Et nous revoilà pour le 19ᵉ écrit du calendrier de l'avent du sterek pack !

J'aime l'idée d'un anti-film de Noël ^^, j'ai également répondu au défi de Célikiwi en casant 10 mots imposés par elle, ils seront tous noté à la fin !

Merci beaucoup à Leyya09 pour sa correction !


Ding ding ding

Le bruit des grelots résonnait dans les oreilles de Derek, . Surpassé par une voix atrocement fluette :

- Et puis là et bien ma sœur elle a dit que t'existais pas, mais moi j'ai dit si et elle, elle a dit non alors j'ai dit oui, et puis du coup et bien là, là, là, en fait une fois et moi j'ai dit si et puis et en fait, j'étais pas content même que j' ai pleuré et que là et bien là, là, là…

- Bref, tu as raison. J'existe. Tu le diras à ta sœur. Maintenant souris pour la photo.

Un flash les éblouit, Derek regarda la grande horloge :. 10h03 ?

- Et puis tu sais papa Nnoël, moi je...

- Écoute gamin, Papa Noël doits aller faire pleurer le yéti.

- Pourquoi tu fais pleurer le yéti ? Il est gentil ? Et il est où ? Il est là ? Je peux le voir ?

- Oh Oh Oh ! Mon elfe va t'aider avec ça. Elfe, il y a des questions. Elfe ?! LUTIN DE MERLE ERICA ! Arrête de parler aux gentils papas et ramène ton short bouffant ici !

- J'arrive, j'arrive !

- Voilà, tu vas avec l'elfe qui a l'air de bien trop aimer ton papa. Tu vois, Elfe Erica, le papa il a une jolie bague au doigt, et tu te rappelles ce qu'a dit le père fouettard sur la relation que tu entretiens avec les papas ? Bref, merci d'être venue Mathilde.

- Je suis Mateo.

- Oui, oui, génial.

Derek balança presque le gosse à sa collègue puis partit en pause. À cause du môme, sa pause de 10 minutes avait déjà perdu 3 minutes. Il détestait ce job. Il détestait son oncle pour lui avoir proposé ce job, il détestait Boyd pour lui avoir dit que c'était « pas si mal » et il détestait les gosses et leurs parents débiles qui venaient prendre des photos débiles et lui cassait les oreilles avec leur liste à rallonge.

Il arriva aux vestiaires du personnel et se précipita aux toilettes. Heureusement elles étaient vides. Il mit presque 1 minute supplémentaire à se débarrasser de son costume de Père Noël. Ce truc puait, grattait et n'était pas pratique et ridicule. Pense à la Camaro Derek. Pense à ça et pas au petit qui t'as vomis sur les chaussures ce matin. Et voilà, à peine le temps de pisser qu'il était déjà en retard. Derek se lava brièvement les mains quand il entendit une voix familière dans la salle des employés :

- C'est toi qui as été envoyé pour remplacer Matt ?

Son oncle était dans la salle des employées, une espèce de couloir lugubre bordé de casiers qui ne fermaient pas pour la plupart. Impossible de la traverser sans se faire voir. Il ne voulait pas se prendre un tir pour son retard et décida de rester dedans. Un inconnu répondit à son oncle :

- Oui. L'agence m'a appelé il y a une demi-heure, je ne sais même pas ce qu'est le job exactement ?

- Partenariat entre le supermarché et la marque de chocolat Cœurella. Tu es un des elfes du Père Noël. T'accueille les clients, tu leur parles de la promotion Cœurella pour Noël, 10% pour l'achat de 5 produits de la marque, Cœurella, au cœur des fêtes, et fait l'éloge de la marque et tu te débrouilles pour que les gosses ne partent pas en vrille en attendant pour prendre leur photo. Et tu les fais payer 27$ la photo, leur refile un échantillon et passe au suivant . T'as compris ?

- Oui, mais...

- Enfile ça. Dans le hall, tu trouveras d'autres elfes et un Père Noël qui fait la tronche. Demande au grand baraqué s'il y a un souci. Et dépêche-toi de te changer t'es en retard !

La porte se ferma. Derek compta jusqu'à 15 au cas où, puis sortit. Et se retrouva face à un magnifique fessier à rayures vertes et blanches.

- Ça moule les boules ce truc ! Marmonna le propriétaire du dit-fessier.

- Toi, t'as pas de barbe qui gratte.

- PU... L'elfe tomba à la renverse, Derek le rattrapa au vol et le remit sur ses pieds sans ménagement.

- Chut ! Ici, c'est « lutin de merle. ».

- Merci Père Noël. Et on doit faire quoi ?

- S'humilier et perdre jusqu'à la dernière once d'estime de nous- même dans un job dégueulasse et sous payé.

- Ça, je le savais. Mais on doit faire quoi exactement ?

- Ne pas frapper les gosses, même si on en a très envie. T'as signé ton contrat ?

- Oui. Avec le mec qui ressemble à Satan.

- Et tu l'as lu ?

- Ne jamais lire les contrats ! C'est la déprime assurée !

- Il a ton âme. Maintenant enfile ton short, on est à la bourre.

Derek profita que son collègue s'habille pour prendre un verre d'eau et regarder des photos de la Camaro sur son téléphone. L'une de ces actions le maintenait en vie, l'autre l'hydratait.

Il ne put s'empêcher de laisser son regard glisser vers son nouveau collègue. Avec ses taches de rousseur et son nez en trompette, il ferait un bon elfe. L'uniforme était presque flatteur sur lui. Presque parce que l'uniforme fourni par la marque était vraiment laid.

Un haut aux longues manches bouffantes, vert brillant avec un col, et des manchettes blanches décorées de boutons dorés, une collerette blanche autour du cou et écrit sur le dos en paillettes or « Cœurella, le chocolat qui vient du cœur ». Il y avait aussi un short doré jusqu'à mi-cuisse, très bouffants, passé au-dessus de collants rayés vert et blanc. Et des chaussures pointues dorées. Le tout était naturellement complété par un chapeau pointu avec un lutin de merle de grelot doré qui tintait tellement que Derek avait envie de l'arracher.

Ils arrivèrent dans le hall avec dix bonnes minutes de retard. Derek s'assit comme si de rien était. Avec un peu de chance Peter ne le saurait pas. Boyld et Erica lui en devait quelques-unes,et le nouveau ne pouvait pas savoir.

Quelle horreur, la file était immense !. Mais d'où venaient tous ces gosses ? Derek ne savait pas qu'il y en avait autant en ville. Et ça bavait, ça braillait. Derek avait envie d'arracher sa barbe et hurler « Le Père Noël n'existe pas ! Allez bosser bande de feignasses », mais il était sûr que ça lui attirerait des problèmes. À la place, il s'assit, on lui déposa sur les genoux un bambin baveux qui se mit à hurler à pleins poumons. Et son père le rassurait d'une voix débile :

- Mais choupi, regarde, c'est le Papa Noël ! Regarde !

- Coucou. Je suis le Papa Noël.

Le paternel le foudroya du regard, il faut dire que le jeu d'acteur de Derek était médiocre. À moins que ce ne soit sa motivation ?

-Allez Alex, ne pleure pas et fait un bisou au Papa Noël !

Le bébé brailla de plus belle. De la bave coulait sur son menton et Derek remercia tout le dieu pour être gay comme un phoque et ne pas risquer de créer un de ces monstres par erreur. Mais, qu'est-ce qu'il sentait là ? Ce rembourrage au niveau du séant… est- ce que c'était... Oh lutin de merle, c'était une couche.

Non, pas une couche !

Ces trucs n'étaient jamais étanches longtemps. Le seul fluide humain que Derek acceptait sur sa peau, suivait de grandioses parties de jambes en l'air avec des hommes, majeurs et consentants, merci.

Et mince, pendant que Derek, s'était perdu dans ses pensées, le mioche, s'était calmé et avait décidé de lui faire un bisou. Sans rien pouvoir faire, Derek vit une bouche baveuse et crasseuse s'approcher de sa joue. Yeurk, c'était gluant et collant, ça sentait le rot, la purée de choux et le chocolat bas de gamme. Il avait entrechoqué leurs visages avec violence, et s'était même raté à moitié et se prit dans la barbe. Quand il recula la tête, il faillit partir avec le postiche.

- Attention mon p'tit bonhomme ! Boyd se précipita et démêla le gosse. Voilà, sucre d'orge, tu peux y aller. Vous avez des échantillons Cœurella si vous voulez, ; bonne journée. Et joyeux Noël !

Il se pencha vers Derek, comme pour lui donner une accolade, puis lui murmura à l'oreille :

- Que tu sois du retard, je m'en fiche. Mais, soit au moins un bon Père Noël, pense aux enfants !

- Je vais plutôt penser à maa ma caisse.

- T'es un cannard Derek.

- Je n'ai jamais prétendu le contraire.

Une autre enfant arriva, tenant le nouvel elfe par la main. Derek sut que c'était une saleté à la seconde où il la regarda. Elle avait un sourire de fouine, un pull « miss princesse » rose, une robe dorée, des collants blancs, un téléphone à la la main. Le téléphone était décoré de stickers à paillettes. Derek était sûr que ses parents étaient assez gons pour donner un téléphone à une gamine de 7 ans. Elle s'installa sur ses genoux d'autorité.

- Alors moi pour Noël, je veux un camion téléguidé, et puis en fait, je veux aussi une play 5, et puis une Barbie princesse lumineuse, une autre tablette, et puis, je veux aussi un costume de cow-boy avec un de pistolet qui fait boum, un nouveau téléphone, des rollers avec des paillettes et puis, je veux aussi...

- Tu as été assez sage pour tout ça ?

- C'est toi qui sais Papa Noël !

- Écoute, moi je dois demander aux elfes. C'est eux qui tiennent les registres.

- Et pourquoi toi tu ne le sais pas ?

- Ça fait beaucoup d'enfants. Je ne peux pas me rappeler de tous.

- Ma maman, elle a dit que j'aurais plein de cadeaux si je suis gentille avec toi. Moi, je suis gentille et toi, tu ne m'as pas encore donné de cadeau.

- Mais les cadeaux de Noël, c'est demain, on est que le 24 décembre ! Répondit l'elfe à la place de Derek. Il ajouta aussi : Et c'est un cadeau par enfant.

- Et les enfants sages, ils en ont plusieurs ?

- Non, les enfants riches en ont plusieurs, . répondit l'elfe au tac au tac.

Derek se mordit la langue pour ne pas rire. Il jeta un œil, les parents étaient à deux mètres, en train de parler avec Boyd. Erica était à la caisse et parlait avec deux mamans cette fois- ci. La gosse avait la bouche grande ouverte :

- Mais ça veut dire que je vais avoir plein de cadeaux !

- Seulement si tu te tais. Allez souris pour la photo.

Et l'elfe les photographia. L'enfant suivant était un garçonnet que Derek jugea particulièrement laid, ce dernier toucha une des décorations du sapin.

- Oulala, attention choupi. Les boules de Noël, c'est très fragile. Les sapins, ils n'aiment pas qu'on les casse.

- Ha bon ?

- Oui, ils ont horreur qu'on leur tire sur les boules. Ça fait super mal et ça peut même devenir dangereux, après ça on doit les amener au docteur à sapins.

- Et ils aiment qu'on leur touche la guirlande ? demanda l'enfant

Derek se mordit la langue pour ne pas éclater de rire. L'elfe lui resta très sérieux.

- Ils adorent ça, mais seulement une fois qu'ils se connaissent un peu mieux. On ne titille pas la guirlande d'un sapin inconnu. Allez viens sur les genoux de Papa Noël !

Et pour la première fois depuis qu'il avait commencé, Derek s'amusa à son travail. Le nouvel elfe était drôle. Très drôle. Il faisait des blagues que les enfants ne pouvaient pas comprendre, souvent de très mauvais goûts, mais Derek rigolait d'autant plus. Il espérait juste que Boyld, Erica, voir pire :Peter, ne les entendrait pas.

Quand 14h arriva Derek n'avait pas vu le temps passer. La dernière enfant était arrivée, elle était habillée en violet et portait une perruque rose.

- Waouhwouaw, regardez ça Père Noël, Starfire vient nous rendre une visite !

- Génial !

Derek n'avait pas la moindre poutre idée de qui pouvait être Starfire. La petite discuta avec son elfe.

- Tu connais Teen Titan ?

- Oui, et même que moi mon préféré c'est Beast Boy !

- Papa Noël, pour Noël je veux que... C'est quoi ton nom ?

- Stiles.

- C'est pas un nom ça !

- Mais si. Juste que dans le pôle nord, on a des noms différents. Et toi, tu t'appelles comment ?

- Je m'appelle Zoé.

- Zoé, mais c'est pas un nom ça ! s'exclama Derek

- Mais heu si. C'est juste a qu'e à Beacon Hills, on a des noms différents.

- Ha , t'as vus !

- Mais oui je sais. C'est les différences . Maman, elle me l'a dit avec mon copain Vihaan, que ben parfois on ne fait pas pareil, mais c'est pas pour ça que je dois dire beurk quand je vois son goûter.

- Super. Et du coup, dis-moi ce que tu veux et on fera une belle photo.

- Je veux que Sbtiles, il puisse être Beast Boy. S'il- te- plaîit Père Noël, tu veux bien le laisser s'amuser à Noël. En plus, son short il est moche.

Stiles se mit à genoux devant Derek en suppliant :

- Sil- te- plaît petit Papa Noël, je te promets d'être sage, trèèèèès sage.

- On verra. S'il l'a mérité, je l'autoriserais peut-être à retirer son uniforme et à devenir bestial.

- C'est Beast Boy le nom, mais merci Papa Noël !

La petite fille partit. Derek appela :

- Erica. Donne-lui en 3 échantillons de chocolat. Elle l'a mérité.

- Tout va bien Père Noël ? C'est rare de vous voir aussi... clément.

- Elle est cool celle- ci.

- En parlant de cool... Tu flirtes avec tes elfes maintenant ? Je vais être jalouse.

- Quand ils ne sont pas occupés à se comporter comme une bande d'entubés, oui.

- Fait genre, ce que tu préfères, c'est les d'entubés, on le sait tous !

- Erica, les enfants !

- T'inquiète, j'ai une contraception.

Peter arriva sur ces entrefaites :

- Si vous commencez la pause déjeuner avec 10 minutes de retard, vous ne la finirez pas 10 minutes plus tard. Allez zou !

- Oui patroooon !

- Et Erica. Ce n'est pas que je n'aime pas les prises d'initiatives, mais évite de proposer aux pères de famille « une photo avec la plus jolie des elfettes », je ne veux pas de scandale dans mon magasin.

- Il était célibataire et je lui ai refourgué 3 photos à 38$ l'unité.

- Il était célibataire jusqu'à ce que sa femme vienne se plaindre. J'ai dû renégocier le prix d'un rôti de bœuf à perte.

- Oups... désolé patron !

- Filez, on reprend dans 35 minutes. Et Derek, tu as eu dix minutes de retard tout à l'heure. Ne crois pas que je l'ai manqué, tu finiras dix minutes plus tard ce soir.

Et il disparut aussi vite qu'il était arrivé. Les autres partirent sans un mot, ils se changèrent très rapidement. Derek avait un jean sous son costume, un t- shirt atrocement près de corps estampillé « Cœurella, le chocolat qui vient du cœur », il pouvait sentir le regard de Stiles sur lui et profita pour faire d'autant plus rouler les mécaniques.

- Ça se passe comment ? demanda Stiles

Il avait un hoody usé à l'effigie de Princesse Leia et un jean bien trop lâche au goût de Derek, un boule pareil ça se mettait en valeur...

- Suis- nous, il y a un fast-food où on a un repas offert. C'est notre seul avantage social, autant en profiter ! Répondit Erica. Et sinon quel est ton petit nom ?

- Stiles.

- C'est vraiment ton nom ? demanda Derek

- Ouep. Et toi, c'est Derek ?

- Oui.

- Et bien Derek, tu as oublié de retirer ton bonnet.

- Je fais exprès. Les enfants ne le remarquent pas, mais les mamans me reconnaissent. Et elles ont envie d'amener leurs enfants me voir et prendre une photo avec eux.

- Heu… Erica ne vient pas de se prendre un tir pour ça ?

La blonde haussa les épaules :

- C'est pas pareil. Socialement, traiter les mecs comme des jouets sexuels, c'est plus accepté, presque une blague en fait. C'est ce resto-là.

- Mais c'est horrible !

- Ça ne paie pas de la mine, mais on a un menu avec salade ou dessert.

- Je parle de Derek.

- Derek n'est pas horrible. C'est un sale cannard, mais il n'est pas moche, répondit Boyd

- Je parle de le traiter comme un jouet !

- J'ai accepté de le faire. Ça ne m'engage à rien à part porter un t- shirt. Même pas à leur parler.

- Oui, mais quand même, tu n'as pas à faire ta flûte sous prétexte que t'es un mec. C'est aussi grave que quand c'est une femme et personne ne devrait te dire le contraire. Le patron m'a l'air d'être vraiment le dernier des saltos !

- Je suis d'accord avec toi. Mais là, pour le coup, ça me va. En fait, on s'est aperçu que ça marchait parce que je me balade tout le temps en t- shirt. Mais c'est cool que tu penses comme ça.

Erica passa sa commande sur la borne et ajouta :

- Une fois, on a eu une grosse salopette, une meuf qui prenait vraiment Derek pour un toyboy. Elle était ignoble. Bon Derek lui a mis une patate après qu'elle ai lui ait mis une main au caleçon, mais quand même, c'était abusé. Elle a même trouvé le moyen de se plaindre, cette pichasse !

- Merle et comment a réagi la direction ?

- C'était pas au taf. On est amis en dehors d'ici. C'était une des collègues de Boyd.

- On n'est pas amis. Je suis obligé de traîner avec vous parce que Boyd a épousé Cora et qu'Erica est un peu leur animal de compagnie.

- Ce n'était pas ma collègue. Cette fille est venue pour une conférence et m'a collé quand elle a vu Derek.

Je vous laisse deviner qui a dit quoi.

- Et qui est Cora ?

- La petite sœur de Derek. Et comme Derek n'a pas d'amis parce que c'est juste un cannard grincheux et agressif, il traîne avec sa famille, qui elle est sont obligée de l'aimer.

- C'est faux. Je ne crois pas que mon oncle m'aime. Il me trouve pratique, mais il ne m'aime pas. Et c'est pas moi qui traîne avec vous, c'est Cora qui vous amène tout le temps dans mon salon parce que je cuisine mieux qu'elle et que mon canapé est plus confortable. Et je la laisse faire parce que mes chiens apprécient vous avoir dans le coin et que vous faites la vaisselle.

Stiles ricana puis demanda :

- Et comment tu t'es retrouvé Père Noël pour enfants ?

- Ils ont mon poisson rouge en otage. Et toi, comment tu te retrouves là ?

- J'ai besoin d'argent pour payer mes études en criminologie, mais je n'ai pas beaucoup de temps. Quand je suis en Floride, j'ai un job de veilleur de nuit dans un hôtel, mais comme je suis rentrée un mois pour les vacances, je suis allé dans une agence d'intérim. J'écris mon mémoire en parallèle, mais là, je sature un peu, travailler m'aère l'esprit et remplit le portefeuille.

- Ooutch le mémoire... Je n'arrive plus à savoir si j'avais adoré ou détesté. En même temps, les souvenirs de l'époque sont flous. Je dormais moins de 2h par nuit et vivait dans la BU.

- T'as fait quelles études ?

- J'ai une thèse en histoire et une en Théologie, mais globalement j'ai étudié les mythologies nordiques.

- Et après tout ça, tu es Père Noël dans un centre commercial ?,

- Je publie des articles, écrit des cours pour les étudiants en distanciel et fait des bricoles comme ça. Je ne veux pas être prof, je préfère avoir des gosses une semaine par an que toutes les semaines.

- À ce niveau si t'es prof, c'est l'université, pas le primaire. T'aimes pas les étudiants en fac ?

- Je les aime bien, mais si je suis leur prof, je ne peux pas coucher avec.

Boyd frappa sa canette sur la table.

- STOP ! T'es mon beau-frère, tu ne parles pas de ça. Interdit. Pas en famille.

- Juste quand ça devenait intéressant, tu casses les nouilles Boyd ! souffla Erica. Merle, on a dix minutes pour finir le repas.

- Il nous reste encore 20 minutes.

- On doit se changer, passer aux toilettes et être prêt à accueillir les clients. Je vais me prendre un chocolat chaud en supplément, vous voulez quelque chose ? proposa Erica

- De la vodka. S'il- te- plaît, d Demanda Derek.

- Prend-lui un jus d'orange. Ajouta Boyd. Et moi un lait de poule.

- Ils font du café déca ?

- Oui Stiles, je vous ramène tout ça.

Ils finirent le repas en bavassant doucement. Stiles s'intégrait assez bien, ils furent à l'heure à leur poste et l'après midi fut à l'image de la matinée.

Boyld prenait les enfants qui attendaient en charge, il faisait ça avec beaucoup de cœur. Stiles avait appris qu'il faisait ce métier par choix, à coté de sa carrière d'enseignant- remplaçant, et ça se ressentait qu'il adorait ça.

Erica gérait la caisse, elle travaillait habituellement en tant que vendeuse, et enchaînait les petits contrats, aimait flirter avec les papas, et avait demandé un uniforme deux tailles en-dessous pour qu'il soit moulant. Et ça marchait très bien.

Derek était le Père Noël, et c'était un Père Noël déplorable. Il détestait les enfants et ça se ressentait de très loin. Même les rares fois où il faisait semblant. Stiles n'avait aucune idée de pourquoi la direction le gardait et était intimement convaincu que les enfants qui partaient d'ici, avaient perdu la foi en l'esprit de Noël. Mais il trouvait ça hilarant.

Stiles lui devait amener les enfants de Boyd jusqu'à Derek et prendre la photo avec un genre de polaroid. Et exploitait les 17 secondes qu'il passait avec eux pour s'assurer de ruiner à tout jamais leur innocence. Parce que Stiles était ce genre de cannard fini.

Ils n'avaient aucune pause jusqu'à 18h où ils auraient 10 minutes pour souffler. Il était 17h45 quand le cours des événements changea du tout au tout. Ils changèrent avec l'arrivée d'une maman brune, elle avait une bonne trentaine et un pull de Noël ridicule avec un loup coiffé d'un bonnet de noël. Elle traînait un pré-ado d'environ 11 ans et son frère qui devait en avoir 9. Boyd les accueillit plus chaleureusement qu'il n'accueillait les autres. Et les deux petits se jetèrent dans les bras de Derek.

- Tonton, c'est vraiment toi ? demanda l'aîné

- Oui. Mais si tu veux une photo, c'est 27$.

- Je paye.

"La maman était juste derrière eux. Elle tendit 60$ à Erica".

- Elle finira dans mon porte-monnaie. Et en tapisserie du salon.

- Tonton, pourquoi t'es habillé comme ça ? demanda le cadet

- Parce que mes chiens ont mangé les rennes du Père Noël. Je suis obligé de le remplacer.

- Oh non ! Est-ce qu'ils vont te demander de les enfermer ?

- Non. Personne n'a le droit d'être méchant avec mes chiens. Ils savent bien que je les mordrais !

L'aîné leva les yeux au ciel, et comme ça, il ressemblait beaucoup à son oncle :

- Mais non abruti ! C'est un travail, tu sais bien que le Père Noël, c'est des conneries.

- Et puis ton oncle est plus Grinch que Papa Noël ,. ajouta Stiles

La mère éclata de rire, puis elle embraqua ses fils.

- Je t'attends aux vestiaires avec un café ?

- Tu es ma sœur préférée !

- Je vais le dire à ma femme.

- Tais toi Boyd, ou je ne prends pas un extra bubble tea pastèque litchi au sucre de canne avec de la nata de coco.

- Laura, tu es la meilleure des belle-sœur.

Dès que 18h sonna, ils fermèrent à une vitesse record et Derek et Boyld coururent jusqu'aux vestiaires. Laura et ses fils étaient là, Boyld récupéra sa boisson et sirota tout en bavassant avec ses neveux. Derek se jeta sur sa sœur :
- Envoie le café, je dois aller pisser.

- Ttut tut tut... je te donne le café quand tu m'auras expliqué ce que tu fous ici.

- Et pourquoi. C'est pas la première fois que je prends un truc en intérim pour passer le temps.

- Oui ? Dans des librairies spécialisées ou des clubs de sport. Jamais devoir être avec des enfants toute la journée. Tu détestes les enfants.

- J'aime bien Taylor et Caleb.

- Bien sûr que tu les aimes, c'est moi qui les aie fait je veux dire tu détestes les enfants que je ne t'oblige pas à aimer.

- Tu vas encore te moquer.

- Plus qu'en te voyant déguisé en Père Noël avec des bambins sur les genoux ?

Derek soupira et avoua :

- Peter m'a dit qu'il avait trouvé ma Camaro. Et que je l'aurais à Noël si j'acceptais ce contrat.

Laura devient très blanche, puis très rouge. Elle exigea d'une voix autoritaire :

- Boydls ? Amène les enfants faire un tour.

Ce dernier obéit prestement. Laura mit le café entre les mains de Derek.
- Quoi ? Qu'est-ce qui se passe ? Lutin, il a menti et il n'y a pas de Camaro ?

- Si !? Il y a une Camaro et tu vas l'avoir à Noël. Mais pas par Peter. C'est moi qui me suis démenée pour trouver cette lutin de voiture et te l'acheter.

- Je…, tu…... tu es sérieuse ?

- Je l'ai trouvée en septembre et garde le secret depuis, j'ai envie d'en parler à chaque appel téléphonique mais je me tais. Peter le sait parce que je lui ai demandé de me prévenir si tu recommençais les recherches. Je ne pouvais pas demander à Cora, elle ne sait pas tenir les secrets. Et Malia est pire.

- Tu veux dire que ce cannard de Peter m'a menti ? Que je m'emmerde ici depuis deux semaines pour rien ?

- À part un salaire de merle ? Rien du tout.

- Je vais le tuer.

- Pas si je le trouve en premier. D'après le sous- directeur Argent, il est déjà parti.

- Lutin de merle, Laura, je ne sais pas si je suis heureux ou pas, je ne sais pas ce que je dois faire.

- T'as pas la moindre raison de rester. Plante le !

- Oui. Mais Boyd ?

- C'est vrais. Boyd aime ce genre de conneries…... Écoute, fait en ton âme et conscience. Quoi que tu fasses, je suis avec toi petit frère. Je vais retrouver Peter et l'éclater. Dans tous les cas, ce soir je fais ça en famille avec Théo et les garçons. Viens si tu veux, mais je suppose que tu veux être seul avec les chiens ?

- J'avais prévu d'aller chasser avec eux et manger en relisant "Orgueil et préjugé" roulé dans une couverture.

- OK. Je te juge, mais je t'aime.

- Merci. Pas de me juger, mais d'être avec moi.

- T'as toujours été un drôle d'hurluberlu mais tu es mon hurluberlu. Je vais éclater Peter si fort qu'il va pleurer et aller voir mamie pour rapporter comme le sale gosse chouineur qu'il est.

- Mamie est morte.

- Il vaut mieux être morte que s'apercevoir que son fils est un parfait cannard.

- Mamie était une garce.

- Oui. Quand tu iras chasser, mets une petite laine, il fait froid.

- On est en Californie, il ne fait pas si froid.

- Derek Esteban Hale, tu vas mettre une petite laine, un bonnet et des bonnes chaussures avant d'aller égorger des cerfs dans la forêt avec ta meute de chien. Et demain midi, tu viens propre et bien habillé fêter Noël avec tes sœurs et tes neveux et tu repars au volant d'une superbe Camaro. Et si Peter essaye de venir, je lui coupes les nouilles.

Derek prit son café et partit dehors. C'était le coin fumeur non officiel, une porte de service qui donnait sur des poubelles. C'était moche, mais il avait besoin de frais. Il y trouva Stiles qui éteignait une cigarette et demanda avec un sourire enjôleur :

- Je suis en retard et ils ont envoyé le Père Noël me punir ?

Derek se laissa tomber contre le mur.

- Le retard je m'en bas les nouilles. Lutin, Peter est le pire cannard du monde.

- Je ne l'ai vus qu'une fois et je suis sûr que t'es pas loin de la vérité. Qu'est-ce qu'il a fait ?

Derek lui expliqua brièvement la situation brièvement.

- Oh lutin de merle. Mais pourquoi il a fait ça si c'est ton oncle ?

- Je pense que l'idée de me voir déguisé en Père Noël à galérer avec des mioches le fait kiffer. Il est tordu. Et il veut se venger du fait que j'ai toujours refusé de travailler à la gestion du magasin.

- À ta place je dégagerais.

- Ooui. Mais… ...Boyd. C'est un mec extraordinaire, Cora est si heureuse depuis qu'elle est avec lui. Il s'est si bien intégrer dans la famille si bien que j'oublie parfois qu'il n'a pas grandi à nos côté. Et tout ça, c'est important pour lui. Ça le blessera plus a lui qu'a Peter. Peter, il ne pense qu'au profit, mais Boyd... Il est le genre d'homme qui veut apporter le bonheur à tous les enfants du monde. Il me casse les nouilles, mais je ne veux pas l'abandonner.

- Ben, défonce le profit, mais fait en sorte que les gosses s'éclatent.

Derek regarda Stiles dans les yeux.

- Tu es un génie. Combien tu es payé pour cette journée ?

- 8$ de l'heure.

- Je te paye le double pour être mon complice.

- Au lutin c'est le meilleur jour de ma vie !

Quand Boyd les vits arriver avec presque 20 minutes de retard, il était fou de rage. Ce qui était effrayant, c'est qu'il continuait de sourire aux les enfants. Il attrapa Derek dans ses bras :

- Les enfants : il est lààà ! J'espère que vous avez pus aider ce renne coincé dans un sapin, Papa Noël !

Il murmura à l'oreille de son beau frère :

- 20 minutes de retard pour baisser un des elfes ? T'es vraiment le dernier des cannards. Je devrais te faire couper les nouilles !

Ce dernier répondit rependu de la même façon

- Je ne l'ai pas baisé. Et je suis revenu pour toi. Maintenant tais toi et fais moi confiance.

Puis il scanda :

- Le pauvre renne est sauvé, il va très bien et mange des carottes ! Maintenant qui veut des photos gratuites ? Parce que le Père Noël ne fait pas payer !

Erica ouvrit grand les yeux. Mais Stiles avait déjà pris appareil.

- Allezé les enfants, venez ! On va faire plein de photos !

Un d'eux sauta dans les bras de Derek encore debout. Ce dernier lui fit faire l'avion.

CLIC

Stiles donna la photo à sa mère et proposa :

- QUI VEUT MONTER SUR LES ÉPAULES DU PAPA NOEL !

Les enfants se jetèrent sur Derek. Erica avait l'air perturbée, mais Boyd plutôt content. Stiles lui expliqua la situation en deux mots.

Boyd devint d'abord tout tendu, puis soudainement très joyeux. Il attrapa un enfant et le mit sur ses épaules. Erica n'eut besoin d'aucune explication. Elle attrapa de la neige synthétique et en fit une boule qu'elle lança sur Stiles.

- BATAILLE DE BOULE DE NEIGE !

Stiles répliqua et plusieurs enfants se joignirent à lui. Toujours un bambin sur les épaules, Derek attrapa le panier d'échantillons gratuits et le jeta en l'air en hurlant :

- HO HO HO LE PÈRE NOEL VOUS OFFRE PLEIN DE CHOCOLATS !

C'est à ce moment là que la situation échappa à tout contrôle. Les enfants étaient comme fous, ils couraient dans tous les sens, ils hurlaient et, se roulaient dans la neiges, dévoraient les chocolats, balançaient les décorations, escaladaient les arbres de Noël. Et les autres, n'étaient pas en reste. Stiles était caché dans un des igloos de décoration et avait engagé une armée de bambins dans la bataille contre Erica, qui avait autant d'enfants de son côté. Derek faisait un ange de neige, Boyd prenait des photos à tout vas et les distribuait à qui le voulait . Les parents regardaient ce charmant chaos, impuissants.

Plein d'enfants se joignirent à eux, en 15 minutes le hall était méconnaissable. Erica avait allumé des extincteurs pour faire plus de neiges , Derek avait perdu sa barbe et était poursuivi par des triplés qui voulaient voler sa veste. Son bonnet était déjà jalousement gardé en guise de trophée par une brunette particulièrement vicieuse, Boyd offrait les guirlandes et autres décorations de Noël aux enfants et Stiles était en haut d'un des sapins en train de hurler le générique de Friends à pleins poumons.

C'est sur ces entrefaites que Peter arriva.

- MAIS QU'EST-CE QUE C' EST QUE CE BAZAR ?!

Derek se débarrassa des enfants qui étaient sur son dos en un seul coup d'épaule.

- Je sais tout. Il ne fallait pas essayer de te poutre de moi.

Peter devient très blanc puis repris une contenance.

- Vous êtes virés !: Tous virés !

- Je démissionne, répondit Boyd avant de déposer une chaussette en feutrine dans la main de son ancien patron. Et n'essaye même pas de venir partager notre repas de Noël demain. Demande à Cœurella s'i ils veulent passer Noël avec toi, ta famille ne veut plus de te voir.

- Arrêtez de faire comme si j'avais fait quelque chose de grave ! C'est à cause du contrat ? Je peux le payer normalement si vous voulez.

- Parce que tu ne le payes pas plein pot ? demanda Boyd

- Je pensais avoir une Camaro. J'en avais rien à faire d'être payé 3$ de l'heure,. expliqua Derek.

Le poing de Boyd partit tout seul dans la mâchoire de Peter. Les enfants se mirent à applaudirent. Erica donna le coup de grâce en hurlant :

- Les enfants, c'est lui, c'est le Père Fouettard, il veut voler le traîneau du Papa Noël ! Il veut prendre vos cadeaux et manger les rennes, À L' ATTAQUE !

40 enfants déchaînés se jetèrent sur Peter. Ce fut une vision entre le comique et l'horrifique. Le costume Armani fut déchiqueté en morceaux, la brunette vicieuse partit avec une chaussure pendant qu'un petit blond s'attachait la cravate de Peter autour du front.

Le patron réussit à s'extraire du tas d'enfants déchaînés, les vêtements en lambeaux, couvert de traces de morsure, bave d'enfants et petites griffures. Il rechapa, il n'avait plus qu'une seule chaussettes et une demie chaussures.

Boyd réussit à a disperser la foule, à rendre chaque enfant à son parent et donna le polaroid à un gars qui passait. Ils mirent presque une demi heure à calmer les troupes. Derek, qui avait retrouvé sa barbe, fut porté en triomphe et ils rentrèrent chez eux assez miraculeusement personne n'avait été blessé. Il regardèrent autour :

- Mais quel bazar, s'exclama Erica

- Le nettoyage va être un enfer !

Stiles était beaucoup trop satisfait de lui même en disant ça.

- Bon, j'y vais, je vais même avoir le temps de me maquiller pour le repas du réveillon !

- Cora sera contente que je rentre aussi tôt. Stiles, ce fut un plaisir. Derek, on se voit demain.

Stiles et Derek se retrouvèrent tous les deux seuls au milieu du bazar. Ils virent que le personnel avait fermé cette aile du magasin et partirent tranquillement, fiers de leur mini révolution. Puis, alors qu'ils arrivaient aux vestiaires, ils entendirent deux autres employés du magasin parler :

- Tu sais bien Carla qu'on doits nettoyer ce bazar avant demain. Pas le choix, envoies a un message à ta femme, tu ne rentreras pas avant minuit.

Ils échangèrent un regard. Derek soupira. Cela devait venir de Boyd cet élan de charité, mais il ne pouvait pas laisser payer les agents techniques pour sa petite révolution. Quoi qu'il se passe, Peter ne mettrait jamais la main à la pâte, il devait assumer seul.

- Carla ! Rentre, rentre chez toi ! Dis moi juste où est le matériel de ménage, j'ai fait des conneries, j'assume.

- Vous êtes sûr, M. Hale ?

- Oui. Rentrez chez vous.

- Merci, merci beaucoup ! Vous êtes bien le fils de votre mère !

Elle lui expliqua où trouver le chariot, lui donna les clés nécessaires en lui demandant de les remettre au PC sécurité. Quand elle partit, Stiles venait de sortir des toilettes. Hale lui demanda :

- Tu ne vas pas fêter Noël ?

- Mon père est de garde, mes meilleurs amis sont tous mariés, voire ont des gosses. Ce soir, je voulais jouer aux jeux vidéos et regarder Star Wars. Je vais t'aider.

- Merci.

Ils décidèrent de faire le ménage maintenant, alors qu'ils n'étaient pas encore démotivés. Par flemme de revenir aux vestiaires, ils embarquèrent leurs affaires, Carla leur avait expliqué comment laver la neige carbonique ; et c'était une sinécure. Ils prirent les plus grands sacs poubelles qu'ils trouvèrent et les remplirent de toutes les décorations qui traînaient, passèrent l'aspirateur, puis firent une course entre un caddie et l'auto-laveuse. À 22h, l'endroit était enfin propre. Ils s'affalèrent sur la moquette imitation neige.

- J'ai fait plus de ménage aujourd'hui que sur le reste de l'année ! En même temps, en cité étudiante, c'est réglé en 10 minutes !

- J'ai 6 chiens ; j'en ai pour une heure d'aspirateur quotidien pour ne pas vivre dans des poils. Heureusement, on vit surtout dehors.

- T'es de Beacon Hills du coup. Les Hale. Je vous connais de nom.

- Oui, les gens pétés de thunes qui vivent dans la réserve. Ceux dont la famille a brûlé.

- Oui, c'est ce que disent les rumeurs. Je ne m'y suis jamais intéressé. Je m'y serais intéressé si elles avaient mentionné que t'étais super canon.

- Je suis assez désagréable pour que les gens l'oublient. Assez vite, ils me voient comme un grincheux un peu sauvage qui vit dans la forêt avec sa meute de chiens.

- Non Derek, t'es pas si grincheux.

- Si.

- Je suis avec toi depuis 10h. Je ne te trouve pas grincheux.

- Mais Stiles, je te drague. Je ne vais pas être ouvertement grincheux. Je t'assure que le reste du temps je suis un parfait ronchon.

- Je ne te crois pas, donne-moi un seul argument.

- J'aime pas Noël. Les gens pensent que c'est à cause de la mort de ma famille, mais même avant, j'aimais pas.

- Ça ne veut rien dire. Je ne suis pas grincheux et j'aime pas Noël. Enfin je déteste pas profondément, mais je trouve ça pas top.

- Oui. Pourquoi les gens en font tout un plat ?

- Je ne sais pas, et en plus c'est tellement… trop. On glorifie des trucs assez nuls dans le fond. Le lait de poule, c'est dégueulasse. Le chocolat chaud est surcoté, je préfère la dinde au curry, on mange des marrons une fois par an, c'est bien qu'on aime pas les 12 autres mois ! Le pain d'épices pareil, c'est pas bon. Et les sucres d'orge sont moins savoureux que les bonbons fizz. Aucune de ces conneries n'arrivent à la cheville d'un poulet-frites.

Derek se releva sur ses avant bras :

- Merci. Merci ! Ça fait des années que Laura et Cora pensent que je suis dépressif parce que je ne trouve pas formidable de fêter Noël. Mais elles ne comprennent pas que je n'aime pas ces repas de familles interminables. Les membres de ma famille que j'aime, je les vois chaque semaine. Les autres, je ne veux pas voir leurs tronches. Et en plus, je suis obligé de bouffer leur sauce à la canneberge dégueulasse.

- Yeurk, mais quelle sinécure ce truc ! Tu as raison, ce qui est bon au repas de Noël, on le mange le reste du temps. Pourquoi se l'imposer ? Je ne suis même pas religieux, personne ne l'ait autour de moi, à part un grand père fou qui a battu mon père dans son enfance.

- Boyd est religieux, mais c'est le seul de la famille. Nous, on s'est toujours emmerdé à faire Noël dans les règles de l'art, alors que genre, le raisin pudding personne n'aime ça à la maison, mais on en fait « par tradition ».

Stiles attrapa une des rares décorations de Noël intacte.

- On parle toujours de charité à ce moment-là mais, regarde l'envers du décor. Ces conneries de décos, et même nos cadeaux sont fabriqués dans des conditions ignobles. Autant éthique qu'écologique. Carla va commencer aux aurores ce matin, pour que les gens plus aisés achètent des trucs à la dernière minute. Comment peut on parler d'amour et de charité quand cette magie est basée sur la souffrance, l'exploitation et l'hyperpollution ?

- Je pourrais apprécier Noël. La bouffe est pas si degueu et c'est peut-être pas plus mal de prendre des nouvelles de grande tante Frédérique une fois par an. Mais je trouve ça tellement hypocrite. Et quand j'en parle, je suis un rabat joie. Je dois faire semblant, subir. Alors que je veux juste être avec mes sœurs, faire un repas tranquille et voir mes neveux jouer avec les chiens. Rester simple.

Stiles rigola :

- Tu vois, t'es pas grognon, tu veux des moments mignons en famille. Argument invalide.

- Autre argument : tu as vu mes sourcils ?

Stiles se releva sur ses coudes et regarda Derek. Ses sourcils étaient immenses, noirs, broussailleux. Et pour appuyer son propos Derek les fronçait à l'extrême.

- Je demande à toucher.

- Accordé.

L'elfe passa ses pouces sur l'épaisse ligne de poils noirs. Ils étaient doux. Le souffle de Derek s'accéléra, mais il ne cilla pas. Ses yeux verts étaient plantés dans ceux de Stiles. Les doigts de ce dernier descendirent au coin de ses yeux et effleurèrent ses cils puis descendirent sur la pommette. Aucun d'eux n'avait baissé le regard. Le pouce continua son chemin jusqu'à effleurer la bouche de Derek. Ce dernier attrapa le doigt du bout des lèvres.

- Je peux t'embrasser ? murmura Stiles.

- Oui.

Il s'approcha doucement, bougea sa main jusqu'à englober les joues de Derek, assez lentement pour que Derek puisse s'échapper, il tenait son visage et approcha le sien. Ils fermèrent les yeux trop tard, ce qui fait qu'ils louchèrent bizarrement pendant un moment, mais ils oublièrent vite. Parce que ce baiser ne resta pas doux bien longtemps. C'était 10h de drague intense qui explosait. Derek attrapa enfin ce p'tit boule qu'il rêvait de tripoter depuis ce matin.

- Ça, ça, c'est un boule de Noël ! ronronna-t-il à l'oreille de Stiles

- Pas que Noël beau gosse, il est là en toute saison, toujours ferme et délicieux. Mais si tu veux rester sur le thème de Noël, j'espère qu'il n'y a pas que la dinde qui va se faire fourrer ce soir.

- Oh lutin oui !

- Alors Papa Noël, qui est la dinde et qui est la garniture ?

Derek se figea. Stiles demanda :

- Quoi ? Ma blague est trop nulle et tu vas me laisser là ?

- Non. Je pourrais, mais j'ai vraiment envie de toi, je vais faire comme si de rien n'était. Juste... tu poses vraiment la question ?

- Oui. Enfin, si t'es ok pour du sexe.

- Oui. Je le suis, je le suis beaucoup.

- Et du coup quoi ? Tu penses qu'être musclé te donne automatiquement la position de la farce ?

- De un, arrête avec cette métaphore. De deux… moi je le pense pas, mais les autres, si. Toujours. Personne ne me demande jamais.

- Ho Ho Ho. Stiles leva les sourcils et demanda : Derek veux tu être ma dinde ?

- Oui, farcis moi ! Lutin, enfin !

- Je croyais que tu désapprouvais ma métaphore ?

- Tais-toi et dis-moi que tu as une capote.

- Oui.

En guise de preuve, Stiles sortit une capote de la poche avant de son sac, qu'il agita sous le nez de Derek. Ce dernier rigola et l'embrassa, glissant ses mains sous son short.

- Ce short est laid, mais t'as un boule qui chamboule.

- Tu viens sérieusement de sortir cette phrase ?

- Je parlerai bien moins quand tu me baisseras.

Stiles se releva et tendit la main à Derek. Ce dernier la saisit, il profita du mouvement pour enrouler son bras autour de Stiles et nicha son visage dans son cou. L'elfe ne put résister et recommença à le peloter.

- Derek, on devrait aller dans un endroit qui ne soit pas un hall où des gens passent devant, non ?

- Oui, c'est vrai.

Le brun ne fit pas un geste en direction de la sortie. À la place, il commença à onduler des hanches. Stiles l'attrapa fermement et le plaqua contre le mur de l'igloo synthétique en plongeant ses mains dans le pantalon rouge, enfin, essaya…

- Lutin, c'est compliqué à retirer ce truc ! Je dois faire un parcours du combattant pour avoir accès à ta mite ?

- Oui, ça prend toujours une plombe. Je vais le faire.

- Attends. On devrait vraiment, genre, aller ailleurs.

Ils se regardèrent dans les yeux pendant 10 bonnes secondes. Stiles demanda :

- Ça ferait de nous des gens horribles si on projetait de baisser dans l'igloo enchanté des elfes de noël ?

- Oui, des gens ignobles. On y va ?

Une seconde plus tard, ils étaient tous les deux dans l'igloo. C'était tout petit, ils tenaient à peine et la seule lumière venait d'une petite fenêtre qui donnait sur « La petite sirène », un restaurant de fruits de mer encore ouvert. Derek demanda :

- J'espère que personne dans le resto ne va se baisser à 1m du sol. Parce qu'ils risquent d'avoir une sacrée surprise !

- J'en ai rien à poutre. T'as réussi à enlever le pantalon ?

- Juste le temps de … LUTIN DE BOUTONS !

Un crac résonna dans l'igloo et Derek baissa son pantalon.

- Tu as vraiment un caleçon « la casa del popol » ?

- Erica a des idées particulières en matière de cadeau.

- Il y a une mite avec le masque et tout.

- Tu es là pour parler chiffons ou me baisser ?

- Si autoritaire… j'adore. Viens-là mon beau !

Derek se mit dos au mur, jambes écartées et tira son amant à lui. Les baisers reprirent et le caleçon fut roulé en boule avec le pantalon. Stiles glissa une main sur l'érection déjà bien présente du beau brun. Il attrapa les testicules et les massa doucement. Derek eut des mouvements de hanches impatients, mais il se fit gentiment mordre la lèvre.

- Pitié, personne ne m'a pris depuis 2 ans. Après on jouera, mais là, j'ai besoin de sentir une bonne mite me pénétrer !

- 2 ans ? Pauvre petit bottom frustré. Heureusement, Stiles est là pour toi !

- Oui, oh oui !

La main glissa jusqu'à l'anus de Derek. C'était serré, très serré. Un peu trop même.

- Tu ne t'es pas touché depuis combien de temps, bordel ?

- Plusieurs mois.

- Ça se sent ! Mets toi sur le dos, jambes bien écartées.

- Et c'est moi qui suis autoritaire ?

Derek s'exécuta néanmoins. Stiles récupéra son sac et en vida le contenu au sol. L'autre homme préféra ne pas demander pourquoi il y avait une boîte de lentilles et un tapis de bain là-dedans. Il préféra se réjouir de la présence d'un lubrifiant anal. Il regarda son partenaire de cette nuit s'en enduire les doigts, puis venir se pencher sur lui. Le liquide était d'abord froid, mais Stiles lui fit oublier cette sensation en l'embrassant dans le cou et lui murmura à l'oreille :

- C'est bizarre si je te propose de garder la veste ?

- Tu veux que je remette la barbe aussi ?

- Tu l'as ?

- Dans ma poche.

- Fais le.

- Seulement si tu me jures de garder les collants.

- Je dois garder le short ?

- Non. Juste les collants.

- C'est un deal. Père Noël.

- Avec plaisir, mon gentil elfe ! Répondit Derek en remettant sa barbe.

Ce fut ces derniers mots intelligible. Le reste fut une litanie de gémissements, parce que Stiles avait réussi à rentrer une phalange et qu'il n'était pas décidé à s'arrêter en si bon chemin. D'une main, il caressait la verge, jouait avec les poils à sa base et taquinait les bourses de l'autre, il enfonçait progressivement son index.

Derek avait complètement abandonné le contrôle, il profitait juste, yeux fermés, tête en arrière, écartant les jambes le plus possible. Vint enfin le moment où un deuxième doigt passa et où la voix de Derek fit des choses étranges. Un troisième rejoint les deux autres et ce fut un vrai concerto qui résonnait dans la construction en carton.

- C'est. Ce… C'est. Boooon. C'est bon. Va-yyyyyy. Baisse moi, baisse moi fooort !

- OK juste... Mets toi à quatre pattes. Là, ça va pas le faire.

En une seconde, Derek avait obéi présentant son anus à Stiles. Ce dernier baissa le collant juste assez pour faire sortir son sexe, mit la capote, le lubrifiant et le pressa doucement contre Derek. Il prit appui sur la hanche de ce dernier. L'igloo était juste assez grand pour qu'il puisse tenir sur ses genoux, mais c'était parfait, il commença à entrer, s'insinuant lentement. Terriblement lentement.

- Plus, pluuuus !

- Chut, petit impatient. Je vais te faire mal.

- Après, je t'amène chez moi et tu profites de moi comme tu veux. Je suis tout à toi jusqu'à demain 11h. Mais là, va-y franco !

- Ça fait deux ans, je ne vais pas te défoncer comme une vulgaire lutin !

- Si, justement ! Je veux être ta lutin de noël. Ta dinde fourrée !

Stiles rigola et donna un coup de hanche plus affirmé, rajouta un tout petit peu de lubrifiant, faisant fi des jérémiades de Derek qui suppliait que ça aille plus vite. Il retenta, ça avait l'air de passer, recommença, un peu plus fort, puis voyant que tout passait très bien, il commença à donner des coups de hanches forts et réguliers. Derek répondit avec un jappement de plaisir absolument jouissif.

Le bruit des peaux qui claquaient, accompagné de leurs grondements et gémissements, résonnait à la perfection dans l'igloo. Les coups répétés faisaient tomber un peu de neige synthétique au sol. Suite la conjonction des mouvements de hanches de Stiles et de celle de ses doigts sur le pénis de Derek, la prochaine substance blanche à tomber au sol ne fut définitivement pas de la neige. Stiles n'eut pas à donner beaucoup plus de coups de reins pour jouir. Dès qu'il se retira, ils s'effondrèrent au sol, le premier à plat ventre par terre, l'autre collé dans son dos. L'étudiant s'exclama :

- Waouh. Sacrée nuit.

- Oui. Tu crois que c'est ça la fameuse magie de Noël ?

- Dans ce cas là, pornhub c'est un marathon de film de Noël, il l'embrassa sur l'épaule. Tu étais sérieux pour me ramener chez toi et me donner l'autorisation de te dévoyer jusqu'à 11h ?

- Oui.

- Et bien, profitons-en pour nous changer tant qu'on est pas en train de bander comme des chevaux. Sinon, on va encore baisser sur un lieu public et les gens vont appeler la police et j'ai pas besoin que mon shérif de père voit mon sperme sur les fesses du Papa Noël.

- De toute façon, on aura plus de capotes là-bas !

Ils se rhabillèrent à la va-vites, embarquèrent le caddie chargé des sacs-poubelles, passèrent aux toilettes et rentrèrent. En déposant les ordures, ils trouvèrent un raton laveur coincé dans une boîte, Derek était sur le point de le libérer quand Stiles demanda :

- Comme c'est ton oncle, tu sais où habite Peter ?

- Oui.

- Je suis sûr que cette pauvre bête a besoin d'un endroit au chaud où faire un max de dégâts sans que Carla doive nettoyer derrière.

- Je t'adore. Mais il a du personnel de ménage. Ce mec ne nettoie jamais rien. À part sa voiture, on a une fixette sur les voitures dans la famille.

- Attrape la boîte. On va faire un détour chez Peter.

- Même pas la peine. Il est à côté de la réserve.

Ils récupérèrent la boîte, la fermèrent et l'embarquèrent soigneusement.

- On prend ma jeep ?

- Oui, tu as à manger dans ta voiture ?

- J'ai des lentilles et je dois bien avoir des gâteaux ou un truc comme ça. Pourquoi ?

- On ne va pas laisser cette pauvre bête sans rien à manger ! J'ai de quoi boire et une gamelle portative. Il sera comme un roi dans la voiture de Peter.

Le trajet fut rapide et tranquille. Derek prenait grand soin du raton laveur, lui évitant toutes les secousses. Ils s'arrêtèrent devant une magnifique maison, Derek ouvrit le portail comme s'il était chez lui. Puis, il se dirigea vers le garage qu'il ouvrit avec autant d'aisance.

- Pourquoi tu as toutes ses clés ?

- C'est mon oncle.

- J'ai les clés d'aucun des membres de ma famille. Encore moins les oncles que je n'aime pas.

- Bienvenue dans la meute Hale. On est presque une mafia sauf qu'on ne fait pas dans le crime. La clé de secours de la voiture doit être... attends. Là !

Derek sortit victorieusement une clé et s'avança vers une superbe Ferraris.

- Ferrari ? Mais il est sérieux ?

- Je la trouve clinquante, répondit le neveu.

Il ouvrit la porte, déposa la boîte, mit une gamelle d'eau, étala des lentilles sur le siège, envoya des gâteaux secs partout dans l'habitacle et compléta avec des biscuits pour chiens trouvés dans son propre sac. Puis, il ouvrit la boîte et referma immédiatement la porte.

- Allez et joyeux noël, Loki !

- Tu as nommé le raton Loki ?

- Il sème le chaos avec beaucoup de classe, répondit Stiles en regardant la petite bête commencer à manger un des gâteaux.

Il avait l'air bien, mieux que dans le froid. Ils repartirent le cœur léger. La maison de Derek n'était qu'à dix minutes de là. Il demanda à Stiles de se garer devant un grand portail à l'entrée de la réserve. Il faisait noir comme dans un four, Stiles alluma la lampe de son téléphone.

- Tu m'amènes au milieu des bois ? Tu es un serial killer ou un truc comme ça ? Parce que je suis couvert de ton ADN, t'as intérêt à bien cacher le corps.

- Ne t'inquiète pas. J'ai 6 chiens, il n'y aura pas de corps. Pas dans deux repas en tout cas.

- Merci de me rassurer.

- Avec plaisir.

Il ouvrit le portail. Aussitôt un concert d'aboiements se fit entendre.

- Reste derrière moi. Juste une minute, ordonna Derek.

6 chiens arrivèrent en courant, ils sautèrent sur Derek, le léchant, jappant et gémissant pour quémander un peu d'attention. Derek les câlina tous.

Les 5 premières bêtes étaient impressionnantes, toutes en muscles et en crocs. Le dernier était tout petit. En regardant plus près, Stiles fit une étrange constatation :

- Mais... c'est un chat !

Derek le fusilla du regard :

- Non. J'ai six beaux chiens fidèles et vaillants !

- Mais Derek, c'est...

- NON. Chien. Tu dis chien.

Il attrapa le chat et le câlina comme les autres.

- Tu es un bon chien, très bon chien. Un fort et vaillant bon chien. Tiens. Prends un biscuit. Je t'aime et je suis fier de toi.

Le chat attrapa un biscuit pour chiens et repartit avec. Les autres se mirent à quémander et ils reçurent tous un biscuit. Derek attrapa la main de Stiles et dit :

- Meute, voilà Stiles. On est gentils, on ne le mord pas, personne ne fait pipi sur ses affaires. Dites bonjour.

Un concert d'aboiement accueillit Stiles. Ce dernier ne lâcha pas la main de Derek.

- Ils sont lutin d'énormes.

Stiles était un peu hésitant.

- Oui. Ils sont beaux hein ?!

Derek, lui, était très fier.

- On est dans le noir, je n'y vois presque rien avec cette lampe.

- Dis que mes chiens sont beaux ou je les laisse te manger.

- Ils sont beaux. On peut aller dans un endroit où je peux te baisser ?

- Voilà le genre de phrase que j'aime entendre !

Il le tira par la main. Les chiens les accompagnaient, ils passaient entre les jambes, quémandaient des caresses... même le chat agissait comme les autres. Ils arrivèrent face à un cottage, petit, mais charmant, avec une belle terrasse, des charpentes apparentes et un toit arrondi qui lui donnait un côté maison de Blanche Neige. Derek ouvrit la porte pour révéler un intérieur très simple, mais assez chaleureux. Peu de décorations, des meubles sobre, rustiques et imposants. Le tout était couvert de poils.

Les responsables de ce raz de marée velu étaient assis en rang d'oignons devant le canapé.

- Je vais faire les présentations. Stiles, je te présente de gauche à droite : Luperca, Okami, Fenrir, Skuell, Hati et Oupaouat. On l'appelle Oupa en général.

Luperca était un gros chien blanc, avec une bonne tête, comme un patou ou un terre-neuve. Okami était le chat, un européen au pelage gris rayé. Fenrir était possiblement un lutin de loup et Stiles refusait d'y penser, Skuell et Hati ressemblaient un peu à des dobermans et Oupa était un genre de lévrier roux aux oreilles pointues.

Et Derek avait raison. Ils étaient beaux. Mais le plus beau, c'était la façon, fière et heureuse dont il les regardait.

- Ils sont beaux. Tu en es fou, hein ?

- Complètement gaga. À la base, on devait aller chasser ce soir. Je n'ai pas mis de viande à dégeler. Je vais devoir leur donner des croquettes.

- Tu les nourris à la viande crue ?

- Essentiellement. En fait, on chasse ou plutôt, je les laisse chasser pas mal, ou je récupère des carcasses chez les fermiers du coin. Mais c'est pas mal de lapins ou de petits gibiers. Oupa a un genre de passion pour les rats, je crois que c'est sa viande préférée. Pourtant, c'est des chaloperies à chasser.

- Oupa c'est le.. Petit avec des oreilles pointues ?

- Non. C'est Okami. Elle préfère tout ce qui est biche.

- Fabuleux. En parlant de repas, tu aurais autre chose que des croquettes ? Tu sais, pour les humains.

- Oui. Je dois avoir de la pâtée et des gamelles propres.

- J'espère que tu rigoles.

Derek lança un truc à Stiles, qui le rattrapa au vol, avant de regarder de quoi il s'agissait. C'était une patate. Une grosse patate.

- Si tu ne veux pas manger de la pâtée, coupe-moi ça en frites. T'en trouveras d'autres dans le troisième placard à partir du frigo.

- On fait des frites ?

- Et j'ai des cuisses de poulet.

- Tu me fais un poulet-frites ?

- Oui. Ce n'était pas ce que tu voulais ?

- Si !

- Il y a aussi du brownie.

- Quel brownie ?

- Noix de pécan, bien sûr !

- Sexe, poulet, frites et brownie ! Best réveillon de Noël ever.

Le temps que Stiles coupe ses patates, Derek avait nourri ses chiens et préparé deux cuisses de poulet. Ils mirent le tout à cuire et s'affalèrent sur le canapé, avant d'être immédiatement rejoints par la meute. Derek était installé contre Stiles, Oupa sur les pieds, Luperca sur les genoux et Okami sur Luperca. Hati avait le visage sur les genoux de Stiles et Skuell avait sa tête sur le flanc de Hati. Fenrir était allongé sur le canapé, le museau contre la hanche de Derek.

- Alors ta vie, c'est d'être entouré de ces boules de poils ? On dirait le rêve d'enfant de Scott, mon meilleur pote.

- Ça ne serait pas un latino qui bosse au refuge ?

- Si. Tu le connais ?

- Okami, Skuell et sa sœur viennent de là.

- Je ne pensais pas que tu prenais des chiens au refuge ?

- Pas tous. J'ai récupéré Luperca bébé dans un sac au bord de l'autoroute à peine une semaine après avoir emménagé ici. Quand elle a eu 7 mois, j'ai voulu lui trouver un ami, on a adopté Hati et son frère dont la maîtresse était en fin de vie via le refuge. Puis le mois suivant, en passant là-bas, on a vu qu'ils avaient enfermé cette pauvre Okami à la chatterie, elle devenait folle, je l'ai prise avec moi. Enfin, Luperca a hurlé à la mort jusqu'à ce que je la prenne. Fen est né ici, dans la réserve. C'est un bâtard miloup michien, il n'était pas sevré à la mort de sa mère. Il est trop loup pour vivre avec des humains, mais trop chien pour vivre avec des loups. Ici, il est à sa place. Et l'ancien proprio d'Oupa a essayé de l'abandonner dans la réserve. Il s'en est sorti avec une amende et 3 dents cassées. C'est la seule pure race. Et le pauvre, c'est aussi l'oméga de la meute.

- T'es un peu le sauveur des chiens abandonnés !

- Non. Ils me sauvent. Avec eux, je n'ai pas le droit de me laisser aller. Personne ne peut les prendre en charge, ils n'ont que moi. Et ça me va.

- C'est beau.

Derek passa une main sur la cuisse de Stiles :

- Pas autant que ton joli derrière enrobé dans ton collant !

- En parlant de ça, on pourrait se changer ?

- Si tout fonctionne comme j'ai prévu, on devrait rapidement être nus tous les deux.

- C'est un super plan. Il y a un seul souci.

Le cœur de Derek fit une embarré, peut-être que l'autre avait changé d'avis ? Il retira sa main de la cuisse de Stiles.

- Pas de soucis, si tu ne veux plus, on peut...

- Oula, je t'arrête tout de suite. Je suis 100% motivé pour toutes les activités étiquetées baisses. Juste, si tu veux me voir me balader tout nu chez toi, tu vas devoir mettre le chauffage. Les 16 °C ambiant risquent de ne pas rendre justice à la majestuosité de ma mite.

- De un, il doit bien faire 17°C, et de deux… Je n'ai pas de chauffage, et celui d'en haut est trop petit pour réchauffer le salon. Mais je ne vois aucun inconvénient à ce que tu gardes les collants. Vraiment.

- Tu as un kink sur ça, avoue !

- Je ne le savais pas avant de m'être trouvé face à tes fesses. Mais oui, je dois en avoir un.

- Tant qu'on parle de ça, je peux te mordre et te griffer pendant le sexe ?

- Oh lutin ! Oui, mille fois oui ! Moi aussi je peux te le faire ?

- Oui. Je marque ultra facilement et maintenant que je sais que tu aimes ça, je serai fâché si je ne suis pas couvert de marques jusqu'à l'année prochaine.

Derek siffla et fit un geste de la main.

- Dehors. Zou, tous au chenil. Papa doit marquer un tout nouveau territoire.

Les chiens partirent et Stiles se retrouva coincé entre un canapé plein de poils et un torse tout aussi velu. Il ne savait pas quand son hôte avait enlevé sa veste exactement. Derek se dirigea vers sa gorge, il effleura sa peau du bout des dents, d'abord doucement, puis il mit de plus en plus de pressions. Sous lui, Stiles se tortillait en gémissant des litanies de vilains mots. Un craquement sourd et un froid soudain lui apprit que Derek avait déchiré son costume d'elfe.

- Ce vêtement était sous caution.

- Je te rembourserai.

Stiles protesta pour la forme, mais en fait, ce n'était pas une grande perte parce que ça voulait dire que Derek avait accès à plus de peau. Et Stiles était en train de se transformer en dalmatien. Une race de dalmatien constellé de taches violettes. Derek prenait son temps, descendant lentement, mais sûrement vers la bosse qui déformait le collant. Il était au niveau du nombril quand un bip désagréable les interrompit.

- Le repas est prêt informa Derek.

- Rien à poutre, continue !

- Avec plaisir. Je meurs d'envie de te sucer.

- Je t'en prie, fais comme chez toi.

Derek reprit son activité, embrassant le ventre de Stiles, mais ce dernier émit un grondement digne d'un tremblement de terre. Le brun rigola :

- Visiblement, on n'en a pas rien à poutre.

- Siii tu connais le dicton, les pipes avant les frites !

Un autre gargouillement les interrompit. Derek se releva, attrapa un plaid qu'il enroula autour de Stiles et l'embrassa sur le front :

- On mange, je te suce, puis je t'amène sous la douche, puis dans le lit. Et tu me prends dans l'un, l'autre ou les deux. Comme tu veux.

- Ou étais-tu le reste de ma vie ?

- Au refuge pour chien.

Il revint une minute plus tard. En caleçon, son érection encore fortement visible, avec un plateau dans lequel il y avait des assiettes débordantes de frites surmontées d'une cuisse de poulet, de la mayonnaise, du ketchup et du brownie qui semblaient être maison.

- Derek, ça a l'air divin !

- Merci.

- Mais le repas a l'air pas mal non plus.

Derek rougit, déposa le tout sur la table et embrassa Stiles :

- T'en as d'autres des phases de dragueur comme ça ?

- Tu serais pas pyromane ? Parce que tu as allumé un incendie dans mon caleçon.

Il y eu un léger blanc et Stiles le devint un peu plus que d'habitude : Blanc.

- J'avais zappé que ta famille avait euh...tu sais…

- Grillé ?

- Oui. Pardon.

- Je préfère que tu oublies, plutôt que tu ne me vois que comme l'orphelin d'une tragédie.

- Je sais.

Derek leva un sourcil.

- Ma mère est morte quand j'avais 8 ans. Quand je suis revenu à l'école après, même le garçon qui m'emmerdait avant était gentil avec moi. Je préférais largement avoir le visage dans la cuvette des toilettes que d'entendre les chuchotis derrière moi.

- La même. Même si personne ne m'a jamais mis le visage dans une cuvette. À part la vodka.

Stiles rigola et attrapa son assiette ; les minutes qui suivirent furent visuellement assez dégoûtantes, mais additivement orgasmiques parce que Stiles mangea chaque bouchée avec des gémissements dignes d'un porno. Il faisait ça avec les mains en s'en mettant jusqu'aux oreilles, la graisse lui dégoulinait sur le visage et il mangeait la bouche ouverte, mais ces bruits… Ces bruits...

Il engloutit son assiette entière puis s'affala contre Derek.

- Trop bon. Je vais me reposer. Raconte-moi des trucs.

- Tu connais le petit chaperon rouge ?

- Non, parle-moi de toi. Tu es heureux pour la Camaro de demain ?

- Oui. Très. Je la cherche depuis des années.

- Ce n'est pas un modèle répandu ? Vu que t'es plus ou moins un pété de thune, pourquoi tu ne l'as pas acheté tout seul ?

- Je ne cherche pas un modèle, mais une voiture précise.

- Qu'est-ce qu'elle a de particulier ?

- Une tache de rouge à lèvres sous le siège passager et la capsule de la première bière que j'ai bu coincée dans le châssis.

- Waouh. Je suppose qu'il y a une histoire derrière ça.

- Oui.

- As-tu envie de la raconter ?

Derek mangea une frite puis inspira :

- Ma mère était fan de voiture de sport. On a toujours été riches, mais à part Peter, on avait des vies très simples. Maman n'a jamais été du genre à avoir un train de vie luxueux. Sauf pour les voitures, c'était notre passion à nous deux. Les belles voitures. On allait au salon de l'auto, juste nous deux. Quand je suis devenu ado, on était moins proches, tu sais, comme tous les gosses à partir de 11 ans, tu n'as plus envie de tout raconter à maman. Mais ça, ça n'a jamais cessé.

Stiles attrapa la main de Derek et déposa un baiser sur sa paume, le narrateur continua son histoire :

- À mes 16 ans, elle a fait une folie : elle m'a acheté une Camaro. Mon père pétait un câble. On n'a jamais eu des affaires de gosses de riches. Et là, j'étais un lycéen avec une voiture de luxe. Je l'adorais, je la bichonnais. Puis, cinq mois après, il y a eu l'incendie. Tous es souvenirs de famille sont partis. Mais j'avais ma voiture. Le dernier cadeau de maman. Et en allant chez le notaire, on me l'a volée.

La voix de Derek se cassa un peu, Stiles embrassa sa joue et Derek le serra contre lui et continua

- Je l'ai cherchée pendant des années, mais impossible de la retrouver. Peter m'a dit avoir identifié la trace du mec, il m'a même envoyé les photos, c'est celle-ci. Il y a toujours la capsule, le rouge à lèvres... Il m'a dit être en négociation. Ce qui n'est pas faux parce que Laura l'a envoyé négocier. Par contre, quand il m'en a parlé, l'affaire était dans le sac et Laura l'avait chez elle depuis une semaine, bien au chaud pour Noël. Je sais, c'est gon de faire autant juste pour une bagnole mais...

- Non. Ma jeep... c'est un danger public, mais c'est un danger public qui a appartenu à ma mère. Je suis incapable d'accepter d'en conduire une autre. Quand je suis avec cette voiture, c'est comme si elle était avec moi.

Ils s'embrassèrent et c'était de loin le baiser le plus intime qu'ils avaient partagé. Stiles y mit fin avec un petit sourire contrit :

- Dis-moi que ta douche n'est pas à 16 degrés, je suis frigorifié !

Ni une ni deux, Derek rangea les assiettes, puis attrapa son invité, en profita pour glisser ses mains sur ses fesses, les tripotant allégrement, pour l'amener dans une salle de bain petite, mais assez cosy, avec des couleurs chaudes et une grande douche à l'italienne. Le collant glissa au sol. Derek marqua une hésitation :

- Tu t'es moqué de mon caleçon alors que tu en as un « Les gardiens de la galaslip » ?

- Tu es là pour me sucer ou commenter mon caleçon ?

- Commenter ton caleçon. Stiles, c'est quoi ce bordel ? Il y a écrit gardien de la galaslip. Et c'est même pas un slip.

- Parce que je ne suis pas né en 1950, je ne porte pas de slips.

- Heureusement que tu n'en portes pas. Mais alors pourquoi écrire galaslip ?

- Parce que les gardiens de la galaçon, c'est moche !

- Alors ne fait pas le jeu de mot, mais respecte un peu la nature du vêtement de merle !

- Parce que « la casa del popol », ça respecte le jeu de mot ?

- Oui. Mille fois oui. Un mauvais jeu de mot, mais un jeu de mot qui marche.

- Mais il est même pas drôle ton jeu de mot !

- Oui, mais il est adéquat. De tout façon ma maison, mes règles. Retire ce truc.

- Quoi ?

- Allez hop, t'étais moins prude quand tu me baissais comme une flûte ! Hop, cucul nu.

Stiles retira son caleçon, étrangement excité par la situation. D'un mouvement très fluide, Derek ouvrit la fenêtre, jeta le caleçon et la referma.

Stiles hésitait entre la consternation et le rire :

- Mais tu es un grand malade !

- Je suis le Père Noël, bien sûr que je suis givré. Il se mit à genoux. Maintenant je peux te sucer convenablement.

Stiles ne se le fit pas dire deux fois et plongea sa main dans les cheveux de Derek, l'approchant de son sexe à demi érigé.

- C'est à cause du froid, se justifia ce dernier.

- C'est ce qu'ils disent tous.

Malgré cette réponse, c'est avec beaucoup de tendresse que Derek lui embrassa la hanche, caressant ses bourses de sa main droite. La vigueur de Stiles revint assez rapidement. Derek commença à déposer des baiser sur son gland, ses yeux rivés dans ceux de Stiles. Les doigts trituraient dans sa chevelure brune, pendant qu'un gémissement résonnait dans la pièce. Derek butina un moment, jusqu'à ce que des ongles s'enfoncent profondément dans sa peau, puis il l'avala complètement. Stiles perdit pied. Littéralement.

Il tomba en arrière, dieu merci sa mite glissa hors de la bouche de Derek sans toucher les dents. Derek papillonna des yeux, pas sûr de comprendre comment il était passé d'un début de fellation à un Stiles échoué sur son panier à linge sale.

- On peut dire que tes pipes sont renversantes !

- Je ne pensais pas faire autant d'effet. Ça va ?

- Je crois.

- Laisse-moi deviner, tu t'es fait ultra mal ?

- J'ai tapé mon coude dans le nerf. Et je crois que je me suis fait un bobo sous la cuisse.

Derek rigola et sortit une trousse de premier secours. Il n'y avait rien de grave, un futur hématome et une petite écorchure. Derek le désinfecta, lui mit un petit pansement et l'embrassa tendrement.

- On va prendre la douche ?

- Je suppose que tu ne vas pas vouloir qu'on fasse ça sous la douche après ma performance ?

- Aucune envie de finir en prison parce que ton père ne me croit pas quand je lui explique que tu es mort parce que tu t'es cassé la figure après un orgasme.

- Il te croira.

- Je préfère éviter.

Derek alluma l'eau et se débarrassa de ses derniers vêtements. Son érection avait certes perdu en vigueur, mais n'était pas partie, Stiles se lécha les lèvres. Dès qu'ils furent sous le jet d'eau chaude, il entreprit de savonner Derek. Ce dernier se laissa faire avec plaisir, les mains sur son dos le délassaient agréablement, elles descendaient lentement, mais sûrement, plus bas.

- Tu penses que je ne sais pas ce que tu fais ? murmura l'hôte des lieux, mais il ne protesta pas.

- Si, je sais que tu sais.

Les mains de Stiles passèrent sur les hanches de Derek, pour se retrouver sur ses abdos, obligeant le corps constellé de grains de beauté à se coller contre les fesses de son amant qui rejeta la tête en arrière.

- Et du coup, là, tu fais quoi ?

La voix de Hale n'était plus qu'un ronronnement.

- Je te savonne.

Les mains remontèrent jusqu'au torse, se glissant entre les poils foncés, puis taquinèrent les tétons.

- Savonner ?

La voix de Derek n'était plus qu'un souffle, pendant qu'il se laissait aller contre Stiles.

- Oui. Tu sais pour t'aider à te délasser après une loooongue et duuuuure journée.

- D'après ce que je sens contre ma cuisse, il n'y a pas que la journée qui est longue et dure.

Stiles rigola et embrassa l'épaule de Derek. Avant de tousser abondamment.

- T'as avalé de la mousse ?

- Non, Stiles toussa plus fort, Je ne vois pas ce qui te fait dire ça.

Derek se retourna et l'embrassa à pleine bouche avant de froncer les sourcils.

- Définitivement le goût du savon.

- T'es un petit peu gon toi, non ?

- Un peu.

Derek savonna Stiles à son tour, et fit ça de façon très méticuleuse, n'épargnant pas un centimètre de peau.

Stiles haletait contre le mur, c'était quelque part entre le très doux et terriblement sexy. Il n'aurait pas cru penser ça quand un homme lui lavait les pieds, mais Derek réussissait à le faire bander en toute situation. Une fois qu'ils furent rincés, il l'enroula dans une serviette chaude et l'entraîna à sa suite.

- On va dans la chambre ?

- Depuis le temps que j'attends !

Une fois dans le salon, Derek désigna l'escalier, mais il ne monta pas. À la place, il siffla. Tous les chiens se précipitèrent à ses pieds. Derek les embrassa un par un, leur souhaitant bonne nuit. Puis, il récupéra la main de Stiles et l'amena en haut. Ils arrivèrent dans une chambre à la décoration très neutre, encore des meubles simples, un lit, deux tables de nuit, un placard et c'est tout.

- Il fait un froid de canard !

- Attends, je vais allumer le radiateur.

- Est-ce que je dois craindre de me réveiller enseveli sous les chiens ?

- Non. L'étage est interdit. Ils dormiront dans ma chambre en bas.

- Ce n'est pas ta chambre ?

- Non. Mais j'y vais quand j'ai un plan cucul parce que les gens ne sont pas habitués à dormir avec un loup allongé sur leur oreiller. Et sinon officiellement, c'est une chambre d'ami. Erica dort ici quand elle est ivre.

- Donc, je suis ton plan cucul ou ton ami ?

Derek pris un air offusqué :

- Pour quel genre d'homme me prends-tu ?! Je te connais depuis ce matin à peine, bien sûr qu'on n'est pas amis !

Stiles éclata de rire, il attira Derek à lui et écarta les cuisses en grand :

- Alors, montre-le-moi, qu'on est pas amis.

Derek ouvrit le tiroir de la table de nuit, en sortit du lubrifiant et une boîte de capotes. Puis, il le poussa sur le lit et grimpa, reprenant enfin sa fellation là où il l'avait laissée et Stiles arrêta de parler pour en profiter pleinement. Derek ne fit pas de manière et ne mit pas longtemps à le gober complètement, creusant les joues autant qu'il le pouvait.

- Oh lutin, oui, OUIIII !

Derek sourit autour de la mite de Stiles, branlant de sa main droite les centimètres qu'il ne pouvait pas avaler, il agrippa fermement son délicieux petit cucul. Son doigt effleurant l'anus de Stiles, conjugué avec sa bouche chaude et toute la frustration accumulée eurent raison de l'elfe.

- Oui fils de flûte, je viiiiens, je VIIIIIENS !

Derek se retira et Stiles lui salit le visage dans un dernier soubresaut.

- Désolé, on dira que c'est du sucre glace.

Derek lui mordit légèrement la cuisse avant de chercher un mouchoir.

- Ça me va, j'aime bien.

- T'es tellement incroyable ! Y'a moyen qu'on devienne sex friends, genre quand je suis sur BH ?

- Je suis obligé de t'envoyer des messages quand tu n'es pas en ville ? Ou de te parler en général ?

- Non.

- Vendu.

Le reste de la nuit fut une alternance entre la chaleur torride de leurs rapports, des câlins post coït et des taquineries. Ils s'endormirent finalement, épuisés, mais heureux.

Le portable de Stiles les réveilla à dix heures pétantes. Ce dernier ouvrit un œil, se rappela où il était et s'extirpa de l'étreinte de Derek pour attraper son téléphone. Il désactiva la sonnerie et le mode avion, mais il ne put s'échapper bien longtemps, car deux mains attrapèrent ses hanches et il fut à nouveau noyé sous une masse chaude et quémandeuse.

- T'as cru faire quoi là ?

- Checker mon tel, la routine habituelle.

- Viens par là, je vais te donner d'autres trucs à checker, tu vas voir.

- Ce n'est pas que je ne veux pas, mais j'ai les couilles vides.

- Moi aussi. Mais ce n'est pas pour ça que je ne peux pas te peloter allégrement.

Stiles l'embrassa, ignorant les notifications sur son téléphone, notamment un message de Scott disant :

« Mec ! Dis-moi que ce n'est pas toi ? » avec le screen d'un article de journal où on pouvait lire : « Un enfant choqué au restaurant "La petite sirène", il aurait vu un des elfes culbutant le Père Noël ! »


J'espère que ça vous a plus, joyeuses fête de fin d'année

Les dix mots de Celikiwi étaient :

Grinch, orange, sucre de canne, boule de Noël, chocolat chaud, neige, pain d'épice, hurluberlu, lutin de Noël, Noël