Quelques heures plus tard, Adrien avait été laissé seul à sa chambre quand Nathalie avait déclaré forfait. La journée de travail de l'assistante était terminée.

Vérifiant l'extérieur, Adrien découvrit une nouvelle caméra qui avait été installée pour surveiller ses fenêtres et une bonne partie de la chambre.

Heureusement, la fenêtre de la salle de bain n'avait pas subit le même sort. Il avait besoin d'aller voir Marinette. Il devait au minimum lui demander comment faire cuire un œuf et il espérait pouvoir noter les numéros de ses amis dans ses contacts pour leur envoyer un message depuis un téléphone public.

Sur place, il fut surprit de découvrir une voiture de police dans la rue voisine de la boulangerie et de la lumière dans la cuisine des Dupain-Cheng. Normalement, les parents de Marinette devraient dormir à cette heure.

Inquiet, il jeta un œil par la fenêtre du salon et repérant une policière en uniforme attablée avec Marinette, ses parents assis derrière elle, il frappa à la fenêtre dans hésiter.

La jeune femme se leva pour aller lui ouvrir.

«Tu vas bien? Il est arrivé quelque chose? J'ai vu la voiture en bas.» paniqua-t-il et en plaçant ses mains sur ses épaules.

Elle fit de même automatiquement pour répondre. «Je vais bien, ne t'inquiète pas. Seulement, on m'accuse de vol.»

«Quoi? Impossible!» assura le super-héros en se tournant vers la policière. «Marinette est la fille la plus honnête que je connaisse. C'est une personne merveilleuse qui nous a aidé à ne nombreuses reprises contre les akumas. Si jamais, elle a fait quoi que ce soit, c'est certainement pour venir en aide à quelqu'un.»

«Comment vous connaissez-vous tous les deux?» s'étonna la policière.

Les deux jeunes gens s'échangèrent un regard embarrassé.

«C'est un ami de la famille.» les aida Sabine.

«Il adore mes pâtisseries!» se glorifia Tom.

«Comment ne pas les aimer, Monsieur Dupain? Ce sont véritablement les meilleures pâtisseries qui existent!» approuva le héros. «Mais, je peux savoir ce dont il s'agit?» questionna le héros en s'approchant des adultes avec Marinette.

«Nous avons reçu une plainte pour vol, pour l'instant, il ne s'agit que d'une enquête. Aucune accusation n'a encore été porté contre mademoiselle.» lui apprit l'agent.

«Tu te souviens du livre de Gabriel Agreste, celui qu'il avait perdu?» reprit Marinette pour lui. «Il a été akumatisé à cause de cette histoire. C'est moi qui lui ai rapporté en disant que je l'avais emprunté par erreur parce que je voulais le consulter.»

«Mais, en vrai, c'était quoi l'histoire?» demanda-t-il intrigué. «Tu n'as pas pu sortir ce livre du manoir. C'était Adrien qui l'avait pris non?»

«Oui, même que j'ai vu Lila Rossi le faire tomber de son sac pour le lui dérober et c'est pour ça qu'Adrien ne le retrouvait plus. Je l'ai récupéré quand Lila s'en ai débarrassé dans une poubelle. Je n'ai pas parlé d'elle à Monsieur Agreste pour ne pas qu'il pense qu'il y avait des voleurs à notre école. Il n'aurait pas permis à Adrien de revenir.»

«T'es la meilleure! Je suis certain que tu lui as épargné beaucoup de journées sombres.» complimenta le héros. «Vous voyez officier, comme je vous l'ai dit, Marinette est quelqu'un de bien. Vous devriez plutôt chercher du côté de Lila Rossi et aussi, ce fameux livre à été rendu. Est-ce que ça ne suffit pas pour oublier les poursuites?»

«Pas selon la loi, monsieur ChatNoir. Monsieur Agreste a tout à fait le droit de porter plainte si un tord lui a été fait. Même si le bien volé a été récupéré. Et de plus, j'ai l'impression que mademoiselle ne nous dit pas toute la vérité.» fit la policière en fixant son regard sur Marinette.

Celle-ci resta silencieuse. Fixant le sol avec peur. Comment pouvait-elle en dévoiler plus sans trahir un secret ou un autre?

«Tu as montré le livre à Ladybug n'est-ce pas? C'est comme ça que nous avons eu nos nouveaux pouvoirs?» devina ChatNoir. Est-ce qu'il y avait une limite aux merveilles que cette fille cachait?

Marinette hocha timidement la tête.

«Vous voyez Madame l'agent. Tous les mensonges de Marinette ont pour but de protéger quelqu'un ou elle-même et son entourage. S'il y a quoi que ce soit, la faute retombe sur Gabriel Agreste qui n'a pas partagé ce livre avec nous alors qu'il aurait pu le faire dès l'apparition des premiers akumas. Ou bien sur Mlle Rossi qui a volé le livre en premier. Pas à celle qui l'a récupéré et rapporté.» la défendit encore énergiquement le héros.

«Je vais m'en tenir à votre première version.» accepta la policière en souriant. Elle n'était bien sûr pas dupe. Elle voyait bien qu'il y avait plus entre eux qu'ils ne l'avouaient. Mais, encore, elle comprenait aussi que cela pouvait mettre cette jeune femme en danger. Elle décida donc de ne pas insister.

Les parents de Marinette raccompagnèrent la policière à la sortie donnant sur la rue et la saluèrent. Remontés à l'appartement et interrompant les jeunes gens dans leur chuchotements frénétiques, ils échangèrent tous des plaisanteries sur la chance qu'ils avaient eu que ChatNoir décide de leur rendre visite ce soir-là.

«Mais en vrai, Chat? Tu avais une raison de venir ce soir?» questionna Marinette.

ChatNoir passa nerveusement la main derrière sa nuque pour passer sa main dans ses mèches. «J'ai besoin d'apprendre à faire cuire des œufs.» avoua-t-il avec malaise.


L'aube filtrait à peine par les fenêtres de la chambre d'Adrien que Nathalie entrait déjà pour le réveiller.

Il n'était pas resté très tard chez les Dupain-cheng mais il aurait bien apprécié ne pas être réveillé si tôt.

«Dépêchez-vous Adrien. Vous devez être dans la cour dans dix minutes.» l'informa Nathalie. «Enfilez ces vêtements.»

Elle déposa un uniforme de jardinier neuf et une casquette sur son lit avant de repartir vers la sortie. «Je reviens vous chercher dans cinq minutes.»

Cinq minutes, c'était court pour prendre une douche, pensa Adrien. Mais, comme il allait se salir immédiatement après, à quoi bon?

L'idée de ne pas avoir à rester impeccable plaisait bien à Adrien. Et aussi celle de travailler à l'extérieur.

Une fois habillé, il essaya d'ouvrir la porte de sa chambre mais elle était verrouillée et il dû attendre le retour de Nathalie. Il n'aimait vraiment pas l'idée d'être enfermé dans sa propre chambre.

«Je suis prisonnier maintenant?» questionna-t-il dès qu'elle ouvrit la porte.

Elle s'écarta pour le laissez passer devant elle et alors, qu'ils se dirigeaient dans la cour, elle expliqua: «Ce n'est pas pour vous emprisonner, c'est plutôt qu'il ne vous est plus permis de vous déplacer librement dans la résidence de votre père. Considérez qu'il vous prête la partie de sa résidence qui est votre chambre et que vous êtes actuellement chez lui.» dit-elle alors qu'ils descendaient les escaliers.

«Et pourquoi dois-je commencer si tôt à travailler, je n'ai pas eu le temps de prendre mon petit-déjeuner.» protesta-t-il encore mais simplement en posant la question.

«Parce que vous n'avez la permission de travailler à l'extérieur que jusqu'à neuf heure. Si vous ne commencez pas à cinq heure cela réduira votre salaire. Et je vous signale, que je commence également toutes mes journées à cinq heure depuis que je travaille avec votre père. Être adulte n'est pas aussi facile que d'être un enfant.» lui répondit-elle.

«Je sais que mon père lui-même travaille de nombreuses heures mais, c'est son choix Nathalie. Vous devriez demander à avoir votre propre assistante pour être secondée dans vos tâches.» lui conseilla Adrien.

«Je pense que cela mettrait en péril la confidentialité de certaines données sensibles se rapportant au travail de votre père. Maintenant, les outils de jardinage sont derrière cette porte.» fit-elle en ouvrant un minuscule cabanon dissimulé contre le côté du manoir. «Aujourd'hui, vous devez balayer la cour en commençant par l'avant et autour de la grille. Si vous terminez avant 9h vous devrez nettoyer la statue en hommage à votre mère. Vous devez, autant que possible, évitez d'être vu du public. Si une personne s'adresse à vous, vous devez l'ignorer et détourner votre regard. Gardez toujours votre casquette bien en place.»

«Je peux écouter de la musique en travaillant? Ça ferait une bonne explication à mon refus de communiquer.» proposa Adrien. C'était une nouvelle habitude qu'il avait pris en voulant se couper du monde et il commençait à apprécier les groupes qu'il avait découvert.

«Je vais voir ce que je peux préparer pour vous.» le salua Nathalie.

«Merci Nathalie.» la remercia-t-il sincèrement.

Peu avant 9h, Monsieur Agreste regardait son fils ramasser les herbes que le jardinier avait retiré des plate-bandes. Il ne semblait pas malheureux de ses nouvelles tâches.

«J'ai totalement échoué avec lui, n'est-ce pas Nathalie? Si sa mère le voyait! J'aurais tellement honte. Notre fils qui s'abaisse à se vautrer dans la poussière comme un simple d'esprit. J'ai complètement échoué à faire de lui un vrai membre de sa classe sociale.»

«Vous avez fait tout ce qui était humainement possible de faire, Monsieur. Mais, devant ce constat, cela signifie-il que vous allez abandonner votre quête pour ramener votre femme à la vie?» demanda-t-elle.

«C'est hors de question Nathalie!» s'emporta Gabriel. «Émilie n'a pas à payer pour mes échecs ou pour la dégénérescence dans laquelle est tombé son fils. Elle a le droit d'être tirée de son coma artificiel et que sa propre vie lui soit rendue.»

Nathalie conduisit ensuite Adrien aux cuisines. Elle resta avec lui pour le surveiller pendant qu'il se faisait des tartines. Puis, elle le conduisit à l'étage supérieur de la résidence, juste sous le toit principal.

Il avait deux heures pour s'occuper du traitement de la piscine intérieure, des plantes qui s'y trouvaient et il devait aussi s'assurer que tous les carrelages de la pièce étaient impeccables ainsi que les douches attenantes.

«Pourquoi faire ce travail, Nathalie. Puisque personne ne se sert de cet endroit?» s'étonna-t-il.

«Détrompez-vous Adrien. Votre père fait des longueurs tous les matins en se réveillant. C'est de cette façon qu'il se garde en forme. Il utilise aussi ces douches quotidiennement plutôt que celles de sa chambre. Normalement, nous faisons appelle à une compagnie extérieure pour l'entretiens de ces pièces. Mais, nous avons mis fin à ce contrat en votre faveur.»

Il travailla jusqu'au déjeuner. Son garde-du-corps le conduit ensuite à sa chambre où il trouva plusieurs manuels de cours sur la finance et la comptabilité d'entreprise. Il y avait aussi un petit lecteur contenant des fichiers musiques.

Il prit rapidement une douche et lorsque le cuisinier en eu terminé avec le déjeuner de son père, Nathalie revint le chercher pour qu'il discute avec le chef des aliments qu'il devait réservé dans la commande au fournisseur pour lui. Comme c'était Adrien lui-même qui ferait ses repas, il devait acheté des aliments simples qu'il pouvait cuisiner et ceux qui coûtaient le moins cher pour convenir à son budget.

Il apprit à Adrien à utiliser le four pour qu'il se prépare des pâtes au beurre et parti ensuite. Le jeune homme engagea ensuite la conversation avec Nathalie qui l'attendait toujours.

«Pourriez-vous dire merci à mon père pour les manuels de cours? Je préférerais un autre domaine d'étude mais j'imagine que des notions en comptabilité des entreprises ne peuvent pas nuire non plus. Si je suis maintenant indépendant par contre, il n'avait pas en acheter autant. Il y en a beaucoup.»

«Ce n'est pas votre père qui a payé pour ces manuels. Ils ont été payés à même vos économies.» lui apprit Nathalie.

«Quoi? Mais, Nathalie, vous n'aviez pas le droit de retirer cet argent. J'économise depuis des années, tous mes salaires de mannequin, pour acheter ma propre maison plus tard!» protesta-t-il juste avant de se rappeler que ce rêve était celui de Ladybug et qu'ils ne seraient plus ensembles dès qu'ils auraient l'occasion de ses séparer.

Lui-même ne savait même pas quelle vie il voulait une fois adulte. Il n'avait aucun talent pour rêver. Les seuls rêves qu'il avait jamais fait était de s'entourer d'amis et d'être avec Ladybug et il avait échoué lamentablement sur les deux tableaux. Il aurait dû choisir des aspirations plus réalistes.

«Voyez plutôt cela comme un investissement.» lui suggéra Nathalie. «Lorsque vous atteindrez votre majorité, il vous faudra un métier pour en vivre. Vous ne pourrez pas payer la totalité d'une maison avec uniquement les économies que vous avez actuellement et puisque vous n'êtes plus le mannequin principal de la ligne Gabriel, vos revenus vont considérablement diminuer. Si vous voulez cette maison, vous devrez trouver un emploi bien rémunéré lorsque vous en aurez l'âge.»

Adrien plancha sur ses manuels après son repas mais, il fit aussi une petite sieste. Il avait eu une nuit très courte et rien ne l'empêchait plus de vivre à son propre rythme et d'écouter les besoins de son corps.

De plus, avec Plagg qui avait dormit toute la journée, c'était plus que tentant de faire comme lui. Un rayon de soleil et un bon oreiller était exactement ce qu'il lui fallait.

Il aimait bien sa nouvelle vie tout compte fait. C'était vraiment ce qu'il lui fallait, ce changement de rythme, les limites différentes et un horaire qui n'était pas décidé à la minute près comme il l'avait découvert durant la journée. Personne sur son dos comme un professeur lui donnant des tas de consignes. Il travaillait à son rythme et retirait sa propre fierté du travail accompli.

Il se sentait enfin traité comme un humain. Même s'il était encore traité comme un enfant sur certains points. Comme cette interdiction de parler à ses amis. Peut-être pourrait-il négocier ce fait avec son père dans quelques temps.

Malgré la journée parfaitement éreintante du point de vue des émotions qu'Adrien avait vécu, il ne faisait que penser à Marinette durant la soirée et voulait aller la voir.

Il était aller la visiter la veille seulement mais, elle lui manquait déjà.

Il repoussa les draps et appela son kwami. «Pressé d'aller câliner ta femelle, hein?» se moqua le petit être.

«Plagg! Ne parle pas de façon aussi vulgaire et surtout pas au sujet de Marinette!» reprocha-t-il.

«Oh! Pitié! Tu suintes les hormones de matou en rut!» pointa le kwami.

«Tu crois que c'est juste ça? J'ai tellement envie de la voir! Tu crois que ça peut être uniquement du désir physique?» s'inquiéta sincèrement Adrien.

«Non.» concéda son compagnon. «Ta petite amie a été là pour toi dernièrement et t'a beaucoup aidé quand tu en avais besoin. C'est normale que tu réalises combien elle est importante dans ta vie.»

«Si même toi, tu parles aussi sérieusement, c'est qu'il est temps que je lui demande vraiment d'être ma copine!» constata Adrien.

«Tu es certain? Et Ladybug?» ramena Plagg.

«Tu sais bien qu'elle en aime un autre et qu'elle rompra avec moi dès qu'elle en aura l'occasion.» lui rappela Adrien.

Il en avait tellement assez de cette situation qui le torturait.

Marinette était déjà au lit lorsqu'Adrien arriva chez elle. Mais, comme elle ne dormait pas encore, il se permit de frapper à la trappe de son toit.

«Il est tard, Chat. Et j'ai de l'école demain.» protesta-t-elle sans même le saluer.

«Oh désolé. Quel jour sommes-nous? J'ai un peu perdu la notion des jours dernièrement.»

«On est jeudi. Si tu repassais demain soir?» tenta-t-elle.

«Non, attends, je... Est-ce que je peux te serrer un peu dans mes bras avant de repartir?»

Elle le regarda en fronçant les sourcils avec des doutes.

«Juste ça, c'est promis.» sourit-il avec son air le plus innocent. Si seulement, il savait combien elle le trouvait peu crédible quand il faisait ce visage. Et à l'inverse, il était attachant comme tout lorsqu'il cessait de dissimuler ses problèmes et montrait sa tristesse.

Elle le laissa entrer et il se coula contre son dos pour se mouler contre son corps.

«Comment ça ce passe pour toi, ma belle? Tu n'a pas eu d'autres problèmes avec Gabriel Agreste?» s'inquiéta-t-il.

«Rien de nouveau de ce côté mais, j'ai tout de même eu une journée abominable. Lila raconte à tout le monde qu'elle et Adrien sont maintenant en couple et qu'elle vit pratiquement chez lui. Les élèves lui demande tous des nouvelles de lui.»

«Quelle menteuse, cette fille!» ricana ChatNoir. «Je dois reconnaître qu'elle ne rate jamais une bonne occasion par contre!»

«Je ne suis pas aussi persuadée que toi que tout ce qu'elle dit est faux. Dernièrement, Adrien a beaucoup changé. Au point où, plus rien ne m'étonne de sa part!» s'exclama-t-elle avec une moue boudeuse.

«C'est encore un adolescent.» se défendit lui-même ChatNoir. «Il vit peut-être une situation difficile à la maison. Son père vient peut-être seulement de le retirer de l'école mais la situation ne s'est peut-être pas transformé en un seul jour. Peut-être qu'il y avait déjà des tensions dans sa vie avant cela. C'est perturbant de changer de vie, même si ce n'est pas nécessairement pour le pire. Même les meilleures nouvelles peuvent être déstabilisantes. J'en sais quelque chose.»

Elle tourna le visage vers lui: «Tu veux m'en dire plus?» l'encouragea-t-elle. Elle savait bien qu'il avait besoin de se confier à elle. Elle le lisait clairement sur son visage. Même s'il n'était pas en détresse émotive, il avait besoin d'établir un lien avec elle.

«Bien, je t'ai déjà dévoilé que j'ai grandit dans une famille qui avait des moyens financiers plus que respectables et si j'avais besoin d'apprendre à cuisiner rapidement hier, c'est que je n'ai jamais pu apprendre avant. On m'a couvé et surprotégé toute ma vie.»

Un sourire incrédule étirait déjà les lèvres de la jeune femme. «Oui, je sais.» répondit-il à son commentaire muet. «Certaines personnes de mon entourage feraient probablement une crise cardiaque en apprenant que je suis ChatNoir. Mais, depuis hier, j'ai complètement changé de vie. J'ai perdu tous mes repères et les privilèges que l'argent peut offrir.»

«Je suis désolée pour toi, Chat.» compatit-elle.

«Oh, ce n'est pas exactement plus mal. Je n'aimais pas mon ancienne vie au point de regretter de l'avoir perdue. Et la journée d'aujourd'hui a été bien remplie de nouvelles expériences. Par contre, quand j'ai retrouvé mon oreiller, je ne faisais que penser à toi.» lui souffla-t-il en écartant une mèche de cheveux de son cou et en y déposant un baiser.

Il pouvait sentir son membres se réveiller lorsqu'il s'enivra de son parfum. Et en la sentant frissonner contre son corps, il devint encore plus excité.

«ChatNoir, ce n'est peut-être pas une bonne idée...» le repoussa-t-elle poussant sur son épaule.

«Ou c'est peut-être une bonne idée.» plaisanta-t-il. «On ne peut pas savoir tant qu'on a pas essayé! Tu m'as bien déjà dit que tu m'aimais. Puisque tu es toujours célibataire que je vais très bientôt l'être de toute façon, on a bien le droit de s'amuser un peu, non?» Il se pencha et devint encore plus audacieux en déposant un baiser sur la rondeur de son sein, cette fois.

«Arrête Chat! Écoute-moi sérieusement.» lui demanda-t-elle. «Même si j'oublie Adrien, ce n'est pas pour autant que je vais "m'amuser" avec toi! Je suis pas... ce genre de fille.»

«Je te proposerais bien quelque chose de plus permanent.» s'expliqua-t-il en passant ses griffe parmi les mèches de sa nuque. «Mais, je suis une épave sans mon masque et il y a des raisons pour que tout le monde me traite en side-kick. Je suis pas assez bien pour toi.»

Il essaya d'embrasser sa main mais elle se redressa. «C'est complètement faux, ChatNoir. Tu es un véritable héros! Ne serait-ce que pour le nombre de fois où tu m'as sauvé!» s'indigna-t-elle.

Il éclata d'un rire sans joie et déposa un baiser sur son épaule avant d'expliquer: «Ça ne me gêne pas que les gens me voient de la sorte. Il y a eu la participation des autres héros, les fois où Ladybug n'a pas eu besoin de moi pour vaincre et même des combats où elle a gagné malgré moi. Elle garde ses secrets, s'impose comme notre chef. Les gens ne me prennent pas au sérieux parce qu'ils savent qu'elle ne me prends pas au sérieux. Ils l'entendent me réprimander donc, à leurs yeux, je fais des erreurs et ils doutent de moi. Et tout est exactement pareil dans ma vie sans masque.

Quand je suis moi-même, je suis complètement différent. Pourtant, je vis exactement la même situation. Je suis réprimandé et discipliné comme un jeune enfant même si je suis... studieux, sérieux et sage. Tu ne me reconnais jamais! Mais, les gens savent que mon père me traite comme un échec et qu'il ne m'accorde aucune autonomie. Et donc, même si ce n'était pas leur intention au départ, ils me traitent maintenant avec mépris par habitude et par imitation.

Mais, ça ne me dérange pas vraiment. Tant que la population me fait confiance pour sauver leur vies en tant que ChatNoir. Tant qu'ils me laissent les sortir du danger, ça me va. Peu importe que ma Lady attire l'attention des médias. Je déteste de toute façon. Peu importe que les gens croient que je n'ai pas assez de méninges pour résoudre leurs problèmes.

Ce que je ne supporte plus c'est de tenir le rôle du bouffon. Au départ, je pensais que ça détendrait l'atmosphère et que les gens seraient moins nerveux dans les situations périlleuses. Mais, ça n'a jamais fonctionné. Alors, je veux devenir quelqu'un d'autre. Tenir un autre rôle dans le travail de l'équipe.»

«Chat, je...» Marinette pleurait doucement maintenant. «Je voudrais tellement que tu ais tord! Mais je comprends pourquoi tu dis tout ça. Je voudrais changer la situation pour toi, mais, je ne sais pas comment faire.»

«Tu n'as pas à le faire. C'est ce que je viens de dire. Je n'ai pas besoin que la situation change. C'est à moi de changer et ça, il n'y a que moi qui peut le faire.» la réconforta-t-il en l'accueillant sur ses genoux. Il embrassa sa joue pour y sécher les larmes.

«Mais, moi, je ne te vois juste pas comme ça!» pleura-t-elle. «Tu es mon héros.» fit-elle tellement sincère.

«Alors, c'est plus qu'assez pour moi.» la remercia-t-il les yeux brillants. Il captura ses lèvres et bien vite le baiser s'approfondit.

Il glissa sa langue entre ses lèvres et la rapprocha de lui, sentant sa tête devenir plus légère. Il était tout à coup tellement heureux.

Elle s'accrocha à ses épaules et il caressa intensément son dos, laissant sa langue taquiner ses lèvres.

L'un comme l'autre se sentaient tellement bien et ils en voulaient tellement plus. Ils étaient affamés de l'autre.

Elle reprit sauvagement sa bouche alors, il pressa son érection à l'apex de ses jambes et avec dextérité, il relâcha le premier bouton de sa chemisette.

Marinette reprit alors ses sens et se détacha de lui. «Attends. Je dois t'expliquer quelque chose. C'est au sujet d'un garçon. Adrien. Celui dont je t'ai parlé tout à l'heure.»

«Oui, je vois. Alors, tu es sérieuse à son sujet? Ce n'est plus uniquement un crush ou parce que tu es une de ses fans?» s'amusa-t-il.

Blessé d'une part et espérant de l'autre, ChatNoir la suivit en dehors du lit.

«...Étais. J'étais sérieuse à son sujet. J'ai décidé de l'oublier.» expliqua-t-elle et descendant dans la partie inférieure de la chambre.

«C'est à cause de sa nouvelle attitude?» s'inquiéta-t-il.

«Pas du tout! Son repli sur lui-même n'est probablement qu'une passade. Je suis certaine qu'il est juste un peu perdu et qu'il va encore changer. Ce n'est pas une mauvaise chose qu'il se rebelle un peu et qu'il s'émancipe. Ce n'est pas ça le problème.»

Elle se campa sur ses pieds pour lui faire face et s'expliqua calmement: «J'ai tout essayé, je n'arriverai jamais à rien avec lui. Il m'a toujours traité en amie même au retour des vacances d'été lorsqu'on s'est retrouvé après une longue séparation. D'autre part, il aime Kagami et elle a raison, elle est parfaite pour lui. Son père ne m'aime pas et je suis certaine que si nous commencions doucement à nous rapprocher avec des sorties, les médias gâcheraient tous les bons moments. Lila ou Chloé s'assureraient que les paparazzis nous poursuivent et ne nous laisse jamais seuls en tête-à-tête.»

Il ne pouvait pas exactement lui donner tord. S'il sortait avec elle sans son masque, il ne pourrait lui offrir qu'une relation secrète. D'où l'évidence d'utiliser son masque pour la voir et être avec elle, en plus du principe de la nécessité de s'évader du manoir. Mais, l'avait-il vraiment toujours vu en amie? Oui, c'était du moins en partie vrai. Mais, il avait aussi du désir pour elle. Mais, il ne comprenait pas pourquoi c'était nécessairement contradictoire avec une relation de couple.

Les meilleurs couples naissaient bien dans l'amitié.

Plus il y réfléchissait, plus il avait envie d'avoir quelque chose de sérieux avec elle. Même s'ils n'avaient pas une relation traditionnelle, peut-être réussirait-il à la rendre heureuse? Ce serait tout simplement à elle de décider si elle l'acceptait lui tel qu'il était et le peu qu'il pouvait lui offrir.

Il n'était pas du tout inquiet qu'elle oublie son béguin pour l'Adrien idéalisé qu'elle connaissait. Il voulait se réinventé complètement de toute façon, elle avait vu juste. Avoir une toute nouvelle vie incluant sa personnalité secrète mais pas seulement.

«Mais, ce n'est pas pour autant que je veux sortir avec toi, Chat.» compléta-t-elle.

«Je pensais que j'étais ton héros?» sourit-il. «Et on était en train de s'embrasser juste là, je te rappelle.» il plongea et déposa un baiser sur le haut de son bras.

Elle recula et plaça sa main entre eux. «Oui, mais, je veux plus. Je veux autre chose. Je veux choisir quelqu'un avec qui ça pourrait vraiment marcher cette fois. J'ai perdu mon temps avec Adrien et je ne veux plus refaire la même erreur.»

Il attrapa sa main en se penchant et eu le temps d'y déposer un baiser avant qu'elle ne la retire comme si ses lèvres étaient brûlantes. De fait, il y a avait du feu dans son ventre et sur son visage. Il détestait ce qu'elle lui disait mais, cela ne faisait que le pousser à la vouloir deux fois plus.

Quand était-il devenu un salaud? Était-ce pour cela qu'il avait commencé à passer du temps avec Teddy? Parce qu'il aimait forcer les femmes? Pourtant, il n'aurait jamais osé s'en prendre à Marinette.

Il était devant elle avec ses pouvoirs et honnêtement, s'il était un salaud, il l'aurait simplement poussé dans un coin pour l'embrasser mais, ce n'était pas ce qu'il voulait. Il désirait qu'elle l'embrasse. Sinon, ça n'avait aucune valeur. Il voulait qu'elle le désire.

«Il n'y a rien qui soit plus efficace que de suivre son cœur, princesse.» contredit-il ce qu'elle disait en tombant à genoux pour embrasser sa cuisse. Elle repoussa son visage avec sa paume. «Écoute ce que tes sentiments te disent!»

Même si elle prenait soin depuis des années qu'il en découvre le moins possible sur elle, il savait tout de même qu'elle était un être de passion et qu'elle serait malheureuse si elle choisissait un copain sans l'aimer.

Elle recula encore d'un pas et reprit. «Peut-être mais, je n'ai pas envie de ça.» fit-elle en pointant de l'index son entre-jambe où son érection commençait à se voir.

Il pouffa de rire, sauta et atterrie sans un bruit derrière elle pour voler un baiser sur sa nuque, juste entre ses couettes et la chatouillant horriblement. Elle le frappa légèrement, sur la poitrine.

« Tu en as autant envie que moi.» fit-il avec assurance.

«Ce n'est pas vrai du tout!» s'indigna-t-elle, enragée et du feux dans les yeux.

Il plongea encore et déposa un baiser sur sa cheville. Elle étouffa un cri et retira sa jambe en vitesse.

«Tu dis peut-être non, mais ton corps dit oui encore plus fort.» s'amusa-t-il en chantonnant.

Il fit un nouveau mouvement et elle l'esquiva mais pas assez vite et il réussit à déposer un baiser sur son ventre.

«Chat!» s'indigna-t-elle encore en le repoussant par l'épaule.

Il s'appuya sur son bâton qu'il avait sortit plus vite qu'elle ne pu le remarquer et restant sans bouger, il expliqua: «Ton excitation est aussi évidente pour moi que la mienne pour toi. Tu ne peux rien me cacher. Et si toi, tu peux détourner les yeux et ignorer dans quel état tu me mets avec ta poitrine presque dévoilée de la sorte...»

Remarquant la chemise de coton de son pyjama toujours défaite, elle la referma d'un geste vif.

«Moi, je ne peux pas ignorer ce que mes sens aiguisés lisent en toi. Ton cœur se débat, tes yeux sont plus brillants, tu salives davantage et je l'entend quand tu parles. Mais, ton odeur! Ton odeur d'excitation emplie toute la chambre...» dit-t-il en inspirant et en expirant bruyamment «et m'intoxique au point où je ne peux plus penser à autre chose.» soupira-t-il théâtralement.

Elle resta silencieuse et examina son attitude. Lui aussi l'observait mais il n'avait pas besoin de chercher à la comprendre.

Même s'il avait mal de l'entendre dire qu'elle ne voulait pas être avec lui, il était simplement trop excité pour y réfléchir pour l'instant. Et ce n'était pas uniquement son odeur contrairement à ce qu'il avait affirmé. Cela venait aussi de lui-même.

Chaque fois qu'elle le repoussait, il avait de plus en plus envie d'elle. Son sexe était devenu douloureux et il avait envie de grogner pour lui faire peur comme un mâle s'approchant d'une femelle effarouchée, il en avait l'expression sur le visage.

«Ce n'est pas que tu n'as pas de qualités, Chat. Tu es quelqu'un de merveilleux.» reprit-elle sans se douter du sérieux de son état. «Et je suis persuadée qu'un jour, tu trouveras quelqu'un de parfait pour toi. Mais, cette personne, ce n'est pas moi. Tu n'es pas- Je ne te vois pas comme ça! Tu es le meilleur ami dont je puisse rêver! Et oui, je l'avoue, je te trouve bien foutu mais si on le faisait ce soir, ça gâcherait tout. Je ne serais même plus capable de te regarder dans les yeux. Ça se résume à ça et tu-»

ChatNoir ne disait plus rien depuis un moment, un sourire de vainqueur avait prit possession de son visage.

«Tu ne faisais que jouer avec moi, n'est-ce pas?» comprit-elle.

Son sourire s'épanouit encore. Elle avait mis longtemps à comprendre.

«La chasse est très importante pour moi.» lui révéla-t-il. «Plus tu me fuis, plus je t'adore et j'ai envie de toi, Marinette. À mes yeux, tu es plus brillante qu'une étoile. Parfois, la nuit dans mes rêves, j'imagine que je me réveille près de toi. C'est souvent ton sourire qui m'aide à affronter la journée.» assura-t-il d'une voix si amoureuse que s'en était presque déchirant.

Elle plaça sa paume sur son visage de découragement mais aussi pour chasser une douleur en elle. Qu'elle le veuille ou non, elle ne pouvait pas être avec lui. «On vit sur deux planètes tellement éloignées qu'il n'existe aucun territoire où on pourrait être ensembles.»

«Pourtant tu es devant moi et, je suis devant toi. Et il n'y a rien d'autre qui nous sépare que tout au plus un mètre d'espace et quelques épaisseurs de tissus. Les choses sont compliquées uniquement lorsqu'on veut qu'elles soient compliquées. Il n'en tiens qu'à toi de les rendre faciles parce que moi, je suis déjà d'accord avec l'idée.»

«Très bien, tu gagnes.» accepta-t-elle, lasse de protester. «Allonge-toi sur le lit. Je prends les commandes.» Au fond, si elle décidait vraiment de renoncer à Adrien, pourquoi ne se ferait-elle pas plaisir? Elle n'avait même pas encore parler à Luka, ni même décidé si véritablement elle voulait être avec lui.

«À vos ordres, votre altesse.» obéit le chat botté.

Il remonta sur son lit et s'allongea lascivement sur le côté sans perdre son sourire de chat du Cheshire, il avait déjà hâte de l'embrasser à nouveau.

«Ne te fais pas d'illusions trop vite, matou.» le détrompa-t-elle en remontant lentement les escaliers pour le rejoindre. «Ça ne veut pas dire que tu auras ce que tu espères.» Elle lui fit signe de se retourner pour qu'il soit sur le dos.

«Tu m'as dit que tu avais l'habitude que les gens se servent de toi selon leur bon plaisir comme si tu étais un objet? Alors je vais le faire aussi.» Elle s'installa sur ses cuisses. «Ça ne te gêne pas n'est-ce pas?»

«Nope. Tant que c'est avec toi. Je te fais confiance.» lui assura-t-il sincèrement et tendrement. Il était très heureux qu'elle accepte de jouer avec lui et que pour une fois elle accepte de ne pas tout prendre trop au sérieux.

«C'est bien ce que je pensais! Je vais me servir de toi comme d'un mannequin d'entraînement pour découvrir le genre masculin, puisque tu t'offres si gentiment. Je vais simplement t'utiliser pour parfaire mes compétences en matière de fellation.»

Il s'étrangla à moitié en entendant ses paroles. L'autre moitié réussit à reprendre son personnage arrogant et à répondre: «Oh! C'est trop gentil à toi, je t'en remercie d'avance mais, pourquoi me ferais-tu un tel cadeau? Tu viens de dire que tu prenais les commandes?» s'empourpra-t-il tout de même alors que ses oreilles de chat se tendaient et se détendaient.

«Dis donc, mon chaton, tu ne sais pas encore que la fellation est l'arme ultime des femmes pour dominer les hommes? Tu n'as jamais entendu dire qu'il fallait conquérir les hommes par l'estomac?» lui dit-elle avec la conviction du chasseur qui vient d'attraper sa proie. Elle glissa sur son corps pour se pencher vers son visage avec une expression prédatrice.

Un frisson parcouru l'échine du chaton en question, son sexe se redressa poussant contre le tissu de la combinaison trop serrée et il essuya ses lèvres vivement pour s'empêcher de baver.

«Es-Est-ce que tu crois que c'est la même chose pour les hommes qui font des cunnis aux femmes, d'après toi?» bafouilla-t-il. Il espérait vraiment que non parce qu'il avait toujours cette obsession pour le sexe de Ladybug qu'il voulait combler et dévorer mais il n'aurait jamais la possibilité de le faire si Ladybug se sentait diminuée par son geste.

«Pas d'après les femmes en tout cas.» éclata-t-elle de rire en détournant son regard qui le parcourait avec appétit. «Je pense que les femmes disent plus souvent que si on trouve un homme qui fait bien l'amour (ce qui inclus de bons cunnilingus) il vaut mieux s'assurer de le garder d'une façon ou d'une autre. Transforme-toi.» exigea-t-elle laissant mourir son rire.

Il sursauta de peur et bafouilla: «Mais je, mais-»

Elle roula des yeux et se pencha au-dessus de lui pour enlever l'oreiller sur laquelle sa tête reposait et la placer par dessus son visage.

Il la sentit se relever et il prononça la formule. Il sentit ensuite qu'elle attrapait la taille de son pantalon confortable avec des mains tremblant légèrement et il souleva le bassin pour la laisser retirer à la fois son vêtement et son sous-vêtement.

Il était aveuglé et exposé devant sa si précieuse amie, la mignonne princesse qu'il admirait tant pour son courage et donc il rêvait si souvent en terme tout de même très chaste. C'était bouleversant!

Il sentit ensuite la pression de son corps mince s'installant directement sur son torse et elle lui donna le signal. «Tu peux retirer l'oreiller, il n'y plus de danger.» l'informa-t-elle.

Il glissa un œil prudent pour découvrir qu'elle s'était installée tête-bêche sur lui. Tout ce qu'il voyait d'elle était sa culotte blanche mignonne et tentante reposant sur sa propre poitrine, à quelques centimètres de son nez.

Avec ou sans super odorat, son odeur l'intoxiquait toujours. Mais, en même temps, elle était complètement nouvelle. Son nez d'humain captait des odeurs différentes.

Il vit ensuite des étoiles en sentant des doigts sur son sexe. Délicats, innocents, timides, curieux, inexpérimentés, c'était si bon qu'il en versa quelques larmes!

Elle se redressa en position assise mais encore dos à son visage. Les doigts quittèrent son sexe pour découvrir ses abdominaux. «Ce n'est donc pas l'uniforme qui fait tout le travail pour te donner ce sex-appeal.» complimenta-t-elle.

Le sexe d'Adrien fit un soubresaut se redressant et retombant. Marinette s'arrêta, interdite à cette vue.

Adrien sourit parce que le mouvement involontaire avait ramené son attention au bon endroit.

Elle explora son gland du bout des doigts et se pencha pour goûter la peau de son sexe. Il était pantelant surtout qu'elle était assise sur sa cage thoracique et qu'elle lui coupait le souffle mais, il adorait aussi.

Il plaça ses mains sous sa tête pour s'empêcher de l'attraper par les hanches.

Se glissant complètement sur lui, elle parcourut l'intérieur de ses cuisses le plus loin qu'elle le pu. Il manqua de s'étrangler à la vue de la partie de sa culotte coincée entre les lèvres de son sexe, là, juste sous son nez. Il aurait certainement toujours cette vision gravée sur sa rétine le lendemain pendant qu'il nettoierait la cour du manoir.

Elle déposa un baiser sur son sexe puis se redressa afin de mieux glisser puis, elle le prit directement en bouche. Elle emplit tout l'espace disponible, le prenant presque entièrement.

À sa grande honte, Adrien se mit à râler avec un bruit de gorge. Son sexe relâcha un filet de précum en continu. Et c'était si chaud et humide.

Puis, il sentit la langue de Marinette entrer timidement en action contre sa peau tendue et sensible.

Elle le ressortit et il sentit la fraîcheur de la pièce sur sa peau couverte de salive.

Elle le masturba de sa main et se pencha de nouveau pour sucer le gland et en parcourir minutieusement chaque centimètre.

«Hum, oui, Princesse. Prends-moi.» soupira-t-il de désir lorsqu'elle fit un plus grand plongeon que les autres pour le prendre tout à coup en entier durant un instant.

La respiration d'Adrien se fit sifflante et plus forte. Il remit l'oreiller sur son visage pour museler le son mais dans le nid douillet où ils se trouvaient, les bruits qu'il faisait envahissaient toute la pièce.

Elle se mit à le pomper et la pression augmenta dans le bassin d'Adrien.

«Je-» tenta-t-il. Mais, il s'interrompit parce que déjà Marinette le rassurait d'un tapotement sur la cuisse et qu'elle n'avait pas délaissé son rythme.

Il expédia trois grands jets dans la gorge de cette fille qu'il vénérait et deux larmes sortirent du coin de ses yeux.

Il reprenait lentement son souffle mais, un instinct en lui le poussait à en vouloir plus.

«C'est à ce moment que je te demande en mariage si je comprend bien?» plaisanta-t-il avant de s'éclaircir la voix qui était monté trop haut dans les aiguës.

«Si tu es encore capable de plaisanter, c'est que je n'ai pas bien fait mon travail. J'espérais avoir un peu la paix.» ronchonna-t-elle.

Il ricana mais, bien vite, il demanda et touchant doucement sa hanche. «C'est mon tour de te faire du bien alors?»

«Je me lève tôt demain.» rappela-t-elle. «Je te donne une minute pour sortir d'ici.»

Il laissa retombé sa tête sur l'oreiller. Les femmes allaient le tuer un jour!