Apparences trompeuses

Harry avait posé un genou à terre, un bouquet de roses blanches dans les mains, et avait fait sa déclaration devant tous ses fans qui étaient attendries qu'il ait demandé publiquement à Ginny Weasley de sortir avec lui de manière si voyante. Le couple était tellement évident ! Tous les deux se connaissaient depuis que le Sauveur avait mis les pieds dans le monde Sorcier, les Weasley étaient la deuxième famille d'Harry Potter, ils étaient tous les deux des héros de guerre, elle était rousse comme la mère du brun … Même Molly Weasley clamait à qui voulait l'entendre qu'ils feraient un couple merveilleux.

Et donc, Harry avait fait sa demande, quatre ans jour pour jour après la mort de Voldemort. La foule retenait son souffle.

-Non, répondit Ginny.

Les exclamations d'incrédulité mirent un moment avant d'exploser dans les airs.

-Pourquoi ? demanda Harry, visiblement dépité

-Tu aurais fait ta demande juste après la guerre, j'aurais dit oui tout de suite, fit Ginny. Mais tu as attendu et je suis passé à autre chose. Tu n'es pas ce que je cherche chez un petit-ami et je suis persuadée que je ne suis pas celle que tu veux avoir à tes côtés. Nous serons bien mieux en tant qu'amis, tu ne penses pas ?

La foule vit une larme briller sur la joue du Sauveur avant d'être impitoyablement essuyée.

-Mais je t'aime, souffla Harry.

-Moi aussi, mais comme une amie, sourit tendrement Ginny. Si j'accepte, nos vies à tous les deux seront gâchées. Crois-moi.

Elle l'embrassa tendrement sur la joue.

-Il est temps que tu cherches véritablement la personne qui te correspond, déclara Ginny. Ce n'est pas parce que tout le monde pense qu'on serait parfait ensemble que c'est vraiment le cas. C'est ta vie donc tu es le seul à décider. Je serais toujours là pour t'aider, d'accord ?

-Je peux au moins te serrer dans mes bras ? demanda Harry

-Toujours, sourit Ginny.

L'étreinte fut brève mais chaleureuse. Il lui tendit quand même le bouquet de roses.

-A l'une des plus merveilleuses Sorcières que je connaisse, s'inclina Harry.

-Tu es adorable, sourit Ginny.

Après un dernier salut, Harry transplana.

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-Tu étais vraiment obligé de le prendre dans tes bras ? grogna Draco

-Arrête de faire ton dragon mal léché, taquina gentiment Ginny en s'asseyant sur ses genoux. C'était uniquement du spectacle.

Pour toute réponse, le blond enlaça la rousse pour l'embrasser.

Dans un autre canapé, Théo avait passé un bras assuré autour de la taille d'Harry.

-Honnêtement, tous les deux, vous pouvez enfin nous dire pourquoi toute cette mise en scène ? demanda Théo

-Dans l'absolu, pour que le monde Sorcier cesse de vouloir nous mettre ensemble, renifla Ginny. Mais ce que nous cherchions vraiment, c'était que maman et Hermione arrêtent d'organiser des « rencontres par hasard » totalement programmées.

-Ça fait presque quatre ans qu'elles essaient de nous coller ensemble, soupira Harry.

-Et numéro 6 ? demanda Draco

-Ron ? sourit Ginny. C'est lui notre taupe. Il nous prévient à chaque fois qu'elles tentent quelque chose.

-Hermione a beau dire qu'il a le quotient émotionnel d'une cuillère à café, en attendant, il a compris tout seul que j'étais le septième frère de Ginny et elle la sœur que je n'ai jamais eue, renifla Harry.

-Vous pensez vraiment qu'elles vont vous lâcher comme ça ? demanda Théo

-Oh, non, sourit Harry. Mais elles seront trop occupées à gérer la crise que Ron déclenchera quand il plaquera Hermione juste avant d'accepter un poste en France.

-C'est vrai ? bondit Ginny. Il a accepté de tenter sa chance avec Iris Delacour ?

-Ce n'est pas le nom de la championne de BeauxBâtons ? se rappela Draco

-Il s'agit de la cousine de Fleur, confirma Harry. Ce qui me fait penser ... Tu n'aurais pas une propriété en France ? La mienne est en pleine restauration et j'aimerai beaucoup ne pas faire l'aller-retour tous les jours entre ici et là-bas pour mon stage de fin d'études en Médicomagie.

-Je comptais proposer à Ginny qu'on s'y installe, sourit Draco. Après, c'est assez grand pour qu'on ne se marche pas dessus … même en invitant numéro 6 et en embarquant Théo.

-De toute façon, je n'aurais laissé Harry aller nulle part sans moi, haussa des épaules Théo.

-Tu penses qu'avec ça, ils comprendront qu'ils n'ont pas à se mêler de votre vie ? demanda Draco

-J'espère … souffla Harry.