La jalousie peut faire de vilaines choses

Hermione Granger attendit que le gardien disparaisse dans le couloir suivant avant de sortir de sa cachette sa pochette sans fond et de prendre la Cape d'Invisibilité de la Mort pour s'en envelopper. Aussitôt, l'influence des Détraqueurs disparut et elle put respirer correctement.

Alors qu'elle suivait le programme des Aurors en compagnie de ses amis Harry Potter et Ron Weasley, elle avait été arrêtée pour agression. Harry avait usé de son nom pour la voir dans les cellules du Ministère et lui remettre sa pochette agrémentée de quelques petites choses. Comme ils s'étaient demandé si la Cape détournait également l'attention des Détraqueurs, elle avait l'occasion de prouver cette théorie.

Maintenant, il fallait qu'elle croise les doigts et que ses amis trouvent un moyen de la sortir de là. Car il était bien évident qu'elle n'avait rien fait, même si ça la démangeait souvent.

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La première chose qu'Harry Potter et Ron Weasley firent suite à l'arrestation de leur amie Hermione Granger – après avoir envoyé bouler certains qui avaient vu l'occasion de casser du sucre sur le dos de la première de la promotion – fut de se rendre chez le compagnon du roux.

-Hermione Granger, la Miss Je Sais Tout, s'est fait arrêter pour avoir agressé quelqu'un ? s'étouffa Draco

-Est-ce que je suis le seul à me dire qu'elle n'aurait jamais laissé de traces de ses actes ? fit Blaise, qui adorait squatter chez le blond

-Non, firent Harry et Ron.

Beaucoup avait reproché au Trio d'Or de s'être rapproché de Serpentards mais ils avaient tapé du poing sur la table pour rappeler au peuple Sorcier qu'ils comptaient faire leur vie comme il l'entendait et pas en restant engoncé dans les préjugés du passé. Depuis, la majorité se taisait.

-Qu'est-ce qu'on sait ? demanda Draco, en maîtrise de droit

-Uniquement qu'elle a agressé quelqu'un, soupira Ron. On ne sait pas qui, quand et encore moins pourquoi. Tu peux la défendre ?

-Il faut que je vérifie d'abord, s'excusa Draco. Mais je pense que rien ne s'y oppose.

-Fais vite, fronça des sourcils Harry. Parce que je sais qu'Hermione n'aurait jamais dû être arrêtée en plein cours. Elle m'a fait avaler le règlement intérieur assez de fois pour que je le connaisse par cœur.

Les deux anciens Serpentards se figèrent.

-On va mettre Pansy sur le coup, grimaça Blaise. Merlin, que je déteste avoir à faire à elle !

L'italien avait toujours refusé les avances de la jeune femme qui le lui faisait payer assez lourdement.

-En attendant, on va fouiner un peu pour glaner quelques éléments, fit Ron.

Chacun se sépara, non sans que Ron embrasse tendrement Draco, pour tout faire pour aider Hermione.

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Il n'existait que deux personnes plus impressionnantes que la directrice de la Justice Magique qui avait pris place derrière son bureau et elles se tenaient toutes les deux dans la pièce.

Le moins qu'on ne puisse dire, c'était que ce n'était pas le moment de les emmerder.

-Comment se fait-il que nous n'ayons accès ni à Hermione ni à son dossier ? pesta Augusta Longbottom

-Il s'avère que c'est le ministre de la magie en personne qui compte instruire la procédure, serra les dents Amelia Bones. Il faut que je fasse très attention si je ne veux pas être éjectée de mon siège. Mais soyez certaine que d'abord, on sort mademoiselle Granger de là puis Scrimgeour coule, qu'il le veuille ou non !

-Il a fait enfermer lady Potter ! tapa du poing Narcissa Malfoy. L'affaire de Sirius ne lui a pas servi de leçon ?

-Justement, je pense qu'il prend exemple sur ce cas, songea Amelia. Le Trio d'Or lui fait de plus en plus d'ombre et le briser pourrait lui permettre de récupérer un peu de pouvoir sur le peuple Sorcier.

-Mais il ne sait pas ce qu'est réellement le Trio d'Or, ricana Narcissa.

-Et il ne se doute pas qu'ils seraient capables de raser Azkaban pour l'en sortir, ajouta Augusta.

-Je vais fouiller dans les archives officielles, fit Amelia. Je pense que quelques personnes auraient envie de se confier à vous. De gré ou de force.

Le sourire féroce des trois Sorcières aurait pu terroriser n'importe qui qui les auraient vu.

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-La séance est ouverte, déclara Rufus Scrimgeour.

Le Ministre de la Magie avait eu du mal à organiser ce procès sans que ses principaux adversaires ne viennent y mettre leur nez. Quand la victime était venue le voir pour lui raconter ce qui lui était arrivé, il y avait vu la possibilité de casser dans l'œuf la montée en puissance du Trio d'Or qui allait s'imposer dans les prochaines années comme les nouveaux dirigeants du monde Sorcier. Il leur avait déjà proposé de se joindre à lui mais pendant la guerre, Harry Potter avait froidement refusé de soutenir le Ministère, arguant qu'il devait déjà faire quelque chose pour pouvoir y apporter son soutien et à la suite de la mort de Vous Savez Qui, le Trio d'Or, comme on les surnommait, avait décliné toutes les invitations aux cérémonies organisées par le Ministère, amenant un vent de défiance de la part du peuple Sorcier. Il avait cru que comme tous les trois s'étaient inscrits au programme des Aurors, il les aurait sous son commandement mais il avait découvert qu'ils avaient signé un contrat de travail avec le CIS qui leur ordonnait de suivre la formation d'Auror de leur pays d'origine avant de rejoindre leur lieu de travail. En somme, le ministre ne pouvait pas les utiliser comme il le souhaitait.

C'était pour cela que cette affaire tombait à pic. S'il ne pouvait pas s'assurer de leur soutien, il préférait les jeter hors de la scène publique pour être certain qu'il ne viendrait pas lui mettre des bâtons dans les roues quand il entreprendrait les changements qu'il voulait pour le pays.

Le Ministre jeta un coup d'œil à la défense et fut surpris de voir le Trio d'Or au grand complet. Il avait pourtant donné des ordres pour qu'ils ne puissent pas assister au procès mais visiblement, c'était trop demander que de refuser l'accès à celui qui avait soi-disant défait Vous Savez Qui. Mais ce qui l'étonnait le plus, c'était l'apparence d'Hermione Granger. Quand on voyait sa tenue, on n'aurait jamais dit qu'elle avait passé un mois à Azkaban. Elle était propre, bien habillée et ne semblait pas avoir souffert les Détraqueurs, ce qui était vraiment curieux.

-Les faits, fit le ministre. Hermione Granger, ici présente, aurait coupé la route de la victime, Ginevra Weasley, qui rentrait chez elle après une journée de travail. Elle aurait profité de son état de fatigue pour la maitriser et la menacer de mort si elle faisait mine d'approcher encore d'Harry Potter. Mademoiselle Weasley aurait tenté de se défendre mais elle a reçu un Doloris en réponse. Elle aurait reçu d'autres sorts destinés à la torture et fréquemment utilisés par les Mangemorts avant d'être abandonnée dans la rue, grièvement blessée. Ce sont des passants qui l'ont retrouvé une demi-heure plus tard et qui l'ont conduite à l'hôpital Sorcier. Avec son accord, nous avons récupéré le souvenir de l'agression qui est formel : Hermione Granger a bien agressé Ginevra Weasley.

Tandis que l'avocat de Ginny l'interrogeait, Rufus laissa passer un sourire satisfait sur ses lèvres. Il ne voyait pas comment on pouvait défendre un tel dossier. La jeune femme n'avait aucun alibi pour la période de l'agression, étant rentrée chez elle une heure avant et tous ses camarades, même ses deux âmes damnées, pouvaient en témoigner. L'animosité entre les deux femmes n'étaient plus à prouver puisqu'elles se heurtaient en public depuis la fin de la guerre. Non, il ne voyait pas comment Granger allait s'en sortir.

-J'en ai fini avec mademoiselle Weasley, fit l'avocat.

Rufus se redressa pour jeter un coup d'œil sur l'avocat commis d'office mais il se figea.

-Que faites-vous ici, Malfoy ? gronda Rufus

-Je viens défendre ma cliente Hermione Granger, sourit malicieusement Draco en se levant. La loi impose une maîtrise de droit mais pas que l'avocat en question soit inscrit au barreau du pays dans lequel il plaide.

Rufus serra les dents. Se doutant qu'on lui mettrait des bâtons dans les roues s'il entreprenait ses études en Grande Bretagne, Draco Malfoy était parti en Russie pour passer sa maîtrise de droit avec les honneurs. Cela faisait un an qu'il était revenu au pays pour faire sa spécialisation en droit Sorcier britannique. Malheureusement pour Rufus, le blond avait raison.

-Soit, grommela Rufus.

Mais il allait tout faire pour qu'il ne fasse pas son show !

Draco s'avança et se planta devant Ginny qui n'avait pas masqué sa surprise.

-Mademoiselle Weasley, fit Draco. Vous avez fait vos études à Hogwarts, n'est-ce pas ?

-Oui, répondit Ginny, intriguée.

-Quels étaient vos rapports avec l'accusée ? demanda Draco

-Quel est le rapport avec l'affaire qui nous amène ? interrompit Rufus

-Vous le sauriez si vous ne m'interrompiez pas, sourit Draco.

-J'ose penser que c'était une amie, déclara Ginny. Comme il s'agissait de la meilleure amie de mon frère, nous nous fréquentions et nous avons appris à nous connaître. Mais après la mort de Vous Savez Qui, elle ne m'adressait plus la parole.

-Pourquoi ? demanda Draco

-Je sortais avec son autre meilleur ami, Harry Potter, avoua Ginny. Elle ne l'a pas très bien pris.

-N'est-ce pas parce que moins de vingt-quatre heures après votre mise en couple, vous vous êtes installée chez monsieur Potter et que vous avez chassé de chez lui mademoiselle Granger qui y était hébergée ? pointa Draco

Ginny ne put s'empêcher de rosir tandis qu'Harry serrait les poings. Cette période avait été plus sombre que celle où il était poursuivi par Voldemort. Heureusement qu'Hermione avait pu se réfugier chez Luna.

-Elle a juste fait ses bagages et elle est partie sans un mot, se justifia Ginny.

-Après que vous ayez signifié à mademoiselle Granger que sa présence n'était plus nécessaire auprès de monsieur Potter, fit Draco en montrant une fiole de souvenirs. Enfin … en version polie. La véritable version est un peu plus … percutante. Mais passons. Monsieur Potter a rompu avec vous trois mois plus tard. Pour quelle raison ?

-Nous avons rompu d'un commun accord ! protesta Ginny

-Ce n'est pas ce que dit l'interview que vous avez donné pour commenter ce fait, susurra Draco en montrant le journal de l'époque. Vous y dites qu'Harry Potter n'est qu'un misogyne fini qui vous prenez pour acquise et qui vous trompait dès que vous aviez le dos tourné. Or, toutes les partenaires suivantes de monsieur Potter se sont accordées à dire qu'il était la galanterie incarnée, toujours égal et jamais un mot plus haut que l'autre et surtout, qu'il n'avait d'yeux que pour elles. Comment pouvait-il être un rustre avec vous et un véritable gentleman avec les autres ? Sans oublier ses partenaires masculins qui ont apprécié les moments qu'ils ont passé avec lui. Il faut noter aussi que vous êtes la seule à avoir senti le besoin de vous exprimer publiquement sur la relation que vous avez eue avec monsieur Potter alors que les autres avaient compris son désir de garder sa vie privée … enfin privée. Et d'après ses amis, la seule à vous comporter comme s'il devait impérativement accéder à tous vos désirs.

Ginny devint rouge de colère et Rufus sentit le besoin d'arrêter le massacre.

-Je me répète, mais quel est le rapport avec l'affaire ? insista Rufus

-Je m'égare, concéda Draco en souriant. J'ai ici les mains courantes qu'ont déposé Harry Potter, Ronald Weasley et Hermione Granger à chaque fois qu'ils recevaient des Beuglantes de la part de mademoiselle Weasley. En trois ans, nous en totalisons cent vingt-six. Chacun.

Un brouhaha s'éleva.

-Mis à part les premières, elles ont toutes été conservées et transmises au Bureau des Aurors, ricana Draco. Le chef des Aurors, Kingsley Shacklebolt, en est même venu à se demander quand ils déposeraient plainte pour harcèlement.

Le blond savoura l'air furieux de la rousse.

-Vous nous avez déclaré que vos relations entre l'accusée et vous n'étaient pas au beau fixe, fit Draco. Vos actes prouvent qu'ils sont en complète contradiction avec votre affirmation comme quoi vous vous êtes séparés en bons termes avec votre ex-compagnon. Votre profil est plus celui d'une harceleuse au lieu d'une citoyenne modèle.

Draco attendit quelques instants avant de reprendre la parole.

-Mademoiselle Weasley, interrogea Draco. Est-ce que vous fréquentiez quand même l'accusée et son cercle d'amis ?

-Bien sûr ! s'exclama Ginny. La plupart de ses amis étaient depuis longtemps les miens !

-Pourriez-vous les nommer ? demanda Draco

-Parvati Patil et Lavande Brown, répondit Ginny. Romilda Vance …

-Ce sont vos amies, coupa Draco. Et pour les deux premières, des camarades de chambres de l'accusée puisqu'elles étaient dans la même maison et dans la même année. Avez-vous des amies en commun qui justifierait que vous ayez dû vous fréquenter ?

-Luna Lovegood, souffla Ginny.

-Cette même Luna Lovegood que vous avez incendié sur la terrasse du glacier du Chemin de Traverse parce qu'elle ne vous avait pas prévenue qu'elle devait se rendre à une soirée où était invité Harry Potter et pas vous ? éclaircit Draco. Vu le nombre d'articles qui vous mentionnent, vous n'avez pas dû vous rendre compte que votre « discussion » a été imprimée dans tous les journaux ainsi que le fait qu'elle n'était pas digne d'être votre amie. Sans oublier le fait que depuis ce jour, vous n'avez plus été vues ensembles.

-Ce n'est pas le problème ! rugit Ginny en se levant de sa chaise brutalement

Elle pointa son doigt vers Hermione.

-Cette garce m'a attaqué parce que je me rapprochais d'Harry ! cria Ginny

-Pourquoi ? demanda tranquillement Draco

Cela surprit la rousse.

-Comment ça, pourquoi ? fit Ginny

-Pourquoi est-ce qu'elle vous aurait passé à tabac ? précisa Draco. Vous étiez déjà sortie avec monsieur Potter et votre relation s'était terminée quelques mois plus tard. La seule réaction de mademoiselle Granger avait été de quitter la maison de monsieur Potter, de laquelle vous l'aviez chassée, je tiens à vous le rappeler. Actuellement, monsieur Potter est en pleines révisions pour son diplôme d'Auror et tous ses camarades s'accordent à dire qu'il ne prend même plus le temps de boire un verre au bar et que les seuls endroits où il va, mis à part l'académie, c'est sa chambre dans cette même académie, dont il ne décolle pas, et le réfectoire. Avec un tel emploi de ministre, comment vous auriez pu vous rapprocher de monsieur Potter ?

-Euh … balbutia Ginny.

-Donc ce soi-disant rapprochement ne semble être que dans votre tête, asséna Draco.

La rousse bafouilla d'indignation.

-Passons, fit Draco. J'aimerai vous faire voir des images tirées du souvenir qu'a fourni mademoiselle Weasley de son agression.

L'assemblée observa l'image de l'agresseur torturant sa victime.

-J'aimerai que vous regardiez la baguette magique, demanda Draco. Est-ce que c'est la même que je tiens entre les mains ?

Tous secouèrent la tête. Les deux baguettes ne se ressemblaient en rien.

-Celle que je tiens entre les mains est celle d'Hermione Granger, annonça Draco.

-Elle peut très bien avoir utilisé une autre baguette, grommela Rufus.

-Une baguette qui ressemble trait pour trait à celle de Ginevra Weasley ? demanda malicieusement Draco

Le ministre se raidit.

-Deux Langues de Plomb ont fait les vérifications d'usage sur la baguette de mademoiselle Weasley et ils sont formels, les sorts qui ont servi à agresser mademoiselle Weasley proviennent bien de sa baguette mais surtout, il n'y a aucune trace de la signature magique de mademoiselle Granger dessus.

Le blond transmit le rapport des Langues de Plomb qui avaient fait cette vérification qu'on avait omis de demander quand on avait instruit l'affaire.

-Autre point, fit Draco. Veuillez noter que mademoiselle Granger dans le souvenir ne porte aucun bijou.

-Et alors ? renifla Ginny. Elle n'en avait pas besoin pour m'agresser !

Draco remarqua que le Ministre avait l'air fébrile et examinait avec soin les images qu'on venait de lui transmettre. Visiblement, il venait de comprendre qu'il avait laissé parler sa rancœur au lieu de vérifier que son piège tenait la route.

-C'est vrai, concéda Draco. Mais Hermione Granger est en dernière année du programme des Aurors. De ce fait, les élèves doivent automatiquement porter un bracelet d'appel dans le cas où les Aurors auraient besoin de renforts dans les interventions de grande ampleur. Ce bracelet ne peut être enlevé que par le directeur du programme et le chef du Bureau des Aurors. L'enlever ou le faire enlever conduit automatiquement à un renvoi définitif. En d'autres termes, ce n'est pas mademoiselle Granger qui vous a agressé.

La salle explosa.

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-A peine Auror et tu as déjà mis deux personnes derrière les barreaux, félicita Harry.

Pour toute réponse, Hermione lui lança un sort de chatouilles.

À la suite de la révélation de Draco, le non-lieu ne pouvait qu'être prononcé. Hermione fut libérée et n'attendit pas pour porter plainte contre Ginny pour faux témoignage et diffamation. Harry avait attendu qu'elle soit condamnée avant de déposer à son tour plainte pour harcèlement, puisqu'elle avait inondé de lettres Harry pour qu'il croie en son innocence – étrangement, elle n'avait même pas eu la courtoisie de faire un séjour à Azkaban – ce qui lui avait valu trois années supplémentaires.

Mais ce que le monde Sorcier ne savait pas, c'était qu'Harry avait demandé un entretien privé avec Ginny juste avant son retour à Azkaban et il lui avait posé un ultimatum. Soit elle cessait définitivement de l'emmerder ainsi qu'Hermione, Ron et leurs amis, soit il se faisait une joie de révéler la raison pour laquelle ils s'étaient séparés. Le brun lui avait assuré que les Sorciers n'aimeraient définitivement pas apprendre qu'elle avait drogué le Sauveur dans le but de se faire épouser dans les plus brefs délais et qu'en prime elle avait failli le tuer. Sans la présence d'Hermione et de Ron, Harry ne serait plus de ce monde et Ginny le savait.

-Maintenant que Scrimgeour est lui aussi tombé, est-ce que vous allez rester ? demanda Draco

Il n'aimait pas l'idée de voir son compagnon loin de lui.

-Ce ne sera que pour quelques années, le temps d'apprendre le minimum sur les Aurors Internationaux, fit Harry. Promis, on prendra soin de Ron.

-Eh ! protesta le roux

-De toute façon, dès qu'on reviendra, la première chose que je ferai sera de te jeter dans les bras de Blaise, persiffla Hermione. Ça fait des années qu'il est dingue de toi et tu ne fais aucun geste vers lui, Harry James Potter !

-Tu peux parler ! ricana Harry. Je te signale que Viktor Krum ne t'a jamais oublié !

Sous les rougissements de la seule fille, tous éclatèrent de rire.