feuilles avant de s'arrêter sur plusieurs d'entre elles, les soulevant allegrement.
« Vous mentionnez, je cite : « Des unités de type robotique de couleurs blanc, rouge et noir qui mesurent approximativement deux mètres voir plus et sont équipés d'une unité M-134 Minigun en guise de bras droit.
- C'est exact.
Il opina alors avant de pincer ses lèvres puis poursuivit.
« Leurs exosquelettes sont munis d'un alliage blindé métallique haute résistance et ils semblent dotés de capteurs optiques leur donnant une vision parfaite de leur environnement et ce en toutes circonstances - obscurité, lumière etc - ou encore sonores.
- C'est ce que nous avons pu constater sur place. »
Ferguson fronçait un peu plus les sourcils à mesure qu'il continuait de réciter à haute voix ce que contenait le rapport. L'ambiance était lourde et pesante.
« Leur processeur central semble se situer dans la tête.
- Oui.
- Très bien. Enfin, vous dîtes que vous êtes parvenu à en mettre un hors d'état de nuire après avoir visé la tête à plusieurs reprises avec votre semi-automatique P320, dans le but de protéger le seconde classe Denn Parker qui a été touché à la jambe lors de votre tentative pour vous mettre vous et votre équipe à couvert. »
Gabriel acquiesça une nouvelle fois en silence. Le calme prit place dans la vaste pièce et terminant sa lecture, le colonel referma le rapport et le fit glisser un peu plus loin en poussant un soupir.
« Pouvez-vous m'expliquer comment une simple mission d'aide humanitaire peut subitement s'apparenter à un scénario de science-fiction de la sorte ? »
Le brun fronça alors les sourcils.
« Nous y voilà. »
« J'ai une entière confiance en vous Soldat, mais avouez que-…
- Vous ne me croyez pas. » Le coupa t-il.
Le brun ne questionnait pas. Son homologue secoua la tête en levant les bras, ne sachant visiblement plus quoi dire outre mesure. Un frisson de colère sembla poindre en lui mais il garda cependant et autant qu'il pu son calme face à son supérieur. Ferguson émit un énième soupir avant de se lever et de se diriger vers la fenêtre, les bras croisés derrière lui.
« Je ne sais pas quoi vous dire. Tout ceci dépasse l'entendement. »
Gabriel se releva alors prestement, faisant fi de l'insubordination dont il faisait preuve.
« Écoutez… Ces choses étaient endormies et c'est notre présence qui les a réveillés ! S'exclama t-il, la voix se voulant plus forte que nécessaire. Nous n'avons croisé aucun civils, aucune âmes qui vivent. L'endroit était désert et une tempête tropicale aussi forte soit-elle n'aurait jamais pu causer ces trous béants dans les murs ainsi que les divers impacts de balles visibles sur les habitations. Je ne sais pas ce que ces unités faisaient là mais une chose est sûre, leurs réactions à notre présence étaient tout sauf pacifiques. »
Il pointa le rapport trônant sur le bureau.
« Vous avez lu ce rapport, tout y est mentionné. »
Un lourd silence pesant pris de nouveau place dans la salle.
Ferguson le toisa un moment puis se perdit une fois de plus dans ses pensées avant de revenir derrière son bureau. Il s'empara du rapport qu'il remit dans un des tiroirs et sortit des feuilles vierges ainsi qu'un stylo sans lui accorder un regard supplémentaire.
« Très bien. J'en ferai part à mes supérieurs. Vous pouvez disposer. »
-x-x-
« Jack, par ici ! »
Le blond tourna la tête vers la voix malgré le brouhaha ambiant et constant du réfectoire. Il reconnu Brett et les autres attablés un peu plus loin et se dirigea vers eux. La salle était très animée ce soir et pratiquement toutes les tables étaient occupées.
« Alors comme ça, les après-midi entières d'entraînements ne suffisent plus à Mosieur, il faut encore qu'il aille à la salle de sport ? Il y a d'autres façons de vouloir en finir tu sais, Jackie ? »
Jack secoua la tête sous l'hilarité de ses compagnons et plus précisément Brett puis s'installa à leur côté.
En réalité, tout ceci était nécessaire. Quand il faisait du sport ou une activité physique, il ne réfléchissait plus outre mesure et ça lui faisait du bien. Surtout en songeant au fait qu'il n'avait pas vu Gabriel depuis plusieurs jours maintenant. Aucune interaction. Aucune paroles. Juste quelques regards par ci par là… C'était désormais évident que le brun essayait de maintenir une distance suffisante entre eux. A dire vrai, Jack ne savait pas encore si c'était une bonne ou une mauvaise idée mais le fait était qu'il respectait sa décision. C'était visiblement mieux comme ça. Depuis le départ, ça avait été une gigantesque connerie, de toutes manières. Gabriel semblait très investi dans son rôle de meneur et le fait qu'ils se fassent du bien mutuellement n'était pas propice à ce que tout se déroule comme il faut. Il y aurait forcément des complications et Jack savait. Il se connaissait. Il connaissait son fonctionnement. Il était incapable de faire quoi que ce soit sans avoir un minimum de sentiments. Il était comme ça.
Il ne savait pas ce qu'il en était pour Gabriel. Le type semblait voguer de ports en ports sans réelles attaches. Ça lui correspondait bien finalement… Sur ce point, ça finirait par poser visiblement problèmes.
Et puis, dans quelques jours, il commencerai réellement à travailler avec eux et c'était probablement l'occasion de prendre un nouveau départ avec lui. Parker semblait être un chic type. Hudson avait tout du parfait bourrin irréfléchi et Vasquez… Hum. La latino était brut de décoffrage mais plutôt sympa dans le fond. Il verrai bien… A ce propos, il n'avait pas encore réussi à dire à Brett que prochainement, il n'assisterai plus aux entraînements et activités ensemble en commun. A ce propos, il se demandait même s'il n'allait pas être transféré dans une nouvelle chambre.
Il n'eut pas le loisir d'y réfléchir d'avantage que bientôt la réalité fit de nouveau parler d'elle.
« Attention, beau gosse à trois heures ! » Pouffa une de ses camarades – Une jolie rouquine, Shaw.
Jack baissa aussitôt les yeux et fit mine de boire son verre d'eau en avisant Gabriel, qui débarquait dans la salle, plateau dans une main, l'autre dans la poche de son sweat. Sweat noir très prêt du corps au demeurant.
« Tch. »
« C'est un nouveau hoodie, non ? Ténébreux à souhait, mmh, s'enquit-elle à nouveau en direction d'une blonde – Ford- laquelle acquiesça aussitôt.
Jack se força plus que tout de ne pas regarder le brun. Rien que sa présence était électrisante et il était totalement sexy. Oui. C'était quoi encore ce nouveau sweat ?
« Sincèrement, je sais vraiment pas ce que vous lui trouvez à ce type… Moi il me fout la trouille. Fit un brun du nom de Barnes.
- C'est exactement ce que je lui ai dit, hein Jack ? »
Samuel savait qu'il avait un crush lui aussi pour le brun et le simple fait que les autres puissent eux aussi être au courant lui envoya un frisson de malaise dans le ventre. Il lança un regard mauvais à son camarade et soupira.
« AH mais oui tiens ! Jack … Reprit de plus belle la rousse. Ça fait un moment que vous vous êtes pas battu toi et lui. Vous avez fait une trêve ? »
Shaw et Ford avaient le regard rivé sur lui tels des phares de voiture. Barnes leva les yeux au ciel en soupirant et Brett lui lança un clin d'oeil moqueur.
« Sale con. »
« On a décidé d'agir en adultes responsables avant de se prendre un blâme. J'ai pas envie d'être viré à cause de lui et lui non plus. On s'ignore et c'est mieux comme ça. Voilà. »
« Non en fait, on s'est découvert un intérêt commun pour le fait de faire jouir l'autre… Voilà. »
Jack repensa subitement à leur dernière entrevue, dans la chambre du brun, et un frisson de plaisir lui traversa les reins. Ses mains chaudes… Sa peau… Son souffle…
« Merde »
Les deux jeunes femmes acquiescèrent, la bouche grande ouverte avant de revenir de plus belle à la charge à son grand damne. De souvenir, le blond ne se souvenait pas que les femmes puissent être aussi… Usantes. Quand elles avaient une idées en tête.. Mon Dieu.
« Et il est comment sinon en privé ? Plutôt froid et distant ou grande gueule ?
« Plutôt rentre-dedans. Mmh. »
« Je… Je le connais pas, hein ? Mentit-il, essayant du mieux qu'il peut de réfréner la chaleur gagnant son visage.
- T'imagines au pieu, Kate ? Ce mec doit être un véritable-
- Sinon, vous pouvez vous faire une soirée pyjama et éviter de nous empoisonner les oreilles à longueur de temps avec Reyes ou alors allez le voir directement.. Au choix. »
Barnes était le genre de gars plutôt froid et calme de prime abord. Il ne parlait jamais pour ne rien dire à l'inverse de Brett qui était une pipelette. Jack l'avait de suite trouvé sympathique et présentement, il aurait pu lui ériger une statue.
Les deux jeunes femmes firent claquer leur langues et secouèrent la tête.
« C'est pas un mec pour nous. Trop imposant. Trop… Enfin, vous voyez quoi ? Je suis sûre qu'il les aiment soumises et- Oh mon Dieu ! Attendez, peut-être que lui et Vasquez ? »
Jack faillait s'étrangler une nouvelle fois.
« Oh pitié »
Ses joues se rougirent à nouveau sans qu'il ne puisse l'empêcher et il jura intérieurement. Imaginer Reyes et Vasquez ensemble lui fila aussitôt la nausée. Non. Non. Non.
« Stop. »
Concrètement, il était partagé entre le fait de partir ici et maintenant et plomber totalement l'ambiance ou sortir n'importe quelle connerie pour faire taire une bonne fois pour toutes ses commères de camarades.
« Écoutez… Sincèrement, la seule chose que je sais c'est qu'il est arrogant, moqueur, colérique, vantard, cynique, insupportable-
Vrai.
« - et je pense que vous perdez votre temps à lui accorder autant d'importance de la sorte. C'est pas quelqu'un pour vous et clairement vous ne le reverrez plus jamais après ça. »
Ton de voix neutre et détaché. Zéro bégaiement. Rapide et efficace. Bien.
Une partie de lui se dit que tout ceci le concernait également.
Le silence revint alors à la table. Barnes leva un pouce silencieux dans sa direction en opinant et Brett se mit à sourire comme un parfait crétin. Tss.
Shaw étira un sourire elle aussi en donnant un coup de coude à la blonde a ses côtés.
« Ah la la Captain America, t'inquiète pas… T'es au moins aussi canon que lui et à choisir je préférerai jeter mon dévolu sur toi, ha ha ! Ou sur Holloway… »
Nouveaux regards dépités.
Bon… Une chose était sûre, les femmes étaient et restaient trop chiantes pour lui. Shaw lui sauta alors dessus, passant ses bras autour des ses épaules en ricanant et porta une main contre ses cheveux blonds, les ébouriffant d'avantage, si c'était possible alors que quelques tables plus loin, un regard sombre et intense se posait doucement sur eux.
A suivre...
