Hello ! J'espère que vous allez bien ? :)
Merci aux lecteurs et lectrices qui suivent cette petite histoire, elle se termine bientôt, dans quatre chapitres !
Un gros merci à celles et ceux qui m'ont laissé un commentaire ! :D
Bonne lecture ^^
Cinq mois plus tard
« Rem ? »
Remus se tourna sur son tabouret, voyant un Sirius ensommeillé debout dans l'embrasure de la porte. « Désolé mon amour. Est-ce que je t'ai réveillé ? »
Sirius secoua la tête, bâillant alors qu'il pénétrait dans la pièce. « Je me suis réveillé et tu n'étais pas là. Je me suis dit que tu étais peut-être ici. »
Il passa un bras autour du torse de Remus et se pencha pour passer ses lèvres sur l'épaule nue du jeune homme. « Tu es nerveux ou tu es juste en train d'admirer ton nouveau studio ? »
Remus sourit et s'appuya contre le torse ferme de son amant. « Un peu des deux, avoua-t-il. « Je n'arrive pas à m'habituer à tout cet espace gigantesque… »
Il fit un signe de la main vers la pièce et Sirius leva la tête. « Nous pouvons échanger les chambres si c'est trop grand. Je pensais que cette pièce était plus lumineuse, mais… »
"Non!" Remus secoua vigoureusement la tête. « Non, Sirius. C'est parfait. »
Sirius sourit largement et ramena sa bouche sur l'épaule de Remus, déposant de légers baisers le long de la courbe de sa clavicule alors que Remus contemplait la pièce.
Ils avaient emménagé les dernières affaires de Remus dans l'appartement de Sirius dans la soirée, Remus aurait dû être exténué d'avoir soulevé son canapé dans les deux volées d'escaliers menant à son nouveau studio plus spacieux (qui était auparavant la chambre principale), mais la nervosité avait pris le pas sur la fatigue physique- son exposition se déroulerait le lendemain soir et la boule serrée dans son estomac le rendait malade. Son malaise s'atténua légèrement cependant alors que Sirius continuait à le câliner, ses lèvres traçant un chemin humide sur la nuque de Remus tandis que des doigts chauds glissaient le long des collines et des vallées de la colonne vertébrale de Remus. Celui-ci ferma les yeux comme des mains puissantes éliminaient peu à peu la tension de ses muscles dorsaux.
Il avait fallu plus d'une nuit de sexe pour résoudre leurs problèmes relationnels. Après s'être culbuté contre le mur, ils avaient parlé toute la nuit et presque toute la journée d'après, ponctuant leurs conversations de petits jeux coquins dans l'emplacement plus traditionnel de la chambre. Sirius avait confié toutes ses peines, ses peurs et ses problèmes de confiance, et Remus avait admis que les cicatrices sur son corps l'avaient rendu particulièrement sensible au rejet de l'autre homme.
Ils avaient passé près de vingt-quatre heures à se sonder, à se mesurer, jusqu'à être totalement nus et vulnérables, puis ils s'étaient lentement remis ensemble; émergeant plus amoureux l'un de l'autre qu'au tout début. Ils avaient accepté de recommencer, de ne pas laisser leur avenir s'assombrir et lorsque Sirius avait demandé à Remus d'emménager avec lui il n'avait fallu que trois secondes à l'artiste pour répondre, « Je dois être fou, mais oui, totalement oui ! » Ils savaient que c'était une décision beaucoup trop rapide - Peter et James les avaient pris tous les deux à part, leur rappelant ce qu'il s'était passé quelques semaines auparavant - mais ils savaient que tout irait bien. Lily les avait totalement soutenus, au grand dam de son fiancé.
« Vous vous êtes laissés emporter par cette histoire d'amour et toute cette merde qui en a découlé. Vous allez encore vous faire du mal ! », les avait prévenu James, Peter acquiesçant derrière lui. «Il n'y en a pas un de vous qui ait une once de bon sens »
Le pouce de Sirius trouva un point sensible dans le bas du dos de Remus et le travailla doucement. Remus émit un petit bruit du gorge, sentant Sirius sourire dans son cou.
« J'aime ce petit bruit de grognement que tu fais, » murmura-t-il, ses lèvres effleurant maintenant l'oreille de Remus. « Cela me rend fou ».
« Mmm ? » gémit Remus, cambrant un peu le dos et inclinant la tête, encourageant Sirius à profiter de l'accès facile à son cou.
Sirius prit ce qui était offert avec empressement, léchant et mordillant la courbe de la mâchoire de Remus puis descendit jusqu'à ce que sa langue caresse le creux à la base de sa gorge. La main de Remus se leva et s'emmêla dans des mèches d'ébène alors que Sirius bougeait lentement, parcourant la peau de son amant pendant un instant, jusqu'à ce qu'il se tienne entre ses jambes écartées. Sa bouche voyagea ensuite le long du sternum de Remus, se détournant pour taquiner les mamelons déjà durcis. Alors que Sirius les effleurait de sa langue, le souffle de Remus se relâcha dans une forte expiration et il agrippa la tête de Sirius avec les deux mains.
« Mon Dieu, Sirius... »
Le son de sa respiration sifflante et de ses gémissements de plaisir emplissait la pièce silencieuse alors que Sirius se frayait un chemin à travers la peau marquée de cicatrices. Très lentement, il descendit jusqu'à s'agenouiller devant Remus, enfouissant son visage dans l'aine de son amant. Remus lâcha un cri sourd alors que Sirius prenait sa longueur enveloppée de tissu dans sa bouche puis sursauta par réflexe alors qu'il manqua glisser du tabouret.
« Sirius… je vais tomber » marmonna-t-il, la voix dure de désir puis il gémit alors que des mains sûres manœuvraient son érection hors de son boxer.
« Accroche-toi à moi, » murmura Sirius, mettant ses mains sur celles de Remus et les faisant glisser jusqu'à ses épaules lisses. « Tu ne tomberas pas. »
Les doigts de Remus s'enfoncèrent dans la chair ivoire tandis que Sirius soufflait un jet d'air chaud sur son sexe tendu. Il traça les veines bleues lancinantes avec sa langue, laissant des motifs frais et humides sur toute la longueur.
« Merde. Oh, putain », murmura Remus, se tenant fermement tandis que cette langue contournait et aspirait lentement le bout sensible dans sa bouche. La chaleur imprégnait Remus et ses orteils s'enroulèrent contre le pied en bois du tabouret. Il se tortilla sur le siège, anxieux de sentir cette bouche chaude et humide l'avaler entièrement.
Sirius ne semblait pas pressé, cependant, se contentant de concentrer son attention sur l'exploration de chaque fente, de chaque recoin, jusqu'à ce que Remus pousse un juron et remonte désespérément ses hanches.
« S'il te plaît , s'il te plaît , s'il te plaît , » supplia-t-il dans un souffle et Sirius finit par avoir pitié, faisant finalement glisser ses lèvres vers le bas, le bas, le bas... et Remus faillit s'évanouir à cause de cette sensation grisante.
La brûlure de l'orgasme imminent commença trop rapidement, avant qu'il n'ait eu la chance de vraiment profiter de la sensation incroyable de la bouche de son très talentueux partenaire, et Remus s'écarta à contrecœur, refusant que cela se termine tout de suite.
Sirius leva les yeux vers lui, les yeux noirs de désir et les lèvres rougies luisant de salive. Ils s'embrassèrent profondément, Sirius se redressant en même temps que Remus, et ils marchèrent à reculons jusqu'au canapé, enlevant leurs vêtements en chemin. Remus s'assit sur le canapé puis haleta alors que Sirius le chevauchait, leurs sexes dures se frottant délicieusement l'un et l'autre.
« Bon Dieu, Sirius, » jura Remus alors que Sirius s'approchait d'eux, saisissant leurs sexes dans une de ses mains tout en les caressant. «Dépêche-toi de prendre ce putain de lubrifiant, d'accord ! »
Sirius gloussa puis se pencha sur le bord du canapé, fouillant dans un des cartons de Remus. « Je suis sûr que ce sont les trucs de ta chambre, » marmonna-t-il puis il sourit, sortant une petite bouteille de lubrifiant et un préservatif.
Il les tendit silencieusement à Remus qui souriait si brillamment que la pièce était aussi éclairée que si le soleil s'était levé. Sirius mordilla le cou de Remus pendant que l'autre homme lubrifiait ses doigts puis il inspira fortement tandis que l'un de ses longs doigts le transperçaient, l'étirant, créant une sensation de brûlure de plaisir, une douleur qui était atténuée par l'application d'une lubrification fraîche et douce. Le majeur de Remus se tordit et Sirius glapit alors que le bout du doigt frôlait sa prostate, envoyant une décharge électrique à travers son corps, durcissant son sexe déjà gonflé.
Chaque passage de son doigt le conduisait à la limite de la folie qu'il finisse par haleter : « Assez ! J'ai besoin de toi, maintenant ! »
Les doigts disparurent et, il y eut une brève pause pendant laquelle Remus mit un préservatif, puis Sirius saisit la base de l'érection de Remus, alignant la pointe avec l'entrée de son corps et, avec un glissement lent et brûlant, ils ne firent plus qu'un.
Remus grogna alors que Sirius le prenait en lui, ses doigts frottant les hanches du brun alors qu'il se penchait en avant et attrapait les lèvres de Sirius dans un lent profond baiser. Ils se déplacèrent ensemble, en tandem parfait alors que la passion et le désir commençaient à les rattraper. Leurs bouches restèrent jointes, ne s'embrassant plus mais se respirant l'une dans l'autre, respirant l'une pour l'autre.
Les roulements rythmiques des hanche de Sirius firent craquer Remus en premier et il poussa fort, essayant de s'enfoncer aussi profondément à l'intérieur de Sirius qu'il le pouvait. La tension éclata en lui et il appela le nom de son amant, suppliant Sirius de le rejoindre alors qu'il devenait incontrôlable. Sirius fit ce qu'il lui demandait, cambrant le dos, tendant les muscles, des mots d'amour coulant de ses lèvres…
« Je t'aime, je t'aime, Remus… »
Sirius tomba lourdement contre la poitrine de Remus, sentant l'étreinte de l'autre homme sur ses hanches se relâcher puis ces mains talentueuses le frotter et lui caresser le dos, Sirius essayant de reprendre son souffle. Il pouvait sentir le cœur battant de Remus contre sa poitrine couverte de sueur et il posa sa tête sur l'épaule de l'autre homme, écoutant le battement qui commençait progressivement à ralentir.
« Je le pense vraiment, tu sais. »
Remus savait de quoi il parlait. Les mots - ces trois petits mots - n'avaient été prononcés par aucun d'eux car considérés comme inutiles – les deux hommes savaient ce que l'autre ressentait, pouvaient le dire à chaque baiser, chaque toucher, chaque mot. Les entendre ce soir, cependant, était exactement ce dont Remus avait besoin et il était reconnaissant que, d'une façon ou d'une autre, Sirius l'ait su.
« Je sais. »
Remus sentit Sirius sourire contre sa poitrine et ses propres lèvres se courbèrent. Sirius bougea pour qu'il puisse voir le visage de Remus, ses yeux gris le scrutant.
« J'ai eu raison de te le dire, pas vrai ? »
Remus sourit et hocha la tête, déposant un baiser sur la joue de Sirius. « J'avais besoin de l'entendre, ce soir. Merci ». Il glissa une main dans les cheveux noirs de son amant. Ses lèvres glissèrent sur la mâchoire rasée pour se poser contre la bouche de Sirius.
« Je t'aime aussi. »
Sirius émit un bruit de contentement et enroula ses doigts autour des mèches dorées alors qu'ils s'embrassaient langoureusement, se délectant du fait qu'ils étaient les hommes les plus heureux du monde.
Enfin, presque…
« Remus ? »
« Mmm ? »
« Je ne sens plus mes fesses ! »
Remus rompit le baiser, éclatant de rire tout en regardant affectueusement Sirius. « Vraiment ? » demanda-t-il, riant toujours et frottant vigoureusement les fesses de Sirius, le brun hocha la tête, embrassant Remus une fois de plus avant qu'ils ne commencent à détendre leurs membres.
OoOoO
« Merde. Meeeerde . »
« Tu veux que j'aille chercher Sirius pour te détendre un peu ? »
« Ferme la, Peter. »
Le blond gloussa et sirota son champagne en regardant son ami qui se faisait de plus en plus nerveux. « Tout va bien, Remus. Les peintures sont fantastiques - même si j'ai un problème avec le fait de devoir regarder le cul et la bite de Sirius partout »
« Il n'y a pas de peintures de son cul ou de sa bite ! »
Remus lança un regard noir à Peter qui rit à nouveau et termina son verre. Il posa le verre sur la table et attrapa fermement les épaules de Remus . « Remus. Tu as fait un travail brillant. Les peintures sont incroyables et tout le monde va les adorer. Je te le jure ! »
Remus avait l'air un peu sceptique et Peter soupira, secouant la tête puis écarquillant les yeux en jetant un coup d'œil par-dessus l'épaule de son ami.
« Ah tu es là, toi ! J'ai cru que tu t'étais encore enfui ! »
Il fit pivoter Remus pour qu'il fasse face à un Sirius à l'air surpris et poussa l'artiste sur le sol jusqu'à ce qu'il se trouve devant le brun.
"Bien," dit Peter en regardant Sirius. « J'ai essayé et maintenant c'est ton tour. Tu as réussi à le convaincre d'emménager avec toi après t'être comporté comme un véritable babouin, alors je suppose que tu dois assez convaincant. »
Remus et Sirius ouvrirent la bouche pour défendre- encore une fois- leur décision d'aménager ensemble- mais Peter les coupa.
« Alors, recommence. Fait… »Il agita vaguement les mains. « …ce que tu veux pour le convaincre que tout ira bien. Mais… pour l'amour du ciel, ne me dit pas comment tu comptes t'y prendre. »
Sirius adressa une grimace au blond alors qu'il sortait puis se dépêcha de verrouiller la porte pour être tranquille.
« Le tact ne fait manifestement pas parti de ses traits de personnalité dominants » commenta sèchement Sirius avant de froncer les sourcils en voyant la sueur perler sur le front de Remus. « Tu as chaud ? C'est sans doute la faute de ces maudits costards, j'ai l'impression d'être dans un sauna... »
Il tira sur sa cravate, essayant de la desserrer un peu alors qu'il regardait Remus, son irritation commençant à se transformer en inquiétude. "Remus ? Tu vas bien ? On dirait que tu vas vomir. »
Remus se contenta de secouer la tête, son visage perdant de la couleur à chaque seconde et Sirius lui agrippa le bras. « Allez, viens. »
Il l'entraîna jusqu'à la salle de bain qui jouxtait la petite pièce privée de la galerie principale. Les artistes présents devaient attendre dans cette pièce l'heure de leur entrée et Remus était resté calfeutré ici pendant une heure, attendant nerveusement que les invités se dirigent vers son exposition.
« Où sont…? » demanda-t-il avant que les mots ne restent coincés dans sa gorge, mais Sirius comprit.
« Ils sont encore tous dans la galerie principale, mais les huissiers ont commencé à les rassembler. »
Sirius ignorait comment c'était possible mais Remus perdit encore plus de couleur -à présent sa peau était d'une couleur grise et maladive- et Sirius le pencha au-dessus d'un lavabo.
« Mets-toi un peu d'eau sur le visage, » ordonna-t-il et il regarda Remus s'exécuter de manière presque robotique.
Il n'avait jamais vu Remus comme ça auparavant et il se creusait la tête pour trouver des moyens de l'aider à se détendre un peu. Une technique de soulagement du stress très efficace lui vint à l'esprit et il se mordit la lèvre. Il y avait du public pas loin, mais personne d'autre ne se trouvait dans la salle de bain et, il jeta un œil sur sa montre, il lui restait un peu de temps.
Il attendit que Remus se soit essuyé le visage puis lui prit la main, le tirant dans une cabine et verrouillant la porte derrière eux.
« Que fais-tu? »
Sirius eut un sourire narquois alors que ses mains atteignaient la boucle du pantalon de Remus. « Ce que Peter m'a dit de faire. Je te détends. »
Remus ouvrit la bouche et Sirius en profita pour y mettre sa langue, l'embrassant fort et rapidement jusqu'à ce que l'homme surpris réponde. Il se laissa entraîner dans le baiser pendant quelques instants avant de défaire la braguette de Remus puis il baissa le pantalon et le boxer.
Remus haleta quand Sirius s'écarta et tomba à genoux. « Sirius, putain… »
Sirius passa sa langue sur le sexe à moitié dur de Remus et leva les yeux vers son amant avec de grands yeux. « Juste une mise en bouche. Je crains que nous n'ayons pas le temps pour le dessert »
Il lécha la chair gonflée, faisant gémir Remus, et sourit. "Je te change les idées, comme l'a ordonné ton médecin"
