Le lendemain était un dimanche. Après le repas, Marinette attrapa un tricot pour se détendre. Ses doigts la démangeaient la poussant à être constructive.
Étant une personne manuelle, son cerveau travaillait mieux lorsque ses mains étaient actives. Depuis son réveil, elle essayait de trouver des idées pour aider les autres plutôt que de s'angoisser pour les menaces de Lila mais, son cerveau s'était vite mis à surchauffer.
Elle avait décider de commencer par ChatNoir parce qu'elle savait qu'il était le mieux placé pour lui venir en aide si elle en avait besoin et pour la protéger. Elle le pensait même capable de se présenter à son école pour défendre Marinette en cas de besoin. Elle lui faisait entièrement confiance.
Tout à coup, elle lâcha furieusement le tout sur son bureau et se prit la tête dans les mains.
«Marinette?» s'inquiéta Tikki.
«Il y en a trop Tikki. Trop de problèmes tous en même temps et je ne comprends rien parce que je ne connais qu'une toute petite partie de l'histoire. Ce que je sais, c'est que si je suis une bonne héroïne, c'est grâce à mes amis. À toi, à Alya et à ChatNoir. Et que si j'ai résisté à la pression si longtemps c'est parce que mon entourage était en harmonie. Mais là tout est désaccordé. Les cordes se sont emmêlées et la musique ne résonne plus de la bonne façon.»
«Tu penses encore à la déclaration d'amour que t'a fait Luka quand il a été akumatisé l'autre jour?» s'amusa la kwami.
«Ne change pas de sujet Tikki, j'en ai déjà tellement en tête! J'essaie de me confier sérieusement à toi. Pourquoi tu essaie de me mélanger quand ce n'est pas le moment?» se plaignit Marinette.
«Peut-être qu'en étant avec Luka et en prenant du recul sur cette situation, tu verrais la situation dans son ensemble et que d'un point de vue extérieur, il te serait plus facile d'aider tes amis.» suggéra Tikki sans plaisanter cette fois puisque Marinette n'était pas d'humeur à rigoler.
Peut-être que Marinette tenait plus à ChatNoir que ce qu'elle avait toujours assuré à tout le monde.
«C'est vrai que c'est un vrai casse-tête, un beau gros nœud bien mélangé...» Marinette s'interrompit en regardant son tricot et cette laine qui persistait à s'emmêler plutôt que de glisser facilement.
«Mais les nœuds, on ne les défait pas en prenant du recul.» reprit lentement Marinette en reprenant son tricot contre son cœur. Elle terminait un accessoire pour Adrien. Un col semblable à celui d'un polo mais qu'il pourrait porter sur n'importe quel t-shirt pour cacher la morsure.
Il fallait qu'il soit mode et masculin pour qu'il ait une bonne raison de le porter. Alors, elle avait choisit cette laine difficile et ce point complexe et n'avait que peu de temps pour terminer.
«Pour dénouer un problème, il faut plonger les mains au cœur du problème et relâcher une partie du fil à la fois, jusqu'à ce que toute la chaîne soit libérée ensemble.
«Et il fallait vraiment que tu choisisses une laine aussi difficile?» s'amusa Tikki parlant toujours par métaphore.
«Je suis une héroïne Tikki. Je choisie rarement la facilité.» lui rappela Marinette en souriant.
Lorsque Marinette décida de son côté de commencer par aider Alya et Nino, sans qu'elle ne le sache, Adrien avait aussi décidé de les aider à résoudre la querelle de leur couple. Il avait trouvé un joli bracelet de platine comme Marinette l'avait suggéré, d'un modèle large sur lequel il avait fait ajouter du relief inspiré du dessin de vigne que Marinette avait dessinée.
Nino avait déchanté dans son intérêt pour Jackie lorsque la jeune femme s'était détournée de lui pour s'intéresser à Adrien durant la partie de Basket.
Adrien le savait et en parla avec Nino. Il lui donna le bracelet parce qu'il pensait qu'il était temps que Nino rampe un peu aux pieds d'Alya pour se faire pardonner.
«Reconnaît-le vieux. Tu n'en trouveras jamais une autre aussi parfaite pour toi. Si tu savais comme je t'envie d'avoir trouvé celle qui t'aimera toujours tel que tu es.» lui confia-t-il.
De son côté, Marinette avait aussi une conversation en tête à tête très sérieuse avec Alya chez son amie au même moment.
Comme toujours, la styliste avait été meilleure pour donner des conseils que pour les suivre. Mais, en rappelant à Alya que Nino avait été prêt à affronter sa sœur Nora au bras de fer pour prouver qu'il était digne d'Alya, Marinette savait que du même coup, son amie se souviendrait que Nino avait également affronté Anansi avant même d'avoir les pouvoirs de Carapace pour la sauver.
Peut-être que Nino ne voulait pas être le premier à officialiser leur couple mais, peut-être qu'en risquant sa vie, toute sa vie future, il s'était déjà vraiment beaucoup engagé envers elle.
Sans même attendre le lendemain, Alya laissa immédiatement Marinette dans sa chambre et Nino oublia la visite que lui faisait Adrien. Ils se retrouvèrent dans un parc exactement à mi-chemin. Ils avaient pris le même raccourci entre leurs deux maisons.
Il tenait le bracelet à la main et il s'avança à sa rencontre.
Elle le rejoint et commença: «Nino, je voulais te dire-»
Mais il l'interrompit. «Attends. Peu importe ce dont tu voulais me parler, on a d'abord des comptes à régler. Je te dois des excuses. Je n'aurais pas dû sortir avec Jackie. C'est juste que... j'en avais assez qu'on soit juste copains et ses yeux quand elle me regardait... j'avais l'impression d'être devenu celui que je voulais vraiment être.»
«Je suis désolée aussi!» lui assura Alya. «Parce que j'ai eu peur. J'ai eu peur qu'il se passe exactement ce qui s'est passé et plutôt que de le prévenir en m'éloignant de toi, ce que je redoutais s'est produit. Tout est ma faute.»
Alya prit une grande respiration. Maintenant que les compteurs avaient été remis à zéro, elle voulait avancer. «Je veux plus qu'être juste bons copains avec toi, Nino. Je pouvais déjà me voir passer toute ma vie avec toi, mais on était encore trop jeune pour agir comme des adultes. Tu vois, les autres couples, ils s'embrassent pour apprendre si la personne devant eux embrasse bien parce qu'ils veulent quelqu'un qui embrasse bien pour passer avec elle le reste de leurs jours. Mais, moi, je sentais déjà que je voulais passer le reste de mes jours avec toi peu importe comment tu embrasses.»
Nino se jeta sur Alya et captura ses lèvres. Son élan l'entraîna un peu trop loin et Alya fut renversée vers l'arrière mais, peu importe. Il la rattrapa dans ses bras et la soutint alors même qu'elle ouvrait la bouche sous la caresse de ses lèvres.
Lorsqu'ils mirent doucement fin au baiser, Nino souffla contre sa bouche: «J'aurais dû faire ça plutôt que de me fâcher contre la situation et agir comme un gosse.»
«J'ai certainement plus besoin d'un mec que d'un gosse!» approuva-t-elle en rigolant.
Ils s'embrassèrent à nouveau et se retrouvèrent sur un banc pour continuer. Ils commençaient à penser à quitter parce que la prochaine semaine d'école, débutant le lendemain, serait plutôt chargée. Mais, il lui offrit d'abord le bracelet.
«Ah! Il est magnifique Nino!» s'exclama-t-elle restant pantelante d'admiration. «Mais t'aurais pas dû dépenser autant! C'est de la folie.» protesta-t-elle en le retournant dans tous les sens pour l'admirer sans l'enfiler encore.
«Pour te dire la vérité, parce que je pense qu'on a besoin de se parler franchement...» débuta-t-il.
Elle hocha la tête et il poursuivit: «C'est Adrien qui a payé. J'ai dépensé toutes mes économies comme un imbécile pour sortir avec Jackie et lui offrir des cadeaux. Quand Adrien me l'a donné, il a dit qu'il le faisait pour payé une dette qu'il avait envers moi. Pas que j'ai fait quoi que ce soit en particulier, alors je sais pas de quoi il parlait.»
«Moi, je me doute de ce que c'est.» sourit Alya. «Est-ce que tu sais à quel point, ce type à besoin de quelqu'un d'aussi exceptionnel que toi dans sa vie? Je suis certaine que ton amitié l'a aidé à passer à travers des moments difficiles.»
«Nino.» reprit-elle plus inquiète. «Les gens qui règlent des dettes, souvent, elles pensent à changer quelque chose dans leur vie, parfois à changer de vie.»
«Pourquoi tu prends ce ton sinistre, babe?» s'inquiéta aussi le garçon.
«À cause de, tu vois, sa nouvelle attitude, il a tellement changé, pas besoin d'être Marinette pour le remarquer! Et ses écouteurs qu'il garde toujours en dehors des cours... c'est pas bon signe. Il ne parle presque plus à personne.»
«Tu penses qu'il irait jusqu'à...?» s'effraya Nino ne voulant pas prononcer des mots tabous.
«Je ne sais pas jusqu'où il irait mais je pense qu'il ne prends pas un bon chemin.» expliqua Alya.
«Alors, c'est à notre tour de l'aider.» réalisa Nino. Il avait beaucoup trop négligé son ami.
Le lendemain matin, Adrien qui était resté tard sur les toits à ruminer sa tristesse, se composa un visage plus reposé en descendant dans le bureau de son père parce qu'il y avait été convoqué avant le petit-déjeuner.
Intérieurement, il angoissait à cause de cette rencontre. Il avait caché à son père qu'il y avait une sortie scolaire prévue avec sa classe ce jour-là et il était certain que son père avait tout découvert et qu'il l'avait convoqué pour mettre sa menace à exécution et le retirer de l'école.
Cette peur était absurde se disait Adrien. Parce que d'un côté, il craignait que son père le retire de l'école mais que d'un autre, il se privait lui-même de tous les bons aspects de sa vie publique.
Il détestait cette impression de fin imminente qui pesait à ce moment-là, sur toute sa vie. Si son père devait vraiment le confiner à sa chambre qu'il le fasse une bonne fois pour toute au lieu de sans cesse le menacer pour un oui ou un non! Et si Ladybug devait vraiment le laisser pour un abruti, qu'elle le fasse une bonne fois pour toute plutôt que de le regarder agoniser!
«Adrien, j'ai reçu une demande très intéressante.» ouvrit plutôt son père avec ce qui pour lui passait pour de la bonne humeur.
Adrien pensa immédiatement à du travail supplémentaire que son père lui imposerait sans qu'il ait son mot à dire. Comme l'idée de le faire jouer son propre rôle de ChatNoir en étant la voix de sa version animées dans le film sur Ladybug et lui qui avait pris l'affiche dernièrement.
Son pressentiment se révélait tout de même à moitié exact: il n'avait pas le choix, tout était déjà décidé pour lui.
«Kagami, la fille de Mme Tsurugi, voudrait faire une sortie récréative avec toi demain soir. J'ai accepté naturellement. Je vous ai réservé une table au Domaine pour vingt heure. Tu trouveras tout ce dont tu auras besoin à ta chambre. Et remercie bien cette jeune femme pour l'attention qu'elle te porte. Si elle n'avait pas insisté, de mon point de vue tu n'aurais mérité aucune sortie, ton travail n'est pas à la hauteur de ce qu'il devrait être depuis quelques temps.»
Adrien sentit un liquide noir parcourir ses veines en y remplaçant son sang. «Je ne préfère pas.» affirma-t-il froidement. «J'appellerai Kagami pour régler ça avec elle. Bonne journée, Père.»
Adrien était resté froid et polie et ferme. Une attitude que respectait son père.
«Ne t'attends pas à avoir ma permission pour une autre sortie.» s'amusa son père sans joie alors qu'Adrien posait la main sur la poignée de la porte du bureau.
«Non, Père. Je n'attend pas un tel geste de votre part.» ironisa Adrien sans que la nuance ne soit relevée par le patriarche. Gabriel Agreste n'avait que faire qu'Adrien l'aime ou non. Tant qu'il obéissait.
Gabriel était pire que les fans hystériques. Elles voulaient le posséder comme un objet. Elles le voyaient comme une marchandise achetable. Son père était pire parce qu'il le voyait comme un produit à vendre. Un petit morceau d'âme après l'autre.
Pour le dessinateur, le profit passait avant le bien-être de son fils ou ce qu'il voulait. Il aurait probablement accepté qu'Adrien fasse du porno si la réputation de la famille n'avait couru aucun risque et que la rémunération avait été suffisante.
Et au fond, il y avait beaucoup de ressemblances entre la pornographie et ce qu'il faisait déjà. Il était prêt à parier que des gens se masturbaient en regardant des images de lui.
L'adolescent ferma les yeux un instant dans le hall du manoir. La colère l'étourdissait douloureusement. La bile lui montait à la gorge et les larmes voulaient déborder de ses yeux.
Il se força à reprendre un souffle plus efficace pour se calmer et se contenir. Il n'était pas question qu'il s'écroule en sanglots incontrôlables et inexplicable là où son père pouvait le découvrir. C'était chercher une punition pour avoir rendu ses yeux trop rouges et boursouflés. L'interdit de paraître négligé en public était toujours en vigueur même s'il y avait longtemps que son père n'avait plus insisté pour la lui inculquer de force.
Adrien n'avait jamais oublié les heures horribles où son père l'avait fait répéter sans arrêt les ordres et les interdits qu'il imposait à son fils. Comme ce jour-là, Adrien serra les dents pour ne pas pleurer.
Et il entreprit le reste de sa journée.
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Installé sur un banc de la cour intérieure, Adrien discutait au téléphone et Marinette attendait un peu à l'écart pour lui parler. Elle avait entre les bras une boite contenant les cadeaux d'anniversaire qu'elle avait préparé pour lui.
Elle savait bien que ces cadeaux n'étaient pas ce qu'il lui fallait. Elle avait fait certains d'entre eux durant l'été avant qu'Adrien ne change. Tikki l'avait tout de même poussé à les lui remettre. Marinette leur avait consacré du temps, ils étaient personnalisés pour Adrien et le jeune homme avait bien besoin de recevoir un cadeau même si ce n'était pas le cadeau idéal.
Marinette attendait donc poliment qu'Adrien termine son appel mais, sans le vouloir, elle saisi la conversation.
«Je n'aime pas me faire forcer la main par mon père! Pourquoi as-tu agis de la sorte? Si c'était à ce point important pour toi que je t'invite au restaurant tu aurais dû me le dire directement. Je t'ai dit que je voulais m'impliquer davantage dans ta vie. Notre amitié compte vraiment pour moi.» faisait Adrien de sa voix si déçue par une personne en qui il croyait.
Un silence passa et Marinette baissa le regard. Elle sentait encore une fois qu'Adrien préférait une autre fille à elle-même.
«Non, attends, je t'ai déjà expliqué que je ne peux pas être en couple avec toi, par contre. J'ai déjà une petite amie en fait.» soupira Adrien.
«...» Marinette ne saisit pas la réponse mais son cœur rata définitivement quelques battements.
«Kagami-» prononça-t-il avant de s'interrompre pendant que le cœur de Marinette se perçait une deuxième fois de jalousie.
«...»
«C'est normal qu'il n'y ait rien sur internet. Ton talent à parcourir le web n'est pas en cause. Elle et moi, c'est un secret.» reprit-il et Marinette l'entendit comme dans un brouillard.
«Oui, bonne journée à toi aussi.» l'entendit-elle ensuite dire après un milliard de seconde.
La vérité qu'elle avait voulu ignorer la frappait de plein fouet. Adrien n'avait toujours vu qu'une amie en elle et rien d'autre. Elle n'avait jamais eu aucune chance en fait. Si elle avait eu l'audace de parler plutôt, elle n'aurait pas perdu autant de temps.
Elle fit demi-tour pour s'éloigner le cœur lourd mais, puisqu'elles étaient encore cachées entre les plantes et les escaliers, Tikki sortie de sa bourse pour la fixer d'un regard désapprobateur.
«Où vas-tu Marinette? Et le cadeau d'anniversaire d'Adrien?» questionna tout bas la kwami.
«Tu l'as entendu Tikki, Adrien est déjà en couple avec Kagami.» fit Marinette une larme coulant sur sa joue.
«Attends un instant, tu ne vas pas me dire que tous les cadeaux que tu lui as préparés, tu les as fait uniquement pour qu'il s'intéresse à toi?» s'indigna la kwami.
«Ben, si...» hésita Marinette. «Mince, j'ai vraiment été égoïste sur ce coup!» réalisa la jeune femme qui s'élança pour rattraper Adrien qui venait de se relever du banc.
«Adrien? Tu aurais un instant?» demanda-t-elle.
«Bien sûr. J'ai tout le temps du monde pour toi, Mari.» l'accueillit-il en lui tendant la main.
Elle lui tendit la sienne et il embrassa ses jointures avant de l'inciter à s'installer sur le banc et de lui rendre finalement sa main.
Le paquet coincé sur sa poitrine et le rouge au joues, Marinette avoua: «Je suis désolée, j'ai surpris ta conversation sans le vouloir.»
Adrien releva son regard qui s'était fixé sur le paquet dans un emballage argenté et il mit de côté les pensées où il s'imaginait la poitrine de la jeune femme pressée derrière ce paquet pour réaliser ce qu'elle lui expliquait.
«Oh, ce n'est pas bien grave. Si ma vie était plus simple, je te confirais tous mes secrets sans rien te cacher, Marinette. Mais, tu as eu raison de me prévenir. J'aurais dû être plus prudent. Je ferai plus attention dorénavant.»
«Adrien, je-» commença Marinette en pinçant les lèvres et en se rappelant qu'elle devait agir en amie et qu'elle avait une mission à accomplir. Elle passa à l'étape suivante parmi celles qu'elle avait répétées. «J'avais préparé un cadeau d'anniversaire pour toi. Et si je te le donne en avance, c'est que je sais que tu souhaiterais autre chose que ça.»
Elle lui remit la boite argentée mais elle poursuivit avant qu'il ne l'ouvre.
«Normalement, je sais toujours ce que veulent les gens, ce dont ils ont besoin pour aller mieux, mais, j'avoue qu'avec toi, je ne sais plus. Alors, je voudrais- j'aurais besoin- que tu me dises ce que tu désires. Pour ton anniversaire.»
Un sourire crapule s'empara de la formulation et il lui sortie, très charmeur et avec un regard de luxure: «Ce que je désire en cet instant précis serait que tu joue avec la morsure que tu m'as faite.»
Elle lui retourna un regard pas très impressionné par le nouveau Adrien.
Avec un tout petit rire, il pencha son grand corps vers elle et colla le côté de son visage sur celui de la jeune femme. La bouche près de son oreille, Adrien lui déclara. «Tu n'as pas besoin de me faire aucun cadeau, Marinette. Tu es déjà le plus beau cadeau que je pouvais souhaiter dans ma vie.»
Il ne savait pas pourquoi mais il n'avait jamais été capable de résister à confier toute la vérité à Marinette. Il lui faisait irrésistiblement confiance.
Elle referma ses bras sur son dos et lui répondit: «Si tu pouvais faire un souhait n'importe lequel, ce serait quoi?» demanda-t-elle chaleureusement pour le faire parler et qu'il voit au-delà de ses problèmes.
«Les souhaits sont dangereux, ils coûtent toujours très cher.» se moqua Adrien.
Elle secoua la tête. «C'est ton anniversaire cette semaine. Tu as droit à un vœu sans tricher. Tout le monde à le droit de formuler un vœu en soufflant ses bougies. Ça ne déséquilibre pas les lois de la magie dans ces occasions. Enfin, j'imagine. Je n'ai jamais posé directement la question.» fronça-t-elle et il éclata presque en larme d'amusement.
«Tu veux réaliser mon souhait ma petite magicienne?» plaisanta-t-il avec émotion.
«Oui. Dis-moi ce que tu souhaites. Qu'est-ce qui se cache dans ton cœur?» chuchota-t-elle.
«Je voudrais, ne plus être moi, pendant toute une journée.» lui avoua-t-il dans un murmure, sans pouvoir s'en empêcher.
«Accordé.» souffla-t-elle. Et cette fois, il eu vraiment besoin d'un mouchoir pour redevenir présentable.
Peu de temps ensuite, Alya et Nino arrivèrent près d'eux bras dessus-bras dessous tout contents que la bande des quatre se retrouvent et encore plus de voir que Marinette et Adrien s'étaient autant rapprochés durant leur querelle.
Mais, pour leur plus grande tristesse, Adrien ne fit que se lever et les quitter en saluant Nino d'un geste sur son biceps lorsqu'ils arrivèrent près d'eux avant de remettre les écouteurs dans ses oreilles et de se diriger vers la classe.
Marinette leur fit un sourire désolée et chassa une larme.
Au retour à l'école de l'après-midi après le déjeuner, Adrien réussit à grimper dans le bus de la sortie scolaire se rendant a la Tour Montparnasse sans que son chauffeur n'en ait connaissance.
N.A. Dans la prochaine scène, les paroles dites par Nino et Alya sont chuchotées et personne ne comprend ce qu'ils se disent. De même pour Marinette et Adrien qui parlent ensembles. Par contre, les plaisanteries de Kim dérangent tout le monde!
Durant le trajet, Alya et Nino prirent possession de l'un des deux derniers bancs et Marinette les suivit par automatisme mais par pudeur, elle resta dans l'avant-dernier banc, de l'autre côté de l'allée. Considérant les ricanement étouffés qui sortirent du banc de ses amis, elle avait pris une bonne décision.
Sitôt assis, Nino s'empara des lèvres d'Alya. «Hum, j'en avais tellement envie. Depuis hier que je ne pense qu'à ça.»
«Oh! Moi, depuis hier, je ne pense qu'à passer à la vitesse supérieure avec toi.» lui apprit Alya en donnant un coup de langue sur ses lèvres, le laissant bouche bée. Elle ricana devant son air stoïque.
Adrien se jeta ensuite sans ménagement à côté de Marinette sur sa banquette. Même si elle souriait et faisait tout ce qu'elle avait à faire, d'apprendre qu'Adrien était en secrètement en couple avec Kagami avait volé toute son énergie. Elle resta tassée sur elle-même contre la fenêtre, bien enveloppée dans son hoodie pour se garder au chaud.
«Comment tu as fait?» demanda-t-il avec beaucoup de curiosité en brandissant son téléphone. Il était maintenant équipé du boîtier qu'elle lui avait fabriquée et offert dans le cadeau avec le col qu'elle avait tricotée et ses macarons préférés. C'était un boîtier très spéciale puisque l'image qui le recouvrait était un montage noir et blanc de photographies de sa mère.
«Tu sais bien que les magiciennes ne dévoilent jamais leurs tours.» plaisanta-t-elle à moitié. Elle avait encore le cœur lourd d'avoir apprit qu'il était en couple et ne pensait qu'à aller se cacher au fond de son lit pour quelques années. La journée avait déjà été longue et elle était loin d'être terminée.
Alya se laissa glisser sur les genoux entre les jambe de Nino et défit l'avant de son pantalon.
«Elles admettent tout de même qu'il y a un trucage derrière la magie.» reprit Adrien poursuivant la métaphore. «Et là, je veux savoir de quel genre de magie on parle. As-tu forcé le coffre de mon père pour avoir des images de ce film?»
Marinette sourit, amusée et raconta. «J'ai fait des croquis, j'ai préparé une présentation de ce que je voulais faire et je suis allé les présenter à André Bourgeois cet été. Il avait encore les prises de ce film même s'il n'avait pas le résultat du montage final et quelques autres photos de lui en compagnie de ta mère. De toute façon, je n'avais pas besoin de beaucoup d'images. Ce n'est pas un très gros objet.»
Adrien déposa un baiser sur sa chevelure pour la remercier.
«Encore Adrien?» questionna Alix par dessus quelques sièges. «D'abord, ce matin, et maintenant un nouveau câlin avec Marinette?»
«Y'en a peut-être qui ont marqué des buts!» lança bien fort Kim presque vulgaire.
«Calmez-vous bande de jaloux.» leur répondit Adrien aussi fort. «Marinette m'a simplement offert un cadeau d'anniversaire à moi aussi. Comme elle l'a fait pour chacun d'entre vous.» expliqua-t-il en montrant son téléphone au dessus de sa tête.
Marinette et Adrien retombèrent en silence pour quelques rues et les soupirs venant de l'arrière devinrent gênant. Sans pouvoir s'en empêcher, ils ricanèrent de nervosité.
Nino tentait de retenir la pression mais ce n'était pas si facile. Voir la langue d'Alya caresser son sexe était un vision plus qu'érotique. «Une pipe dans un lieu public? Je ne te savais pas si sauvage babe!» souffla-t-il.
«Une fellation au dernier rang d'un bus, c'est un classique!» lui retourna sa copine avant de capturer son sexe bien érigé jusqu'à sa gorge.
«Pour vrai?» retourna Nino qui pantelait doucement.
«J'étais déjà suffisamment âgée quand on a quitté la Floride pour comprendre certaines blagues qui en parlaient!» lui assura-t-elle.
Elle se mit à le pomper vigoureusement et le souffle de Nino s'accélérant, elle chercha maladroitement sa bouche avec sa main pour le museler. Comprenant le message, Nino mordit dans le col de son hoodie pour camoufler ses soupirs. Il sentait déjà qu'il y était presque. C'était juste trop bon d'avoir Alya qui s'occupait de lui.
«C'est tout un changement par rapport à vendredi!» commenta Marinette avec malaise.
«Oui, il s'est passé plein de chose cette fin de semaine!» souligna Adrien.
Marinette rougit furieusement et Adrien en fut secrètement très fier.
Nino lâcha finalement un petit cri étouffé et assis au milieu de l'autobus, Kim lança pour que tous l'entendent: «Hé Alya? T'a perdu tes lunettes ou quoi? On t'a pas vu de tout le trajet.»
Très maîtresse d'elle-même celle-ci lança pour lui répondre: «Pas du tout, Nino et moi, on s'est juste collé un peu pour se détendre. D'ailleurs tu vois le visage qu'il fait, je pense qu'il était sur le point de s'endormir.»
Le reste de la bande de filles ricana du commentaire. Elles avaient toutes plus ou moins deviné que ce qu'Alya et Nino avait fait sur la dernière banquette ne se racontait pas vraiment.
Durant la visite des lieux, les tourtereaux ne cessaient de se toucher sous n'importe quel prétexte quand ils ne se collaient pas l'un contre l'autre tout simplement.
Finalement, Nino repéra un placard et attira Alya avec lui. «Laisse-moi te rendre la pareil.» chuchota-t-il.
En quelques baisers, la chemise d'Alya était déboutonnée et Nino trouvait ensuite les auréoles de ses mamelons. Il s'installa au sol et l'attira entre ses jambes. Sa main descendit sans aucune pudeur à l'intérieur de sa culotte blanche avec autant d'assurance qu'Alya en avait eu en exposant le membre de Nino à l'attaque de ses lèvres.
Il la caressa rapidement avant de trouver l'endroit le plus mouillé et d'y glisser un doigt bien au chaud.
Alya plaqua sa paume sur sa bouche pour museler ses soupirs et ses cris de surprises.
«C'est la première fois que quelqu'un te touche comme ça, n'est-ce pas?» demanda Nino. Elle hocha la tête. «Tu es si merveilleuse. Je n'aurais jamais imaginé que toucher une fille me ferait autant d'effet. Tu es la plus belle femme du monde.»
Le pouce du garçon trouva alors son clitoris et elle sursauta: «Nin-nino?»
«Hum, je crois que j'ai bien fait de regarder ce documentaire pour l'anatomie féminine hier soir, qu'en penses-tu?»
Elle pouffa de rire, pleura et soupira tout en même temps.
«Le problème, c'est que je ne vois même pas ton visage.» se renfrogna-t-il.
«N'a- N'arrête pas!» supplia Alya qui se sentit mouiller juste à ce moment-là.
Nino résolu donc de sortir son portable avec son autre main et regarda le visage de son amoureuse sur l'écran. Elle le remarqua et eu peur qu'il ne la film et écarta le téléphone. Juste à ce moment-là la porte du placard s'ouvrit et Max les trouva.
Il écarquilla les yeux et voulu refermer avec un «Désolé, désolé, désolé!» empressé mais Kim, par simple curiosité, l'empêcha de refermer la porte pour voir lui aussi ce qu'il y avait dans le placard.
L'athlète éclata de rire dans toute sa subtilité. «Hahaha! NINO ET ALYA FONT UN FILM POR-NO!» se moqua-t-il à plein poumon.
Alix le frappa derrière la tête en le traitant d'idiot. Marinette, secondée par Mylène réprimanda Kim pour son comportement sans aucun respect.
Max qui avait réussit à fermer la porte, s'éloigna plus loin, les joues toutes rouges. Jackie, s'enfuit aussi, toujours aussi perturbée et ne désirant rien d'autre que retourner dans les bonnes grâces d'Alya et Nino mais pour des raisons différentes.
Lila la suivit pour évaluer comment elle pouvait s'en servir.
Dans la salle où se trouvait la plupart des élèves et la porte en question, les avis étaient partagés. Certains criaient au scandale d'autres encourageaient les tourtereaux à roucouler. Adrien s'était nonchalamment appuyé contre un mur et avait sortie son téléphone en attendant le reste de la visite.
«Et toi, bien sûr, tu ne dis rien?» s'indigna Chloé en le voyant. «Ton attitude désinvolte devient vraiment très ringarde!»
Adrien haussa les épaules, en réalité, il discutait déjà avec Nino et lui suggérait d'attendre un peu avant de sortir. Il le prévint aussi de l'arrivée de la professeure. Quand Chloé le prit à parti, il lança très fort en plaisantant: «Hé Nino, t'as besoin de fournitures où tu as tout ce qu'il te faut dans ce placard?» relançant les débats.
Certains, qui étaient outrés un peu plus tôt qu'une telle chose se passe dans les lieux publics, l'étaient encore plus maintenant. Marinette semblait dégoûtée par le double sens de la blague.
La professeure frappa alors à la porte du placard.: «Jeunes gens, je suis très déçues de vous. Rhabillez-vous immédiatement et sortez, nous allons poursuivre la visite mais soyez certains que vous avez déjà un rendez-vous de planifié dans le bureau du directeur.»
Mais, un instant plus tard, la porte du placard explosa et la suite restera inconnue pour tous.
