Il suivit toutes ses instructions à la lettre ce soir-là même s'il la connaissait suffisamment pour savoir qu'elle ne se contenterait pas d'une simple conversation à distance.
Il pensait en fait qu'elle n'utiliserait la vidéo que pour lui donner rendez-vous ailleurs dans la ville mais, elle débarqua directement dans sa chambre, profitant du fait qu'elle savait où le trouver et qu'il s'était assuré qu'on le laisserait tranquille.
Il alla galamment l'aider à atterrir sur le plancher mais, lorsqu'elle sauta du rebord de sa fenêtre directement dans ses bras, il les referma sur elle et elle referma ses jambes sur sa taille dans un réflexe bien naturel.
Sentant son cœur déborder d'émotion, il pencha son visage pour capturer ses lèvres intensément.
Ladybug sentit l'érection d'Adrien naître contre son ventre et elle ne put se retenir de gigoter contre son bassin, impatiente comme elle l'était également. Ces retrouvailles étaient magiques et incontournables.
«Ta peau» soupira Adrien «Je veux te toucher.» supplia-t-il avec ferveur. Il déposa des baisers torturés sous ses clavicules. Lentement, sans cesser de l'embrasser, il la transporta vers le pied de son lit.
Elle perdit sa transformation et Adrien arracha son t-shirt pour frotter son visage contre sa poitrine, la marquant comme un chat en roulant ses joues contre elle et partageant leurs odeurs.
Alors seulement, la frénésie qui faisait battre son cœur de chat trop vite se calma. Tandis que Marinette recommença à respirer sans crainte. Ils étaient de nouveau dans les bras l'un de l'autre et la torture qu'ils s'étaient infligée en se distançant pouvait prendre fin.
«On peut parler?» demandèrent-ils au même instant avant d'éclater d'un rire nerveux.
«Tu veux que je commence?» offrit-il en déposant des baisers derrière son oreille.
«Oui» soupira-t-elle reconnaissante. «Mais, si tu continues à m'embrasser comme ça, je ne serai peut-être pas très attentive.»
«Je ne peux pas m'arrêter! On fera avec.» assura-t-il.
«Ce n'est pas comme si on était très pressés non plus.» souligna-t-elle. «On a tout notre temps.»
«Très bien.» s'amusa-t-il. «Alors, comme ça, ChatNoir ne te suffisait pas apparemment?» Il embrassa sa peau fraîche jusqu'à la rondeur de son sein.
«J'aime bien la chasse moi aussi. L'idée d'avoir deux hommes rien que pour moi me plaisait assez.» avoua-t-elle avec humour.
Il pouffa de rire en descendant lentement ses baisers sur son ventre. «C'est plutôt le cas en fait, je suis deux hommes différents, ...au moins. Il ne me reste qu'à être à la hauteur de tes attentes.»
«Je suis certaine que tu peux l'être! On peut savoir quel sont tes intentions à ce moment précis?» soupira-t-elle alors qu'il retirait le jean confortable qu'elle portait avec un mouvement caressant.
Il s'arrêta avec incertitude: «Tu m'as donné le droit de te donner du plaisir l'autre jour et j'ai échoué dans ma mission. Est-ce que j'ai le droit de me reprendre?» demanda-t-il avec de la supplication mal cachée dans la voix.
«C'était ta récompense, Chaton. Bien sûr que tu y as droit.» soupira-t-elle avec émotion alors qu'il caressait ses lèvres extérieurs avec le pouce.
«Tu n'avais pas terminé tes explications. Pourquoi étais-tu si obstinée envers ...moi?» demanda-t-il avec hésitation.
«Je voulais avoir Adrien.» avoua-t-elle honteusement. «L'obtenir, le mériter. Me prouver à moi-même que j'étais digne d'être la meilleure pour le meilleur. Je n'ai plus de motifs aussi superficiels maintenant mais, même si ce n'est plus pour les mêmes raisons... je te veux toujours Adrien.» soupira-t-elle en fermant les yeux de plaisir alors que ses doigts envahissait lentement son sexe.
«Sauf, que je t'ai toujours appartenu. Il a suffit d'un seul regard pour que je t'appartienne tellement tu es grandiose. Laisse-moi te montrer combien je t'appartiens. Laisse-moi t'aimer. Donne-moi cette chance, je t'en prie.» murmura-t-il passionnément. Une partie de sa déclaration avait été prononcée contre la peau humide entre ses jambes.
Elle enfoui ses doigts dans ses mèches blondes rebelles en tirant légèrement pour lui provoquer une petite douleur comme il appréciait et il en comprit son accord pour qu'il lui donne le premier des orgasmes qu'elle acceptait pour ce soir-là.
Alors qu'il l'accompagnait ensuite dans sa descente avec des gestes doux, elle reprit leur conversation.
«Je... je veux aussi poursuivre notre relation secrète. Je veux continuer de te donner du plaisir à ta façon. J'étais d'accord et je le suis encore. Mais, qu'est-ce qu'on va dire au gens. Si on- si on essai d'être ensemble en dehors des masques? Je veux dire, si on continue de prétendre qu'on préfère l'amitié, je ne suis pas certaine d'être capable de faire semblant à ce point pour cacher notre relation. On leur a tous répété un millions de fois qu'on était uniquement amis...»
«Je te parie tout un rendez-vous, dîner et sortie comprise, qu'au moins, Alya et Nino et probablement tes parents répondront simplement qu'il était vraiment temps qu'on se décide. Une grande partie de la classe dira probablement la même chose.» fit Adrien un brin canaille.
«Tu veux dire que lorsqu'on y pense, on avait vraiment une relation d'amitié en dehors de notre relation de couple. Ce n'était pas un mensonge au fond?» dit-elle pour lui. Elle commençait à comprendre sa façon de voir et sans être plus positive qu'avant, elle acceptait plus facilement que parfois, les choses finissaient bien.
«Hum-hum» approuva-t-il faisant vibrer son sexe en recommençant à y enfoncer la langue.
Ses doigts si doux retrouvèrent les longues mèches de ses cheveux et le plaisir montant en lui en la goûtant, il ne pu se retenir de relever la tête pour soupirer son nom.
Son vrai prénom. Pas Ladybug, pas ma Lady ou Mari. «Marinette» souffla-t-il avec tellement d'amour.
Vibrant des pieds à la tête, elle lui demanda encore pour chasser sa propre nervosité: «Mais, Adrien, tu es- tu pourras te contenter de juste moi? Je ne suis pas comme toi, c'est difficile pour moi de garder mon rôle de dominatrice en sachant que tu es aussi Adrien, et je ne peux pas jouer à être méchante devant les autres. Si on décide d'être aussi en couple en dehors des masques, je ne pourrai pas être ta Maîtresse en permanence.»
«Est-ce que tu n'as pas encore compris?» demanda-t-il avec incrédulité en relevant la tête.
Comme elle restait interdite, il rampa pour être au-dessus d'elle et la regarder directement dans les yeux.
«Je n'ai pas besoin que tu joues en permanence. Tu n'as qu'à être toi-même et c'est tout ce que je demande! Tu es l'air que je respire, Marinette. Je viens de passer une année entière à essayer de me bâtir une vie par moi-même et je n'aurais pas pu en arriver là où je suis sans toi. Si tu n'étais que Ladybug, il manquerait quelque chose dans ma vie, une grande part de moi-même. J'ai besoin de ton amitié autant que de ton amour. Je t'aime tellement! Toi Marinette et toi Ladybug. Qu'il n'y a pas de mots pour décrire tout ce qu'il y a dans mon cœur. Et tiens regarde si tu doutes encore de l'effet que tu as sur moi.»
Il baissa son pantalon et son sous-vêtement d'un coup et frotta son membre complément dure et dégoulinant contre son bassin. Il n'était plus seulement rouge, il était bourgogne sur toute la longueur. «Je suis dans cet état depuis que je sais.»
«Mon pauvre Chaton!» s'émue-t-elle un peu amusée. Plus sérieusement, il devait avoir très mal par contre.
«Tu me rends fou!» avoua-t-il en laissant tomber son front contre le matelas au dessus de son épaule.
Sans un mot, elle prit son membre en main et le caressa de haut en bas. Le corps du jeune homme s'arqua contre sa main et il gémit.
«C'est- C'était à moi de m'occuper de toi.» réussit-il à protester.
«Mais, tu es dans un tel état...» s'inquiéta-t-elle. Sa paume chaude parcourait son sexe aussi tendu que lui. «Si tu m'appartiens, c'est à moi de prendre soin de toi!» protesta-t-elle.
Il soufflait de grande bouffée d'air et essayait de réfléchir. Sa tête et son cœur voulait la combler mais son corps le trahissait et répondait à ses gestes et aux moindres inflexions de son poignets.
«En-semble?» bafouilla-t-il et il laissa tomber son flanc sur le matelas de son lit à côté d'elle pour se jeter sur son sexe délicatement caché entre ses jambes mais si humide.
Elle-même l'avala d'un coup le laissant appuyer sur le fond de sa gorge avant de reculer la tête, le laissant couvert de salive. Sa langue sortit à la rencontre du gland qui pointait vers elle pour le caresser.
Il repoussa une de ses jambes pour que ses lèvres atteignent ce qu'il cherchait et glissa un bras autour de l'autre cuisse pour que ses doigts ait tout le loisir de caresser l'intérieur de sa grotte luisante.
Une main le branlait confortablement à la base avec fermeté pendant que, dans un contraste totale, sa langue délicate en taquinait le bout de façon beaucoup trop légère.
Ces deux amants n'avaient pratiqué que le sexe oral depuis un an. Et avec leurs connaissances des désirs du corps de l'autre venait aussi la connaissance de leur propres forces et faiblesses. Mais, il y avait aussi la curiosité et l'aventure qui faisaient que ces gestes restaient toujours aussi passionnés entre eux.
Il jouit le premier, elle jouit ensuite. Mais, il jouit de nouveau et elle le suivit encore.
Après un très long moment, repus de plaisir, ils pantelaient sur les oreillers. Ils avaient arrêter de compter le nombre de fois où le plaisir les avaient malmené dans le même roulement qu'une vague féroce.
Il la serrait tout contre lui, sur son cœur, sachant qu'elle aimait profiter du confort de ses muscles et voler sa chaleur. Il rabattit les couvertures sur leurs corps et enfouit son visage dans sa chevelure.
S'il ne pleurait pas de bonheur, c'est qu'il avait déjà beaucoup trop pleurer de douleur et qu'il ne voulait pas gâcher cet instant parfait.
«Je peux te réclamer une faveur?» murmura-t-il contre sa chevelure.
«Tout ce que tu veux mon prince.» soupira-t-elle contre son torse, comblée de bonheur.
«Je voudrais que tu m'aides à réaliser un de mes rêves. Je vais voir si je peux prendre rendez-vous la semaine prochaine.»
«Tu veux faire quoi exactement?» questionna-t-elle avec curiosité.
«Maintenant que je connais le véritable prénom de ma propriétaire» sourit-il «je vais pouvoir me le faire tatouer. Il y a des salons qui peuvent numériser ton écriture. Je voudrais faire inscrire ta signature sur moi.»
Elle sourit doucement amusé. «Tu sais que si je réussi à lancer ma ligne de vêtement, elle s'appellera "Marinette". Tu ne voudrais pas être considéré comme faisant partie des biens de la compagnie, non?»
«Je veux simplement porter ton nom et que personne ne puisse l'effacer jamais.» sourit-il.
«Pour que tout le monde sache que tu m'appartiens.» réalisa-t-elle, un peu effrayée par l'idée.
«D'abord et avant tout pour avoir moi-même une preuve nette et claire que tu me possède. J'en ai assez que ce soit juste des mots et que toute notre histoire soit invisible lorsqu'on se sépare.»
«Adrien.» fit-elle très sérieusement en relevant la tête. «Toi et moi, on va faire en sorte que plus personne ne puisse nous séparer. Laisse-moi, juste un peu de temps, d'accord? J'ai besoin de faire tout cela un pas à la fois. Mais, je te promet de ne pas reculer.»
Les jours suivants furent eux aussi étranges à leur manière. En classe, ils se parlaient et avaient finalement avoué à Alya et Nino qu'ils avaient des sentiments l'un pour l'autre mais, un malaise les empêchaient encore de former un couple, la nervosité était toujours présente. La routine de leur amitié. Ils ne savaient plus comment se comporter l'un avec l'autre.
Leur conversation devenait un cafouillage totale alors qu'ils butaient sur trop de petits surnoms affectueux, ne sachant jamais spontanément lequel choisir. Et surtout, ils ne savaient pas comment se comporter en tant que petit/petite ami(e) normal(e). Jusque là, ils avaient une relation dominante/dominé. Une relation de couple égalitaire était toute nouvelle pour eux.
Finalement, un grand éclat de rire les avait secoué le vendredi en début d'après-midi, brisant la glace. Instantanément, alors qu'ils se regardaient trempés des pieds à la tête par l'averse qui avait surpris toute la classe qui revenait d'un petit restau, ils surent exactement ce qu'ils voulaient être l'un pour l'autre.
Marinette se serra contre le torse d'Adrien pendant qu'il soulevait sa veste de jean dans une vaine tentative pour les protéger.
Ayant eu la chance de pouvoir s'arrêter à la boulangerie pour enfiler des vêtements secs chez Marinette, ils revinrent à la classe quelques minutes après le début des cours. Mais leur retard était de peu d'importance puisque la majorité des élèves étaient disséminés dans l'école et prenait le temps d'améliorer leurs tenues de leur côté.
Il lui ouvrit galamment la porte, pour la laisser entrer et ils entrelacèrent ensuite leurs doigts pour se rendre sur le banc qu'ils partageaient.
Tous ceux présents, étaient en travail individuel et ils firent de même en discutant doucement à voix basse.
Alya les remarqua si complices à nouveau en revenant et leur demanda un peu plus tard s'ils voulaient faire une sortie à quatre durant la fin de semaine pour célébrer leur nouveau couple.
C'est alors que Marinette se rappela d'un détail important et se sentit devenir toute froide.
Adrien le remarqua instantanément et la ramena contre lui avec inquiétude.
«Mari?» lui demanda-t-il.
Elle l'entraîna à l'écart des autres et expliqua avec malaise. «Luka a apprit qu'il y avait eu un accrochage entre nous et il m'a proposé de sortir samedi soir. C'était juste une sortie amicale sans signification. Il voyait bien que je n'allais pas bien mardi soir et il voulait me changer les idées. Et ça me fait mal de penser que je vais devoir le repousser.» lui expliqua-t-elle honnêtement.
Parce qu'ils venaient tout juste de décider sans un mot que si Adrien pouvait être aussi galant qu'il le souhaitait avec elle en public, la chose la plus naturelle à faire était de poursuivre leur relation d'amitié en présence des autres. Et cette franchise, comme le fait qu'elle se confit à lui aussi complètement qu'il se confiait à elle, en faisait partie.
«Alors, ne le fait pas.» dit-il avec une drôle d'expression. Elle s'étonna mais, elle s'inquiéta aussi lorsqu'il demanda: «Tu crois que tu peux l'appeler et lui demander s'il accepte que cette sortie amicale devienne un vrai rendez-vous galant?»
«Dis-moi tout de suite où tu veux en venir.» exigea -t-elle.
«Je voudrais que tu le fasses pour moi. Juste une fois, une seule sortie. C'est bien ce que vous aviez dit avec Luka? Une seule sortie entre amis? Ou bien est-ce que tu envisageais de... passer à quelqu'un d'autre et d'avoir quelque de plus spéciale avec lui?»
«Non! Absolument pas!» fit-elle rejetant l'idée avec fureur.
«Je sais bien que tu apprécies autant mon côté sage que mon côté rebelle mais, peut-être que tu préférerais être avec un mec plutôt qu'avec un animal de compagnie.» souligna Adrien, concerné. «Il y a des choses que je ne pourrai pas t'offrir aisément dans l'avenir.»
«On a juste parlé d'aller prendre une bouchée avant d'aller écouter un band. On a même pas arrêter d'endroit pour l'un ou l'autre. Et je n'avais, mais alors là, aucune envie de me lancer dans une histoire avec qui que ce soit d'autre! Je n'avais pas du tout la tête à ça!» le rassura-t-elle avec un grand soupir. «Et je te rappelle que je t'ai choisie tel que tu es. Je l'ai fait il y a longtemps et je te choisie encore, même avec tes goûts bizarres.»
«Alors, appelle-le.» répéta-t-il en se rapprochant d'un pas pour être tout contre elle. «Propose-lui une seule vraie sortie dans un bon restau et profite de la soirée. Et si tu as envie d'aller danser avec lui, c'est encore mieux.»
«Mais, Adrien, la danse, c'est notre truc à nous.» objecta-t-elle.
Il hocha la tête et continua de s'expliquer.: «Je sais. Mais j'ai envie de te voir dans ses bras et aussi de voir ses mains sur toi. J'ai envie d'être jaloux. J'ai même envie de sentir son parfum sur ta peau lorsqu'on se retrouvera.»
«Tu ne te sens pas suffisamment vivant et excité d'avoir découvert mon identité?» Elle savait bien que s'il lui demandait ça, c'était pour le surplus d'adrénaline que ça lui apporterait.
Parmi toutes les émotions que cette constatation aurait pu lui tirer, elle était surtout inquiète pour lui. Avait-il une nouvelle phase dépressive? Le fait est que lorsque cette saleté s'accroche à vous, elle ne vous quitte plus.
«Ne t'inquiète pas. Je vais très bien.» sourit-il en agrippant les poignets de ses mains qui s'étaient installées sur les muscles de sa poitrine. «Je pense juste que c'est une occasion à saisir. Avant qu'on soit officiellement un couple aux yeux de tous. Et moi, je vous suivrai pas à pas bien caché parmi les ombres et je me régalerai de la jalousie qui me percera le cœur. Ce sera délicieux.»
«T'es tordu comme mec.» plaisanta-t-elle.
«Mais, tu m'aimes comme ça, non?» relança-t-il avec l'air le plus canaille du répertoire de ChatNoir.
«Oui. Et je tiens à souligner, que tu es le type de plus chanceux de la planète que je te passe tous tes caprices.» fit-elle hautainement.
«Oh, mais je le sais parfaitement bien!» lui assura-t-il.
Samedi en fin d'après-midi. Marinette était dans sa chambre et s'habillait méthodiquement pour son rendez-vous très galant avec Luka.
Elle avait passé une bonne partie de l'après-midi à s'occuper de son corps des pieds à la tête et Adrien avait ensuite poussé le jeu jusqu'à venir lui faire un massage aux huiles parfumées et l'aider à prendre soin d'elle-même avant de la laisser terminer de se préparer comme elle le lui avait ordonné.
Devant son miroir, Tikki et elle admirèrent l'image qui leur faisait face.
Depuis deux ans et demi qu'elle était en couple avec ChatNoir, elle n'avait jamais eu l'occasion de se faire toute belle pour un rencard.
Bien sûr, être une dominatrice pour son chaton gourmand ne laissait pas non plus la place au laisser-aller côté soins corporels et demandait beaucoup de planification. Sauf que, soit, il ne voyait que l'image d'elle en plein combat, l'aspect invariable de l'héroïne de Paris, soit ils se retrouvaient dans des chambres d'hôtel complètement obscures.
Mais, ce jour-là, elle était très fière de l'image que lui renvoyait son miroir sur pied.
Elle avait enfiler une robe noire mi-cuisse parfaite pour la danse parce qu'elle y avait ajouté des shorts cyclistes dessous. Elle avait aussi mis de longs bas au-dessus des genoux, noirs également mais qui attirait l'œil vers la peau qui se dévoilait entre les deux. La robe avait des accents de vert lime pour que ChatNoir sache qu'elle s'était habillée ainsi juste pour lui. Elle avait aussi enfilé une bonne quantité de collier thématique à Ladybug pour paraître plus neutre.
À ce moment-là, elle entendit la sonnerie de la porte d'entrée et sur un dernier coup d'œil pour son reflet, elle se promit que toutes les prochaines fois qu'elle se préparerait pour un homme, se serait uniquement pour parader au bras d'Adrien.
Après avoir fait promettre à ses parents qu'ils se mettraient au lit sans l'attendre, elle entraîna Luka vers le petit bistro affreusement romantique et intime qu'elle avait choisit.
«Tu as déjà l'air d'aller beaucoup mieux, Marinette.» la complimenta-t-il pendant qu'ils marchaient.
Elle se demandait avec un frisson sur la colonne si ChatNoir les observait déjà. Elle ne l'avait pas informé des endroits où ils comptaient se rendre pour stimuler volontairement son côté chasseur.
«Tu sais, il y a une partie de moi qui espère que c'est grâce à la perspective de cette sortie.» demanda-t-il subtilement.
«Luka, il y a quelque chose dont de dois te parler. C'est quelque chose dont je veux discuter avec toi.» fit-elle avec malaise.
«Au sujet de nous deux ou au sujet d'Adrien et toi? Si tu m'offres une sortie de consolation pour m'expliquer que vous avez finalement décidé d'être en couple, ce n'est pas nécessaire, je suis plus fort que ça.» lui dit-il.
«Luka, je sais que tu es sortie avec d'autres personnes depuis qu'on s'est rencontré et je sais aussi que tes relations n'ont jamais été sérieuses et j'espère vraiment que ce n'est pas à cause de moi parce que oui, Adrien et moi, nous sommes en couple. Et c'est très sérieux en fait. C'est vrai aussi que j'étais en vrac au début de la semaine mais, disons juste que notre relation a connu un passage de turbulence en passant de l'amitié au romantisme. Mais, ce n'est pas tant de cela que je veux te parler ce soir. Je veux discuter avec toi au sujet de cette sortie en particulier et de son lien avec Adrien.»
Installés à leur table près d'une petite fenêtre donnant sur la ruelle, elle lui confia les grandes lignes de ce qu'Adrien avait connu plus jeune et le difficile passage qu'il avait connu durant l'année précédente.
«Et tu vois, à cause de tout cela, une vérité difficile s'est réveillé en lui. Il y a une grande partie de ce qu'il était qu'il n'aime pas. Il déteste l'image que son père veut qu'il présente. Il hait par-dessus tout que son père se serve de lui comme en tant qu'aimant à clientes. L'idée d'être un gestionnaire qui prend des décisions importantes le terrifie au point de le rendre malade. Il déteste tellement qu'il préférait être un animal plutôt qu'un fils parfait.»
«C'est vraiment très triste pour lui.» se désola sincèrement Luka. Il aimait lui aussi beaucoup Adrien, même si la femme qu'il aimait n'avait jamais pu être avec lui à cause de ce rival. «Adrien est quelqu'un de bien qui ne méritait pas de vivre tout cela. Je savais qu'il n'avait pas eu la vie facile mais j'ignorais à quel point il avait été blessé profondément.»
Marinette s'assombrit pour répondre: «Il n'y pas que son père qui soit fautif. Je l'ai blessé également. Très souvent. C'était involontaire et je le regrette vraiment mais je ne peux pas condamner complètement son père sans m'en vouloir à moi aussi.»
«Ok, donc, c'est de cela que tu voulais me parler? Adrien a besoin qu'on fasse quelque chose pour lui?» reprit plus positivement Luka.
«En quelque sorte.» s'amusa Marinette «Mais, je suis certaine que tu ne t'imaginerais jamais ce dont il s'agit.»
«Dis-moi alors, je t'écoute.» fit doucement le bel homme. «Tu peux tout me demander, je ne veux pas qu'il y ait de malaise entre nous.»
«Contente d'entendre que tu le vois de cette façon!» s'amusa Marinette. «Adrien aime... la soumission. Physique, mais surtout psychologique. En fait, la servitude et les émotions émotions fortes seraient même de meilleurs mots. Et ce soir,... il avait envie que je le rende jaloux.»
Luka éclata d'un petit rire avant de s'exclamer: «C'est vrai que je ne m'attendais pas du tout à cela! Donc, parce que son père l'a maltraité plus jeune, il aime être maltraité maintenant?»
«Moi aussi, je trouve ça bizarre.» se défendit Marinette. «Mais, il adore sérieusement tout ça. C'est son univers à lui. Et moi, je l'aime vraiment trop pour lui refuser quoi que ce soit.» avoua Marinette attendrie et amoureuse.
«Tu l'aimes tant que ça?» s'amusa méchamment Luka « Pourtant, la dernière fois que j'ai vérifié vous étiez juste de simples amis.» ironisa le guitariste.
«Luka.» avertie tendrement Marinette pour l'aigreur de sa voix. «Tu sais trop bien combien j'ai toujours été accrochée à lui pour douter de mes sentiments maintenant.»
«Désolé. Je m'oublie.» fit-il. En décidant de rester ami avec Marinette, il avait promis, à elle comme à lui-même, de respecter les sentiments de la jeune femme. Il attrapa sa main dans la sienne et lui assura avec sincérité: «Marinette, si vous vous êtes trouvé pour de bon et que tu es certaine qu'il ne te blessera pas,... sincèrement, je suis heureux pour vous deux. Vous m'inspirez même! Votre histoire me donne confiance en l'amour véritable.»
«Merci, Luka. Pour ça et pour te prêter au jeu avec moi ce soir.» remercia-t-elle.
«Et il y a quelque chose de particulier que tu as prévu pour le reste de la soirée?» sourit-il.
«Juste passer un bon moment avec toi et aussi,... on va aller danser.» lui expliqua-t-elle.
«Pour vrai?» s'étonna-t-il. «On a la permission de danser ensemble? Je suis surpris.»
Puis, son visage se froissa et il s'inquiéta: «Mais toi dans tout ça? Tu es là pour lui mais, est-ce que tu en retires quelque chose ou bien tu le fais simplement parce que tu es tombée amoureuse de lui un jour?»
«Oh, ne t'inquiète pas!» sourit-elle malicieusement et avec une gourmandise étourdissante. «Même si je ne suis pas dans ce genre de plaisir, juste le regarder s'amuser est un vrai régal donc je ne me passerais pas!» Intérieurement, elle pensa à la vidéo qu'elle avait prise de son visage alors qu'elle l'avait fait jouir la veille. Elle se promettait que ces images ne seraient que les premières pièces d'une très complète collection.
Il avait l'impression qu'elle parlait d'une longue expérience alors qu'il ne les pensait même pas ensemble encore la veille. Mais passa ses doutes sous silence.
«Tant mieux si tu y trouves ton compte et tu as tout mon support.» Mais après un instant de silence, il ajouta avec un rictus très masculin: « Mais, si jamais il ose te blesser un jour, je ne le laisserai pas s'en tirer facilement, il va sentir passer le poids de son erreur.»
Marinette fronça les sourcils et le regarda bizarrement. «Il a aussi des tendances homosexuelles donc, si tu suggères que tu vas l'enculer et le frapper s'il agit mal avec moi, c'est une drôle de façon de penser à punir un adepte du masochisme.»
Luka ne pu s'empêcher d'éclater de rire et Marinette le suivit en brisant la glace.
Tous deux passèrent une bonne soirée et s'amusèrent beaucoup dans un petit club. Marinette ne se priva pas de se glisser légèrement encore et encore contre Luka et de l'embrasser sur la joue à chaque occasion dont une fois au moment de le saluer pour la nuit.
Cependant, Luka n'avait pas l'intention de s'arrêter à si peu. Il ne savait pas si Adrien les surveillait. Sûrement. Ou bien il était prévu que Marinette raconte tout en détail à son nouvel amoureux plus tard.
Mais de toutes façons, le bel homme n'avait pas l'intention de laisser la femme qu'il aimait entrer dans une relation sans au moins tenter sa chance. Il avait passer à soirée à caresser et à poser ses mains sur son corps aussi souvent que possible durant la soirée.
Il l'attrapa par le coude alors qu'elle se dégageait de lui et captura ses lèvres des siennes. Ses mains entrèrent en action et parcoururent encore le corps de Marinette de bas en haut comme s'il la dévorait de ses paumes.
De son côté, Marinette avait d'abord été surprise. Elle trouvait agréable le contact de Luka mais sans plus. Elle aimait davantage la chaleur tendre de son corps pressé contre le siens que ses lèvres sur les siennes.
Oui, elle avait envie de se couler dans ses bras pour s'y endormir. Mais elle n'avait aucune envie d'écarter les jambes pour lui faire une place et elle n'avait pas non plus envie d'associer son nom au sien. Elle ne voulait pas qu'ils soient : Luka et Marinette. Elle voulait être Marinette et Adrien encore et pour toujours.
Luka voyant qu'elle répondait à peine à son baiser et pas du tout à sa passion la relâcha lentement. «Oui, bon.» fit-elle avec malaise en replaçant ses vêtements qu'il avait mis de travers.
«Oui, euh. Bonsoir alors.» répondit-il avec déception de la quitter.
«Oui, et... merci de t'être si bien prêté au jeu.» fit-elle avec un sous-entendu. Après tout, c'était Adrien qui avait demandé qu'elle laisse Luka la toucher.
«Oui. Désolé de ne pas avoir demandé avant de t'embrasser.» s'excusa Luka.
«Ç'aurait été préférable en effet. Mais, je ne t'en veut pas du tout.» sourit-elle. «Bonne nuit.» dit-elle avant de s'enfuir pour retrouver ChatNoir dans une ruelle qui la pris dans ses bras pour l'emporter dans la nuit.
Évidemment, Adrien et Marinette passèrent la nuit emboités dans les bras l'un de l'autre. Il les avait observé durant toute la soirée avec la brûlure de la jalousie qui réchauffait son cœur. Surtout lorsqu'ils s'étaient embrassés. Il avait eu l'impression qu'on lui poignardait le cœur mais en avait tiré une érection.
Mais, cette nuit-là, elle était à lui et à personne d'autres. Il avait adoré durant chaque minutes de cette soirée de la voir offrir autant à un autre que lui. Il adorait tout autant qu'elle termine la nuit avec lui et avec aucun autre. Et maintenant qu'il savait qui elle était et que toutes les deux n'étaient qu'une, il avait enfin un espoir que pouvoir rester avec elle pour toujours et être enfin heureux.
Même s'il ne pouvait pas nier que l'idée de goûter la saveur de Luka sur sa peau l'avait excité.
