Salut ! :)

Un gros merci à toutes celles qui suivent cette traduction.

Bonne lecture !


Chapitre sept

Ils zigzaguaient et zigzaguaient rapidement à travers le flot de véhicules, Remus se concentrait uniquement sur les événements qui allaient venir et il omit de crier à Sirius de ralentir. La sensation du bolide qui vrombissait entre ses jambes et du dos pressé de Sirius, même si elle provoquait chez lui d'incroyables sensations, n'apaisait pourtant en rien l'anxiété qui lui nouait l'estomac. Ce qui allait se passer dans son appartement une fois qu'ils se seraient arrêtés l'inquiétait au plus haut point. Son appréhension s'accrut au fur et à mesure qu'ils s'approchaient de son appartement.

Sirius l'avait pris par surprise quelques heures plus tôt – quand il l'avait attrapé et tiré dans ce placard – dans l'obscurité, Remus s'était senti rassuré et avait fait preuve d'audace. Mais dans la lumière froide et artificielle de son appartement, il craignait que sa témérité ne lui fasse faux bond. Non pas qu'il ne voulait pas de l'autre homme – Seigneur, ses réactions à l'égard de Sirius étaient entièrement élémentaires, il ne pouvait pas lui résister, même s'il l'avait voulu – mais que deviendraient Remus et son cœur meurtri une fois que Sirius aurait vu ce qu'il y avait sous sa chemise ?

Les cicatrices qui recouvraient son corps étaient quelque chose dont il ne s'était toujours pas habitué à regarder – les lignes dentelées le faisaient tressaillir à chaque fois qu'il se voyait dans un miroir. Elles étaient dégradantes, des imperfections qu'il aurait voulu effacer aussi facilement qu'il le faisait avec les portraits de ses clients. S'ils comportaient des défauts, il les réarrangeaient avec sa peinture et les laissait intact. Remus savait qu'il n'était pas vraiment une sorte de dieu grec avant son accident, mais il avait été raisonnablement fier de son corps mince, légèrement musclé. A présent...il pouvait à peine se regarder sans grimacer. Il n'était pas sûr d'être prêt à exposer ce corps défiguré, aux yeux d'un amant, surtout à ceux de Sirius qui incarnait la perfection. Si le jeune homme le rejetait, il pourrait tout détruire. Il était devenu trop impliqué avec cet homme, dont il ne savait pratiquement rien. Remus savait qu'il finirait par apprendre à tolérer, même à accepter, les cicatrices sur son corps, mais son cœur ne pourrait pas en faire autant si Sirius le blessait.

Il est devenu trop important pour moi. Il a trop d'emprise sur moi.

La moto bifurqua brusquement, s'avançant vers une place de parking située juste devant l'appartement de Remus. Sirius éteignit son moteur et stabilisa la moto sur la béquille avant de retirer son casque. Il envoya un sourire à Remus qui posa les pieds sur le trottoir et enleva son propre casque, retournant à Sirius un sourire crispé. Un pli soucieux apparut entre les yeux de l'autre homme.

« Ca va ? » s'enquit Sirius avec inquiétude. « Suis-je allé trop vite ? »

Remus essaya de réchauffer son sourire comme il secoua la tête. « Non » rassura-t-il. « Non, je vais bien »

« Est-ce que je suis toujours invité ? » demanda Sirius, pas dupe de sa joie forcée.

Remus marqua une pause, puis il balança une jambe au-dessus de la moto et se redressa« Bien sûr que tu l'es »

Sirius le fixa de longues secondes, puis son visage s'éclaira et descendit de la moto, prenant la main de Remus, nouant leurs doigts ensemble comme il emmenait Remus vers les escaliers.

Ils ne parlaient pas, Sirius regardait silencieusement Remus lutter pour introduire la clé dans la serrure, avant qu'il ne pose sa main sur les doigts tremblants de l'artiste et l'aide à ouvrir.

Alors que Remus poussait la porte et entrait à l'intérieur, Sirius hésita. « Remus, je serais ravi de boire simplement un verre et de bavarder, tu sais ? » lança-t-il. « Je ne veux pas que tu te sentes tendu... »

L'artiste poussa un soupir et passa nerveusement la main sur son front. « Je...ce n'est pas ça...je veux... » bégaya-t-il avant de soupirer. « Merde »

Il leva les yeux vers le visage inquiet de Sirius et sa poitrine se serra. Cela faisait longtemps que quelqu'un ne l'avait pas regardé comme ça - avec de la compassion et de la compréhension. Il avait vécu une vie très solitaire, plongé dans son art, mais maintenant que son inspiration pour la peinture s'était perdue, Remus réalisait combien la beauté était loin de sa toile.

Je ne saurais jamais à quel point c'est agréable si je ne saisis pas ma chance.

Prenant sa décision, il tendit la main et, avec un sourire étrange ancré sur ses lèvres, Sirius la prit et se permit de le tirer à l'intérieur de l'appartement et du couloir.

OoOoOoOo

Ils se dirigèrent vers l'atelier de Remus et Sirius fut surpris lorsque Remus se retourna et l'embrassa durement et rapidement. Sirius eut à peine le temps de répondre avant que Remus ne s'écarte, essoufflé, un sombre désespoir dansant dans ses yeux.

« J'aimerais te peindre »

Sirius fut étonné par le brusque baiser de Remus et par l'empressement qui dominait sa voix, mais il acquiesça.

« Nu » poursuivit l'artiste avec le regard d'un homme affamé. « Je veux que tu sois nu »

Sirius sourit largement – il ne voyait aucune objection à cela. « En aucune façon, je n'aurais refusé » murmura-t-il.

Il enleva ses vêtements à la hâte, les laissant en un tas désordonné sur le sol et chemina vers le canapé. Remus installait son chevalet, les mains sûres et confiantes, et Sirius sentit un élan de désir le traverser tandis qu'il l'observait.

C'est un homme incroyablement sexy.

Remus n'était pas le plus beau mec avec qui il avait déjà été, mais il y avait une sexualité primaire qui suintait de son corps et qui le rendait d'autant plus intéressant parce qu'il n'avait aucune idée de l'effet qu'il faisait sur Sirius. Rien que l'odeur de l'artiste – un mélange de citron épicé combiné à de la peinture à l'huile et du parchemin – l'emplissait de désir et sa réaction intense le fit sursauter.

Personne d'autre ne m'a jamais fait cet effet là. Pas même...

Sirius fronça les sourcils, refusant que ses pensées l'entraînent vers le nom qu'il tenait ancré dans son passé. Il jeta un œil vers Remus qui s'était penché et fouillait dans ses fournitures.

L'homme aux cheveux châtains leva les yeux au même moment, scrutant Sirius à travers sa frange et il déglutit alors qu'il laissa échapper « Putain »

Sirius fut satisfait que l'artiste réagisse de cette façon et il sourit malicieusement comme il se jetait de façon théâtrale sur le canapé, étirant ses jambes et laissant tomber naturellement ses bras – l'un sur l'appui-tête du canapé et l'autre courbé derrière sa tête.

« Veux-tu venir et me faire poser ? » taquina-t-il comme Remus se redressait et se raclait la gorge.

« Euh non...c'est...c'est...parfait, en fait. »

Ses yeux bleus couraient avidement sur chaque centimètre du corps nu de Sirius et le jeune homme pouvait sentir sa peau chauffer sous le regard brûlant. Ce fut au tour de Sirius de déglutir alors que sa gorge était sèche et que son membre commençait à durcir. Le regard de Remus glissa vers son sexe, puis remonta vers ses joues rougies et croisa ses yeux assombris par la luxure.

« Tellement parfait »

Sirius ferma les yeux, songeant à une Martha de quatre-vingt ans revêtue d'un corset de cuir et fouettant son mari pour essayer de se contrôler. La voix de Remus...non, son grondement...était profond, rauque et vibrait sans retenue. Quand il les rouvrit, la main de Remus se déplaçait fiévreusement sur le carnet de croquis en face de lui.

Sirius ignorait combien de minutes passèrent – il était trop occupé à observer Remus. L'artiste était tout simplement envoûtant et ce ne fut que lorsque Remus leva les yeux et fronça les sourcils que Sirius sortit de la transe dans laquelle les doigts de l'artiste l'avait plongé.

« Tu as...euh... »

Sirius fronça les sourcils, puis vit les yeux de Remus dériver sur son sexe, qui bien qu'il était encore gonflé, avait perdu un peu de sa dureté pendant que Sirius était distrait par le balancement des cheveux de Remus tandis qu'il dessinait. Le brun leva les yeux et sourit malicieusement.

« Eh bien, que comptes-tu faire à ce sujet ? »

Le regard de Sirius, qui s'était mué en un gris plus soutenu, plongea dans celui de Remus et il vit l'artiste se lécher les lèvres avant de se lever et de se déplacer lentement vers le canapé. L'artiste regarda vers le bas et ses yeux s'attardèrent langoureusement sur le corps du jeune Adonis. Au moment où leurs yeux se croisèrent à nouveau, l'amusement brillait dans les orbes bleus et Sirius se tortillait avec impatience. Sans un mot, Remus s'agenouilla près de la chaise, ses lèvres s'étirant en un petit sourire en voyant le membre de Sirius se contracter immédiatement avec intérêt. Sirius leva involontairement ses hanches et il aspira sa lèvre inférieure dans sa bouche alors qu'il attendait avec excitation que l'artiste se décide à bouger.

Quand Remus le toucha, Sirius fut stupéfait que ces doigts s'enroulent autour de sa jambe au lieu de son membre. Un pouce caressa la peau sensible de la cheville et une deuxième main agrippa fermement sa jambe, ajusta l'angle de son genou, caressant doucement sa peau. Sirius ne put s'empêcher de sourire même quand il grogna de désir : sans poser un seul doigt sur son membre, Remus l'avait rendu aussi dur que la pierre.

« Je pense que c'est fait » fit Remus d'une voix rauque, son regard allant du sexe durcit au visage de Sirius.

La respiration de Sirius devint saccadée et ses lèvres tremblaient comme le désir pulsait dans ses veines. « Oui » lui dit-il brutalement.

Remus se redressa sur ses pieds puis se pencha et embrassa légèrement Sirius sur ses lèvres. Sa main...accidentellement ? Volontairement ?...effleura la pointe de son membre et Sirius glapit, mordant les lèvres de Remus. Celui-ci recula, touchant sa lèvre blessée avec le même index qui avait effleuré le sexe de Sirius, ses yeux accrochant et ne lâchant pas Sirius, il suça son doigt.

Sirius gémit puis quand Remus lâcha d'un ton amusé « J'aime te goûter », sa main vola vers son érection, serrant la base de son membre essayant désespérément de freiner son orgasme, qui menaçait de le submerger à chaque instant.

Remus rit quand il réalisa ce que Sirius faisait et il se hâta d'aller à son chevalet. « Il n'y en a plus pour longtemps, maintenant. Promis »

La note séductrice qui transparaissait dans sa voix ne fit rien pour calmer l'embarras de Sirius. Chaque fois que les yeux de Remus se décalaient sur son corps, Sirius se sentait de plus en plus dur, gémissant doucement et recroquevillant ses orteils afin d'éviter de baisser sa main et de finir lui-même avec une petite caresse. La seule chose qui le gardait sain d'esprit était de savoir que Remus n'en menait pas large non plus, la main de l'autre homme était crispée sur ses genoux, et il se tortillait sur le tabouret en bois. Cela se termina par une bataille de volontés – qui allait céder et faire le premier pas ?

Sirius finit par craquer en voyant le bout de la langue rose de l'artiste lécher une goutte de sueur qui avait glissé sur sa joue. Il poussa un grognement, puis se dressa sur ses pies dans la ferme intention de plaquer l'artiste malicieux contre cette satanée toile. Mais au son guttural de Sirius, l'homme châtain s'était déjà levé de son tabouret et marchait vers Sirius à grandes enjambées. Remus poussa Sirius sur le canapé puis tomba sur ses genoux, s'agrippant aux jambes de l'autre homme.

« Remus... » soupira Sirius, attrapant l'artiste et le tirant entre ses cuisses.

Plus près...j'ai besoin de le sentir plus près...

Les yeux gris et bleus s'ancrèrent l'un dans l'autre et s'affrontèrent. Remus murmura « Tu es sacrement beau » avant de baisser la tête et d'engloutir son sexe.

Sirius dut se mordre la joue pour s'empêcher de balancer un flot de jurons, c'était inouï comme chacun de ses sens était concentré sur son membre agréablement taquiné par la bouche chaude. Les multiples sensations l'accablaient et Sirius lutta pour que le souffle doux de Remus descende un peu plus bas. Une langue chaude et taquine titilla sa pointe puis Remus l'aspira et Sirius se laissa emporter, criant le nom de Remus comme il se contractait dans la chaleur prodiguée par son amant. Remus gémit et Sirius sentit un nouveau flot de plaisir, se libérant en fermant les yeux.

L'artiste poursuivit de plus bel, tournant sa langue dans un ballet incessant, l'emportant dans un tourbillon de plaisir. Un regain d'énergie imprégna les muscles repus de Sirius et il poussa Remus vers le sol, le faisant grogner de surprise. Sirius le suivit sur le parquet, s'appuyant sur lui alors qu'il attrapait ses lèvres avec les siennes, gémissant quand sa langue déferla sur Remus et goûta sa propre essence. La main de Sirius glissa entre eux, et il enroula ses doigts autant du membre durci de l'artiste. Celui-ci poussa un cri qui ressemblait un peu à celui d'un animal, et cela amusa Sirius qui laissa dériver ses yeux sur le sexe de son amant.

« Tu as une bite foutrement magnifique, Remus »

L'artiste laissa échapper un bruit étouffé, mais Sirius l'ignora, abaissant son visage, faisant tomber ses cheveux qui caressèrent le sexe de Remus, puis il savoura l'odeur musquée de cet homme qui commençait à avoir une place importante dans sa vie.

« S...Sirius... »

Remus prononça son nom dans un râle puis il tressaillit quand Sirius enroula sa langue autour de lui, suivant la veine qui pulsait sur la face inférieure de son membre. Il tourbillonna, virevolta, puis glissa vers la pointe.

« Sirius...putain...je vais... » lâcha la voix étranglée de Remus, les mains ancrées dans les cheveux de Sirius.

Sirius referma sa bouche autour du sexe dressé de l'artiste, l'aspirant ardemment et se complaisant dans la saveur forte de l'homme, et lorsque Remus arqua ses hanches, il l'attira entièrement. Les mains de Remus se resserrèrent autour des cheveux noirs corbeau et Sirius émit un râle de douleur quand l'autre homme tira sur les mèches. Heureusement pour lui, la prise de Remus se relâcha, comme il se cambrait et se libérait puissamment.

Sirius avala rapidement puis esquissa un sourire contre la hanche de Remus quand il entendit l'autre homme haleter, son corps arc-boutant en quête d'oxygène. Il enfouit son visage dans le ventre de Remus, sa joue frottant contre l'une des cicatrices. Il observa la myriade de cicatrices qui sillonnaient l'estomac et la hanche de son amant, son doigt en traçant une particulièrement longue qui disparaissait sous la chemise de l'artiste. Le corps de Remus se tendit sous ses mains et Remus se dépêcha de dissimuler ses cicatrices.

« Ne... »

Sirius couvrit les mains de Remus avec les siennes, essayant de le calmer, puis il leva la tête pour regarder Remus dans les yeux. Une expression de panique traversa le visage de l'artiste et Sirius sentit une vague d'empathie.

« Tout va bien Remus. Je les ai vues maintenant. » Sirius lui sourit doucement puis se redressa pour embrasser cet homme qui l'avait tant envoûté. « Et je ne me suis pas enfui. »

Sa bouche rencontra celle de Remus et il sourit contre ses lèvres. « Tu vois ? Rien n'a changé. »

Un muscle de la mâchoire de Remus tressaillit, mais Sirius le sentit se détendre légèrement et il décida de continuer, se reculant légèrement pour regarder l'autre homme.

« C'est pour ça que tu étais si nerveux tout à l'heure, n'est-ce pas ? » demanda-t-il, comprenant à présent l'hésitation de Remus. « Tu t'inquiétais que je vois tes cicatrices ? »

« Je ne me suis pas encore accoutumé » admit Remus, tirant sur l'ourlet de sa chemise. « Il...il y en a tellement... »

« Je ne m'en soucie pas, Remus » le rassura Sirius, touchant la mâchoire du jeune homme. « Je t'aime – Et il faudra plus que quelques cicatrices pour me faire peur »

Les lèvres de Remus se relevèrent et sa main vint caresser les cheveux de Sirius. « Ai-je trop tiré ? » questionna-t-il, changeant de sujet en douceur. « Je peux être un peu rude... »

« Mmmm, des promesses, des promesses » fit Sirius effrontément, puis il sourit. « Tu ne m'as pas blessé. Je suis solide. Je peux faire avec. »

Remus rit et Sirius ne put se retenir, se penchant pour l'embrasser à nouveau. Il laissa ses lèvres s'attarder plus longtemps cette fois-ci.

Putain, je suis vraiment dans la merde.

Sirius tira les mains de Remus, organisant leurs membres afin qu'ils soient enveloppés dans les bras l'un de l'autre, reposant sa tête sur la poitrine imbibée de sueur de l'artiste. Il pouvait sentir une chaleur qui n'avait rien à voir avec la luxure ou le désir..c'était quelque chose de plus difficile à accepter, quelque chose de beaucoup plus difficile à reconnaître et quelque chose dont Sirius n'était pas tout à fait prêt à avoir en tête et il se concentra sur le côté pratique.

« Je suis prudent, au fait »

Remus se décala pour le regarder. « Quoi ? »

« J'ai fait un test, il y a un mois » lui dit Sirius. « Je suis clean »

« Oh » Remus marqua une pause, et lâcha : « Moi aussi, mon dernier test remonte à six mois, mais je n'ai été avec personne depuis »

«D'habitude, je prends un préservatif, mais tu...tu m'as surpris » fit Sirius d'un air contrit. « J'ai complètement oublié, pardon »

« Je n'y ai pas pensé non plus » murmura Remus, ses doigts courant à l'intérieur du bras de Sirius, le faisant frissonner. « Tu es...tu es un très bon modèle. »

Sirius se mit à rire, embrassant Remus sur la mâchoire et se mettant debout. « Je peux voir alors ? » s'enquit-il. « Le croquis ? »

Remus, distrait par la peau crémeuse qui se mouvait devant lui, murmura : « Euh, ouais... »

Sirius se dirigea vers le chevalet, attrapant son jean sur le sol au passage, arborant un sourire narquois en entendant Remus gémir. Il mit une jambe dans son pantalon avant de regarder le carnet de croquis et oublia rapidement de s'habiller.

« Bordel » murmura-t-il, jetant un regard sur l'artiste qui était toujours allongé sur le plancher et boutonnait sa braguette. « Remus... »

Celui-ci sourit tandis qu'il se redressait et rejoignait Sirius. « Quand je te disais que tu étais un bon modèle... »

Sirius secoua la tête, observant le dessin avec intensité. Même s'il n'était pas un connaisseur, le dessin était sans conteste extraordinaire. Remus avait capturé la sensualité, le désir, le manque, la luxure et une émotion plus douce qui temporisait l'aspect un peu hard de l'esquisse. Chaque ligne fluide était criante de sexualité. C'était la définition même de l'érotisme et Sirius était en admiration devant cet homme qui avait réussi à capturer ces émotions insaisissables sur le papier.

« Remus...je... » Sirius secoua la tête à nouveau, son cerveau incapable d'enchaîner une suite de mots cohérents.

« Je dois le finir... » dit Remus en fronçant les sourcils, l'air pensif. « J'aimerais le prendre pour mon exposition si tu es d'accord. Je ferais en sorte de peindre quelque chose sur tes...parties... »

Sirius attrapa la chemise de Remus et tira l'homme vers lui et l'embrassant durement alors que ses bras s'enroulaient autour de lui. Il fallait qu'il fasse quelque chose avec sa bouche parce que les mots qu'il n'avait jamais prononcé de sa vie menaçaient de sortir et que l'émotion qui bouillonnait à l'intérieur de lui était beaucoup trop difficile à gérer et le faisait mourir de peur.

Je vais avoir des ennuis.