Note de l'auteur :
Bonjour à toutes et à tous !
Cela fait un moment que je n'ai pas publié et j'en profite pour vous adresser mes meilleurs vœux pour cette nouvelle année 2022. Qu'elle vous apporte tout ce que vous souhaitez et bien plus encore.
Maintenant, je vous laisse à ce que vous attendez tous, la fic !
Bonne lecture !
Gros bizoux
Crystal of Shadow


L'amour rend aveugle

Dudley Dursley était une personnalité dans la petite ville de Little Whinning.

Tout d'abord, il était le fils de Vernon Dursley, l'un des propriétaires de la fabrique de perceuses non loin de là. C'était grâce à elle que la ville prospérait donc les habitants faisaient attention à être « reconnaissants » envers leur bienfaiteur. Sa mère Pétunia n'était pas en reste car elle tenait l'un des clubs de jardinage les plus courus de la ville.

Mais si Dudley Dursley était célèbre, c'était pour ses propres mérites. Depuis l'âge de six ans, il avait su se faire respecter en étant l'enfant le plus fort de son école primaire puis à Smelting, le pensionnat d'élite dans lequel il avait été inscrit à onze ans, où son propre père avait fait ses études et dans lequel il était devenu champion de boxe. Quand il revenait dans sa ville natale, il s'attendait donc à ce que chacun se plie en quatre pour satisfaire ses demandes et pour le remercier d'apporter une telle visibilité à leur petite ville.

Dudley ne voulait pas se rendre compte qu'en vérité, il était méprisé par toute la population pour son comportement de petite brute épaisse. Les enfants, mis à part ceux de sa bande, et encore, refusaient de le côtoyer car ils prenaient le risque de se faire tabasser pour se faire voler leur argent, leur nourriture voire pour son seul plaisir. Ses parents refusaient également de voir qu'il était un délinquant et qu'ils lui avaient inculqué des valeurs inadéquates pour vivre en société.

Dudley avait dix-neuf ans quand il revint définitivement à Little Whinning. Il n'avait pas obtenu ses A-levels à Smelting qui l'avait renvoyé et Vernon avait dû l'inscrire dans une école assez peu cotée de Londres pour son redoublement. Son diplôme en poche – avec des résultats minables, on ne pouvait pas se leurrer – le jeune homme clamait sur tous les toits qu'il avait décidé d'entrer directement dans le monde du travail comme son père avant lui. Quand on découvrit qu'il serait l'assistant de son père, les habitants comprirent qu'en fait, il avait été refusé en grande école voire en université et qu'il continuerait à user et abuser de ses privilèges.

Un jour, après un « déjeuner de travail » avec son père dans l'un des restaurants les plus luxueux de la ville, Dudley avait décidé de faire une promenade digestive tandis que son père faisait une course. Il n'était pas sot, il savait que la course était une visite à l'une de ses maitresses ou à une prostituée, au choix. Il était au courant depuis son quinzième anniversaire et n'avait jamais vendu son père … ce qui lui permettait de faire un peu de voyeurisme.

Il se promenait donc lorsqu'il se figea, foudroyé.

La jeune femme qui était assise à la terrasse avait tout pour elle. Pas forcément belle mais un charme bien à elle. Elle ne remplissait pas les codes d'un top model mais ses vêtements tombaient parfaitement sur elle. Ses cheveux essayaient de s'échapper de son chignon … elle était parfaite pour lui. Mais au moment où il avait voulu la rejoindre, elle s'était levée et avait disparu dans la foule.

Dudley eut toutefois la surprise de la retrouver à l'usine de son père qui avait réuni l'ensemble du personnel. Il fonça vers elle et bouscula tous les abrutis qui lui tournaient autour.

-Salut, fit Dudley d'une voix qu'il voulait sensuelle.

-Bonjour, fit la brune.

-Je suis Dudley, l'assistant du directeur Dursley et son fils, sourit Dudley.

-Hermione Granger, se présenta la brune.

-Tu sais, mon poste te permet d'évoluer rapidement dans l'entreprise, fit Dudley.

-Vraiment ? s'étonna Hermione

-Oui, assura Dudley. Tout le monde sait que si je suis proche de certaines personnes, c'est que ce sont des atouts pour la boîte …

-C'est fascinant … lâcha Hermione.

Dudley fut le seul à ne pas noter le sarcasme.

-En plus, tu es très jolie, complimenta Dudley.

-Il est dommage que mon visage soit plus haut, railla Hermione.

Car oui, depuis l'instant où Dudley l'avait abordé, il avait eu le regard fixé sur son décolleté pourtant sage.

-C'était … intéressant de faire votre connaissance, fit Hermione. Mais je suis attendue. Bonne journée !

-Ouais, bonne journée … fit Dudley d'une voix rêveuse alors que son regard s'attardait sur les fesses de la brune.

Cette dernière monta sur l'estrade avant de prendre la parole.

-Bonjour à toutes et à tous, sourit la brune. Je suis Hermione Granger et je représente les propriétaires de l'usine. Ces dernières semaines, vous avez dû remarquer de nombreuses personnes extérieures qui ont examiné votre environnement de travail …

Dudley réussit à détacher son regard de la brune de ses rêves et avisa le visage sombre de son père. Malgré son assurance que tout était parfaitement aux normes, Vernon, en tant que directeur de la Grunnings Inc., avait dû ouvrir en grand les portes de l'usine et dormait mal depuis. Et visiblement, il ne supportait pas que ce soit une gamine à peine plus âgée que son propre fils qui lui en ait donné l'ordre.

-Je suis au regret de vous annoncer que les normes de sécurité ne sont pas optimales, ce qui ne convient pas aux propriétaires, fit Hermione. Nous allons donc fermer l'usine pendant un mois au minimum, le temps des travaux. Vous serez tous placés en congés payés pendant cette période.

Tous se regardèrent, assez étonnés. C'était une proposition extrêmement généreuse et peu d'employeurs se permettraient cette largesse.

-Je vous demanderai donc de terminer ce que vous avez à faire aujourd'hui, de ne commencer aucune nouvelle tâche et de mettre toutes les machines en arrêt prolongé en partant ce soir, termina Hermione. Je vous souhaite une bonne journée et j'espère que vous profiterez de ces quelques jours pour vous.

Les employés se dispersèrent mais les cadres restèrent sur place. Dudley regarda son père qui lui indiqua d'un signe de tête qu'il pouvait rester.

-Bien, sourit Hermione. Maintenant, nous pouvons passer aux choses sérieuses.

Elle les regarda tous droit dans les yeux avec une telle intensité que beaucoup baissèrent le regard.

-Commençons par le début, fit Hermione. Je sais que plusieurs d'entre vous s'insurgent de me voir leur donner des ordres malgré mon âge. Personnellement, je n'en ai strictement rien à faire.

Quelques-uns sursautèrent devant cette franchise.

-Je suis le porte-parole des propriétaires de cette entreprise, martela froidement Hermione. Votre avis ne me fait ni chaud ni froid et vous n'avez strictement aucune influence sur ma carrière. En revanche, en ayant l'oreille de vos patrons, le contraire est possible.

Un frisson glacé coula dans le dos de chacun.

-Et si d'aventure, vous estimez que vous pourrez obtenir quelque chose de moi par la force, les poursuites judiciaires que vous encourrez ne seraient rien par rapport à ce que je vous réserve personnellement, ajouta Hermione l'air particulièrement sombre.

L'assemblée déglutit difficilement devant ces menaces.

-Maintenant que cette mise au point a été faite, passons à la suite, sourit machiavéliquement Hermione. Contrairement à ce que vous auriez pu penser, je ne suis pas venue les mains vides. Avant que mon équipe et moi-même n'arrivions ici, nous avons épluché tous les rapports et tous les comptes de cette entreprise et autant vous le dire tout de suite, si rien n'est fait, cette usine fera faillite dans très peu de temps.

A la plus grande surprise de Dudley, Vernon commença à transpirer abondamment, comme plusieurs de ses collègues.

-Pendant cet arrêt forcé, chacun d'entre vous sera convoqué ici même pour un entretien avec les propriétaires, annonça Hermione. Je ne vous le cache pas, votre carrière sera épluchée dans les moindres détails, vos performances, vos relations avec vos collègues, absolument tout. Une fois que vous serez tous passés, ils décideront qui ils garderont et qui ils licencieront.

Tous haletèrent.

-Vous serez contacté personnellement pour le jour et l'heure de votre entretien, termina Hermione. Des questions ?

Tous étaient trop choqués pour parler.

-Bien, sourit Hermione. Merci de votre attention et bonne journée.

La salle se vida lentement.

-Oh, messieurs Dursley ? interpella Hermione

Vernon se rapprocha et Dudley fit de même.

-Votre entretien sera commun et aura lieu dans une heure, annonça Hermione.

-Pourquoi ? gronda Vernon sous les rires rentrés des collègues qui avaient entendu

-Je ne suis que le porte-parole, rappela Hermione. Les propriétaires ont émis le souhait de vous recevoir au plus vite. Ils sont arrivés tout à l'heure et sont assez impatients. Profitez-en pour rectifier vos tenues.

Si Vernon était correctement mis, ce n'était jamais le cas de Dudley qui était toujours débraillé quelle que soit l'heure. Le père jeta un regard critique sur sa progéniture et le traîna à sa suite alors que ce dernier amorçait un mouvement pour parler à la jeune femme. Cette dernière attendit que tout le monde soit parti de la salle de réunion puis se dirigea vers une partie inusitée du bâtiment que son équipe et elle avaient réhabilité ces dernières semaines. Seul le bureau le plus spacieux était occupé et la brune vérifia que tout était prêt pour recevoir les employés.

Une demi-heure plus tard, Hermione retourna dans la salle de réunion et compulsa ses documents en attendant que les Dursley père et fils n'arrivent. Ils ne se présentèrent que vingt minutes plus tard, ce qui l'agaça intérieurement.

-Suivez-moi, ordonna Hermione en rassemblant ses affaires.

-Où allons-nous ? siffla Vernon

-Le bureau principal ne se trouve pas ici, railla presque Hermione. Je vous conseille de vous dépêcher, l'heure tourne.

Les deux hommes se pressèrent à sa suite et firent semblant de ne pas être impressionnés quand ils arrivèrent à la zone restaurée. La brune entra dans un bureau spacieux et invita les deux employés à entrer.

-Vernon Dursley et Dudley Dursley, annonça Hermione. Messieurs, je vous présente le propriétaire de la Grunnings Inc., monsieur …

Le fauteuil pivota pour montrer un jeune homme aux yeux émeraudes qu'ils connaissaient bien.

-Harry Potter, annonça machiavéliquement Hermione. La justice a déjà déclaré que puisque vous avez acheté notamment vos parts de l'entreprise avec l'argent du clan Potter alors que vous n'en aviez aucun droit ni légitimité, l'héritier est en droit de récupérer ce qui lui appartient. Cela comprend également votre domicile actuel en ville, la propriété où loge votre sœur Marjorie Dursley, votre résidence secondaire à Majorque et les nombreux frais engagés pour la scolarité de votre fils, entre autres.

-Sachez également qu'outre votre licenciement pour faute grave qui sera acté aujourd'hui, la police vous attend pour vous mettre en état d'arrestation pour détournement de fonds et mise en danger caractérisée, poursuivit Harry.

-SALE MONSTRE ! rugit Vernon. TU VAS …

L'homme n'eut pas le temps de terminer car trois armoires à glace en uniforme entrèrent dans le bureau et se positionnèrent entre le jeune homme et lui, lui coupant efficacement le sifflet.

-Oh, et avant que tu ne le demandes, mon cher oncle, j'ai également déposé plainte contre ta chère et aimante famille pour maltraitance et coups et blessures, susurra Harry. De ta coopération dépendra la sévérité de ta peine. Dans tous les cas, sache que le nom des Dursley ne vaudra plus rien dès ce soir.

Comprenant enfin qu'il était fini, Vernon tenta de s'enfuir mais les policiers s'y attendaient et le maîtrisèrent rapidement pour l'emmener au poste, non sans que le brun ne glisse dans sa poche sa lettre de licenciement. Pendant ce temps, Dudley se faisaient lui-même menotter et traîner en dehors de l'usine mais il était trop obnubilé par Hermione pour y faire attention.

Fin