Tel est pris qui croyait prendre
-Pardon ?
Albus Dumbledore avait littéralement fait un arrêt sur image. Alors que Voldemort venait de faire son retour officiel, le directeur avait renvoyé Harry Potter dans sa famille Moldue après sa cinquième année. Mais quand il avait voulu le faire venir au QG de l'Ordre du Phénix, il s'était avéré que le jeune homme « déclinait son invitation ». Il avait fait le déplacement pour comprendre.
-Je refuse qu'il retourne dans cette école, articula exagérément Pétunia Dursley, la tante d'Harry. Êtes-vous sourd ?
-Mais Pétunia … protesta Albus.
-Pour vous, c'est madame Dursley, grinça Pétunia. Nous n'avons pas élevé les cochons ensembles !
-Hogwarts est l'école la plus sûre du monde ! protesta Albus
-Vraiment ? railla Pétunia. Vous trouvez donc normal que trois enfants de onze ans affrontent seuls un Troll ? Ou bien qu'on envoie sans aucun état d'âme tous les élèves dans les couloirs alors qu'une créature qui aurait pu les tuer s'y promenait ? Par deux fois, qui plus est ? Ou encore qu'on autorise qu'une créature magique se transforme sans aucun contrôle dans un endroit dont il peut librement s'échapper ? Je ne parle même pas du tournoi mortel qui a été organisé devant des esprits impressionnables et qui devait normalement interdire les candidats mineurs ! D'ailleurs, pendant que j'y pense, vous pourriez m'expliquer comment ça se fait qu'un professeur puisse torturer des élèves en toute impunité ?!
-Ce n'était pas grand-chose … tenta de se justifier Albus.
-Pas grand-chose ? gronda Pétunia. J'appelle ça de la mise en danger de mineurs ! Il est hors de question que mon neveu risque sa vie !
-Mais le monde Sorcier compte sur lui ! protesta Albus
-Quelle société est-ce pour vouloir qu'un adolescent fasse ses batailles à sa place ? pointa Pétunia. De toute façon, vous n'avez pas votre mot à dire. Il. N'ira. Pas. Point. Et il ne retournera pas dans votre école, tenez-le dit pour vous !
-Mais il y est inscrit depuis sa naissance ! s'exclama Albus
-Et il y a risqué sa vie cinq ans de trop, gronda Pétunia. Maintenant, sortez de chez moi !
Sentant les protections magiques agir contre lui, Albus se leva.
-Réfléchissez-y, tenta une dernière fois Albus.
-C'est déjà fait, grinça Pétunia. Bonne soirée.
Le directeur passa dans le couloir et avisa Harry dans les escaliers.
-Tu vas accepter cette décision arbitraire, Harry ? fit Albus
-Je trouve particulièrement déplacé de votre part que vous jugiez la décision de ma tante arbitraire, ricana Harry. Depuis que j'ai mis les pieds dans le monde Sorcier, je n'ai fait que ce que vous voulez de la façon dont vous vouliez sans que vous ne preniez mon avis en compte. Il est temps qu'on vous rappelle que la seule personne à avoir toute autorité sur moi est ma tante Pétunia. Grâce à vous d'ailleurs, puisque mon placement chez elle est complètement illégal selon les lois Sorcières. Je vous souhaite bonne chance pour la guerre.
Défait, le directeur d'Hogwarts quitta le 4, Privet Drive. Dès qu'il eut quitté les limites du terrain, Harry entra dans le salon.
-Nous pouvons y aller, déclara Harry.
En moins d'un quart d'heure, le salon et l'entrée, dernières pièces encore occupées, furent vidées et placées dans des sacs sans fond.
-Tu es sûr ? demanda Pétunia
-Il veut une marionnette bien docile, gronda Harry. Bonne chance pour qu'il la trouve. Je ne suis pas né pour mener les batailles des autres.
Et il activa le Portkey qui les mena dans un endroit sûr.
