Ginny Weasley au pays des moldus

Ginevra « Ginny » Molly Weasley, dix-sept ans, était une jolie rousse qui venait d'obtenir ses ASPIC. Armée de ce précieux sésame, elle avait bien l'intention de mener à bien ses projets. Grâce à son rôle de capitaine de quidditch, de nombreux recruteurs l'avaient approché mais seuls les Canons de Chudley lui avaient fait une offre qu'elle s'était vu contrainte d'accepter si elle ne voulait pas rester au Terrier plus longtemps que nécessaire.

Une fois ses prochaines années assurées, Ginny avait décidé de retrouver le sorcier de sa vie, Harry Potter. Après sa victoire sur Voldemort, il avait décidé de prendre du temps pour lui pour se soigner. Du jour au lendemain, il avait quitté St Mangouste et quand les médias s'étaient emparés de l'affaire, ils avaient eu la triste surprise de se retrouver nez à nez avec les avocats du clan Potter qui leur avaient fait payer en espèces sonnantes et trébuchantes leurs envolées lyriques sur leur client. Les poursuites judiciaires avaient ainsi efficacement masqué le départ du Sauveur du monde sorcier et les rumeurs le plaçaient dans le monde moldu.

A la rentrée scolaire, l'absence du Sauveur avait été remarquée et un nouveau coup de sang de Ron – qui n'acceptait pas que son meilleur ami le grand Sauveur ne soit pas à ses côtés – avait déversé un torrent de récriminations sur le roux qui s'était vu rayé des amitiés d'Harry Potter tant qu'il n'aurait pas grandi et qu'il n'aurait pas compris qu'il n'était pas à ses ordres. La rousse avait tenu sa langue car d'une, cela pendait au nez de son frère depuis un certain temps et de deux, il avait toujours été évident que le brun serait bien mieux sans lui.

Outre Harry, Hermione Granger n'avait pas fait sa dernière année à Poudlard. La brune avait rejoint l'Australie pour retrouver ses parents et n'en était finalement jamais repartie. Pendant un moment, la rousse avait cru qu'il y avait plus entre les deux bruns et que son sorcier idéal avait suivi sa dulcinée mais les journalistes, ces fouineurs, avaient prouvé qu'Harry se trouvait toujours en Grande Bretagne.

Puisque tout se savait dans le monde sorcier, il était devenu évident que le Sauveur s'était réfugié dans le monde moldu. Malheureusement, même si son père Arthur était considéré comme un spécialiste, il avait depuis longtemps avoué qu'il serait complètement perdu s'il devait s'y rendre. Dans les faits, seuls Fred et Georges auraient pu l'aider sur ce point mais en sachant que le premier était dans le coma depuis la dernière bataille, il n'y avait aucune chance que le second quitte son chevet pour venir l'aider.

Or, elle devait s'y rendre si elle voulait revoir Harry.

Quand Molly avait appris qu'Harry ne se trouvait pas à Poudlard, elle avait voulu faire une descente au manoir Black, qui avait commencé à être réhabilité après la guerre. Mais à sa plus grande surprise, elle s'était heurtée à un mur qui l'avait renvoyé à ses pénates. Bien entendu, elle avait envoyé une beuglante pour se plaindre mais Harry lui avait renvoyé l'un de ses avocats pour lui demander de vive voix si ça lui prenait souvent de se rendre chez les gens sans y avoir été invitée et si elle apprécierait qu'on fasse la même chose chez elle. Devant la justesse de ses arguments, elle se calma et demanda poliment son adresse de cheminée mais elle reçut pour toute réponse un non ferme et définitif.

Toutefois, le ministère étant ce qu'il était, le brun avait dû fournir son adresse sur des documents que Bill avait dû traiter au Terrier. Profitant de sa chance, elle apprit par cœur l'adresse et s'empressa de prendre une carte de Londres pour en trouver la localisation puis le chemin depuis le Chaudron Baveur. Elle pensait que ce serait facile.

Elle ne pouvait pas avoir plus tort.

Ginny dut se départir de tous les badauds qui l'avaient reconnue en sortant sur le Chemin de Traverse. Une fois de l'autre côté du Chaudron Baveur, elle avait dû faire face aux regards en coin ou surpris, voire les moqueries des moldus en la voyant dans sa robe de sorcière, entièrement couverte de la tête aux pieds dans un tissu lourd, onéreux et particulièrement chauffant alors que c'était presque la canicule. N'osant pas se risquer dans les transports moldus, elle s'était résignée à faire le chemin à pied et sa tenue n'était naturellement pas adaptée. Quand elle eut faim et soif, elle se rendit compte qu'elle n'avait clairement pas de mornilles sur elle et encore moins de l'argent moldu.

Si elle avait eu l'occasion d'approcher la Ford Anglia de son père avant qu'elle ne soit « empruntée » par Harry et Ron pour rejoindre l'école pour leur deuxième année, Ginny n'avait jamais réellement eu l'occasion de côtoyer des voitures ou des bus. Traverser les rues fut donc un parcours du combattant, idem pour tourner aux bons endroits, sans compter la foule n'avait aucun intérêt à l'aider.

Bilan des courses, quand elle arriva à l'adresse qu'elle avait récupéré, elle était en sueur, échevelée, morte de faim et de soif, bref, pas du tout à son avantage. Elle n'eut même pas le temps de s'arranger un peu quand la porte s'ouvrit.

-Je ne vais pas tarder ! Dépêche-toi !

La personne qui sortait se figea net quand elle reconnut la jeune fille.

-Ginny ?!

-Hermione ?! Mais qu'est-ce que tu fais là ? Je te croyais avec tes parents !

-Mes parents vont bien, merci de t'en préoccuper, et moi aussi, puisque tu le demandes, railla Hermione.

-Tu n'es pas censée être là, décréta Ginny.

-Selon qui ? grinça Hermione. Je suis libre d'aller où je veux, il me semble.

-Mais pas chez Harry ! s'écria Ginny

-En quel honneur ? s'étonna franchement Hermione

-Harry et moi sommes faits pour être ensemble ! assura Ginny

-Et c'est pour cela qu'il ne vient pas te voir à Pré-au-Lard ni au Terrier, railla Hermione. Il me semble même qu'après la bataille de Poudlard, il t'ait pris entre quatre yeux pour t'indiquer qu'il n'y aura jamais quoi que ce soit entre vous.

Ginny rougit. Effectivement, Harry lui avait déclaré sans terme équivoque qu'eux deux n'existera jamais.

-Il se trompe ! assura Ginny. Il venait de tuer Tu Sais Qui, il n'avait pas les idées claires !

-Dans le cas improbable où ça aurait été le cas, pourquoi est-ce qu'il n'a pas repris contact avec toi ? pointa Hermione. Je sais de source sûre qu'Apophis se rendait régulièrement à Poudlard, non ?

-Il ne voulait pas m'embarrasser, déclara Ginny.

-Ginny, Ginny … soupira Hermione. Arrête de prendre tes rêves pour la réalité. Je ne m'avance pas trop en te disant que pour Harry, tu n'es que la petite sœur de son ancien meilleur ami. Tu ne représentes rien de particulier, à part une ex qui ne veut pas lâcher l'affaire alors que tout les oppose. Harry ne veut pas de toi, ni aujourd'hui, ni un jour. Il refuse de traîner à son bras une groupie qui préfère voir le « héros » plutôt que le sorcier qui le constitue, encore moins avec la joueuse de quidditch qui aurait pu entrer dans les meilleures équipes du pays mais qui a laissé son frère refuser toutes les propositions pour qu'elle puisse entrer dans son équipe favorite.

Ginny se figea.

-Pardon ? hoqueta Ginny

-Oh, tu n'étais pas au courant ? sourit machiavéliquement Hermione. Harry a des contacts avec toutes les équipes nationales et la plupart ont voulu te recruter. Mais il parait qu'elles ont toutes reçu une réponse négative de ton agent qui leur annonçait noir sur blanc que tu préférais intégrer les Canons de Chudley. Un agent qui s'appelle Ronald Weasley, il me semble …

Ginny sentit la rage monter en elle. Elle avait été surpris que seuls les Canons lui proposent un poste mais si son cher frère avait sciemment saboté sa carrière … d'ici la fin de la journée, elle n'en aurait plus que cinq.

-Bref, reprit Hermione. Ce n'est pas le problème. Tu ne redeviendras jamais la petite-amie d'Harry et encore moins la future lady Potter. Tu …

-Tu n'es pas encore partie, Hermione ? s'étonna une voix

La brune se retourna vers l'intérieure de la maison.

-J'ai eu un petit empêchement, indiqua Hermione.

Harry Potter arriva dans l'encadrement de la porte, sublime aux yeux de Ginny. Mais ce à quoi la rousse ne s'attendait pas, c'était de voir une blonde qu'elle connaissait bien à son bras.

-Weasley, salua la jeune femme.

-Greengrass, grinça Ginny.

Si Daphnée Greengrass était connue pour être la reine des glaces de Serpentard, sa sœur Astoria était également connue pour ne pas se laisser marcher sur les pieds. Tout comme la majorité des Serpentard, elle était revenue à Poudlard pour effectuer sa septième année et avait obtenu des résultats plus qu'honorables. Issue d'une famille neutre pendant la guerre, elle avait fait partie des vert et argent qui s'étaient battus bec et ongles pour rappeler qu'un seul individu n'était pas représentatif d'une famille voire d'une maison. La rousse s'était d'ailleurs heurté sur le sujet de nombreuses fois avec la blonde et elle en était rarement sortie gagnante.

-Ginny, salua froidement Harry. Je suis certain de ne pas t'avoir donné mon adresse ni d'avoir autorisé qui que ce soit à te la transmettre. Je te prierai donc de repartir d'où tu viens, encore plus si c'est pour plaider la cause de Ronald ou la tienne. Je pensais que tu aurais compris que j'ai le harcèlement en horreur.

Ginny rougit. En effet, malgré tout, elle avait multiplié tout au long de l'année les lettres à Harry pour le convaincre qu'elle ferait une merveilleuse petite-amie. Sans succès, bien évidemment, ni réponse du principal intéressé.

-Mais … protesta Ginny.

Mais déjà, Harry se détournait d'elle pour embrasser tendrement Astoria sur la joue.

-Tu vas être en retard, indiqua Harry. Rentre bien et on s'appelle ce soir ?

-Avec plaisir, fit Astoria en posant une main délicate sur sa joue.

Elle réajusta son étole de soie sur ses épaules avant de descendre les marches, passant à côté de la rousse qui serrait des poings, et s'arrêter devant la barrière pour transplaner. Hermione lui emboita le pas mais contrairement à la blonde, elle prit place sur l'ensemble de jardin tout proche.

-Que puis-je pour toi, Ginny ? demanda Harry

La rousse se tourna vers le jeune homme qui semblait enfin au mieux de sa forme.

-Qu'est-ce qu'elle faisait là ? grogna Ginny

-Elle, au moins, elle était invitée, rétorqua Harry. Qui j'invite chez moi ne te concerne en rien, il me semble.

-Mais c'est une Serpentard ! s'exclama Ginny

-Et ? fit Harry en haussant un sourcil. J'estime être assez mature pour ne pas cataloguer les gens selon leur maison à Poudlard mais selon leur propre personnalité. Es-tu seulement capable de faire la même chose ?

-Il n'y a aucun intérêt à s'intéresser à eux, se buta Ginny.

-Tu n'as aucun intérêt, moi si, corrigea Harry. Que veux-tu ?

-Je pense qu'il est temps que nous nous remettions ensemble, décréta Ginny.

-Tant que ça ne va pas dans ton sens, ça rentre dans une oreille et ça sort de l'autre ? ricana froidement Harry. Je ne veux pas me remettre avec toi, Ginny, est-ce que tu peux le comprendre ?

-Mais je t'aime, Harry ! s'écria Ginny

-Comme la centaine de personnes qui le clament dans les lettres que je reçois tous les jours, railla Harry. Est-ce que tu pensais vraiment que j'allais répondre favorablement à tes sentiments parce que tu me les aurais dévoilés face à face ?

-Ne me parle pas comme ça, gronda Ginny. Je suis celle qui te convient le mieux et tu le sais !

-En quel honneur ? s'étonna faussement Harry. Tu débarques chez moi sans y être invitée et en plus, tu es persuadée que nous devrions être ensemble alors que je t'ai dit il y a un an que nous deux, ce serait impossible. Qu'est-ce qui te fait penser que j'aurais changé d'avis ?

-Personne ne te connait mieux que moi ! assura Ginny

-Si, Hermione, rétorqua Harry. Et elle, au moins, a compris que mon rêve ultime n'était pas de me pavaner dans toutes les soirées possibles et inimaginables ou de laisser ma vie être étalée partout. Qu'est-ce que tu saurais que personne d'autre non ?

-Je connais tes goûts ! assura Ginny. Tu adores la tarte à la mélasse, tu préfères les épinards aux pommes de terre, tu aimes …

-Hermione ? coupa Harry. Tu peux répondre à ces deux points ?

-Ton dessert préféré est la tarte au chocolat, répondit Hermione. Tu préfères les épinards parce que dans ton enfance, tu n'as jamais pu manger des pommes de terre autrement qu'affreusement salées, qu'importe la forme, donc naturellement, quand il y en a, tu ne vas pas dessus.

-Et si on liste encore et encore tout ce que tu crois savoir sur moi, on va s'apercevoir que c'est faux de la première à la dernière ligne, coupa Harry. Sois honnête, pourquoi tu veux qu'on retourne ensemble ? Parce que je suis noyé sous les invitations mondaines auxquelles tu veux tant assister ? Parce qu'avec moi, tu ne seras jamais à l'abri du besoin ? Avec tous les coffres que je possède, tu pourras gâter autant que tu veux ta mère comme tes enfants ? Est-ce qu'au moins, tu m'aimes pour autre chose que mes coffres ou ma réputation ?

-Mais Harry … protesta Ginny.

-Je demande un oui ou un non, Ginny, fit Harry.

-Ce n'est pas le plus important, assura Ginny.

-Mais pour toi si, puisque tu es incapable de répondre à cette simple question, grinça Harry.

Ginny décida de prendre un autre angle d'attaque.

-De toutes les façons, ce n'est pas une Serpentard qui t'apportera ce dont tu as besoin, décréta Ginny. Il n'y a que des Gryffondor qui peuvent le faire et je suis la Gryffondor qu'il te faut.

La rousse entendit le fou rire qui s'empara d'Hermione mais elle ne se retourna pas pour en connaître la raison. Elle préférait fixer Harry qui eut une grimace de dégoût.

-Il faut une Gryffondor à mes côtés ? répéta Harry. C'est pourtant un Gryffondor qui a vu en premier ce que deviendrait Voldemort s'il restait dans son foyer et qui l'y a maintenu. C'est un Gryffondor qui m'a placé chez ma tante et qui a refusé de voir que j'y étais maltraité. C'est un Gryffondor qui a décidé que je ne saurais rien de mes origines avant que je n'entre à Poudlard. C'est un Gryffondor qui a refusé que je sois retiré d'un tournoi qui n'était pas de mon âge parce qu'il avait « oublié » qu'il y aurait des candidats qui ne voudraient finalement pas concourir. C'est une Gryffondor qui m'a ordonné de faire profil bas alors que l'une de ses collègues me harcelait et me torturait. C'est un Gryffondor qui m'a tourné encore et encore le dos parce que je ne correspondais pas à ses fantasmes.

Ginny reconnut la pique dirigée vers son frère.

-Mais … protesta la rousse.

-A l'inverse, c'est un Serpentard qui a sacrifié sa vie pour protéger un enfant toute sa vie, coupa Harry. C'est une Poufsouffle qui a convaincu un loup garou qu'il était un être magique qui avait le droit d'aimer au lieu de n'être qu'un monstre. C'est une Serdaigle qui s'est tenue à mes côtés jour après jour pour que j'ai les informations minimums pour survivre.

-Mais Hermione n'est pas à Serdaigle ! protesta Ginny

-C'est parce qu'un Gryffondor a modelé comme il l'entendait l'avenir de certains enfants, en les forçant à aller dans une maison précise, railla Harry. Neville serait allé à Poufsouffle et même sans être à Gryffondor, il aurait eu le courage de tuer Nagini. C'est une Serpentard qui a menti à Voldemort pour protéger son fils. C'est un Serpentard qui m'a permis de vaincre Voldemort. C'est une Serpentard qui me voit moi et pas le Sauveur. La majorité des Gryffondor n'ont fait que me tourner le dos parce que je ne correspondais pas à leur vision étriquée de la vie alors autant que je tente ma chance avec les autres maisons.

Ginny était blême en entendant le Sauveur rejeter aussi vertement la maison Gryffondor.

-Tu ne peux pas dire ça ! explosa Ginny

-Tu n'as rien à m'ordonner ! claqua Harry. Je ne suis ni ta chose, ni ta marionnette et encore moins avec toi ! J'entends faire ma vie comme je l'entends et gare à toi si tu t'y opposes ! Je n'aurais aucun scrupule à te faire assumer toutes tes fautes.

Les larmes vinrent aux yeux de la rousse.

-Maman en entendra parler ! assura Ginny

-J'ai déjà eu une discussion du même genre avec Molly, assura à son tour Harry. Ainsi qu'avec ton chef de famille, histoire que ça soit bien compris. Maintenant, pars d'ici avant que je ne m'énerve vraiment et que tu comprennes toute la douleur de Ron quand il a compris qu'il ne pouvait plus compter sur moi comme je n'ai jamais pu compter sur lui.

Ginny le fixa droit dans les yeux et comprenant enfin qu'Harry était réellement sérieux, elle tourna des talons et s'enfuit dans la foule. Dès qu'elle eut quitté la propriété, Hermione se leva et applaudit.

-Franchement, je n'aurais pas fait mieux, félicita Hermione. Lister tous les Gryffondor qui ont manqué à leur devoir et rappeler que les autres maisons ont fait leur part, eux, c'était grandiose !

-Elle me gonflait à croire que les Gryffondor étaient les meilleurs et que les autres maisons, surtout Serpentard, n'étaient que de la merde, avoua Harry. Tu as vu comment elle a regardé Astoria ?

-C'est une Serpentard donc indigne de son regard, renifla Hermione. Tu ne t'inquiètes pas qu'elle puisse donner cette adresse ?

-Qu'elle le fasse, ricana Harry. Tu sais parfaitement qu'elle ne nous sert qu'à avoir un pied à terre pour accéder au monde non magique. La maison sera bientôt sous fidelitas et jamais elle n'y aura accès. Tu n'étais pas censée partir ?

-C'était bien plus intéressant de te voir la remballer, fit Hermione. Bon, puisqu'Astoria est partie, tu m'accompagnes ?

-Tant qu'à faire, comme ça tu ne pourras pas te plaindre que je suis déjà en retard, taquina Harry.

D'un geste de la main, ses affaires arrivèrent et il les mit dans ses poches.

-Après vous, gente dame, s'inclina Harry.

-Vous êtes bien aimable, très cher, répondit Hermione en passant le portillon.

Bras dessus bras dessous, ils s'éloignèrent, la propriété disparaissant de la mémoire de tous.

Fin