J'ai passé mon bac youhou ! C'était long, c'était chiant, mais j'y suis enfin parvenue. Il ne me reste plus que l'oral mais c'est dans la poche !

Je vais enfin pouvoir reprendre mes histoires huhu

Personnages principaux :

- Russie: Ivan Braginsky

- États-Unis: Alfred F. Jones

- Tchétchénie: Nej Chamilev

- Alabama: Caïn Wyatt Jackson

Personnages mentionnés dans le chapitre:

- Allemagne: Ludwig Beilshmidt

- Prusse: Gilbert Beilshmidt

- Washington: William Charles Smith

- France: Francis Bonnefoy

- Angleterre: Arthur Kirkland

Bonne lecture ~


3 septembre 1971

Pour la première fois depuis des années, Gilbert était plus que ravi d'accompagner les soviétiques à leur réunion. Contrairement à toutes celles qui ont précédé, celle-ci allait enfin lui permettre de revoir son frère qu'il n'a pas pu ne serait-ce que serrer dans ses bras depuis le tribunal de Nuremberg.

Mais le regard que lui lança Ivan lui rappela aussitôt qu'il ne pourra pas faire ce qu'il veut une fois Ludwig face à lui. Il ne pourra probablement pas lui adresser la parole non plus.

Tchétchénie, qui comme d'habitude accomplissait son rôle de «chien de garde», hocha discrètement la tête vers lui et Gilbert se détendit un peu. Le Caucasien lui avait plus ou moins promis de faire son possible pour lui permettre de revoir son frère, il pouvait compter sur lui.

- Nous sommes arrivés, dit Moscou en s'arrêtant face à un hôtel que le Prussien qualifierait de luxueux comme à peu près tous les bâtiments et autres infrastructures de l'Ouest.

Russie fut le premier à entrer suivi des trois autres, et ils croisèrent très rapidement France et Paris qui étaient arrivés un peu plus tôt qu'eux.

- Bonjour Russie, salua le français en serrant la main de la nation slave.

Il se tourna très rapidement vers l'albinos qui sautillait presque sur place, plus qu'excité de revoir son meilleur ami. Mais il n'osait pas l'approcher ni le saluer, la présence d'Ivan le mettait beaucoup trop mal à l'aise.

C'est Nej qui fit le premier pas en s'approchant du germanique pour passer un bras autour de ses épaules et le faire avancer vers le français.

- C'est un plaisir de te rencontrer à nouveau, France. RDA avait du mal à se contenir en venant ici, dit-il en secouant doucement le Prussien. Russie, Moscou, vous pouvez y aller en attendant, je garderais un œil sur RDA.

Ivan hésita quelques secondes puis fini par acquiescer et s'éloigna en compagnie de Moscou. Paris s'en alla également, laissant les deux européens et le Caucasien seuls.

- Dépêchez-vous de vous embrasser maintenant, je n'ai pas toute la journée, souffla le brun en s'appuyant contre le mur le plus proche.

Le français serra son ami dans ses bras sans attendre une seconde de plus. Il n'avait pas eu l'occasion de le revoir ni de lui parler depuis des années, pas en tant qu'ami en tout cas. Et le retrouver en pleine forme et toujours aussi bruyant lui faisait plus que du bien.

- Comment vas-tu mon ami ?

- Hehe ! Super, bizarrement ! Je ne pensais pas survivre aussi longtemps mais je suis un guerrier ! Répondit le Prussien suivi d'un long rire tonitruant qui ne manqua pas d'agacer le soviétique.

- Dommage que Tonio ne soit pas présent, on aurait pu se faire une petite sortie !

- On va rester ici quelques jours, tu n'as qu'à l'appeler ! Proposa Gilbert, trop excité à l'idée de retrouver ses deux meilleurs amis pour se rendre compte que Nej désapprouvait en secouant la tête derrière lui.

France, malgré le "non" très clair du tchétchène, approuva vivement et se promit de prévenir leur ami hispanique au plus vite pour leur organiser une petite fête de retrouvailles. Il était absolument hors de question de laisser l'albinos repartir sans picoler un peu.

Nej quant à lui aurait bien protesté vu que ça représentait du travail en plus pour lui. Ivan ne laissera jamais l'allemand sans surveillance et il était sûr de se taper le rôle d'espion pour veiller à ce que l'européen ne dévoile rien aux capitalistes.

Mais il lui restait encore une once d'humanité pour laisser son camarade s'amuser un peu avec ses amis. Il ne pourra plus le refaire de toute façon.

Pendant que France et Prusse étaient lancés dans une grande discussion, Tchétchénie essayait de ne pas s'endormir debout en jouant avec une Super Balle volée aux Britanniques par Adyguée lors de leur dernière réunion. Arthur n'avait pas tellement tort en les traitant de voleurs.

Il s'interrompit dans son jeu solitaire lorsque la balle atterrit dans les mains d'un nouvel arrivant.

- Vous copiez nos inventions maintenant ? Pitoyable de votre part, ricana Angleterre en mettant la balle dans sa poche.

- Copier, copier... Adyguée l'avait volé la dernière fois. On te reprochera pas de ne pas l'avoir remarqué, un idiot reste un idiot après tout, répondit Tchétchénie.

Ignorant les menaces du britannique, il s'avança vers l'albinos et le tira loin du groupe.

- Tu reverra ton français plus tard, on a pas de temps à perdre.

Gilbert ne protesta pas. Il salua son ami et s'éloigna en compagnie du soviétique vers la salle qui devait accueillir le meeting. Il aura tout le temps de discuter avec Francis plus tard.

Lorsqu'ils arrivèrent dans la salle, les deux Russes se trouvaient en compagnie de Paris mais également des Américains qui étaient arrivés plus tôt, ainsi qu'Allemagne. Prusse s'apprêtait à aller voir son frère mais se figea sur place lorsqu'il croisa le regard réprobateur de Russie. Il jeta un coup d'œil au tchétchène qui n'avait pas manqué la menace silencieuse du slave, mais n'y prêta pas vraiment attention non plus. Il se saisi du bras de l'albinos et l'emmena vers son frère qui était tout aussi excité à l'idée de revoir son aîné.

Ivan était loin d'être ravi mais Nej ne s'en souciait pas plus que ça, il était là pour surveiller de toute façon.

- Yo, ça fait un moment qu'on s'est pas vu ! Salua Alabama en s'approchant du soviétique. Comment vas-tu ?

- Je vais bien comme tu peux le constater.

Il n'avait pas vraiment envie de discuter, encore moins avec l'ennemi, mais Alabama était plus que persistant.

- On ne voit pas l'état émotionnel d'une personne à l'oeil nu tu sais ? Tu peux me dire que tu vas bien alors que ce n'est pas le cas, et je n'aurais aucun moyen de le savoir si tu ne me le dis pas toi-même.

- Et je t'ai dis que je vais bien. Tu ne peux pas dire le contraire, non ? Répliqua le Tchétchène.

- En effet, j'aimerais juste croire que tu me dis la vérité.

Le brun haussa les épaules. Qu'il mente ou non, ça reste son problème après tout. Et puis ce n'est pas comme si il allait être totalement honnête avec un ennemi et lui dévoiler ses faiblesses.

Voyant qu'il n'obtiendrait rien de plus de lui, Alabama laissa tomber la conversation et retourna auprès d'Alfred qui essayait tant bien que mal d'attirer l'attention de son rival. France cachait difficilement son malaise, l'américain s'embarassait plus qu'autre chose.

Angleterre entra finalement dans la salle accompagné de Londre, et Alfred annonça le début de la réunion.

Alabama et Tchétchénie faisaient tâche dans ce meeting car il ne les concernait pas tant que ça et ils n'y participaient pas non plus. Caïn lançait quelques regards discrets vers le soviétique qui les ignorait du mieux qu'il pouvait. C'était assez compliqué de ne pas y prêter attention quand l'américain ne faisait aucun efforts.

– Ce n'est pas une question d'influence puisqu'elle restera la même, vous n'avez pas connaissance de ce qu'est la démocratie de toute façon, lança Angleterre. Si on garde la situation telle quelle, on ne pourra jamais parvenir à une paix durable et ça mènera forcément à des rébellions chez les Allemands. On a tout sauf envie que l'Allemagne redevienne un danger pour l'Europe, ils nous ont déjà assez causé de problèmes comme ça.

Les deux frères ne savaient pas où se mettre face à l'accusation à peine voilée de l'anglais. Gilbert voulait se défendre mais le regard de Tchétchénie l'en avait rapidement dissuadé. Il n'était pas en position de parler après tout.

– Dans ce cas il faut également réaffirmer le statu de Berlin-Ouest de manière à ce qu'il n'y ai pas de faux espoirs ~ RFA reste RFA et Berlin-Ouest n'en fait pas partie. Si vous voulez une libre circulation entre le territoire de RFA et Berlin-Ouest, il y a des conditions à respecter ~

- Ne pensez-vous pas que l'on a assez malmené Gilbert et Ludwig comme ça ? Nous devrions mettre un terme à ce cirque et réfléchir à d'autres solution...

– Франция, nous ne sommes pas en temps de paix ~ C'est inenvisageable ~.

Francis soupira en lançant un regard désolé à son ami. Il avait essayé au moins...


Франция: France en russe