À la grande stupéfaction de Marinette, Alya et Nino, Lila réussit à se faufiler hors de la désapprobation des autorités de l'école et de beaucoup des autres élèves de la classe. Elle était de retour le lendemain comme si elle n'avait rien fait de mal.
Et à nouveau, la classe était divisée entre ceux qui croyaient Lila lorsqu'elle affirmait qu'elle avait souffert de la situation, ceux qui attendaient le retour d'Adrien pour émettre un jugement, ceux qui s'en foutaient carrément (voir Alix) et ceux qui comme Marinette étaient abasourdie qu'elle soit encore tolérée dans l'enceinte de l'école.
Adrien n'était pas présent ce jour-là parce que son père et Nathalie avaient tous deux trouvé des prétextes pour ne le laisser retourner en classe que le lundi matin.
Son père voulait lui faire subir une séance complète et en profondeur dans un salon d'esthétisme pour faire disparaître toutes traces que la vie dissolue d'Adrien aurait pu lui occasionner. Son apparence extérieure devait être impeccable pour les médias. Il avait aussi demandé à Nathalie de le faire réviser les matières scolaires afin qu'il n'ait pas l'air d'avoir perdu son temps. Mais, six jours semblait un peu excessif pour un brin de camouflage. Adrien pensait surtout que son père voulait s'assurer d'avoir à nouveau le contrôle sur la situation et laisser le temps aux médias d'oublier.
Nathalie voulait qu'il signe un contrat de mannequin comme n'importe quel autre employé de la compagnie. C'était un bon revenu dans un métier beaucoup plus sécuritaire que d'autres emplois étudiants selon elle. (Elle parlait comme si l'incident avec Lila n'avait jamais existé.) Et cela permettrait à Adrien de revenir dans les bonnes grâces de son père.
Seulement, Adrien hésitait. Il ne voulait pas s'engager pour deux ans auprès de la compagnie de son père. Il avait peur des petites clauses. Mais Nathalie lui avait promis qu'elle ferait en sorte que son père le laisse libre de mener sa vie à sa façon pourvu qu'il travaille comme mannequin et qu'il ne crée aucun scandale.
Pouvoir marcher librement dans les rues de la ville, sortir du manoir dès qu'il le voulait. Avoir le droit de manger ce qu'il avait envie et pouvoir faire de l'exercice. Choisir son domaine d'étude et de plus, avoir un bon revenu pour les payer, c'était assez tentant.
Et donc, avec tous ces délais, Adrien n'était toujours pas en classe le vendredi. Le matin, Marinette avait rencontré la direction avec son très officiel titre de représentante de classe. Elle appréhendait la confrontation entre Lila et Adrien le lundi au retour.
Par contre, le toujours très ambivalent proviseur ne savait pas qui favoriser entre les deux élèves. Il voyait bien qu'il y avait dissension. Mais, lorsque Marinette proposa de placer Lila dans une autre classe, le directeur objecta qu'il n'avait pas plus de raison de déplacer la demoiselle qu'il n'en avait d'attribuer un nouveau groupe à l'élève qui revenait en cours.
Frustrée et désenchantée, Marinette retourna avec une mine sombre en classe faire un rapport de ses résultats à ses amis.: «Il dit qu'il ne peut pas tenir compte de l'attaque de Lila parce qu'elle n'a pas eu lieu dans l'établissement et qu'aucun rapport ni des policiers ni de la part de Monsieur Agreste ne lui est parvenu.»
«On réessayera lorsqu'Adrien sera ici. Il peut encore porter plainte.» la rassura Alya. Elle ne partageait toujours pas le même niveau de méfiance que Marinette pour la détestable tricheuse mais voulait maintenant elle aussi protéger Adrien de sa convoitise maladive.
Seulement, ce jour-là, la cible de Lila n'était pas Adrien, c'était Marinette.
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Lorsque le soleil s'inclina vers l'horizon, Marinette regagna sa chambre et soupira... juste avant de se laisser aller quelques secondes à une bonne crise de colère. Lila avait gagné.
Une petite victoire, ce n'était pas la fin du monde pour la plupart des gens mais, elle avait remporté un match important contre Marinette.
La jeune élève avait été renvoyée de l'école pour toute une semaine. Personne n'avait voulu écouter son point de vu. Certains avaient même insinué, (bon, Lila avait insinué mais, le mot avait circulé.) que Marinette avait agit par vengeance parce que son adversaire n'avait finalement pas été suffisamment punit à son goût pour son mauvais comportement.
Marinette détestait que les actes de Lila ne soulèvent jamais l'indignation, qu'on lui pardonne toujours tout à cause de son regard de biche et qu'elle-même soit beaucoup trop intègre pour jouer dans le même registre.
Et elle détestait aussi l'idée de ne pas être présente lundi matin lorsqu'Adrien retournerait en cours.
Face à l'inquiétude de Tikki causé par son l'éclat de colère aussi subite qu'explosif qu'éphémère de Marinette, cette dernière rassura sa kwami, elle avait juste eu besoin d'extérioriser quelques frustrations, rien de bien extraordinaire.
«En plus Tikki, je crois que je vais adhérer à la méthode de ChatNoir pour une fois. On a une première séance de jeux ce soir. Si c'est quelque chose qui le détend en règle générale, je peux toujours essayer de voir si ça me fera du bien aussi. Je ne peux pas aller moins bien en passant la soirée avec mon meilleur ami.»
«Bien parlé, Marinette!» la félicita la kwami qui soulignait chaque effort de sa porteuse à voir le bon côté des choses.
Au moins, elle avait gagné contre ce sentimonstre qui lui ressemblait. Ils venaient de se battre contre le Papillon et Mayura et ils étaient encore vivants pour le raconter. Marinette se dit que le point de vue positif serait de se dire que c'était une victoire pour Paris et que cela méritait d'être fêté.
Même si, de son point de vu, elle espérait qu'ils découvrent rapidement une façon d'être plus fort que leur adversaire parce que pour l'instant, la lutte contre le terroriste était loin d'être gagnée.
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Ladybug était déjà présente dans l'appartement vide et en rénovation qu'ils avaient choisit comme cachette lorsque ChatNoir arriva.
Elle avait avec elle un petit sac et elle souriait bizarrement. ChatNoir trouvait aussi qu'elle soupirait beaucoup.
«Tu euh-» si Ladybug avait pensé que tout irait sans aucun accros, elle s'était trompée. En croisant le regard de ChatNoir, le souvenir de la douleur qu'elle y avait lu durant la journée lui revint en mémoire.
«J'ai bien travaillé cette semaine.» lui raconta-t-elle fièrement un peu trop nerveusement.
«Tant mieux, parce que j'ai vraiment besoin de me détendre après la semaine que je viens de vivre... et notre combat d'aujourd'hui.» la remerciait déjà le héros avec soulagement.
Ladybug se précipita pour le serrer dans ses bras. La lutte avait été rude pour eux mais ChatNoir avait souffert de la décision sans appel de sa partenaire d'occulter complètement leur relation. Elle avait répété qu'elle ne serait jamais avec lui et il n'avait pas aimé entendre ses mots même s'il savait ce qu'il en était en réalité pour elle. Le fait est qu'il n'aurait probablement jamais plus que le titre de copain dans sa vie.
Elle se dégagea rapidement avec un entrain excessif. Il l'avait rarement vu manifester autant d'effervescence nerveuse mais il se dit que cela devait venir de sa vie en dehors des combats, celle qu'il ne connaissait pas.
«D'abord, il y a ceci.» Elle tira trois masques du sac. Un noir et un rouge imitant leurs masques et un troisième, bleu électrique mais sans trous pour les yeux.
«Tu phantasmes sur l'idée de m'aveugler ou tu veux en profiter pour faire quelque chose que tu ne veux pas que je vois?» s'amusa-t-il en pointant ce dernier.
«C'est juste par hasard. Je ne savais pas ce que tu aimais précisément. Je ne l'ai juste pas terminé contrairement aux autres. Je ne suis dit que ça pourrait s'avérer utile.» s'expliqua-t-elle. «Ensuite, il y a ces cordes que j'ai préparées. Je ne savais pas ce que tu aimerais...»
Elle avait apporté plusieurs petites longueurs de différentes sortes de corde. Des plus rigides au plus souple. Larges ou minces, des foulards. Il y avait même une corde faite de bandes de tissus tressés et une liane de perle.
«Tu es merveilleuses.» la complimenta-t-il les yeux brillants d'admiration. «Tu vois toujours à tout. Merci d'en avoir fait autant. Tu n'aurais pas dû mais je t'en suis reconnaissant. En vrai, je ne sais pas ce que j'aime, je n'ai jamais essayé ce genre de bondage.»
«On va pouvoir le faire ensemble!» déclara-t-elle joyeusement. Mais, il avait l'impression que c'était pour le rassurer. Elle lui avait bien dit qu'elle n'était pas attirée par ce genre de chose.
«Bon» fit-elle nerveusement en touchant plusieurs choses un peu pour rien. «Tu retires ta transformation et tu enfiles ce masque? Euh, je veux dire: Enfile-ça.» se corrigea-t-elle, changeant sa question polie en ordre plus ferme.
«À tes ordres, ma Lady.» sourit-il parce qu'elle était tellement mignonne.
Heureusement, elle ne le vit pas parce qu'elle ferma les yeux et les couvrit de ses mains.
Adrien, portant le masque, lui annonça: «C'est fait et maintenant?»
Elle releva le visage et le regarda. Il portait un pantalon confortable et un t-shirt. Le genre de vêtement qu'il aurait pu porter pour dormir. «Retire ton t-shirt.» instruisit-elle un peu plus sèchement.
Elle glissa ensuite sa main gantée sur sa poitrine nue et ramena ses poignets dans son dos. Elle les attacha avec une corde de coton tout à fait ordinaire et douce.
Il sourit, confortable avec la sensation toute simple.
«Avant d'aller plus loin, je ne pense pas qu'on en ait besoin aujourd'hui mais, on devrait choisir des mots pour tout arrêter.» reprit-elle.
«Euh, oui, d'accord.» fit ChatNoir. «Alors, peut-être "école" ou "piano" pour moi.»
«Piano, c'est bien. Et facile à comprendre.» approuva-t-elle.
«Et pour toi, ça pourrait-être "travail". C'est un bon turn-off en règle générale.» se moqua-t-il doucement d'elle.
«Pourquoi j'aurais besoin d'un mot pour moi?» se surprit-elle. Elle était présente pour lui, pour l'aider. Ça n'avait rien à voir avec elle.
«Et bien, si je te fais un massage des pieds et que ça chatouille trop, il vaut mieux prévoir...» plaisanta-t-il.
«T'es bête, Chaton! Mais, bon, allons-y comme ça.» accepta-t-elle.
Placée derrière lui, elle glissa ses mains sur sa poitrine et caressa un instant ses mamelons avant de les pincer doucement à quelques reprises.
«C'est bon comme ça?» lui demanda-t-elle. Le souffle d'Adrien était déjà plus profond.
«Oui, tu peux le faire plus fort.» l'autorisa-t-il, les yeux fermés de plaisir.
Elle poursuivit comme il l'avait demandé mais alternait entre plus ou moins fort.
Après un temps, elle arrêta pour passer à un autre phantasme. Mais avant, elle lui donna une grande claque sur le postérieur. Il sursauta et sauta de surprise. Son corps se tendant et s'arquant.
Il se retourna vers elle pour la voir sourire moqueusement de sa réaction. Elle lui fit alors signe de se détourner pendant qu'elle choisissait une nouvelle corde dans le sac.
Elle prit cette fois, la corde la plus raide, tissée avec des fibres synthétiques et faite pour attacher des véhicules récréatifs.
Elle ne donna d'abord que des coups légers sur ses fesses toujours couvertes du pantalon mou.
«Tu aimes?» demanda-t-elle.
«Oui» répondit-il d'un souffle. Son sexe se tendait et pulsait dans son vêtement.
«Plus fort.» instruisit-elle «Si tu aimes donne-moi envie de continuer.»
«S'il-te-plaît, n'a-n'arrête pas, c'est très bon.» lui réclama-t-il.
Mais, elle arrêta pourtant.
Elle lui flanqua une nouvelle claque sur le derrière et cette fois, Adrien laissa partir une petite plainte sexy.
Elle baissa la taille élastique de son pantalon sur ses cuisses et avec une hésitation, fit de même avec le sous-vêtement.
Elle s'apprêtait à le frapper de nouveau mais avec la corde de tissus tissée. «Tu pourrais, changer la corde de mes poignets?» lui réclama-t-il.
«Tu voudrais quoi à la place?» demanda-t-elle en s'avançant vers son choix.
«N'importe quoi, ce n'est pas assez serré. Trop élastique.» lui expliqua-t-il.
La nouvelle corde mordait sa peau et il préférait. Elle en profita aussi pour le faire mettre à genoux et lia ses chevilles avec une corde semblable. Ses chevilles étaient séparés l'une de l'autre pour qu'il soit toujours stable sur ses genoux et elle relia cette entrave aux poignets.
Elle recommença alors à le frapper doucement entre le haut des épaules et la partie rebondie des fesses.
«Tu vas toujours bien?» demanda-t-elle.
«À merveilles. Tu peux y aller plus fort. Pour l'instant c'est comme un massage.» lui expliqua-t-il.
«Il faudra que tu inscrives tout ce que tu aimes avec une note de un à dix je pense.» s'amusa-t-elle.
Elle continua de le frapper avec beaucoup de force mais, la corde ne pouvant pas le blesser, il ne ressentait aucune douleur. Il ressentait par contre les coups et l'idée d'être frappé lui faisait du bien.
Sa respiration se coinçait constamment dans sa gorge et son sexe était dressé de plaisir. Parfois, une petite plainte misérable qu'il ne pouvait contenir lui échappait sans qu'il ne puisse s'en empêcher et une larme coula sur sa joue.
Elle s'arrêta, s'agenouilla devant lui et releva son visage en empoignant une poignée de mèches blondes, mais toujours la main douce.
Le geste lui tira une plainte de plaisir et son sexe pulsa dans le vide.
«Tu vas toujours bien?» demanda-t-elle avec inquiétude.
Plus de larmes inondèrent ses joues. «Oh oui.» lui assura-t-il. «C'est juste que je suis bouleversé. Je n'ai jamais ressentit des sensations comme celles-là.»
«T'es trop mignon.» s'émue Ladybug avec un rictus. «Je continue alors?»
Elle attendit à peine qu'il ait hoché la tête, elle était déjà debout et préparait autre chose.
Des lanières de cordes étirées au sol, elle le fit s'agenouiller sur le relief que cela créait désagréablement dans ses genoux et ses mollets.
Elle le ficela ensuite avec une corde qu'elle avait attachée à son cou puis descendue en spirale le long de son corps. Elle serra un bon coup avant le lier la corde à la hauteur de ses genoux.
Il la sentie ensuite devenir plus nerveuse. Il remarqua qu'elle avait frotté ses paumes sur ses cuisses comme pour en chasser la moiteur alors que c'était impossible avec l'uniforme.
Elle se positionna alors sur le côté et sa main frappa la partie rebondie de son derrière.
Il fut surprit. Il grogna de surprise. Il fut déstabilisé par la surprise. Et grogna en travaillant pour garder son équilibre.
Ce fut alors que les choses commencèrent à moins bien aller.
Elle le frappa encore avant qu'il ne soit prêt. La sensation de la corde qui l'entourait le dérangeait. Il voulu lui demander de la retirer mais, elle lui donna une autre fessée qui lui coupa le souffle.
«Ma Lady...» commença-t-il avec incertitude, alors qu'elle le frappait de nouveau et qu'il serrait les dents.
Son autre main, celle qui le gardait en place par l'épaule en tremblant de nervosité.
«Je vais bien, ne t'inquiète pas.» l'assura-t-elle sans qu'il ne la croit.
Elle le frappa encore et encore avec pour seul résultat de lui donner envie qu'elle enfonce quelque chose dans son anus et qu'elle le détache complètement.
Mais, les fessées lui faisaient perdre de plus en plus l'équilibre, il avait peur de tomber au sol et les cordes étaient cruelles sous ses genoux au moindre mouvement.
«Je- s'il-te-plaît- Piano! Piano!» s'exclama-t-il. Mais, elle poursuivit tout de même respirant avec difficulté et des larmes montant à ses yeux.
Sa main se fit moins précise alors qu'elle éclatait carrément en sanglot et il appela simplement Plagg pour qu'il le transforme.
Elle se jeta sur l'arrière pour s'éloigner de lui et avec sa force de héros et ses griffes de chat, il se libéra lui-même.
Il la retrouva appuyée de côté contre le mur, les épaules tombantes et défaite par la honte et l'échec.
Il s'agenouilla doucement devant elle pour ne pas l'effrayer.
«Je suis désolée!» se lamenta-t-elle dès qu'il toucha son épaule du bout des doigts. «J'étais trop dans mon rôle. J'ai dépassé les bornes. Ce n'est pas facile je prétendre être quelqu'un qu'on est pas. Je pensais juste que je me devais d'être cruelle et j'ai fait tout de travers.»
«Hé, ce n'est pas grave.» fit-il tendrement pour la calmer.
«Si c'est grave!» le contredit-elle. «J'aurais tellement voulu être capable de faire ça pour toi. Je ne veux pas que tu demandes à une autre personne. Pour toi, c'est érotique.» pleura-t-elle. «Je veux être ta partenaire sexuelle, je ne veux pas que tu ailles voir ailleurs! Mais, je suis juste une incapable avec ça comme avec tout le reste. Je suis égoïste et méprisable. Je t'ai presque blessé.»
«Pas du tout.» la rassura-t-il. «Ce n'était pas les coups que je n'aimais pas. Ils ne me dérangeaient presque pas. C'était la dernière corde qui posait problème pour moi. Mais, il y avait quelque chose que tu n'aimais pas non plus, n'est-ce pas?»
Elle baissa un regard honteux sur ses mains tordue de nervosité. «Je n'ai pas envie de te blesser.» avoua-t-elle. «J'avais peur de te faire mal. Je t'aime et je trouve ton corps magnifique. Il est fait pour être touché avec amour et non pas avec violence. Et aussi... frapper quelqu'un ce n'est pas moi.»
«Je comprend et je ne te le demande pas.» accepta-t-il.
«Mais, je ne veux pas te perdre!» répéta-t-elle.
«Il y a des tas de choses que j'aime autre que les coups. Ce n'est même pas ce qui m'excite le plus.» expliqua-t-il.
«Ce serait quoi alors? Tu as dit que tu aimais souffrir.» rappela-t-elle.
«J'aime encore plus l'idée d'être soumis que celle d'être frappé.» admit-il. «J'aime plus l'idée d'être corrigé physiquement que de recevoir directement une correction. Et je t'ai promis de te guider pas à pas. Alors, c'est ce que je vais faire. Mais, je n'aime pas l'idée de rester sur un échec. Si tu t'en sens capable, j'aimerais qu'on recommence mieux dès ce soir.»
«Si tu veux.» fit-elle d'un ton incertain «Je suis d'accord sur l'idée de ne pas rester sur un échec mais, je ne sais pas où nous orienter.»
Il s'étira pour atteindre le masque rouge qui gisait au sol et lui présenta à la hauteur de ses yeux. «Si tu t'en sens la force, j'aimerais essayer autre chose. Je voudrais te faire du bien.»
Elle accepta le masque et il poursuivit: «Pas de plan à suivre, juste nos envies et être à l'écoute de l'autre. On va laisser nos désirs naturels nous guider pas à pas vers l'inconnu en faisant confiance à notre instinct.»
«Et si je n'ai pas ce qu'il faut pour te suivre?» s'inquiéta-t-elle.
«Je te rencontrerai à mi-chemin. Je ne veux pas t'imposer ma sexualité en t'obligeant à étouffer la tienne. De toute façon, si tu es comme moi, nos vies sexuelles commencent tout juste. Nos envies vont évoluées avec nous. Et je te garantie une chose. Tu ne me perdras pas. Je suis complètement à toi. Je t'appartiens.» la rassura-t-il.
Pour sceller cette promesse, il l'embrassa comme tous deux en rêvaient depuis de années. Un vrai baiser passionné et qui faisait trembler le sol. Un baiser où il la serrait dans ses bras et où les sentiments l'emportaient sur le reste.
C'était une promesse et un cadeau à la fois.
Les mains de ChatNoir s'égarèrent sur son corps et la firent frissonner alors que les bras de Ladybug s'accrochaient avec désespoir autour de son cou.
Elle ne voulait pas qu'il s'éloigne mais, ses mains qui parcouraient son corps lui causaient un appétit dévorant pour plus de contacts. «Ferme les yeux.» lui ordonna-t-elle avec assurance.
Sa voix affamée lui causa des frissonnements à son tour. Il sentit son sexe se réveillé juste au son de sa voix. Comme un animal de compagnie se réveillant à l'appel de son maître.
«Transforme-moi.» souffla-t-elle contre ses lèvres et tout à coup, elle devint tellement plus chaude sous ses mains gantées.
Presque sans qu'il n'y pense, ces mains glissèrent sous le t-shirt qu'elle portait. Ses pouces formaient de petits cercles sur sa taille alors que ses grandes mains s'emparaient de ses côtes.
Sa bouche quitta ses lèvres. Maintenant qu'elle n'était plus Ladybug mais la fille sous le masque. Il ne pensait qu'à lui faire sentir à quel point il l'aimait tel qu'elle était.
Les caresses de sa bouche descendirent entre ses seins et ses joues s'enflammèrent en comprenant qu'elle n'avait pas mis de soutien. Il n'en poursuivit pas moins sa descente et couvrit son ventre d'une pluie de baiser.
Sans même lui retirer ses vêtements pour éviter d'envahir ses limites, la bouche de ChatNoir trouva son entrejambe.
Il avait découvert assez tôt, qu'il pouvait courir aussi vite sur quatre pattes que sur deux jambes, presque plus même. Un jour avant qu'il commence à l'éviter, alors qu'il courrait autour d'elle, il avait licher sa hanche avant d'y frotter la joue et les côtes par jeu.
Il s'était subitement retrouvé avec l'apex de ses cuisses au bout de son nez. Il en gardait depuis une fascination pour les mystères que pouvait dissimuler cet endroit.
Il redécouvrait, ce soir-là, cette fascination qu'il avait ressentit pour son sexe. Il y frotta son nez et ses joues, capturant son odeur personnelle avec ses sens développés.
Ce n'était pas une bonne ou une mauvaise odeur, simplement tellement elle. Et cette odeur était sa maison, la famille qu'il voulait. Cette odeur le rassurait parce que c'était la sienne à elle.
Cet endroit entre ses cuisses était celui où cette odeur était la plus intense et il aurait voulu s'y lové et y faire la sieste en toute confiance.
Mais, ce n'était pas le moment pour lui de s'endormir. Il voulait lui prouver qu'il pouvait la satisfaire aussi pour qu'elle ait simplement le désir d'avoir des relations avec lui et pas uniquement parce qu'elle pensait devoir le faire pour le garder.
C'était tellement faux! Il serait toujours à elle tant qu'elle voudrait de lui. Et même si elle le chassait, il savait qu'il en faudrait encore beaucoup plus pour qu'il se décide à arrêter de la supplier de le reprendre.
Il lui appartenait. Il lui appartenait déjà même si elle n'était pas certaine de vouloir de lui.
Ses doigts trouvèrent son entre-jambe et il la caressa. Lorsqu'il eu trouver un point plus sensible et que sa caresse accéléra sa respiration, il y laissa une main qui y fit de petits mouvements précis pendant que l'autre reprenait l'exploration.
Elle étouffa un blasphème entre ses lèvres et se dégagea pour retirer son jean à la grande déception de ChatNoir qui détesta perdre ce contact. Mais, il se garda bien de le lui dire.
Elle hésita ensuite. «Est-ce que tu es certain que ça ne te dérange pas de ne pas avoir de relation complète?» demanda-t-elle en détournant le regard.
«Sûr et certain.» lui assura-t-il en la ramenant dans ses bras pour la rassurer. «Je ne veux pas prendre mon plaisir, je veux t'en offrir.» affirma-t-il.
«Mais, tout à l'heure... tu avais une érection... Tu aurais peut-être préféré que je t'aide aussi.» poussa-t-elle.
«Tu n'es pas prête n'est-ce pas?» valida-t-il. Il voyait bien que c'était trop tôt pour elle.
Elle secoua la tête. «Il y a encore beaucoup de choses qui me font peur par rapport à tous ça. L'avantage de te satisfaire sexuellement avec d'autre méthode moins traditionnelles, c'est que je n'avais aucune possibilité de tombée enceinte. Je suis très fertile en tant que Ladybug.» s'excusa-t-elle avec une grimace navrée.
«C'est ma délivrance qui est dangereuse dans tout ça. L'idée de ne pas avoir le droit de jouir m'excite beaucoup. J'adore l'idée que tu sois la seule à avoir le droit d'être satisfaite et pas moi. Les récompenses n'en seront que meilleures lorsque tu jugeras que je les aurai mérité.» lui confia-t-il.
Avec empressement, elle retira sa culotte et présenta son sexe nu, sans barrière de tissus et sans rideau de pilosité, offerte à son regard. «Applique-toi dans ce cas si tu veux mériter ma reconnaissance.» lui commanda-t-elle.
Lui se jeta avec ferveur et passion sur son sexe. Le dévorant comme il avait dévoré sa bouche un peu plus tôt. C'était tellement bon qu'il en versa des larmes.
Enfin, il y avait droit. Il avait le droit de toucher sa lady. Elle s'ouvrait à lui et lui faisait confiance avec son cœur et sa fragilité.
Enfin, il avait le droit de prouver sa valeur à quelqu'un qui comptait pour lui.
Avec sa bouche, il fit l'amour à son sexe. Avec tendresse, avec générosité, avec tellement d'amour qu'il avait à donner. C'était si bon d'être accepté. De sentir que quelqu'un jugeait que ce qu'il avait à offrir en valait la peine.
Sa langue ne cessait de parcourir l'espace entre l'entrée de son sexe et son clitoris. Elle avait déjà joui trois fois contre ses lèvres sans avoir le véritable orgasme.
Il s'écarta très légèrement pour retirer sa transformation et se débarrasser de ses griffes. Mais, son regard tomba sur l'expression de son visage.
Elle était là, sous lui, parce qu'il y avait longtemps que ses jambes s'était dérobées. Ses mamelons dressés qu'il devinait au travers de son haut blanc en coton, sa taille fine, ses cuisses et ses hanches appétissantes, ses lèvres entrouvertes, sa chevelure décoiffée. «Tu es la plus belle femme du monde.» lui assura-t-il avec émerveillement.
Doucement, il glissa sa main sous le t-shirt blanc qu'elle portait et il trouva un des mamelons dressés pour le pincer délicatement et le caresser du pouce.
Il se pencha ensuite pour trouver son clitoris avec ses lèvres pendant que le bout de ses doigts s'aventuraient délicatement en elle. Doucement, un tout petit peu à la fois. Explorant chaque recoin de l'entrée du centre de sa féminité.
Se laissant guider par sa respiration et la raideur qui parcourait ses muscles, il l'amena peu à peu vers l'explosion.
Il l'accompagna lentement dans sa redescente depuis les étoiles, il aurait voulu la serrer contre lui mais ne savait pas si elle l'accepterait. Par contre, il n'aima pas la voir vivre ces instants sur ce sol froid et l'installa sur sa cuisse.
Frissonnante et détendue, elle se serra contre lui pour retrouver son souffle.
