Hello ! Merci à toutes et à tous pour vos reviews :)
J'espère que vous aimerez ce nouveau chapitre ^^
« Tu as les joues un peu rouge, Remus. Est-ce que tu vas bien ?"
Sirius détourna le regard, cachant son sourire narquois alors que Diane, l'organisatrice de l'exposition, regardait les joues écarlates de Remus avec inquiétude.
"Je vais bien," répondit rapidement Remus, jetant un coup d'œil à Sirius qui se passa une langue taquine sur les lèvres. « C'est juste...qu'il faisait assez chaud là-bas.»
Diane esquissa un sourire puis se tourna pour parler à un invité, le guidant vers une toile voisine. Sirius attrapa deux verres sur le plateau d'un serveur qui passait et rejoignit Remus, lui tendant une coupe de champagne pétillant.
« Il a fait très chaud là-bas, n'est-ce pas ? » dit-il doucement, d'une voix suffisamment forte et nette. « Ils devraient vraiment faire quelque chose à ce sujet. »
« Chut, tais-toi, » gronda Remus, essayant de se retenir de sourire. « Tu as vraiment une mauvaise influence sur moi. Je n'avais jamais encore jamais eu de pipe dans une salle de bain jusqu'à ce que tu débarques dans ma vie. Moi qui pensais que c'était un cliché. »
"Ah, mais tu n'es pas vraiment gay tant que tu n'as pas été sucé dans une salle de bain, Rem," taquina Sirius. "Au moins tu as l'air beaucoup plus détendu maintenant."
Remus gloussa et hocha la tête. "C'est le cas" approuva-t-il, regardant Sirius avec tendresse. 'Merci.'
Sirius sentit son sexe se durcir à nouveau quand Remus éclata de rire. L'artiste avait proposé de lui rendre la pareille dans la salle de bain une fois avoir repris son souffle, mais Sirius avait refusé par manque de temps.
« On se donne rendez-vous ce soir », avait-il promis et Remus lui avait donné un long baiser en signe d'accord .
Sirius bougea jusqu'à frôler son partenaire et lui pressa la main, la lâchant rapidement avant que quelqu'un ne remarque leur trop grande proximité. Remus et lui avaient convenu qu'ils devraient éviter d'être trop démonstratif avec le public de la galerie, du moins "tant que tu ne seras pas devenu fabuleusement célèbre, Remus Lupin, et le jour où ce sera le cas nous causerons un énorme scandale en baisant quelque part devant tout le monde".
Remus avait tenté d'argumenter faiblement – citant les portraits de Sirius comme preuve de son 'homosexualité flagrante ' mais il avait accepté de ne pas afficher leur relation en public. Sirius avait encore des marques sur son dos qui leur rappelaient à tous les deux que tout le monde n'acceptait pas leur relation aussi facilement que leurs amis.
Il regarda Remus prendre une profonde inspiration et observer avec inquiétude les visiteurs qui s'affairaient autour de ses toiles. Il leva la main et couvrit distraitement la cicatrice sur le côté de son visage.
"Tu peux le faire, Remus," encouragea doucement Sirius et Remus se tourna et lui sourit.
"Tu es là," fit l'artiste, laissant tomber sa main de son visage pour toucher légèrement le bras de Sirius. "Bien sûr que je le peux."
Sirius se mordit les lèvres, tout ce qu'il voulait faire c'était se jeter dans les bras de Remus, mais à la place, il s'éclaircit la gorge et regarda autour de lui. « Alors, tu me fais visiter ? » demanda-t-il.
Remus sourit et hocha la tête. « Bien sûr. Commençons par là… »
« Remus ! »
Les deux hommes se retournèrent à l'appel de Diane. Elle adressa un signe à Remus, lui indiquant qu'il devrait la rejoindre. Remus leva la main en retour et se tourna vers Sirius.
« Tu viens ? »
Sirius secoua la tête. « Non. Je te laisse à tes fans, Renoir » dit-il en souriant. « Je vais juste me promener et essayer de trouver mes portraits. »
Remus sourit et montra le bout de la galerie. « Je pense que c'est là-bas. » Il parut soudain nerveux et hésita avant de rejoindre Diane. « Euh, il y a… aussi des peintures de toi de ce côté… »
Sirius arqua un sourcil. Il savait que Remus avait fait plusieurs portraits de lui depuis leur rencontre, mais il ne lui avait pas dit qu'il en avait exposé autant. Et pourquoi avait-il l'air si anxieux tout à coup ?
« Remus ! »
L'artiste se tourna et hocha de nouveau la tête vers Diane avant de faire volte-face vers Sirius. « J'aurais dû t'en parler. Je voulais que ce soit une surprise, mais je pensais que je serais avec toi et que je pourrais t'expliquer… » balbutia-t-il et Sirius secoua la tête.
« Tout va bien, Remus. Vas-y, je vais aller les regarder »Il chassa Remus, l'artiste partant à contrecœur avec un dernier coup d'œil nerveux.
Sirius regarda Diane le saluer avec effusion puis le présenter à un couple âgé d'une quarantaine d'années. Remus leur serra la main et Sirius sourit en voyant Remus répondre à leurs questions sur l'un des paysages qu'il avait peint - son visage s'éclairant alors que sa confiance grandissait.
« Mon Dieu, regarde-toi baver sur lui ! Un vrai toutou ! »
Sirius jeta un œil par-dessus son épaule, foudroyant James du regard puis il l'ignora ostensiblement, se tournant vers Lily pour la saluer et l'embrasser sur les joues avec un enthousiasme exagéré.
« Comment vas-tu, Lily ? Content de te voir. Tu es ravissante ce soir. C'est une nouvelle robe ? »
« Je vais bien », dit-elle avant de se dégager de son emprise. « Mais arrêtez de m'utiliser comme un bouclier humain tous les deux. Ne pensez-vous pas qu'il est temps de vous embrasser et de vous réconcilier ? On dirait deux gosses ! »
Sirius lança à James un regard incertain. Son meilleur ami n'avait pas du tout soutenu son nouveau mode de vie avec Remus et l'atmosphère entre les deux hommes avait été glaciale durant plusieurs jours. Sirius détestait cette distance entre eux – James était comme un frère pour lui, et leurs désaccords n'avaient encore jamais duré aussi longtemps. James avait l'air tout aussi fatigué que lui par leur dispute et, finalement, avec un grognement, il tendit la main pour s'excuser.
« Je n'embrasse jamais au premier rendez-vous. »
Sirius essaya de ne pas sourire mais échoua, prenant à contrecœur la main de James. « Je crois que si je t'embrassais je briserais bien des cœurs. Et puis, j'aime trop Lily pour lui faire ça. »
James éclata de rire et Lily roula des yeux à l'idée que se faisaient les deux hommes de la réconciliation. « Maintenant que vous avez fini de bouder », dit-elle avec lassitude. « Nous allons peut-être pouvoir aller voir les peintures de Remus ? »
Ils firent lentement le tour de la galerie, rencontrant Peter et Marie qui admiraient un portrait.
« Il est doué, n'est-ce pas ? » fit remarquer Lily d'un ton admiratif, fixant la toile sur le mur. « Je veux dire, je savais qu'il l'était, mais voir les peintures être exposé ici… »
Sirius se dit qu'il devrait probablement être indigné que Lily ait douté du génie de Remus, mais il était assez d'accord avec elle. C'était une chose de voir Remus travailler sur les peintures, de les voir accrochées aux murs de son appartement, c'en était une autre de les contempler dans une véritable galerie. Ce n'était pas souvent que Sirius Black se sentait intimidé, mais ce soir, il ne pouvait s'empêcher de se remettre en question et de se comparer à l'artiste. Sirius n'était qu'un chômeur déshérité vivant de l'héritage d'un oncle décédé ; Remus, lui, avait du talent, une vocation et un chemin presque tout tracé vers la célébrité.
Ne voudrait-il pas d'un partenaire aussi ambitieux et talentueux que lui ?
« Sirius… ? »
Il cligna des yeux et se retourna, réalisant que les autres se dirigeaient vers le tableau suivant. Lily le fixait d'un air interrogateur et il plaqua rapidement un sourire sur son visage, repoussant ses peurs soudaines, se disant qu'il était ridicule. Remus l'aimait et ils étaient parfaitement heureux ensemble.
Cependant, il était difficile d'ignorer le doute qui le rongeait.
Remus sourit poliment alors que le couple s'éloignait, puis tendit le cou, cherchant Sirius.
« Remus, puis-je vous demander quelque chose d'assez… personnel ? » demanda Diane. Ravalant son irritation face à l'interruption de la femme, Remus lui jeta un coup d'œil.
« Tant que cela ne vous dérange pas si je choisis de ne pas répondre », lui répondit-il avec franchise et elle esquissa un sourire.
« Assez juste. J'étais curieuse de connaître votre… relation avec le jeune homme aux cheveux noirs - votre modèle. Euh… Cyrus ? »
"Sirius," corrigea Remus, se sentant un peu tendu. « Qu'est- ce qui vous intéresse exactement ? »
« Êtes-vous impliqué avec lui personnellement ou est-il simplement votre muse ? »
Remus sourit. « Diane, vous avez vu les portraits que j'ai fait de lui. Qu'en pensez-vous ? »
Elle sourit et eut un rire d'autodérision. « Oui, vous n'essayiez pas de le cacher, je suppose, mais on ne sait jamais… les artistes sont très proches de leurs modèles mais ne s'impliquent pas nécessairement avec eux. »
Son sourire s'effaça et elle parut inquiète. « Remus, certaines personnes ici, bien qu'appréciant les formes masculines dans les œuvres d'art, ne sont pas si tolérantes lorsqu'il s'agit de relations homosexuelles se déroulant devant elles dans la vraie vie. Je sais que ce n'est pas bien… » ajouta-t-elle précipitamment alors que Remus ouvrait la bouche. « Mais c'est comme ça. Vous êtes là aujourd'hui et, si je lis correctement entre les lignes, je pense que votre ascension artistique sera rapide comme l'éclair, surtout après ce soir. C'est une chose de peindre un homme dans… des poses séduisantes ou, comme vous l'avez fait avec vos portraits de Sirius, de créer une histoire avec lui mais c'en est une autre d'être… »
« Fier et heureux? Et de faire en sorte que l'histoire soit vraie ? » suggéra Remus, essayant d'étouffer la colère qui commençait à monter.
Elle sourit tristement. « Oui. Je ne dis pas de le cacher ou de le nier - il y aura beaucoup de rumeurs qui vont circuler après que les visiteurs auront vu ces peintures de Sirius – mais restez discret, je vous en prie. »
Elle vit la fureur qui lui serrait les mâchoires et posa sa main sur sa manche dans un geste apaisant, se penchant plus près. « Si ça peut vous consoler, je sais ce que vous ressentez. »
D'un signe de la tête, elle montra une femme blonde qui observait l'un de ses plus anciens portraits de l'autre côté du couloir. « C'est Jean, mon associée. C'est une sculptrice – particulièrement douée elle aussi. La communauté artistique s'est calmée depuis que nous avons commencé à sortir ensemble il y a dix ans, mais c'est un processus lent, Remus. Ne cachez pas qui vous êtes mais n'oubliez pas que certaines personnes n'apprécient pas toujours de voir des hommes se faire sucer dans des toilettes. »
Remus rougit et Diane éclata de rire puis lui donna un petit coup de coude « Sur ce, je vous laisse et n'oubliez pas de vous amuser mon cher. Évitez juste de poser vos mains sur le cul de votre petit ami sexy, tant que vous n'êtes pas seul, du moins. »
Sirius s'était dirigé vers le fond de la pièce, s'attardant sur un croquis particulièrement poignant d'un des enfants d'un ami de Remus, quand il entendit Lily pousser un cri d'excitation et James siffler d'admiration.
« Putain Sirius. Ramène ton cul par ici et regarde ça ».
Sirius se faufila à travers la foule et, quand il arriva devant les dernières les peintures , son souffle se coupa dans sa poitrine.
C'était lui.
Rien que lui.
« Jésus, mon pote ! » marmonna James, fixant l'une des toiles, bouche bée « Si tu me regardais comme ça, je pense que je te baiserai moi aussi. »
Lily et Mary éclatèrent de rire et Peter leva les yeux au ciel. « Je n'irais pas jusque là » dit-il, avant de hausser les épaules. « Mais c'est vrai que ces peintures sont brillantes. »
Il marqua une pause puis ajouta en ricanant. « Tu devrais prêter une attention particulière à la troisième au cas où tu penserais quitter à nouveau Remus, Sirius. »
Il prit la main de Mary et poursuivit sa visite, James et Lily à sa suite. Sirius, préféra ignorer les piques de Peter et se concentrer sur ses portraits.
Il y avait plusieurs toiles ainsi que quelques croquis accrochés au mur. Une plaque avait été ajoutée en-dessous où l'on pouvait lire : « Il y a toujours un peu de folie en amour mais il y a toujours un peu de raison dans la folie. »
... et Sirius sourit, se souvenant des propos de Remus lorsqu'il avait demandé à l'artiste d'emménager avec lui.
"Je dois être fou..."
Le talent de Remus lui coupait le souffle. Il y avait des croquis de la classe d'art -des parties du corps de Sirius : ses yeux, ses mains, sa bouche et enfin le croquis que Remus avait esquissé la nuit de leur premier baiser, puis une petite plaque où était inscrit « Obsession » .
Le dessin suivant de Sirius était celui qui les avait conduit tous les deux à se rouler sur le sol, leurs bouches cherchant désespérément un avant-goût de l'autre. Remus avait peint un tissu élégamment drapé sur son aine, mais l'expression du désir qui se dégageait des traits et des expressions du visage était … à présent, il était prêt à le reconnaître… le reflet même d'un amour véritable. La plaque en laiton en dessous indiquait : « Désir » .
Puis arriva quelque chose de totalement différent, quelque chose que Sirius n'avait pas vu, ni ressenti, et il savait pourquoi Remus le lui avait caché.
Le troisième tableau était abstrait ; des rouges et des oranges fulminant de colère et des noirs explosant de rage, les coups de pinceau étaient comme des entailles sur la toile. Sirius n'avait pas besoin de lire l'étiquette pour savoir que c'était de la colère pure et son cœur se serra douloureusement en voyant concrètement la douleur qu'il avait causée à Remus. Une main petite et douce se glissa dans la sienne et la pressa de façon rassurante. Tournant la tête, il vit Lily lui sourire, une expression de sympathie sur le visage.
« Ne t'attarde pas sur celui-ci, Sirius. C'est fini maintenant » murmura-t-elle, puis elle leva le menton vers le dernier tableau. « Tu savais qu'il avait peint ça ? »
« Non », murmura-t-il en se déplaçant pour se placer devant la dernière série de peintures.
Il y en avait deux ici - la première montrait Sirius dormant à poings fermés dans un lit en désordre, c'était celui de Remus, reconnut Sirius, à son ancien appartement. Ses membres étaient étendus sur le matelas, emmêlés dans les draps blancs, ses cheveux étaient en bataille, mais son visage était serein, paisible.
Le tableau suivant lui coupa le souffle une fois de plus. Remus l'avait capturé en train de rire et Sirius se demanda si ce portrait avait été peint à partir d'une photographie que Remus avait prise de lui une nuit (oh, et quelle nuit ça avait été !). Le simple fait de regarder le tableau et de se souvenir lui arracha un sourire. Il y avait quelque chose de tellement joyeux dans l'expression de son visage et Sirius jeta un coup d'œil à la plaque en dessous pour lire, « Amour » gravé dans le cuivre. Sa vision se brouilla et Sirius fut gêné de réaliser que des larmes lui piquaient les yeux.
« Est-ce que tu vas bien ? »
Sirius prit une profonde inspiration et se tourna vers une Lily qui affichait une mine inquiète. "Je ne suis pas assez bien pour lui, Lil," lâcha-t-il. « Il mérite mieux. »
Elle fronça les sourcils puis plissa les yeux. « Sirius Black, si tu oses douter de tes sentiments, je t'arrache la peau des os."
« Non », insista-t-il en secouant la tête. « Non, je l'aime… c'est juste… » Il soupira et se tourna pour regarder à nouveau le portrait. "Je ne suis pas sûr de le mériter, il est trop bien pour moi, et je ne veux pas le retenir."
La peur montait dans sa poitrine, le comprimant dans une étreinte glaciale. « Mon Dieu, Lily. Et si je ne lui suffisais pas ? Et s'il réalisait qu'il a besoin de plus que ce que je peux lui donner ? »
« Sirius… » Lily parut surprise et inquiète alors qu'elle le regardait attentivement. Elle n'avait encore jamais vu Sirius comme ça auparavant et se dépêcha de le rassurer. « Sirius, il t'adore. C'est tellement évident dans ces peintures. Je ne comprends pas comment tu ne peux pas voir ça ».
« Il est tellement talentueux, Lily. Il est destiné à de grandes choses et moi, je n'ai rien à lui offrir. Je n'ai pas de travail, je n'ai pas d'ambition ni de projets d'avenir… »
« Sirius, Remus sait exactement qui tu es, peut-être même mieux que tu ne te connais toi-même. Aie confiance en lui et arrête de t'en faire. »
Ils entendirent tous les deux James l'appeler et elle lui murmura gentiment. « Viens donc avec nous. »
Sirius secoua la tête, reprenant le contrôle de lui-même. « Non, je pense que je vais rester ici une minute » dit-il en essayant de blaguer. « Pour m'admirer encore un peu. »
Lily gloussa puis lui donna une tape rassurante sur l'épaule avant de rejoindre son fiancé.
Une heure plus tard, le dernier des invités partait et Remus attendit que la porte se referme derrière lui avant d'enlever sa veste et de desserrer sa cravate, faisant sauter le bouton du haut de sa chemise.
« Ouf, ça va mieux », gémit-il, en sentant avec reconnaissance l'air frais effleurer sa peau moite. « C'est moi ou il fait très chaud ici ? »
« C'est vrai qu'il fait chaud – c'est sans doute dû à toute cette chaleur corporelle »commenta Diane avant d'être interrompue par Peter.
« Si tu veux organiser une orgie, Remus, je suis partant » plaisanta-t-il avec un grand sourire, ignorant le cri d'objection de Mary et l'expression de désapprobation sur le visage de Remus.
Sans prévenir, il attrapa Remus dans une étreinte d'ours, le soulevant du sol, faisant haleter son ami de surprise. « Tu as été un champion, mon pote. Je savais que tu réussirais ! »
Remus sourit timidement, acceptant les félicitations et un baiser sur la joue de Mary. James et Lily furent les suivants : Lily s'enthousiasma sur des croquis représentant des enfants et James, plus discrètement, le complimenta sur un paysage de montagne. Remus les remercia avec chaleur, tout en cherchant Sirius dans la galerie vide.
Peter le remarqua et lui dit : « Sirius est toujours derrière. Il ne peut pas se détacher de ces peintures de lui-même – un peu narcissique, n'est-ce pas ? »
« Peter... » prévint Mary d'un ton sévère, et Peter prit un air penaud.
"Désolé, Remus. On ferait mieux d'y aller… Tu veux qu'on aille fêter ton succès dans un pub ?"
Remus secoua la tête, commençant déjà à se diriger vers le fond de la pièce. « Non, je vous retrouverai tous demain. »
Peter roula des yeux, mais lui dit au revoir. James fit de même et sortit avec Peter et Mary,mais Lily s'attarda un petit moment.
« Remus ? »
« Mmm ? »
« Sirius est un peu… fragile en ce moment. Sois gentil avec lui »
Les yeux de Remus s'écarquillèrent d'angoisse et il était sûr que son cœur s'était arrêté. « Il a détesté les peintures » murmura-t-il mais Lily secoua la tête.
« Non. Non, il les aime. C'est juste… » Elle s'arrêta puis secoua la tête. « Tu dois lui parler, Remus ».
Perplexe, l'artiste hocha la tête, se retournant et marchant rapidement vers le fond de la galerie annexe où étaient accrochés les portraits de son amant, anxieux de sentir les bras de Sirius autour de lui.
Fragile ? La peinture abstraite...est-ce que c'était elle qui... ? Il en était bouleversé.
Il savait qu'il n'aurait pas dû laisser Diane le convaincre de l'inclure et jura qu'il ferait n'importe quoi pour s'assurer que Sirius sache qu'il ne ressentait plus toute cette amertume, qu'il ne s'attardait plus sur cette brève période de leur relation. La peinture avait été une libération; un moyen d'évacuer toute sa colère et sa frustration avant qu'elles ne le submergent et l'anéantissent, et il n'était certainement pas encore en colère contre l'autre homme. Ils avaient laissé ça derrière eux et Remus était prêt à tout pour que Sirius se sente à nouveau confiant et en sécurité.
A tout et à n'importe quoi.
