Ça fait quoi ? Un mois que je n'ai pas update ?

Est ce que je suis très peu productive ? Oui.

Est ce que j'oublie souvent que j'ai des fanfics et histoires à terminer ? Tout à fait.

Est ce que ça va s'arranger avec le temps ? J'en doute fort.

Personnages principaux :

- Russie: Ivan Braginsky

- États-Unis: Alfred F. Jones

- Tchétchénie: Nej Chamilev

- Alabama: Caïn Wyatt Jackson

Personnages mentionnés dans le chapitre:

- Chine: Yao Wang

- Ingouchie: Ali Chamilev

- Saint-Pétersbourg: Lev Petrovitch Romanov

- Moscou: Viktor Daniilovitch Nevsky

- Kamtchatka: Varonna Kuthkovna Bering

Bonne lecture ~


17 Octobre 1964:

Le Kremlin était en panique depuis plusieurs heures déjà. Tout le monde courrait dans tous les sens, affolés par les dernières nouvelles: leur voisin chinois venait tout juste de tester sa première bombe atomique et c'était loin de rassurer Russie qui depuis quelques temps, voyait ses relations se dégrader avec Yao.

Au milieu de la paniqie ambiante, Tchétchénie prenait le thé en compagnie de son frère, tous deux loin d'être préoccupés par la situation, ce qui ne manqua pas d'agacer Saint-Pétersbourg.

- Je peux savoir pourquoi vous ne vous mettez pas au travail ?! Gronda Lev, se tenant à une certaine distance des Vainakh par sécurité.

- On a notre pause, répondit Ingouchie.

- Vas jouer ailleurs, ajouta Nej.

Le blond s'apprêtait à leur crier dessus et les forcer à se remettre au travail, mais une main se posa délicatement sur son épaule pour le calmer.

- Laisse tomber, ils ont leur pause..., Dit Moscou sans oser regarder en direction des deux caucasiens.

- Mais on a pas le temps de faire une pause là ! Chine a la bombe atomique je te rappelle !

- Et alors ? Le coupa Nej. C'est ce que vous recherchiez, non ? Ce n'est pas vous qui, à tout hasard, l'avez aidé à se procurer la bombe atomique ? Pourquoi vous paniquez maintenant qu'il l'a obtenu ? Fallait y penser à deux fois avant de faire une bêtise.

Lev s'apprêtait à engueuler d'avantage les deux frères mais il se fit tirer plus loin par la capitale qui voulait à tout prix éviter les conflits pour le moment.

- Écoute Lev, on a pas le temps de se disputer et encore moins avec eux. Occupons-nous de tout ça nous-même...

L'ancienne capitale voulu protester mais abandonna rapidement et obéit à son ami. Le sort des Caucasiens pouvait être réglé plus tard de toute façon.

Lorsque les deux villes furent assez loin, Ali et Nej décidèrent de se lever et partir en douce, laissant les affaires urgentes aux autres. Ils avaient bien plus important à faire de toute manière.

- Que ce soit bien clair, je ne vais pas t'aider à faire l'entremetteur, j'ai mieux à faire, clarifia la république Ingouche.

Il avait déjà du mal à régler ses propres problèmes, il n'allait pas non plus régler les soucis de son ennemi.

- Ce n'est pas le but Ali, répondit Tchétchénie. Je veux juste suivre cette histoire de près, ça peut toujours être un moyen de pression contre eux.

Ingouchie dévisagea silencieusement son frère qui lui retourna le regard. Tous deux avaient compris ce que "moyen de pression" signifiait pour Nej, surtout quand c'était contre Russie. Mais si l'un semblait plutôt optimiste par rapport à ça, l'autre doutait énormément. Peu importe combien de fois ils essayaient, le résultat n'était jamais celui espéré.

- Je ne sais pas quel est ton but, bien que j'ai ma petite idée, mais sache que je ne vais pas te suivre cette fois. J'ai trop à perdre et peu à gagner.

Nej sourit à son frère et lui ébouriffa les cheveux malgré les protestations de l'Ingouche.

- Ne t'en fais pas, je ne t'oblige à rien, ajouta-t-il.

Et il ne l'obligerait vraiment à rien, au contraire. Son frère avait bien trop de valeur à ses yeux pour qu'il puisse se permettre de le confronter à un quelconque danger.

Pour l'instant, la seule chose dont ils avaient à se soucier était la relation sino-soviétique. États-Unis pouvait attendre encore un peu.

2 mars 1969

- Pourquoi les gardes frontières n'ont pas pu prévoir cette embuscade ?

- C'était totalement imprévu, rien ne nous indiquait l'imminence d'une attaque chinoise !

- Et pourquoi Primorie a été incapable de se défendre correctement ?

- Je... Je ne sais pas... !

Le regard noir de Kamtchatka figea le soldat sur place qui craignait de mourir d'asphyxie et d'hypothermie, enfermé dans un bloc de glace et balancé en plein cœur de la Sibérie.

Mais Russie éloigna la jeune femme et le pauvre homme pu s'enfuir discrètement, évitant ainsi une mort assurée.

Varonna fulminait sur place, Ivan avait même l'impression de voir de la fumée sortir de ses oreilles. Elle avait du mal à concevoir que Primorie, un Kraï et son amie qui plus est, n'ai pas pu protéger Damanski contre les chinois. C'était tout simplement inacceptable et elle était plus que prête à aller régler ça elle-même.

- Ne t'énerve pas comme ça ~ Ce n'est pas comme si on avait à faire à un ennemi dangereux ~, dit Ivan.

Il ne croyait pas vraiment en ce qu'il disait mais avec quelqu'un d'aussi impulsive que Kamtchatka, il se devait de mentir au moins un peu.

À vrai dire, il était lui-même inquiet à propos de la situation; il avait à faire à un puissant pays détenant la bombe atomique et n'importe quelle décision précipitée pourrait leur coûter chers à tous les deux. Tout ce qui lui restait à faire était d'entamer des négociations mais connaissant le chinois, il n'y gagnerait pas grand chose.

- J'avais pensé à prendre Touva avec moi pour rencontrer Chine ~ Mais étant donné que c'est un ancien territoire chinois, je ne sais pas vraiment si c'est une bonne idée...

- Envoie un de tes chiens de garde caucasiens ! Répondit le Kraï féminin, plus dans le sarcasme qu'autre chose.

Mais Russie ne le vit pas vraiment comme une farce, bien au contraire.

- Tu as peut-être raison, et j'ai ma petite idée de la personne à choisir ~

15 mars 1969

- Il faudrait peut-être désamorcer le conflit plutôt que de l'amplifier, proposa Ingouchie, observant de loin les frappes soviétiques contre Zhenbao.

- On ne négocie pas avec les chinois, répondit Tchétchénie, On les attaque d'abord, puis on les soumet à notre volonté. C'est comme ça que ça marche chez les soviétiques.

Ali haussa les épaules, pas totalement convaincu par le raisonnement de son frère. Il n'en avait en réalité rien à faire du conflit opposant Russie à Chine, sa présence en ces lieux était seulement dû à celle de son frère qui avait été envoyé par le russe pour vérifier le bon déroulement des opérations. Et bien qu'ils soient largement différents sur à peu près tous les plans, Russie et Tchétchénie se ressemblaient beaucoup sur celui de la guerre et du conflit: pas de négociations tant que l'adversaire ne se soumet pas à leur volonté. Démonstration de force ou simple entêtement à la limite de la stupidité, il ne saurait le dire.

- On peut sécuriser la zone, la base chinoise est sûrement en ruines maintenant.

Ingouchie hocha la tête et donna l'ordre aux gardes frontières d'envoyer les troupes soviétiques sur l'île.

- On en a fini pour l'instant, ajouta-t-il en s'éloignant, rapidement suivi de son frère.

- Pour l'instant ? Tu es bien pessimiste aujourd'hui, dit Nej sur le ton de la plaisanterie.

Mais il était d'accord avec son frère, le calme ne durera pas et le conflit reprendra. Ce n'est qu'une question de temps avant que le Dragon Chinois n'impose sa volonté sur l'Ours Soviétique.