C'est le début d'une nouvelle fanfiction (dont je vais poster les chapitres à un rythme irréguliers voir complètement oublier le faire après un petit moment-)
On part sur le thème de la Guerre Froide hein, de toute façon je gère tout ce qui concerne la Russie (je pense que ça s'est vite compris haha)
Les personnages principaux bien sûr:
- Russie: Ivan Braginsky
- États-Unis: Alfred F. Jones
- Tchétchénie: Nej Chamilev
- Alabama: Caïn Wyatt Jackson
Bonne lecture ~
9 Octobre 1944, Moscou
- On aurait peut-être dû laisser la place à Washington, c'est vraiment pas le moment de perdre du temps en voyageant de l'autre côté de l'Europe pour des soucis qui auraient pu être réglés avec un représentant moins important que États-Unis lui-même...
- Pourquoi tu te plains ! C'est sympa chez les soviétiques, ils vendent du rêve !
- Je préfère m'en passer de leur rêve !
Alfred éclata d'un grand rire tonitruant, insupportable pour le pauvre état qui l'accompagnait. Les blagues sur le régime soviétique allaient de bon train chez les américains, mais elles en faisaient rire que peu d'entre eux, et seulement les plus bruyants -étonnement- comme Alfred évidemment, ou encore Texas voir même Washington quand il est d'humeur.
- On est arrivé, camarade !
Alfred éclata à nouveau de rire mais cette fois, Alabama décida de l'ignorer et entra directement dans le bâtiment. Le pays le rattrapa rapidement en se plaignant de son impertinence, mais il fut ignoré par le brun.
L'intérieur du Kremlin était énorme, démesuré, représentant à la perfection l'URSS et plus particulièrement Russie, le grand chef. Alabama se sentait petit déjà à l'extérieur, mais encore plus à l'intérieur. Les murs et le plafond semblaient beaucoup trop grands même pour une nation comme Russie.
Plusieurs portes étaient alignées, décorées d'un simple chiffre en blanc. Caïn toqua à l'une d'entre et l'ouvrit sans attendre de réponse. La salle était loin d'être vide, Angleterre et Londres s'y trouvaient déjà, ainsi que Varsovie salement amoché.
- Where's Russia ? Demanda Alfred en entrant dans la salle.
- How would I know, bloody wanker. I'm not his mom, répliqua sèchement le britannique.
De tous les conviés présents, Arthur était sûrement le moins ravie d'assister à cette conférence et il le montrait bien.
Au bout de dix longues minutes d'attente, et d'ennui en ce qui concerne Alfred, Ivan fit finalement sont entrée accompagné d'un autre gars costaud et barbu qui n'avait pas vraiment l'air content d'être présent non plus.
- Navré pour le retard, j'ai eu un petit imprévu fufu ~
- Peu importe, finissons-en une bonne fois pour toute, le coupa Angleterre.
- Si pressé huhu ~
Le russe s'installa face à ses invités, suivi de l'autre homme qui préféra rester debout.
- Voici Daghestan d'ailleurs ! Une de mes républiques ~
Daghestan salua les invités d'un hochement de tête qui firent de même en retour.
- J'ai ramené Alabama moi ! Say hi, Caïn !
L'américain salua brièvement tout le monde et se tut aussitôt, désireux de passer inaperçu durant le temps qui reste. Il était tout sauf à l'aise en présence des deux soviétiques.
La réunion commença enfin et pour tout dire, les seuls vraiment impliqués étaient les trois grands, ou plus exactement Alfred et Ivan... Voir Ivan tout court. Le russe voulait vraiment que cette conférence aboutisse à quelque chose, tandis que États-Unis l'écouter sans vraiment comprendre, trop occupé à contempler tous les détails de son visage. Quant à Arthur, il était inquiet pour son grand rival malgré lui, et voulait simplement retourner chez lui pour pouvoir contacter Francis et vérifier si il était toujours en vie.
Varsovie faisait seulement acte de présence, trop intimidé par le représentant de l'Union Soviétique, et Alabama ne s'intéressait pas du tout au sujet discuté. Il jetait parfois quelques regards en direction de Daghestan qui restait inexplicablement stoïque, presque comme une statue.
La réunion se termina assez vite étonnement, mais Caïn ne s'en réjouit pas pour autant. Il savait pertinemment que ça allait durer encore neuf jours. Ils étaient loin de la fin.
- D'ailleurs Amerika, Interpella le grand russe, Je voulais te remercier pour tes camions, ils ont été très utiles ~
Il va sans dire que l'américain était plus que ravie de l'entendre de la bouche du russe. Mais lorsqu'il s'apprêtait à le remercier, il se fit soudainement tirer en arrière par le britannique, lui évitant ainsi de se prendre le violent coup de poing de Daghestan.
- Alfred are you alright ? Arthur vérifia rapidement que son frère n'avait aucune blessure avant de se tourner vers la république. What the hell is your problem ?!
- Россия.
- Hum ~ ?
Tsavar se tourna vers sa nation, ignorant complètement tous les autres conviés.
- Si tu veux terminer cette guerre tranquillement, je te conseille de ne pas jouer avec mes nerfs. Ce ne sera plus Allemagne ton ennemi, mais les occidentaux.
Russie n'accordait pas vraiment d'importance à la menace contrairement aux dits occidentaux qui regardait d'un mauvais œil le Caucasien.
Tsavar quitta la salle, ignorant les remarques et insultes d'Alabama encore sous le choc.
- Pardon, pardon ~ Il est un peu sur les nerfs ces derniers temps ~
- Qu'à tu fait de ces satanés camions pour qu'il s'énerve comme ça à leur simple mention ? Demanda l'anglais pas très rassuré par la situation.
- Rien d'important, ne t'en fais pas ~ Je vous invite à rejoindre les chambres qui vous sont attribuées, on se retrouve demain ~
Il quitta à son tour la salle, laissant ses invités pantois et sans réponses. Alfred avait beau s'en être vite remit, il ne comprenait toujours pas la réaction du Caucasien. Ils ne se connaissaient même pas !
- Peu importe, rendez vous dans vos chambres et reposez vous, je vais essayer de contacter Francis et m'informer sur la situation là bas.
- Okayy, dis moi si t'as des nouvelles !
- Yeah, yeah, go to sleep now.
L'européen partie rapidement de son côté. Varsovie ne s'était pas attardé trop longtemps sur ce qui s'était passé et s'était rapidement retiré dans sa chambre sans prévenir personne, il ne restait donc plus que les deux américains dont un qui fulminait toujours.
- It's okay Caïn, je vais bien !
- Ce n'est pas le soucis ! On n'attaque pas les gens comme ça, encore moins ses alliés ! Pourquoi tu n'as pas posé plus de questions à Russie ?!
Alfred haussa les épaules, il n'avait pas vraiment de réponse à sa question. Il savait d'instinct que ça serait une mauvaise idée de demander le pourquoi du comment au communiste. Ivan ne l'avait pas vraiment laissé paraître aux yeux des autres, mais Alfred avait quand même vu sa surprise lorsque Daghestan avait tenté de le frapper.
- Je pense que Russie s'attendait à ce qu'il soit la cible et non pas moi, dit l'américain.
Mais là encore, la question restait pourquoi ?
