Liberté savourée
-Maman ! hurla Ron. C'est la lettre d'Harry !
Il n'en avait pas fallu plus pour que Molly et Ginny déboulent dans le salon. La matrone lui arracha la lettre et la lut à voix haute.
Chers Molly, Ginny, Ron et Arthur,
J'espère que vous allez bien et que vous profitez du fait qu'il n'y a plus la menace de Voldemort pour vous embêter.
Comme vous le savez, je n'ai jamais eu l'occasion de partir en vacances et là, je profite réellement de ma convalescence au soleil, le rêve ! Hermione dit que mon teint hâlé me va très bien et comme j'ai repris du poids correctement, il y a de plus en plus de filles et de garçons qui se retournent sur mon passage.
Pour mon anniversaire, Hermione m'a emmené dans un parc d'attraction avec plusieurs amis que nous nous sommes faits sur place et ensuite, nous avons passé la soirée sur la plage. Je vous ai envoyé quelques photos pour vous montrer.
Je suis suivi par des médicomages ici et ils me conseillent de prendre un peu plus de repos. J'ai décidé de suivre leurs indications, ce qui veut dire que je ne viendrai pas à Poudlard à la rentrée. Je compte faire ma septième année à mon rythme sans qu'on me harcèle parce que j'ai tué Voldemort.
Bien à vous,
Harry
Ginny fut la première à hurler en regardant les photos. Sur la plupart, Harry, en bermuda, posait avec de nombreuses filles et de nombreux garçons qu'il tenait étroitement contre lui et il y en avait même quelques-unes où il les embrassait très près de la bouche. Mais celle qui avait fait hurler la rousse était un portrait d'Hermione et d'Harry, tous les deux en maillot de bain, dans les bras l'un de l'autre, où ils se regardaient droit dans les yeux, comme deux amoureux.
-Ils ne peuvent pas être ensembles ! cracha Ginny. Harry est à moi !
-Et puis c'est quoi cette tenue ?! pesta Molly. On n'a pas idée de se mettre nue devant autant d'inconnus ! Une trainée, voilà ce qu'elle est !
Le cerveau de Ron, lui, avait déjà rendu l'âme devant le maillot de bain deux pièces de la brune qui ne laissait aucune place à l'imagination et qui le faisait baver.
Laissant le reste de la famille pester à qui mieux mieux, Arthur s'empara à son tour de la lettre et des photos pour les lire à son tour. Il sourit en notant qu'ils étaient totalement passés à côté des éléments les plus importants de la correspondance, c'est-à-dire qu'Harry ne comptait pas revenir en Grande Bretagne de sitôt, qu'il n'irait ni à Poudlard ni dans une quelconque formation à laquelle Molly, Ginny ou Ron voulaient qu'il participe mais surtout, qu'il n'avait plus l'intention de se faire imposer quoi que ce soit pour diriger sa vie.
La chute allait être rude.
Fin
