Hello et bienvenue sur un nouveau chapitre de Muse !
Merci à celles qui ceux qui apprécient toujours cette fic :)
Bonne lecture !
Remus se réveilla avec une succion chaude et humide autour de sa queue et une pression croissante dans son abdomen. Il sourit d'un air endormi puis poussa un râle de plaisir alors que la langue de Sirius traçait des motifs érotiques compliqués sur son sexe. Un gémissement le fit baisser les yeux et la vue de son érection glissant entre les lèvres douces et rougies de Sirius était suffisante pour que son estomac se resserre et que son monde se rétrécisse jusqu'à ce qu'il ne soit plus que des lèvres, du sexe et de la chaleur. Il s'agrippa aux cheveux couleur corbeau alors qu'il haletait le nom de Sirius puis fut emporté dans une libération lente, langoureuse mais intensément puissante qui parut à la fois durer éternellement mais finir aussi beaucoup trop vite.
Alors que les secousses se dissipaient, Remus s'enfonça dans le matelas moelleux, essayant de reprendre son souffle, puis sourit quand le visage lumineux de son amant se dressa au-dessus de lui.
« Bonjour», murmura-t-il dans un sourire.
«Bonjour »
«Dieu, tu es réactif, Remus. Même dans ton sommeil ... »
Remus sentit la chaleur brûler ses joues et Sirius lâcha un rire rauque et sexy alors qu'il baissait la tête et l'embrassait, glissant sa langue le long de la lèvre inférieure de Remus jusqu'à ce que, avec un gémissement guttural, il ouvre la bouche. Remus pouvait se goûter ainsi que la saveur légèrement épicée de l'autre homme et il gémit de nouveau, passant sa main dans les cheveux de Sirius et approfondissant le baiser.
Il avait réalisé la nuit dernière quand il avait laissé Sirius l'emmener sur des chemins encore inexplorés, que la complicité s'était transformée en amour. La tournure inattendue des événements l'excitait - des papillons dansaient toujours follement dans son estomac - mais en même temps les deux hommes se connaissaient depuis si peu de temps qu'il semblait presque impossible qu'il puisse ressentir cela aussi vite. La langue de Sirius passa sur la sienne et son gémissement fit écho aux battements de son cœur. Ses réactions au contact de Sirius – à la fois incroyablement charnelles, involontaires et élémentaires - l'effrayaient et l'étourdissaient de joie mais aussi de peur.
Les mots chuchotés à son oreille la nuit dernière lui revinrent à l'esprit… «Je suis fou de toi, Remus» … alors qu'il essayait de se rapprocher de Sirius, essayant de pénétrer à l'intérieur de l'autre homme. Leurs membres s'emmêlaient, leurs corps si proches qu'il était impossible de les distinguer l'un de l'autre. Cela avait été une pure folie- merveilleuse, exaltante, dangereuse - mais Remus s'en moquait, du moment que Sirius ressentait la même chose. Et il avait des raisons d'espérer – après tout, l'homme avait peint son nom sur la poitrine de Remus, pour l'amour de Dieu ! C'était probablement l'expérience la plus érotique de sa vie.
Remus pouvait sentir Sirius appuyer son épaisse érection contre sa cuisse et il esquissa un sourire dans la bouche de l'autre homme. Les faisant rouler sur le matelas afin de se retrouver au-dessus, Remus tendit la main, saisissant la longueur palpitante de la base à la pointe, dans un va-et-vient lent et enveloppant jusqu'à ce que Sirius crie et qu'un liquide chaud et collant se répande sur la main de Remus. Celui-ci sourit à l'homme haletant qui ouvrit les yeux et lui rendit son sourire.
«Je pense… que j'ai officiellement… fini…»
Remus rit et l'embrassa rapidement avant de rouler sur le côté.
«Pas pour de bon, j'espère. »
Sirius renifla et attrapa le coin du drap, s'essuyant. « Aucune chance. Ton cul est bien trop tentant. »
Remus rit à nouveau puis s'assit et s'étira, sentant ses muscles endoloris fléchir et ses articulations craquer. «Veux-tu prendre ta douche ? Je vais préparer du café. »
Sirius hocha la tête et se redressa avec un gémissement reconnaissant. « Ce serait génial. Merci. »
Remus se leva et Sirius admira la fermeté des fesses avant que l'autre homme n'enfile un jean et ne disparaisse par la porte.
Sirius étira tout son corps, levant les bras, se dressant sur la pointe des pieds alors qu'il cataloguait ses douleurs, se disant que cela en valait largement la peine. Il se dirigea vers la salle de bain, bâillant largement en ouvrant les robinets rouillés puis en tenant sa main sous le jet en attendant que l'eau se réchauffe. Il s'aperçut dans le miroir au-dessus du lavabo et fut surpris de voir des taches noires partout sur sa poitrine.
«Qu'est-ce que-? »
Il toucha la substance et, d'un coup, elle se décolla de sa peau. C'était de la peinture et Sirius se rappela brusquement d'avoir écrit son nom sur la poitrine de Remus cette nuit. Il n'avait pas remarqué les restes maculés de son œuvre plus tôt - il avait eu d'autres choses en tête quand il s'était réveillé avec un homme nu à côté de lui - mais maintenant qu'il l'avait remarquée, il se sentait un peu bizarre à ce sujet. Il savait qu'il avait des sentiments forts pour Remus, mais se comporter de manière si possessive…
Il se souvint de l'expression inscrite sur le visage de Remus la nuit dernière, se souvint de ses réactions quand il avait réalisé qu'il aimait cet homme… et soudain, cette peinture maculée sur sa peau prit une toute nouvelle signification. C'était comme s'il était marqué; marqué comme appartenant à Remus et, bien qu'il l'ait fait aussi à Remus - le revendiquer comme lui appartenant- il n'était pas encore prêt à donner à l'autre homme le même genre de pouvoir sur lui.
Il se lécha les doigts et se frotta la poitrine, puis commença à s'alarmer quand il se rendit compte que la peinture à l'huile ne voulait pas partir. Il frotta plus fort et sentit la panique la gagner peu à peu. Attrapant un pain de savon, il bondit dans la douche et se moussa la poitrine, utilisant le gant de toilette pour récurer sa peau. Rinçant le savon, il vit que la peinture s'était seulement éclaircie, et sa poitrine se serra alors que sa respiration devenait erratique.
Permanent. C'était permanent – il était marqué comme appartenant à Remus…
Il fut un temps, il y a longtemps, où il aurait donné n'importe quoi pour une démonstration aussi audacieuse de possession, mais maintenant cela lui faisait simplement peur. Ce genre d'émotion, ces sentiments si puissants, ne lui avait apporté que de la souffrance dans la vie et la dernière fois que cela s'était produit, il s'était juré de ne plus jamais s'engager avec quelqu'un – il avait trop peur de l'emprise que ses sentiments pourraient avoir sur lui, peur que, une fois de plus, il ne soit brisé.
Ce n'étaient pas seulement les croyances strictes de ses parents qui avaient éloigné Sirius de sa famille; c'était la trahison d'une autre personne qui avait juré l'aimer, faisant des promesses et des déclarations qu'elle n'avait jamais tenu. C'était l'engagement flagrant de ses parents envers une force extérieure qui avait implosé sa famille, qui avait tué son frère, mais leur trahison n'était pas aussi douloureuse que celle de l'homme qui avait déclaré son amour pour lui, qui avait possédé chaque partie de Sirius.
L'amour était imprévisible, intangible et Sirius avait appris à ses dépens que placer votre confiance et votre foie envers un autre être que vous-même pouvait provoquer destruction et douleur et il n'avait plus jamais permis à quiconque de détenir ce genre de pouvoir entre ses mains.
Pas depuis Connor.
Pas jusqu'à maintenant.
Il regarda la peinture noire qui n'avait pas bougé. Cela lui rappelait cette cérémonie aux chandelles avec toutes ces personnes en robe, ces symboles ressemblant à des runes peintes sur tout son corps qu'il n'avaient pas lavé durant des jours, puis ces mots qui étaient tombés des lèvres de son amant le condamnant, l'injuriant et le brisant.
Et c'est ce souvenir précis qui propulsa Sirius, paniqué, hors de la douche, c'est ce souvenir qui le pressa de se sécher et de s'habiller, et ce souvenir qui le fit courir jusque devant la porte d'entrée.
«Sirius ? »
Il se retourna dans le couloir et vit Remus le regarder d'un air interrogateur.
« Où vas-tu ? »
Sirius déglutit difficilement, reculant vers la porte d'entrée. «J'ai… oublié que j'avais une… chose à régler… je dois y aller. »
« Oh. » Remus semblait confus, un froncement de sourcils plissant son front. « D'accord. Euh, est-ce que je te verrai plus tard ? »
Le dos de Sirius heurta la porte d'entrée et il tendit la main derrière lui, tâtonnant la poignée de la porte. «Euh, ouais. Je t'appellerai… »
Remus hocha la tête, l'expression perplexe sur son visage était à présent teintée d'inquiétude. « Est-ce que tu vas bien ? »
Sirius avait ouvert la porte et s'était tourné pour partir, marmonnant un : «Très bien. Je vais bien. À plus tard ». Puis il dévala les escaliers. Il pouvait sentir les yeux de Remus le regarder depuis sa fenêtre alors qu'il enjambait son vélo et s'éloignait.
«Donc il est parti c'est ça ? Vous avez baisé et il est parti ? »
«C'est ce que je viens de te dire »
«Sans aucune explication ? Et il n'a pas appelé ? »
«Non, Pete ! Tu veux vraiment que je te raconte tout à nouveau ? »
Peter fronça les sourcils vers Remus qui était penché sur son tabouret, essayant de dissimuler sa douleur, Sirius ne lui avait donné aucune nouvelle depuis trois jours. La colère obscurcit le visage de Peter et il se renfrogna.
«Je t'avais dit qu'il était con, Remus. »
«Non, tu l'as traité de connard arrogant. »
Peter pencha la tête, perplexe. «Hein ?
Remus soupira et s'assit bien droit, levant la tête et laissant Peter voir les cernes sous ses yeux et son visage pâle. «Tu l'as traité de connard arrogant la première fois que tu l'as vu ».
Peter renifla et porta sa bouteille de bière à sa bouche en grommelant: « Finalement je ne me suis pas trompé sur son compte ».
«Mmm ».
Peter capta le ton hésitant dans la voix calme de Remus et le fixa. «Remus, il a couché plusieurs fois avec toi. Pourquoi perdre ton temps à te morfondre sur lui ? »
Remus tourna la tête, regardant par la fenêtre et, avec la force d'une balle de tennis, la vérité frappa Peter. « Merde. Tu l'aimes ! » Le léger hochement de tête de son ami confirma cette théorie et Peter laissa échapper une expiration frustrée. «Mon Dieu, Remus. Tu ne le connais que depuis quelques semaines. Comment as-tu pu laisser cela se produire ? »
Il sursauta quand son ami, qui était si calme jusque là, bondit sur ses pieds, son corps crispé de colère. «Je n'ai pas planifié ça, Pete. Je ne voulais pas… c'est juste que… »
Aussi vite qu'elle était venue, sa colère se dissipa. «On était bien ensemble. C'est comme si on dégageait quelque chose de ... spécial, quelque chose d'incroyable ». Il renifla et fit sortir le tabouret de sous la table, se déplaçant vers le petit canapé et s'y laissant tomber, croisant les bras sur sa poitrine. «Mais pourquoi ai-je pensé à une chose pareille ? »
Il frotta sa paume sur sa poitrine, sur sa peau couverte de cicatrices; son geste ne passa pas inaperçu et son ami qui savait très bien ce que pensait Remus lui parla fermement.
«Ce n'était pas toi, Remus. C'est lui . Le problème vient de ce connard, tu n'y es pour rien »
Remus prit un air douloureux, fermant les yeux alors que son cœur lui faisait mal. «Tu l'as dit toi-même, Pete. Il m'a baisé puis il est parti. Qu'est-ce que je dois en penser ? »
«Que c'est un imbécile qui n'a pas la moindre idée de ce qu'il jette »
Remus sourit et ouvrit les yeux, regardant son ami qui le fixait avec colère. "Merci, mon pote."
Peter haussa les épaules. « C'est vrai. Tu es un chic type, Remus. L'un des plus gentils qui soit et qui mérites mieux que cet imbécile, et si je tombe sur lui, je lui referai le portrait à coups de poings »
Le sourire de Remus s'estompa et celui-ci soupira, se rendant compte qu'à force de laisser les gens le guider, l'influencer, c'était devenu une habitude. D'abord Sirius – qui avait affirmé à Remus qu'il l'avait aidé à retrouver une partie du talent qu'il pensait avoir perdu, et maintenant Peter, même s'il n'avait pas réellement de motivations égoïstes et superficielles en tête. Il fallait que cela s'arrête - il devait apprendre à se défendre.
À commencer par son talent artistique.
Il fronça les sourcils en direction du portrait qu'il avait tenté en vain de terminer lorsque Peter était arrivé. A cause de l'agitation créée par l'absence de Sirius, il n'avait réussi que quelques ébauches infructueuses dans son studio et avait commencé à se demander si son talent s'était dissipé en même temps que la disparition de Sirius.
Laisse le tomber. Je ne vais pas le laisser m'enlever ça. Le talent est en moi - je n'ai pas besoin de lui pour m'inspirer.
Même s'il pensait le contraire...
Remus réalisa que pendant que son esprit vagabondait, Peter se déchaînait encore sur ce qu'il allait faire à Sirius la prochaine fois qu'il le verrait - certaines de ses suggestions étaient assez inventives. Il prit une gorgée de sa bière et secoua la tête.
« Non. Ne t'occupe plus de ça, Pete. Il est temps que j'arrête de compter sur les autres pour mener mes batailles à ma place. Je dois le laisser partir… et si mon inspiration part avec lui… eh bien, je vais tout faire pour la récupérer. Il est temps que je me débrouille tout seul »
Peter remarqua la lueur déterminée dans les yeux de Remus et sourit. «Mon petit garçon a enfin grandi», le taquina-t-il avec bonhomie. «Je suis tellement fier ! »
Il fit semblant d'essuyer une larme et tira un coussin sur son visage pour s'essuyer les yeux. Les deux hommes rirent puis Peter se leva pour aller chercher une autre bière.
«Je suis content que tu sois si philosophique à ce sujet, Remus. Il ne vaut vraiment pas la peine de se tracasser la tête pour lui »
Remus hocha la tête alors que Peter quittait la pièce pour aller chercher d'autres canettes, en espérant qu'un jour, il pourrait réellement commencer à croire les affirmations de son ami.
«Tu es vraiment un connard ! »
«C'est agréable de te voir aussi, Lily. C'est avec cette bouche là que tu embrasses mon meilleur ami ? »
«C'est toujours mieux que la merde qui jaillit de la tienne ! Qu'est-ce que tu as fait à ce pauvre Remus ? »
Sirius gémit et écrasa sa clope avant d'en allumer une autre. Il lui faudrait certainement beaucoup de nicotine pour supporter le sermon de la furie rousse, sinon il finirait par lui matraquer la tête avec l'une des bottes à pointes de James.
«Tu ne sais rien de Remus et moi,» marmonna-t-il, puisant profondément sur la cigarette et soufflant la fumée en direction de la jeune femme. «Tu ne l'as même pas rencontré …»
«L'expression sur ton visage quand tu as parlé de lui était suffisante pour réaliser que tu étais fou de lui et James pense qu'il est génial. Oh, j'aurais dû me douter que tu gâcherais tout. Ton idée d'une relation est de coucher avec la même personne deux fois »
« C'est bon, tu as fini ? »
« Non, je n'ai pas fini. Écoute, je ne l'ai peut-être pas encore rencontré officiellement, mais James m'a parlé de lui, et on dirait que c'est un homme bien, Sirius, et tu tiens à lui - même moi, je peux le voir. »
Sirius ouvrit la bouche pour répliquer, mais Lily fut plus rapide.
«N'essaye pas de me dire le contraire », asséna-t-elle sèchement. «Je ne t'avais jamais vu aussi heureux, et maintenant... Je ne comprends pas, Sirius. Tu lui manques, tu te morfonds ici depuis des jours – alors que tu as propre maison- et tu as l'air complètement misérable. »
Sirius détourna le regard, son front plissé assombrissant les beaux traits de son visage. Lily, aussi agaçante qu'elle l'était, avait touché un nerf sensible. Depuis ce matin, alors qu'il venait de sortir de l'appartement de Remus comme le plus grand lâche du monde, il avait soif de l'autre homme; avait envie de son toucher, de son goût, de son odeur… de l'enfer, rien que le fait de le voir contribuerait à satisfaire le monstre affamé qui hurlait en lui. Il avait l'impression d'être un drogué qui n'avait pas eu sa dose.
Il avait besoin de Remus. Il voulait Remus.
Alors pourquoi diable ne suis-je pas avec Remus ?
Sirius savait qu'il avait laissé la panique le submerger et se sentait idiot d'avoir succombé à cet accès de faiblesse, mais il ne pouvait tout simplement pas mettre sa fierté de côté, repousser sa peur et retourner vers l'autre homme comme si de rien n'était.
Une partie de son incertitude, de sa misère dû se manifester sur son visage car Lily se radoucit, s'enfonçant sur le canapé à côté de lui.
«Sirius, je sais que tu as du mal à faire confiance aux autres… Je ne peux pas te blâmer après ce que tes parents…» Elle remarqua l'expression interdite sur son visage et se hâta d'aller droit au but. «Mais une personne comme Remus, tu n'en as pas tous les jours; ce serait idiot de le laisser partir parce que tu as peur de lui faire confiance ».
Sirius fronça les sourcils et contempla sa cigarette, observant distraitement la fumée grise s'enrouler et se tordre sous la légère brise de la fenêtre ouverte. Il détestait admettre que la miss-je-sais-tout exaspérante avec laquelle son meilleur ami avait choisi de passer sa vie avait raison, mais il ne pouvait pas nier que: a) ses parents et son premier amour avaient ruiné sa vie; que b) Remus était absolument parfait pour lui, et c) il était un parfait abruti à abandonner ainsi l'amour de sa vie à cause de sa phobie de l'engagement.
Mais il ne bougea pas, ne se précipita pas vers l'appartement de Remus pour ramper et demander pardon pour sa stupidité absolue.
Peut-être que Lily a raison et ce n'est pas Remus en qui je ne peux pas faire confiance. Peut-être que je ne peux plus faire confiance à mon propre jugement, à mon propre cœur, pour faire le bon choix. Peut-être que finalement c'est moi le problème.
Il jeta un coup d'œil à Lily, qui avait une expression suffisante - croyant clairement que ses arguments avaient largement remporté cette bataille. Sirius, qui voulait mettre un terme à cette séance de psychologise, choisit de lui accorder cette petite victoire. Il lui adressa un sourire sarcastique.
«Tu sais, je déteste vraiment quand tu as raison ».
Elle haussa les épaules et se leva, faisant onduler ses cheveux auburn par-dessus ses épaules. «Il va falloir que tu t'y habitues. J'ai rarement tort. »
«Pétasse ».
« Abruti ».
Elle lui tira la langue et se dirigea vers la cuisine, aboyant de sa voix douce« Si je dois te nourrir, tu peux venir éplucher les carottes ! »
Sirius soupira puis se remit sur ses pieds, ses pensées vagabondant à nouveau vers Remus. Peut-être qu'il devrait aller voir l'autre homme - il lui manquait. Il n'était pas encore prêt à ressentir à nouveau ce qu'il avait ressenti l'autre nuit.
Mais il ne voulait pas non plus perdre Remus.
Merde. Que diable dois-je faire ?
