Je devrais être en train de réviser pour le Bac mais je n'ai tellement pas de motivation lol

Je vais m'en mordre les doigts un jour :')

Personnages principaux :

- Russie: Ivan Braginsky

- États-Unis: Alfred F. Jones

- Tchétchénie: Nej Chamilev

- Alabama: Caïn Wyatt Jackson

Personnages mentionnés dans le chapitre:

- Adyguée: Shuze Antoliev

- Washington: William Charles Smith

- France: Francis Bonnefoy

- Angleterre: Arthur Kirkland

Bonne lecture ~


20 juillet 1969

21h56

Alfred fixait avec appréhension l'écoutille de sortie du module lunaire, s'apprêtant enfin à accomplir son plus grand rêve depuis ces quelques dernières années.

Il s'empara du Star-Spangled Banner et franchi la sortie. Il sentait son corps trembler au fur et à mesure qu'il descendait l'échelle, et lorsqu'enfin il posa le pied sur le sol du satellite, toute la pression accumulée depuis le lancement du module s'évapora d'un coup.

Il était enfin sur la Lune.

Drapeau en main, il commença à marcher autour du module, découvrant pour la première le satellite naturel de la terre et sa surface. Et, le moment tant attendu, pour lui comme pour son peuple qui regardait la diffusion en direct de son expédition; il planta le drapeau Étasunien sur le sol lunaire.

Est-ce que Arthur le regardait ? Et France ? Et Canada ? Est-ce que le monde entier le voyait se pavaner fièrement sur la Lune ?

Est-ce que Russie le regardait ?

Comment se sentait le russe en le voyant à la télévision ? Est-ce qu'il était en colère ? Frustré ?

Il avait déjà remarqué que Russie était bien plus distant qu'avant depuis que Chine s'était rapproché de l'Occident et surtout des États-Unis. Alfred n'avait jamais vraiment su comment se sentir par rapport à ça. Est-ce que le soviétique lui en voulait de lui avoir pris un allié ? Ou alors était-il en colère contre le chinois pour lui avoir pris Alfred ?

Cette deuxième option, bien qu'elle réjouissait l'occidental, ne lui paraissait pas crédible du tout. Mais là, dans le silence de la Lune, il voulait tellement y croire.

Comment serait-il accueilli par Ivan une fois de retour sur Terre ?

25 juillet 1969

Alabama n'en pouvait plus. Il n'en pouvait plus d'Alfred, il n'en pouvait plus de Viêtnam, il n'en pouvait plus de cette pseudo guerre Americano-Soviétique. Ils étaient tous fatigués, que ce soit les états américains, russes ou les nations. Les seuls qui n'en avaient visiblement pas assez étaient Russie et États-Unis. Alfred n'était d'ailleurs pas revenu du Vietnam malgré sa récente décision de se retirer du pays.

Le camp américain avait décidé d'organiser un meeting d'urgence avec le camp adverse afin de parvenir à un accord pacifique concernant le Vietnam, mais leurs propres alliés n'étaient pas enchantés à l'idée de rencontrer les ennemis. Et c'était sûrement pareil pour les ennemis en question.

Il étaient réunis dans une salle d'un hôtel parisien afin de garder le meeting secret. Les seuls à être au courant de sa tenu étaient également présents, à savoir Angleterre, France, Washington, Alabama et normalement Russie qui n'était toujours pas arrivé, ce qui ne manqua pas d'agacer le britannique.

- Est-ce que c'est de la provocation à ce stade ? He's always late !

- Du calme très cher, nous n'allons pas provoquer un incident diplomatique pour si peu, dit France en poussant son voisin vers la chaise la plus proche.

Angleterre s'apprêtait à répliquer mais au moment où il ouvrit la bouche pour parler, la porte d'entrée claqua contre le mur et deux individus entrèrent dans la pièce.

- Veuillez nous pardonner pour le retard, nous avons eu du mal à localiser l'hôtel.

Tchétchénie entra dans la salle, suivie de près par son camarade, et Arthur failli tomber dans les pommes en les voyant débarquer à la place de Russie.

- Bloody mountainians, what are you doing here ? Where's Russia ?! Demanda le britannique, pas très ravi de les voir.

- Il a eu un empêchement, répondit Adyguée. Nous sommes là pour assurer le bon déroulement du meeting à sa place.

Mais cela ne sembla pas ravir les deux européens qui étaient au final les seules nations présentes. Le fait que les deux grands n'aient pas daigné se déplacer en personne montrait en effet le peu d'importance qu'ils accordaient aux nations européennes, et il n'y avait rien de plus irritant pour deux anciennes superpuissances d'êtres considérées comme des acteurs secondaires dans le conflit. Angleterre arrivait plus ou moins à gérer ce mépris. Ce n'était pas le cas de France.

- Loin de moi l'envie de m'en prendre à vous en particulier, mais je ne peux pas accepter de me rendre à un meeting organisé à la dernière minute par Alfred et Russie pour qu'au final ils ne se présentent pas eux-même. Je trouve ça plus qu'irrespectueux et immature de leur part, je tiens à ce qu'ils le sachent. Ça sera la première et la dernière fois.

Adyguée s'apprêtait à lancé une méchante pique au français mais Nej pris la parole avant qu'il ne puisse dire quoique ce soit.

- C'est entendu, je ferais passer le message à Russie.

- J'en parlerais à Alfred également, ajouta Alabama. Veuillez nous pardonner pour cet inconvénient.

Francis hocha simplement la tête, content de ne pas avoir à batailler avec les deux territoires pour avoir un minimum de respect.

Le meeting démarra juste après, à l'initiative de Washington qui voulait quitter les lieux au plus vite. La discussion tournait principalement autour de la guerre Vietnamienne ainsi que de Chine et l'arme atomique qui inquiétait beaucoup les occidentaux autant que les soviétiques.

- On devrait gérer ce problème de manière plus pacifique, déclara William en lançant un regard tout à fait équivoque aux deux Soviétiques.

Bien sûr, ils avaient immédiatement compris que le blond faisait référence aux bombardements du 15 mars, mais ils ne montraient aucune forme de regrets. Principalement car ils n'en avaient pas, que ce soit eux ou n'importe quel autre Soviétique.

- Il n'y aurait pas eu de problème du tout si les américains n'avaient pas joué aux rapporteurs, se permis de souligner Nej, ce qui ne manqua pas d'agacer la capitale étasunienne qui conservait son calme malgré tout.

Le but était de trouver une solution, pas de créer de nouveaux problèmes.

Mais ça, ni Angleterre, ni Adyguée ne l'avaient compris étant donné qu'ils ne manquaient une seule occasion pour se balancer des insultes et tout autre remarques cinglantes malgré les vaines protestations de France et Alabama.

Désespéré et voyant que la réunion n'aboutissait à rien, Washington décida d'y mettre fin et les deux russophones n'attendirent pas une seconde de plus avant de quitter les lieux, laissant les occidentaux entre eux.

- Fucking stupid mountainians, grommela l'anglais en s'affalant sur une chaise.

- Why do you hate them so much ? Demanda Caïn sans vraiment attendre de réponse.

- They're Caucasians ! Fucking savages, thiefs, psychopathes, anything you want ! Ils ne sont pas dignes de confiance et représentent un danger pour tout le monde !

- Calme toi Arthur, soupira France en se posant près de son voisin britannique. Le seul en danger avec eux c'est Russie, on a rien à craindre nous.

William s'en fichait pas mal des malédictions de leur allié prononcées à l'encontre des caucasiens, mais Alabama y prêta une oreille attentive. Il n'avait jamais entendu parler d'un quelconque événement liant Angleterre au Caucase mais la véhémence de ce dernier à chaque rares fois qu'il évoquait les russophones soulignait une certaine frustration qu'il avait du mal à comprendre.

- Ils t'ont fait quelque chose personnellement ? Demanda l'Alabamien à l'européen.

- Pas vraiment, répondit France à la place du britannique. Il est juste frustré depuis un siècle car il n'a pas réussi à les soumettre.

- J'avais presque réussi !

Caïn ignora le reste de leur conversation, trop absorbé par ses pensées. Il se demandait si Alfred n'avait pas raison au final de se méfier de Tchétchénie ? Certes, le caucasien n'avait montré aucun signe de violence mais si même Angleterre s'accordait à dire qu'il n'était pas fiable, garder un œil sur lui ne serait pas une si mauvaise idée que ça.

Reste à savoir comment.