Le lendemain, Nathalie lui assura qu'il resterait mannequin soliste donc, il n'y aurait aucune histoire de baiser dans sa carrière de mannequin, rien de trop sensuel non plus. Adrien signa donc le contrat.
Après une courte mais sérieuse conversation avec son père, Adrien vit les grilles du manoir s'ouvrir devant lui. Bien camouflé sous son hoodies, son chapeau, ses lunettes et ses verres colorés, Adrien retrouva Nino dans la rue.
«Je l'impression de t'attendre à ta sortie de prison, mec!» s'amusa le mulâtre.
«Je suis certain que cette impression est encore pire pour moi, mec!» lui répondit Adrien en le saluant d'un high-five.
«Arrange-toi simplement pour que ça n'arrive jamais pour vrai.» conseilla l'autre.
«Je te promet que si ça arrive, ce ne sera pas intentionnel. J'ai promis à quelqu'un de spéciale ne plus faire de bêtises et en échange elle a décidé d'être plus présente dans ma vie. Et c'est juste merveilleux.» le rassura Adrien alors qu'ils empruntaient le trottoir vers l'endroit où ils avaient prévu un peu plus tôt d'aller manger.
«T'as une copine?» s'étonna Nino à qui aucune des candidates potentielles de sa connaissances n'avaient fait de révélations.
«Rien d'aussi formel. Juste de bons amis qui aiment passer du temps ensemble.» précisa Adrien.
«Amis ou ...amis?» questionna Nino avec un drôle de regard.
La première réponse d'Adrien fut de le regarder du coin de l'œil avec un sourire canaille. «On s'est pas fait de promesse. Je sors tout juste de prison je te rappelle. Je profite tout juste de ma liberté, du soleil et de l'air pur. Pour l'instant je ne pense à rien d'autre qu'à aujourd'hui..»
Après les hamburgers, Nino amena Adrien se défouler dans les arcades et ils firent une longue balade jusqu'au square du temple pour le simple plaisir de parcourir les rues parmi les gens en toute normalité.
Mais au retour vers leur quartier, Adrien leva un sourcils lorsque Nino se dirigea dans la direction générale de la résidence Agreste plutôt que vers son propre appartement.
Il suivit cependant sans poser de question jusqu'à ce que Nino s'arrête pour sonner à la grille de l'hôtel particulier des Kubdel.
«Nino?» demanda-t-il simplement.
«J'y suis pour rien, tu demanderas aux filles moi, j'assure juste la livraison du colis.» se défendit son ami.
«Parce que je suis un colis maintenant? Traite-moi de fardeau pendant que tu y es!» se moqua le blond alors que la grille s'ouvrait avec un avertissement et que Nino le guidait vers la verrière derrière la maison.
«Hé, tu sais comment sont les filles. Elles obtiennent toujours tous ce qu'elles veulent même lorsque ce qu'elles veulent c'est nous.» déplora l'adolescent.
«Oh, ça je sais!» s'amusa Adrien.
Toute la bande s'amusait déjà dans la verrière. Kim, Ivan, Alya et Alix faisait une partie de billard et les autres les encourageaient ou discutaient plus loin.
Mais tous arrêtèrent ce qu'ils faisaient pour venir les saluer.
Adrien était rouge et ému de voir que ses amis ne lui avaient pas tourner le dos malgré sa longue absence et la mauvaise passe qu'il leur avait présenté.
«C'est en quel honneur cette fête?» demanda-t-il pendant qu'il faisait la bise aux filles et des "check" avec les garçons.
Tous se retournèrent vers Marinette au deuxième rang près de Kagami et qui lui rappela timidement: «Je t'avais promis toute une nuit en groupe pour le jour où tu serais enfin libre.»
Il s'avança vers elle, la prit dans ses bras et la fit tournoyer une fois. «T'es pas croyable!» la complimenta-t-elle. «Elle est incroyable cette fille!» assura-t-il à l'assemblée.
Des ricanements polis et des approbations mais avec un peu de malaise s'élevèrent autour de lui. La plupart avait détourné le regard. Certains ne faisait même pas l'effort de cacher qu'il y avait un problème.
«Qu'est-ce qu'il y a?» demanda-t-il directement à Marinette avec une sérieuse inquiétude.
«Rien du tout!» assura-t-elle sans qu'il ne la croit «Viens, je vais te montrer ce que je t'ai apporter.» tenta-t-elle mais, quand elle tira sur sa main, il ne bougea pas du tout et la ramena près de lui.
Sans un mot, il attendit patiemment qu'elle avoue ce qu'elle cachait. Tous avaient décidé de passer par dessus les différents de la classe et de faire comme si rien n'avait changé la veille pour ne pas gâcher l'événement. Mais, il était clair dans l'esprit de tous qu'Adrien ne participerait pas à la fête sans connaître le fin mot de l'histoire.
Marinette lui résuma toute l'histoire en lui donnant sa version. Elle était calme mais il y avait des larmes sous ses paupières.
Adrien l'écouta patiemment et tentant amicalement de la réconforter avec ses gestes. Il détestait voir sa belle princesse être malheureuse. Quelque chose de primal et d'animal ne fonctionnait pas en lui. Il avait peur et voulait la défendre parce que s'attaquer à elle, c'était encore pire que de s'attaquer à lui.
«Elle l'a fait pour se venger de moi.» déclara-t-il simplement à la fin du récit.
«Comment tu peux condamner aussi facilement Lila alors que tu n'as eu que la version de Marinette?» demanda Nathaniel parmi tous les autres.
«Parce que Marinette et Lila se détestent mais Lila est celle qui a tout à gagner dans l'histoire. Marinette n'avait aucun intérêt à voler des réponses d'examen, un collier qu'elle pouvait reproduire par elle-même ou à blesser quelqu'un.» répondit simplement Adrien. «Par contre, si Marinette est exclue de l'école et qu'elle perd votre confiance, Lila a tout à y gagner.»
«Je ne peux pas m'imaginer quel intérêt Lila trouverait à être aussi méchante.» dit Rose.
«Elle peut se venger de Marinette parce qu'elle a tenté de la discréditer. Elle peut vouloir m'atteindre parce que je l'ai repoussé. Elle pense peut-être que si Marinette est absente lundi, elle aura plus de facilité à m'approcher seul à seule pour faire une nouvelle tentative ou bien elle peut essayer de se venger sur moi directement à ce moment-là.» exposa-t-il en haussant les épaules.
«Mais, pourquoi tu l'as détestes autant?» demanda Kim. «Elle, elle t'aime bien.»
«Si vous voulez être amis avec elle, libre à vous. D'accord elle ment beaucoup trop, mais ce n'est pas la seule personne à le faire. Personnellement, je n'aime pas qu'elle blesse les gens pour obtenir ce qu'elle veut.» admit Adrien avec simplicité.
La plupart d'entre eux fronçaient encore les sourcils lorsqu'Alix rappela à tout le monde qu'ils avaient décidé de faire une trêve pour la fin de semaine et de ne pas parler de cette histoire durant le party.
Nino repartie la musique et Adrien guida Marinette vers le buffet. Ils discutèrent encore de l'histoire avec Alya et Nino en mangeant. Avec plus de détails, ils conclurent facilement à la manière dont Lila avait dû si prendre pour piéger Marinette. Ce n'était pas bien difficile. Lila avait réussit à présenter les apparences en sa faveur avec une simplicité enfantine. Mais tout restait la parole de Marinette contre celle de Lila. Ils n'avaient aucune preuve innocentant leur amie.
Même si les accusations de la menteuse n'étaient pas très crédibles, ils ne voyaient aucun moyen de prouver à la direction que Marinette était formellement innocente. Le problème était que dans cette histoire, c'était à l'accusé de se défendre plutôt qu'à l'accusation de faire la preuve de la culpabilité.
Finalement, ils décidèrent eux aussi de mettre cette histoire de côté et de ne pas laisser Lila gâcher le premier vrai party d'Adrien.
Fort de cette nouvelle résolution, celui-ci entraîna Marinette sur la piste de danse.
«C'est gentil à toi d'avoir invité Kagami.» fit-il en désignant la japonaise qui discutait avec Alix et Juleka.
«Je voulais te faire plaisir.» lui répondit-elle. «Elle et moi sommes devenues amies depuis quelques semaines.»
«Vraiment? Décidément, tout arrive!» s'amusa Adrien.
Marinette lui raconta les étranges circonstances des débuts de leur amitié (passant sous silence la rencontre chez Kagami) et pendant ce temps, Chloé puis, Lila se firent accompagner dans la verrière par la domestique des Kubdel.
La blonde héritière arriva en offrant un cadeau à Adrien. Il s'agissait d'un portrait d'eux lorsqu'ils étaient plus jeunes et Adrien entama une discussion sérieuse avec Chloé pour essayer de repartir sur de nouvelles bases.
Pendant ce temps, Lila se glissa parmi eux et un clan se forma physiquement autour de Marinette. Avec elle, il y avait Kagami, Luka, Alya et Nino. Le reste accueilli Lila avec plus ou moins de froideur. Certains n'avaient pas aimé voir Adrien et Marinette faire front devant Lila avec autant de complicité.
Marinette parla presque immédiatement de partir mais, Adrien la retint d'un geste et entraîna Lila à l'écart. Dans le jardin obscur mais juste devant les vitrines où tout le monde pouvait les voir, Adrien fit une proposition à Lila.
«Je peux encore porter plainte à la police pour agression sexuelle sur ma personne ou en parler aux médias et cette histoire te suivra très longtemps. Je te propose plutôt un pacte de non agression. Tu reviens sur tes accusations envers Marinette et je te laisse être la tête d'affiche de la compagnie de mon père. Je dirai aux médias que les blessures étaient des accidents.»
«J'accepte Adrien! Toi et moi on fera un si joli couple!» déclara-t-elle en essayant de se jeter à son cou. Mais, cette fois, il fut assez rapide pour s'écarter et elle manqua de s'étaler au sol.
«Je suis passé en seconde zone, Lila. Et je suis exclusivement soliste à présent. Tu nous oublie Marinette et moi et on fera de même pour toi.» Il se retournait déjà pour rentrer mais lâcha tout de même par dessus son épaule: «Et bien sûr, tu ne restes pas ce soir. C'est notre fête à tous les deux avec notre groupe d'amis. Tu n'es pas l'une de nôtre.»
En refermant la porte derrière lui, il expliqua par-dessus la musique qu'elle avait dû partir parce qu'elle avait une séance photo très tôt le lendemain matin.
Dans un premier temps, le groupe trouva avec étonnement qu'Adrien était très gentil d'avoir trouvé un travail à Lila. Il leur rappela ensuite, qu'il n'avait jamais beaucoup aimé ce job.
Il discuta ensuite encore un peu avec Kagami mais, il ne cessait d'observer Luka qui faisait danser Marinette pour la distraire de la tentative de Lila.
À la chanson suivante, un slow, il délaissa Kagami et alla réclamer la danse à Marinette qu'il accapara pour le reste de la soirée.
Entre deux chansons, alors qu'ils avaient trouvé un coin tranquille, Adrien félicita de nouveau Marinette: «C'était très fort à toi d'avoir réussi à inviter Kagami en dehors de chez sa mère.»
«Tu devrais l'inviter à danser aussi. Ça lui plairait.» suggéra-t-elle, blessée par ce pincement au cœur qu'elle ressentait toujours en pensant à Adrien avec quelqu'un d'autre. Mais, il n'était pas à elle et ne le serait fort probablement jamais.
«Si je peux t'avouer quelque chose Marinette, c'est que j'adore tellement danser avec toi que je n'ai pas envie de danser avec une autre. J'aimerais que la danse, ce soit quelque chose qu'on se réserve l'un pour l'autre. Surtout les slows. Les amis proches ont aussi leurs habitudes, non? Et puisque tellement de personne de notre groupe font les choses deux par deux. On pourrait faire comme eux et former une équipe. Pour les travaux, les sorties. Avant, ça s'appelait un cavalier et une cavalière. Et c'était surtout pour la danse justement.»
«Ton idée me plaît Adrien mais, je pense que Kagami a des sentiments pour toi... Et je pensais que tu avais aussi des sentiments pour elle.» précisa-t-elle.
«Nous en avons déjà parler. Kagami est formidable et j'aime le sentiment de me rendre utile auprès d'elle mais, quand je suis avec elle, il manque quelque chose. En fait, je voudrais être avec quelqu'un qui a plus de douceur qu'elle. Mais, pas trop non plus, j'aurais probablement le sentiment inverse si j'étais avec Rose.»
«Trop serait comme insuffisant?» suggéra Marinette.
«Oui, je préfère un certain équilibre? De toute façon, pour l'instant, ce dont j'ai besoin, c'est de ton amitié pour m'aider à me reconstruire. Est-ce que je peux compter sur ton expertise pour m'aider à déployer mes ailes maintenant que je suis libéré de ma cage?» sourit-il.
«Tu peux compter sur moi.» lui promit-elle.
Luka et d'autres personnes remarquèrent le manège d'Adrien avec la danse et les questionnèrent pour savoir s'ils étaient un couple. Marinette échangea de nombreux regards embarrassés avec Kagami et les deux jeunes gens nièrent entretenir un but romantique. Ils étaient tous deux du même avis. Ils étaient célibataires (officiellement) et comptaient le rester.
À minuit, Nathalie appela Adrien qui fronça les sourcils pour cette appel inattendu.
«Votre père veut savoir pourquoi vous n'êtes toujours pas rentré à cette heure et me demande de vous rappeler votre promesse de ne pas être mêler à un scandale.» fit-elle avec lassitude.
«Je suis chez des amis Nathalie. Ils m'ont invité à passer la nuit mais, c'était une surprise pour moi, je ne le savais pas lorsque j'ai quitté la maison.»
«Êtes-vous en sécurité?» demanda encore l'assistante avec agacement.
«Je suis à l'hôtel particulier des Kubdel.» l'informa Adrien pour lui prouver qu'ils pouvaient lui faire confiance. «Le système de sécurité inclus une grille en façade et des caméras de surveillance. Et il n'y a aucun paparazzi sur la liste d'invités. Vous pouvez aller vous rendormir sans inquiétude.»
«Avez-vous besoin que je vous fasse porter quelque chose?» demanda-t-elle encore avec lassitude.
«Non, j'ai tout ce qu'il me faut.» sourit Adrien en pensant à la valise d'items que Marinette avait réunis pour lui. «Bonne nuit, Nathalie. Oh et au fait, peu importe combien mon père vous paie, vous méritez plus.»
«Bonne nuit Adrien.» répondit-elle avec l'ombre d'un sourire dans la voix.
Entre trois et quatre heures du matin, Adrien souhaita bonne nuit à Ladybug dans leur messagerie et se blottie sur sa couchette tout contre Marinette.
Ils échappèrent toutefois aux moqueries le lendemain matin parce que Marinette s'était évadé de ses bras durant la nuit peu importe combien il cherchait à la ramener contre lui. Elle était énergique même en dormant et il cherchait toujours du réconfort même durant son sommeil.
La semaine suivante, ChatNoir marchait de long en large sur le parquet de la chambre d'hôtel qu'il avait réservée. Il attendait sa bien-aimée et il était fébrile. Il avait tellement hâte qu'elle arrive.
Ils s'étaient vu durant la semaine pour combattre un akuma mais le combat avait été rude et ils n'avaient pas eu le temps de se rapprocher ou de se parler. L'heure du rendez-vous ne pouvait pas arrivé assez vite pour lui.
Lorsqu'elle se glissa par la fenêtre du balcon, il l'accueilli avec effusion et avec sa courtoisie habituelle mais, elle plaça ses mains sur ses hanches et prit un air réprobateur.:
«Bien. D'abord si tu veux avoir le droit de me toucher ce soir, tu devras d'abord t'excuser pour toute ton attitude des derniers mois. Je sais que j'ai aussi mes tords mais ce soir, c'est à toi de te repentir des tiens. Tu as été un très vilain chaton de ne pas m'avoir fait confiance. C'est vers moi que tu aurais dû te tourner pour discuter de tes problèmes au lieu de chercher à te faire du mal.»
«Je suis désolé, ma Lady. Je ne le ferai plus.» fit-il contrit mais tellement fasciné qu'il en manquait un peu de sincérité. Il était encore si incertain avec le nouveau lui-même, comme s'il venait juste d'éclore de son œuf.
«À genoux et excuse-toi mieux que ça.» ordonna-t-elle en tenant son rôle de dominatrice et croisant les bras sur ton torse avec un air offensé.
Intérieurement ravie, il tomba au sol là où il était et rampa sur le ventre jusqu'à son pied. Il y déposa un baiser avant de renverser la tête pour la regarder. «S'il-vous-plaît, maîtresse Ladybug pardonnez-moi. J'ai besoin de vous dans ma vie comme la plante à besoin du soleil. Je serai sage et à vos ordres.»
«Même si tu m'appartiens, tu dois t'adresser à moi en utilisant mon titre.» le corrigea-t-elle en déplaçant son pied mais sans baisser le regard.
Il replaça son front sur ses orteils et répondit servilement: «À vos ordres, ma Lady.» lui obéit-il en sentant son sexe se réveiller.
Il soupira, cette situation le soulageait et le sécurisait. Il déposa un nouveau baiser sur son pied pour la remercier.
«Tu n'as pas encore terminé.» reprit-elle. «Tu as encore des excuses à faire. Si tu veux que je te garde comme serviteur, tu as encore des choses à te faire pardonner. Je suis certaine que tu vois ce dont je veux parler.»
«Je suis désolé d'avoir risqué inconsidérément ma vie.» déclara-t-il précipitamment en faisant référence à leur combat du milieu de la semaine.
«Tu as été négligeant avec ta vie et sans moi, tu n'en aurais plus. Si tu places ta vie entre mes mains, cela signifie qu'elle m'appartiens. Si tu es de nouveau négligeant avec ta vie, tu es négligeant avec quelque chose que je possède. Tu ne ferais pas une telle chose, n'est-ce pas?»
«Non. Ma Lady.» répondit-il très sincèrement et véritablement honteux.
«Donc, tu te comporteras bien à l'avenir? Tu ne prendras plus de risques inutiles?» lui demanda-t-elle de répéter.
«C'est promis, ma Lady.» assura-t-il gravement.
«Je ne condamne pas ta façon de te battre, tu as fait tes preuves en tant que guerrier et je te fait confiance au combat. Si tu veux utiliser la distraction, je te le permet. Tu veux te battre comme un animal entraîner au combat? Tu as ma permission pour t'entraîner mais, attend d'être vraiment prêt pour te servir de cette méthode. Et tu as déjà ma permission pour faire un peu plus de destruction stratégique.»
«Oui, ma Lady. Je suivrai tes ordres.» lui promit-il. «Est-ce que j'ai le droit de m'occuper de toi, maintenant?»
«Pas maintenant.» refusa-t-elle si sèchement qu'il grimaça. «Nous avons encore autre chose à régler. Relève-toi et tiens-toi droit.»
Il se releva et prit sa posture normale qui avait plutôt bonne après des années de mannequinat.
«Non, ça ne convient pas.» constata-t-elle en l'observant. Il la regarda avec perplexité.
«Tu es ChatNoir, le héros de Paris. C'est grâce à tes muscles, ta dextérité et ton courage si cette ville tiens encore debout. C'est ça que j'aimerais voir dans ta posture. Un homme qui est sûr de lui et vigilant à tout instant et qui ne reculera devant rien.»
Adrien se redressa encore sous l'étonnement et stabilisa son équilibre pour une posture plus héroïque et combative.
«Si on change notre dynamique d'équipe» fit-elle en se déplaçant pour élaborer. «Il faut que ça se remarque jusque dans ton attitude. Il faut que tu sois plus professionnel lorsque tu t'adresses aux gens. Tu as encore beaucoup de travail à faire pour t'adresser convenablement les filles. Tu dois cesser de te comporter comme un chaton dans une boite qui fait un regard mignon pour être adopté. Si tu clames partout que tu es disponible pour la première personne qui voudra bien de toi, comment penses-tu que les gens vont te respecter?»
«Oh, je vois.» fit-il honteux.
«Je n'ai pas besoin d'un chaton au combat, ce que je veux, c'est le champion des félins. Celui qui protège toute la jungle. Les blagues peuvent démontrer ton assurance mais, uniquement si elles sont bonnes et faites au bon moment. Tu es un combattant qui s'est sortie de tellement de problèmes déjà. Tes ennemis doivent le voir. Moi aussi, je veux le voir. Tu es mon fauve dangereux et je suis plus forte parce que tu es fort.»
«Oui, je comprends. Je suis ton garde du corps mais ça ne veut pas dire que tu es faible. Chacun sa place et on arrête le trip super-peste juvénile.» dit-il sincèrement.
«Et même si tu m'appartiens et que je te domine, ça ne veut pas dire que qui que ce soit d'autre ait le droit de le faire. Ton devoir est de vaincre. À la fin de la bataille, on doit se tenir debout tous les deux sinon, c'est un échec.» conclu-t-elle.
«Je le ferai, je te le promets, ma lady.» lui dit-il, heureux qu'elle ait prit en compte ce qu'il lui avait dit sur son rôle dans leur duo. Il était son protecteur et son second. Cette grande femme méritait un homme indestructible derrière elle. «Est-ce que j'ai tout de même la permission de m'occuper de toi ce soir?» questionna-t-il.
«Et pourquoi crois-tu que je me suis donné la peine de venir jusqu'ici ce soir si ça n'avait pas été le cas?» fit-elle avec plus de mépris que de froideur.
Une fois qu'elle fut sans uniforme, il commença par la couvrir de chastes baisers et de caresses. Il avait l'intention de lui faire un cunnilingus mais la trouvant si tendue sous ses lèvres, il décida plutôt de lui faire un très long massage de la tête au pied.
Et juste comme ça, serviteur de sa dame s'ajouta à ce qu'il aimait être. Il massa et caressa son corps uniquement vêtu de ses sous-vêtements en prenant le temps de réchauffer chaque muscle. Il la sentait se détendre lentement sous ses doigts et se promit de prendre quelques cours pour être encore meilleur et s'occuper d'elle encore mieux.
«On a bien fait de venir dans une chambre d'hôtel!» commenta-t-il. C'est mieux qu'un appartement inhabité, tu ne trouve pas?» lui demanda-t-il à mi-voix.
«On est très bien, c'est vrai. Aucune inquiétude d'être surpris par nos familles ou nos amis et le matelas est très confortable.» admit-elle.
«Et tu n'as pas encore tout vu, il y aussi une très jolie baignoire à remous. Tu voudrais que je te fasse couler un bain pour te relaxer?» lui proposa-t-il.
Elle accepta l'idée, il la laissa dans la chambre et alla surveiller le bain pour qu'il soit à une température parfaite. Lorsqu'il revint, il s'occupa de la déshabiller complètement sans oublier de glisser quelques nouveaux baisers sur son corps et la prit ensuite dans ses bras pour la transporter lentement jusqu'à la baignoire.
'Il est incroyablement plus attentionné que je ne l'avait imaginé.' se dit-elle pendant qu'il la portait. 'Et très bien musclé. Et probablement encore plus romantique que moi.'
«Je peux m'occuper de te laver?» lui réclama-t-il de façon un peu plus suppliante.
Elle accepta et après s'être occupé du reste de son corps, il termina par son sexe où il s'attarda longuement avec de très douces caresses.
«C'est vraiment géniale!» soupira-t-elle. «Le bain était déjà formidable mais en combinant la chaleur de l'eau et les doigts, c'est de la pure magie! N'arrête surtout pas.»
Se rapprochant plus haut, il repositionna sa main sur son sexe. Trouvant ses marques, il plaça son pouce sur le clitoris et répartie ses doigts sur ses lèvres, à l'entrée de son sexe et même son petit doigt alla titiller la peau de son autre entrée.
Elle eut un peu peur au début de ce qu'il faisait. Elle eut peur aussi ensuite devant la quantité phénoménale de sensation qui naissaient dans son sexe. Et peu à peu, elle commença à se détendre et accepta la fatalité.
Les lèvres de son amant si proches des siennes, recueillant chaque souffle de sa respiration tumultueuse, elle perdit contact avec la réalité se sentant exploser et s'éparpiller pour ne faire qu'un avec l'univers.
C'est la voix cajolante de ChatNoir qui l'accueillit à son retour sur terre. Il lui murmurait des mots doux et les plus magnifiques compliments. Il lui disait combien il l'aimait et qu'elle était la plus belle femme du monde lorsqu'elle acceptait le plaisir qu'il voulait lui offrir. Il la remerciait même sincèrement d'accepter ce qu'il lui donnait.
Elle resta silencieuse pendant qu'il l'aidait à se sécher avec une grosse serviette et la transportait de nouveau vers le lit.
Il s'étendit près d'elle et la garda contre son corps pour que la réconfortante chaleur du bain ne la quitte pas.
«Tu as tout de même aimé?» s'assura-t-il comme elle n'avait toujours pas parler. Elle hocha la tête dans son cou et il répondit: «Alors, j'en suis comblé.»
Quelques heures plus tard, ils étaient ressortis sur le toit de l'hôtel pour aller observer les étoiles, ChatNoir avait invité Ladybug à se mettre à son aise sur lui.
Évidemment, il y avait encore tant de questions sans réponse dont ils devaient discuter. Et ChatNoir ouvrit la discussion avec l'une d'entre elles.
«Est-ce que tu m'en veux d'être aller rendre visite à Marinette? J'imagine que tu as deviné qu'on s'est rapproché un peu. Mais, ce qu'on a fait, on est tombé d'accord que ce ne serait pas sentimental, c'était juste de l'amitié sans lendemain. Et je ne le ferai plus.» lui dit-il très vite. «Je ne le regrette pas non plus mais, si ça devient sérieux entre nous, je ne lui rendrai plus visite.»
«Je n'éprouve pas de jalousie que tu l'ais fait.» sourit-elle de son inquiétude. «J'ai tellement confiance en Marinette que j'ai décidé qu'elle serait ta cat-sitter officielle. S'il m'arrive quelque chose ou si tu as besoin de moi et que tu n'arrives pas à me joindre, je veux que tu ailles la voir. D'accord? Tu ne dois juste jamais être vu près d'elle sans une bonne explication.»
«Promis.» jura-t-il avec un sourire tendre. Il n'était juste pas certain que Marinette méritait la confiance de Ladybug à un certain point de vue mais il s'était promis à lui-même de ne plus laisser les choses déraper. Il avait Ladybug maintenant pour combler ses besoins.
«Et donc, ça inclus aussi si tu te sens trop seul et que tu as besoin d'un câlin. Tu dois juste te rappeler qui tiens la laisse et qui te caresse en passant.» Adrien n'avait jamais été aussi rouge qu'en entendant cette phrase de sa lady. Mais, le sang ne s'était pas retrouvé que dans son visage. Il resta muet de surprise néanmoins.
«Je pense simplement que ce n'est pas une bonne idée qu'on te voit autour de chez elle trop souvent.» poursuivit-elle. «Tu dois être vraiment discret. Comme une ombre dans la nuit. Imagine un instant que quelqu'un croit qu'elle est moi sans masque. Ce serait terriblement dangereux pour elle. Mais, je ne serais jamais jalouse de Marinette. Je sais qu'avec elle, je peux avoir confiance.»
«Si tu pense qu'elle n'ait pas assez bien pour me voler à toi, détrompe-toi. C'est ta rivale la plus sérieuse, je préciserais même la seule. Elle est merveilleuse et si je reste avec toi c'est parce que je t'appartiens à un niveau inimaginable. Mais, à mes yeux, même si elle occupe une place complètement différente dans ma vie, elle a autant de mérite que toi et une place importante dans mon cœur.»
«Non, ce n'est pas ce que je voulais dire.» expliqua-t-elle en cachant sa rougeur dans son cou. «Mes amies mon souvent accusé de faire des crises de jalousie lorsque je voyais d'autres filles s'approcher trop près de mon crush, depuis l'autre côté de la cour d'école. Mais, c'était plutôt de la peur. Quand je vois des filles arrivistes se pendre à son cou pour essayer de voler un morceau de lui, je ressens le besoin de le défendre même à coup de points. Mais, quand il s'est rapproché d'une fille qui pouvait lui convenir et quand j'ai apprit qu'il avait quelqu'un, oui, j'ai été jalouse et j'ai eu mal à l'intérieur mais, j'ai accepté. Et maintenant, je veux simplement être heureuse pour lui.»
«Elles sont si dangereuses ces filles?» la questionna ChatNoir avec incrédulité en souriant.
«Absolument!» affirma Ladybug qui défendait férocement son avis sur le sujet chaque jour. «Lila Rossi et Chloé Bourgeois ne sont pas des personnes normales. On ne peut pas condamner un seul de leur comportement, c'est tout l'ensemble de leurs valeurs qui fait défaut. Elles traitent les autres comme des objets et le monde comme un jeu d'échec.»
«Attend un instant.» sursauta-t-il. «Ton crush, c'est Adrien Agreste?» il se sentit froid et bizarrement tremblant de l'intérieur comme si une partie de lui venait de le quitter.
«Oui. Pourquoi tu fais cette tête?» demanda-t-elle en soulevant le visage pour rencontrer son regard.
«Mais là, tu as encore de la peine de ne pas être avec lui?» demanda-t-il plutôt que de répondre. La question était très importante. Il refusait qu'elle souffre et si c'était le cas, il pourrait trouver un moyen pour changer les choses.
«Non, je suis totalement en paix parce que je sais qu'il va bien maintenant et je veux être heureuse avec toi de mon côté.» lui assura-t-elle avec un sourire et en le serrant tout contre elle.
«Tu en es absolument certaine? Je ne veux vraiment pas que tu ais de regrets.» vérifia-t-il.
«Promis.» lui assura-t-elle avec confiance. «J'ai beaucoup mûrie depuis qu'on se connaît et depuis qu'on est ensemble. Et je te l'ai dit: pour moi, il est plus important qu'il soit heureux et en sécurité. Je ne regrette pas qu'il ne m'ait jamais remarqué et que mon béguin soit resté à sens unique. Je t'ai toi et je veux que nous soyons heureux nous aussi ensembles.»
«Alors, laissons la situation comme elle est dans ce cas.» se détendit-il.
Il retombèrent dans un silence confortable où il la gardait au chaud contre son cœur.
«Parce que tu sais que j'aurais pu aller l'enlever pour toi et te l'offrir avec un énorme ruban rouge sur la tête si tu en avais manifester le désir plus tôt.» plaisanta-t-il. «Les moindres de tes désirs sont des ordres pour moi.»
«Il va falloir que j'apprenne à avoir des désirs réalistes dans ce cas. Ou bien que je te dompte.» lui répondit-elle calmement.
«Hum, j'aime bien la deuxième option. Fais-moi devenir une boule de poil obéissante. Je serai au garde à vous devant toi!» blagua-t-il.
Elle le réprimanda d'une petite tape sur la poitrine mais rigola avec lui.
«Au moins, commence par répondre à mes questions. Pourquoi tu t'es sentit mal en apprenant que mon ancien crush était Adrien? Je ne suis pas la seule dans ce cas.»
«J'ai juste réalisé que puisque lui et moi sommes si semblables et que tu as pu avoir un crush sur lui (et un plutôt important), ça signifie que tu pourrais vraiment accepter celui qu'il y a sous mon masque et j'aime, j'adore, je suis vraiment reconnaissant à l'univers pour ça.» lui expliqua-t-il.
S'il avait des regrets pour les mois de sa période sombre qui avait été déclenchée par ce malentendu, il n'en rejetait pas la faute ni sur elle, ni sur le malentendu en question.
Il en voulait d'abord à son père, ce grand cinglé qui l'avait presque brisé. Il s'en voulait aussi à lui-même de ne pas avoir davantage su écouter son propre cœur et sa propre nature.
Enfin, il se disait que s'il avait pu rencontrer plus de gens positifs pour lui dans son enfance, il n'aurait pas persisté aussi longtemps à rechercher l'approbation là où il était impossible qu'elle existe.
