La loi de la Bêtise suprême
Draco Malfoy tournait en rond dans son bureau dans le manoir familial.
Le Ministère de la Magie anglais avait complètement dépassé les bornes !
Alors que Voldemort était définitivement, six mois plus tard, le Ministère n'avait rien trouvé de mieux que d'édicter une loi matrimoniale ! De ce fait, tous les Sorciers entre dix-huit et quarante-neuf ans, célibataires et non fiancés officiellement, étaient tenus de se marier dans les plus brefs délais et de fournir un enfant avant un an. Comme si cela ne suffisait pas, le Ministère se chargerait de former les couples !
Personne ne savait sur quels critères étaient formés les couples mais personne n'avait été dupe mais quand les premières associations avaient été rendues publiques, toutes les personnes qui savaient regarder plus loin que le bout de leur nez avaient compris que la loi n'avait pour but que de se venger de certains personnages importants, qu'ils appartiennent aux familles sombres comme de la « Lumière ».
Le blond avait jeté sur le bureau sa propre notification. Le Ministère n'avait rien trouvé de mieux que le fiancer à Hermione Granger ! Outre le défaut insurmontable d'être une Gryffondor, la Miss Je Sais Tout de Poudlard ne cessait de faire entendre sa bonne parole depuis que Voldemort n'était plus. Il comprenait parfaitement la manœuvre politique, si on l'avait couplé avec cette bibliothèque ambulante, c'était surtout pour lui faire payer le fait qu'il s'en sorte les couilles nettes, le fait que son père ait été condamné à perpétuité à Azkaban et que lui n'ait pas porté la Marque des Ténèbres n'entraient pas en ligne de compte, bien entendu.
-Maître Draco, des invités requièrent audience, pépia un Elfe de maison.
Le blond avait fait donner des ordres très spécifiques. A cause des imbéciles qui peuplaient actuellement le monde Sorcier, il avait dû remonter toutes les protections du manoir Malfoy et en avait fait de même pour toutes les propriétés qui appartenaient à sa famille. Ses Elfes de maison avaient autorisation d'utiliser leurs pouvoirs pour sonder les intentions des visiteurs et couplés avec son comportement neutre envers eux et non cruel sous le règne de Voldemort, ils s'en donnaient à cœur joie. Cela avait évité au blond au moins deux tentatives de meurtres, le triple d'empoisonnement et de sorts qu'on lui aurait jeté sans hésitation dans le dos. Donc si ces derniers voulaient introduire des invités, c'était qu'ils n'étaient pas des dangers pour lui.
Draco fut stupéfait de découvrir Severus Snape, son ancien directeur de maison et ancien directeur d'école, Théo Nott, Daphnée Greengrass mais également Harry Potter et Ginny Weasley. Le pire, c'était que personne ne se regardait de travers.
-Je serais devenu le nouveau salon à la mode et je ne serai pas au courant ? railla Draco en prenant place dans un fauteuil après ses invités
-Si seulement, soupira Théo. On vient pour cette ineptie de loi matrimoniale.
-Tous ? demanda confirmation Draco
-Oui, soupira Severus.
-Qui est-ce que vous avez tiré ? demanda Draco
-Zacharias Smith, grinça Daphnée.
Grande gueule et vantard, la justice n'avait pu le condamner uniquement parce qu'il n'avait pas eu le temps de prendre la Marque des Ténèbres. Sans oublier qu'il avait ruiné sa famille pour bien se faire voir des instances au pouvoir … qui n'en avaient strictement rien à faire de lui. La fortune des Greengrass allait donc venir renflouer les caisses.
-J'en viens presque à préférer Granger, ma propre « partenaire », ricana Draco.
-Ils ont osé ?! s'étouffa Severus
-C'était couru d'avance, haussa des épaules Draco. Un Malfoy libre et riche ? Quelle hérésie !
-D'où le fait qu'on m'ait collé dans les pattes Nymphadora Tonks, comprit Severus. Ils ne veulent pas que le patrimoine des Prince ne leur échappe.
-Je ne comprends pas pourquoi on m'a mis avec Ginny alors qu'on ne sort plus ensemble, fit remarquer Harry.
-Simple, répondit Ginny. Je suis l'une des seules personnes à pouvoir invoquer la Préservation des Lignées, ce qui fait que je peux prétendre à des mariages avec les plus riches Sang Pur sans qu'ils ne mettent sur le tapis le fait que je sois pauvre. Pour faire simple, contrairement à la plupart des filles Sang Pur, je peux choisir avec qui je veux me marier.
-Parce que tu es une Weasley ? s'étonna Harry
-Parce que je peux me présenter comme un Prewett, corrigea Ginny. Sauf si maman accepte que Charlie reprenne le nom mais ce n'est pas dans ses projets. Avoir un Potter sous sa coupe et mieux, le Sauveur, est bien plus intéressant.
-Qui est l'heureuse élue pour toi ? demanda Harry
-Susan Bones, répondit Théo. Je n'ai pas trop à me plaindre. C'est la loi en elle-même qui me dérange en fait.
-On fait quoi pour s'en débarrasser ? demanda Harry
Tous se plongèrent dans leurs pensées. Mais soudain, Théo éclata de rire.
-J'imagine que tu as un plan machiavélique sous le coude, soupira Draco en faisant venir des verres d'alcool fort, à la surprise des non Serpentards.
-Oui, et franchement, ça va nous débarrasser de plusieurs problèmes à la fois, assura Théo.
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Harry avait un grand sourire sur le visage, tenant dans ses bras son nouveau filleul, Scorpius Arthur Malfoy. Ginny, en sueur, était ravie de présenter son premier né, son époux Draco l'embrassant tendrement sur la tempe.
Et pourtant, deux ans plus tôt, personne n'aurait cru la situation possible.
Comme Draco l'avait compris, Théo Nott avait imaginé un plan totalement fou pour contrer la loi matrimoniale. Pour cela, les Sorciers les plus célèbres qui y étaient soumis devaient d'abord prendre d'autres compagnons que ceux désignés par le Ministère.
Daphnée avait porté son choix sur Blaise Zabini, écarté de la loi car il n'était même pas né sur le territoire anglais mais surtout pour sa couleur de peau. Elle en profitait également pour céder à un petit béguin d'adolescence, sans oublier que tous les autres partis auxquels elle pourrait prétendre avaient des liens de sang plus ou moins rapprochés. Avec Blaise, elle était sûre de ne pas mettre au monde des enfants sans magie ou handicapés.
Ginny l'avait souligné, elle était l'une des seules dans toute la Grande Bretagne à pouvoir invoquer la Préservation des Lignées sans qu'on y trouve à redire. Comme elle ne voulait pas épouser Harry, sur la suggestion de Théo, elle avait carrément demandé la main de Draco, coupant l'herbe sous le pied d'Hermione qui se vantait à qui voulait l'entendre qu'elle allait révolutionner la famille Malfoy. Si on ajoutait le fait que leurs deux familles se toléraient à peine depuis des générations, alors ils étaient certains que ça allait créer un bel esclandre. Le pire était que personne ne pourrait s'y opposer, leur mariage réunissant toutes les conditions d'une union Sang Pur prestigieuse.
Quant à Harry … il avait été demandé en mariage par Severus.
La première fois que Théo avait émis l'idée, il avait failli se prendre un sort de mort entre les deux yeux de la part de son ancien professeur. Le brun, lui, était resté figé pendant une bonne demi-heure. Après s'être remis de leur choc, le futur couple avait attentivement écouté le serpent, car c'était grâce à leur couple et à celui de Ginny et de Draco qu'ils allaient anéantir cette loi inutile et dangereuse pour la pérennité de leur nouvelle société. Pour justifier le fait que deux ennemis notoires allaient finir par s'unir, Théo avait suggéré que Severus déclare qu'il exigeait le règlement d'une dette de vie de la part d'Harry. Comme seuls les concernés pouvaient le contester, les plaintes ne pouvaient les atteindre, comme pour Ginny et Draco. Mais si Théo tenait à une telle union, c'était parce qu'il avait noté un point important dans la loi matrimoniale.
Il n'y avait que des couples hétérosexuels.
Du fait de la présence des âmes-sœurs, couples dont la magie était parfaitement compatible, les Sorciers ne pouvaient théoriquement pas être homophobes sans se mettre à dos la Magie. Mais en Grande Bretagne, la société Sorcière était devenue, à cause des gouvernements successifs depuis la fin de la Seconde Guerre Mondiale Moldue, xénophobe et par extension, très frileuse avec l'homosexualité. Or, la loi matrimoniale, en ne formant que des couples hétérosexuels, se heurtait de manière frontale au Codex Magia, la Loi Magique. Si personne ne se dressait contre cela, alors la Grande Bretagne Sorcière pourrait amèrement le regretter.
Le couple de Ginevra Weasley et de Draco Malfoy avait pour but principal de montrer l'extrême de la loi matrimoniale en forçant à unir des ennemis héréditaires ce qui aurait pour conséquence de mettre un terme à deux lignées importantes de la société. Il avait également comme but secondaire de faire transpirer le Ministère : les Weasley avaient récupéré du prestige notamment grâce à Ginny qui avait mené la résistance depuis le cœur d'Hogwarts aux côtés de Neville Longbottom, les Malfoy n'avaient pas vu leur influence être amoindrie avec la mort de Voldemort. Si les deux membres du couple arrivaient à surmonter leur antagonisme, alors le Ministère devrait faire face à une puissance qui n'aurait aucun mal à le faire plier.
C'était également le cas pour le couple de Severus Snape et d'Harry Potter. Après la guerre, Severus avait récupéré la tête de la famille Prince, décimée peu après la première chute de Voldemort, l'une des plus anciennes de la Grande Bretagne. Harry avait récupéré lui la tête de la famille Potter mais également de la famille Black, ce qui rassemblait au sein d'un même couple une puissance absolument pas négligeable. Mais la raison principale de ce couple était bien leur même sexe.
Théo voulait amener le Ministère à la faute.
Le jeune homme tenait à ce que le peuple Sorcier et les officiels du Ministère s'insurgent sur ces couples, démontrant clairement son homophobie et sa rigidité sur l'ordre établi, même s'il conduisait au déclin de leur société. Connaissant sa proportion à faire les choses subtilement et bien, l'affaire avait totalement échappé au Ministère et dégénéré. Théo avait ensuite aggravé la situation en révélant les anciens fiancés et les conséquences néfastes de ces choix. Et enfin, quand le Ministère avait décidé d'attaquer les deux couples, Théo était monté au créneau et avait saisi le Conseil International des Sorciers pour signaler le comportement tendancieux du gouvernement britannique.
Ça avait été l'hécatombe.
Le CIS avait débarqué un beau jour au Ministère avec ses Aurors et ses experts pour tout examiner, à commencer par les raisons pour lesquelles on avait mis en place cette loi matrimoniale. Il avait été très facile de découvrir que les buts poursuivis étaient trop souvent très loin d'être purement altruistes. Des têtes étaient tombées, notamment celles de Cornelius Fudge et de sa fidèle secrétaire Dolores Umbridge. Celle d'Albus Dumbledore également, qui avait miraculeusement réchappé à sa tentative de meurtre et qui était soi-disant resté dans le coma jusqu'à ce que la guerre se termine alors que des preuves avaient montré que c'était faux et que de plus, il avait des intérêts à ce que certains couples soient formés, notamment celui de Ginny Weasley et d'Harry Potter pour que Molly Weasley, la mère de la jeune fille et sa plus fidèle alliée, ait un accès illimité aux coffres des Potter et des Black.
Tout cela pour dire qu'à peine six mois après la mise en application de cette loi, le gouvernement avait été entièrement démantelé et tous ses membres interrogés avec le plus grand soin. La corruption avait été purgée et la société britannique pouvait enfin revivre avec des bases bien plus saines, d'autant plus que toutes les lois du pays avaient été examinées et celles contraires au Codex Magia avaient été purement et simplement abrogées, dont la fameuse loi matrimoniale. À la suite de cela, la plupart des couples imposés se séparèrent.
Enfin … quand ils pouvaient.
Ron, en tant que membre du Trio d'Or, avait eu l'honneur d'être fiancé sous la loi à Carmelia, la fille de Cornelius Fudge, et il avait été l'un des premiers mariages célébrés. Or, le mariage décrété par le Ministère avait été une union magique, ce qui faisait qu'il n'était pas possible de se séparer ni de déclarer la nullité de l'union. Carmelia, loin d'être aussi stupide que son père, avait amèrement fait regretter à son « mari » son appât du gain car il n'avait pas été difficile de lui faire avouer que s'il l'avait épousé, c'était pour pouvoir influencer le ministre de la magie, rien d'autre.
Hermione avait prouvé qu'elle était au courant de tous les tenants et aboutissants de la loi matrimoniale en s'en prenant violement à Ginny en l'accusant d'avoir volé son fiancé et Harry d'avoir abandonné la rousse au pied de l'autel par frivolité. Ça n'avait guère plu ni à Draco ni à Severus qui avaient pu la coincer pour lui faire avouer tous ses sombres petits secrets. Apprendre qu'en plus d'être l'amante d'Albus Dumbledore – sans commentaire – elle avait voulu s'introduire dans la famille Malfoy pour la réduire à néant de l'intérieur et qu'elle comptait brasser une potion extrêmement dangereuse – sous les ordres de son amant, il ne fallait pas en douter – pour qu'une fois Ginny et Harry mariés, ils soient complètement soumis à Albus Dumbledore, Molly Weasley et elle pour mener le monde Sorcier selon leur vision du Plus Grand Bien ne les avait guère étonnés. Ça avait donc été sans état d'âme qu'ils l'avaient livré au CIS avec Molly Weasley – non sans demander l'avis de Ginny, car la matrone restait quand même sa mère …
Concernant les couples, à la surprise de tous leurs proches, celui de Ginny et de Draco se concrétisa. Ils s'étaient trouvés des atomes crochus et avaient décidé de laisser la haine puérile et dangereuse qui unissait leurs familles à ceux qui voulaient rester dans le passé. Draco, devenu fou amoureux de la rousse, avait demandé sa main selon les anciens rites et le mariage avait été célébré en grandes pompes. Du fond de sa prison, Lucius Malfoy en avait eu une crise cardiaque – véridique ! – mais son fils n'en avait rien à faire car il avait traîné dans la boue le nom des Malfoy et il n'avait rien à dire quand il faisait tout pour rétablir sa splendeur d'antan, comme ce mariage.
Et aujourd'hui, leur premier né venait au monde.
Le couple s'était mis d'accord, ils auraient au moins deux enfants, pour chacune de leur lignée, mais ils contrôleraient étroitement les suivants. Ginny avait aimé sa mère, ce n'était pas le problème, mais elle ne comprenait pas qu'on puisse avoir autant d'enfants avec si peu de revenus – elle avait toujours refusé de travailler et même en tant que directeur de bureau, son père n'avait jamais gagné des mille et des cent – surtout pour avoir une fille à manipuler. De toute façon, Molly Prewett n'était plus qu'un mauvais souvenir puisqu'elle était en prison jusqu'à la fin de sa vie.
Quelques heures plus tard, alors que Ginny et Scorpius se reposaient, Draco s'était retiré dans son bureau avec Severus Snape. En tant que propriétaires de l'entreprise de potions qu'ils avaient créés ensemble, ils se retrouvaient régulièrement pour en discuter.
Le couple formé par Severus Snape et Harry Potter avait totalement soulevé le peuple Sorcier. Comme Théo l'avait prévu, beaucoup s'était insurgé sur le fait qu'il s'agissait de deux hommes mais beaucoup moins que ce qu'ils auraient cru. Quand le CIS avait débarqué, ils s'étaient quittés en assez bons termes et ils se revoyaient régulièrement. Nombre de leurs amis avaient cru qu'à l'image de Ginny et de Draco, ils concrétiseraient leur couple mais visiblement, ils s'étaient tous trompés. Les deux Sorciers étaient simplement devenus amis, se balançant des piques et de sarcasmes dès qu'ils se voyaient.
-Severus, fit Draco. J'aimerai te poser une question personnelle.
-Je me réserve le droit de ne pas y répondre, décréta Severus.
-Tu m'as déjà avoué que les hommes ne te laissaient pas indifférents et je dois avouer que Potter n'est pas inintéressant. Pourquoi tu n'es pas avec ?
-C'est très indiscret de ta part, Draco, souligna Severus.
Le maître de Potions s'installa plus profondément dans son fauteuil.
-Tu as raison, Potter est bel homme, concéda Severus. Mais je te rappelle que j'ai l'âge de son père et qu'il ne veut sûrement pas se retrouver avec un vieux.
-Tu ne réponds pas à la question, sourit Draco.
-Pourquoi voudrais-tu le caser tout de suite ? demanda simplement Severus
-Parce que généralement, les couples se forment dès notre sortie d'Hogwarts, fronça des sourcils Draco. Où veux-tu en venir ?
-Justement, à ce point, fit Severus. Ce sont les coutumes Sorcières qui veulent que les couples se forment tôt. C'est parce que toute la population Sorcière du pays passe par Poudlard. Dans le monde Moldu, ce n'est pas forcément le cas.
-Vous en avez déjà discuté, comprit Draco.
-Il ne comprenait pas les raisons profondes de la mise en place de la loi matrimoniale, confirma Severus. Je lui ai expliqué cette petite subtilité.
-Soit, bougonna Draco. Pourquoi vous n'êtes pas ensemble ?
-On pourrait ne pas se plaire, sourit Severus.
Draco haussa simplement un sourcil. Il connaissait les goûts de son vis-à-vis et Harry Potter correspondait parfaitement.
-Il veut prendre son temps, avoua Severus. Depuis qu'il est entré dans le monde Sorcier, on lui a toujours imposé ses choix et quand il avait une décision importante à prendre, c'était toujours dans la précipitation. Maintenant qu'il s'est débarrassé de ses boulets, il veut apprendre à se découvrir. Être Harry au lieu d'Harry Potter, du Survivant voire du Sauveur. Il veut savoir qui il est sans qu'il n'ait des Sorciers qui l'idolâtre pendus à ses basques.
-C'est pour cela qu'il parcourt le monde depuis que cette ineptie ne l'oblige plus à t'épouser ? comprit Draco
-Oui, confirma Severus. Quand il se sentira prêt, il reviendra et si chacun de notre côté, nous ne sommes pas casés, alors éventuellement …
-Ah ! s'exclama Draco. Je savais qu'il te plaisait.
-Je n'ai jamais dit le contraire, sourit Severus. Mais ne te monte pas la tête. Il se pourrait parfaitement qu'on reste simplement amis et qu'il se trouve une jolie petite femme …
-Je ne te savais pas utopique, railla Draco. Regarde la plupart de ses amis. Ce sont des personnalités fortes. Oublie la gentille petite Sorcière.
Severus éclata de rire. Lui-même était arrivé à cette conclusion.
-Nous ne sommes pas là pour discuter de la vie privée de ce lion borné, sourit Severus. Seul le temps répondra à nos interrogations.
Draco ne put qu'acquiescer.
