La rentrée arriva trop vite pour Adrien. Terminer l'été en restant nuit et jour avec son grand amour pour lequel il s'était languit pendant des années l'avait propulsé hors du temps et de sa vie précédente et lamentable.
Il était heureux plus qu'il ne l'avait jamais été et n'avait aucune envie que quoi que ce soit change.
Mais, il savait qu'il devait aussi accepter une vie normale et se séparer d'elle durant de longues heures durant ses cours. Il avait été bien près de payer un double cursus simplement pour avoir le droit d'aller s'installer près d'elle dans ses cours de design pour suivre ses propres cours de programmation via internet.
Mais, d'un autre côté, il savait que ce n'était pas bon pour lui de s'enfermer à la maison sans en sortir. Que la maison soit le manoir de son père ou le foyer qu'il avait choisit avec Marinette, ne changeait rien au fait qu'il devait sortir de chez lui pour vivre.
De toute façon, il devait aller à sa première journée de cours pour rencontrer les professeurs et être orienté sur les objectifs de chaque cours en plus de récupérer quelques manuels scolaires.
Mais au soir de la deuxième journée, il avait mystérieusement convoqué toute l'ancienne classe à 19h précise pour un lunch impromptu. Il n'avait cependant réclamé que la présence de ses anciens camarades de classe et pas nécessairement les conjoints. Personne, pas même Marinette, n'avait pu deviner ce qu'il avait en tête ni pourquoi il attachait autant d'importance à leur présence.
Max et Sabrina avaient bien protesté que ce n'était pas le bon moment un soir de semaine alors que tous deux avaient des emplois en plus de leurs études, mais Adrien avait paru si triste face à leur refus, ils avaient décidé de faire l'effort de passer.
Lorsque Max arriva finalement au beau milieu des conversations parlant uniquement des cours, des nouveaux projets et de ce que chacun avait fait durant les vacances, Adrien leur demanda de se rassembler autour de la table et y déposa un gâteau qu'il avait eu beaucoup de difficulté à faire lui-même et à rendre comestible.
Sur le gâteau, ils aperçurent tous avec surprise le message : "Bonne fête Adrien" écrit avec de la gelé et d'une main tremblante. Quatre bougies trônaient sur le glaçage.
Ils relevèrent le regard pour apercevoir son visage de malaise de chaton piteux. Marinette entrelaça sa main à la sienne.
Adrien ne s'adressait plus que très rarement à plusieurs personne à la fois mais, avec hésitation il expliqua : «J'ai réussi après toutes ces années à me défaire de l'emprise de mon père, du moins dans ma tête. Et pour marquer le coup, j'ai décidé de changer la date de mon anniversaire de façon symbolique. Vous êtes tous ma famille bien plus que lui ne l'a jamais été et j'ai choisit le 3 septembre. Parce que c'est à cette date que je vous ai tous rencontrés il y a quatre ans.»
Ils le regardèrent tous avec émotion et il termina : «Je suis désolé d'avoir bousculé vos horaires, je ne voulais pas être trop égoïste mais je voulais vous le dire à tous de vive voix et vous remercier de faire de ma vie ce qu'elle est.»
Il serra encore davantage la main de Marinette et Rose choisit cette instant pour commencer à chanter. Alya demanda à Adrien de souffler et de faire un vœu.
«J'ai déjà tout ce que je veux.» protesta-t-il les larmes aux yeux mais n'en souffla pas moins pour souhaiter que sa vie soit toujours aussi parfaite.
Au milieu des conversations qui dérivèrent vers des compliments sur le gâteau et le caractère si particulier d'Adrien, Marinette lui glissa à l'oreille : «Tu m'as prise de court, ton cadeau n'est pas prêt. Tu aurais dû m'en parler avant. Mais, c'est à toi que tu as fais du tord parce que tu vas devoir attendre pour le recevoir.»
«Amour, tu es déjà le seul et unique cadeau que j'attends de la vie.» souffla-t-il contre ses lèvres en l'entourant tendrement de ses bras.
«Oh, crois-moi, celui-là tu vas le vouloir.» insinua-t-elle.
Les voyant si proches et intimes, tout le reste de la bande se moqua d'eux et siffla vulgairement.
«Il y en a un qui va passer une soirée agréable!» se moqua Alix.
«Elle va te chouchouter, chanceux!» ajouta Kim.
Une heure après le départ de ses amis, Adrien était étendu sur son lit et pleurait sous la torture.
Marinette avait commencé par l'obliger à se tenir complètement nu contre un mur, les bras le long du corps, sans bouger.
Pendant ce temps, elle s'était accroupie devant lui pour se masturber sans retenue. Il lui arrivait de, tout à coup, le prendre en bouche. Son membre se trouvait de toute façon près de son visage dans cette position. Cependant, elle le relâchait presque immédiatement ensuite. Elle ne le faisait pas pour lui plaire, seulement parce qu'elle en avait envie et qu'elle pouvait l'avoir à sa disposition.
D'ailleurs, elle lui avait interdit de jouir tant qu'elle n'aurait pas eu son compte de plaisir.
Adrien respirait difficilement et quelques larmes coulaient parfois sur ses joues. Il sentait son plaisir devenir intense et se répétait qu'il devait rester calme.
Il lui arrivait de penser qu'il serait bientôt capable d'avoir un orgasme simplement en la regardant. Et effectivement, lorsqu'elle eu envie d'autre chose alors qu'il n'arrivait plus à respirer, elle lui demanda de s'allonger sur le lit. Mais, bien sûr, il n'eut toujours pas plus le droit de bouger, de la toucher ou bien de finalement relâcher la pression.
Et ce, même si elle augmenta la torture d'un niveau en poursuivant sa masturbation, et cette fois... il pouvait tout voir. Mais, Marinette était un maîtresse encore plus cruelle et tout comme elle avait négligemment sucé son sexe, elle s'amusait maintenant à l'introduire dans le sien, l'enfonçant bien creux avant de le ressortir et de l'oublier au profit des attouchements qu'elle se faisait à elle-même.
C'était une torture affreuse pour Adrien de n'être stimulé que quelques secondes toutes les deux ou trois minutes avant d'être laissé à lui-même avec pour seule vision ce sexe interdit.
Après une heure à se donner du plaisir à elle-même, en gardant pour seule motivation de faire durer le plaisir, elle joui finalement en chevauchant son abdomen.
Une semaine plus tard
Adrien s'éveilla frais et dispo aux premières notes de son réveil. Il l'éteignit immédiatement pour laisser Marinette dormir. Elle était de meilleure humeur en se réveillant lentement.
Il prit une douche revigorante en souriant de cette nouvelle nuit magique qu'il avait encore passé avec l'amour de sa vie.
Enfilant simplement un caleçon confortable, il fit couler le café et l'ajouta avec du pain frais, du jus d'orange et des fruits sur un plateau.
Entrant dans la chambre, il s'apprêta à réveiller Marinette.
Pour lui, c'était tout un rituel qu'il prenait très au sérieux et avec un grand plaisir.
Il écarta d'abord ce qui restait du drap qu'elle n'avait pas encore rejeté mais couvrit ses épaules de baisers pour qu'elle se sente au chaud. Il descendit ensuite rapidement vers ses mamelons pour encercler le gauche et le couvrir de salive.
Marinette commença à se réveiller en soupirant lentement. Bien sûr, sa conscience n'avait pas encore émergée, il en fallait bien plus pour la réveiller vraiment.
Aussi, alors, qu'il couvrait son ventre de baisers amoureux, c'est son pouce qui, le premier, trouva son sexe tant adoré.
Comme toujours, il n'avait même pas eu à écarter ses jambes pour prendre position entre elles. Marinette dormait en faisant l'étoile, une position tout à fait contradictoire avec la vie scandaleusement stressante qu'elle menait mais, cette nature confiance qui ne la quittait jamais bouleversait Adrien chaque fois qu'elle se manifestait. Il préférait mourir mille fois plutôt que de la laisser souffrir et perdre sa joie de vivre.
Il ne pouvait être heureux si elle ne l'était pas.
Quand ses caresses et ses efforts plus ou moins subtiles firent s'accélérer sa respiration, il plongea complètement le visage vers son centre et enfonça sa langue entre ses lèvres. Son pouce trouva le clitoris et commença un massage profond.
Malheureusement, elle se réveilla sans avoir jouit et Adrien fit une moue boudeuse contre ses lèvres abondamment humide. Un jour il arriverait bien à la réveiller avec un orgasme, il s'en était fait la promesse.
Mais, sa belle réveillée, il en profita pour passer aux choses sérieuses et l'incita à relever les jambes. Avec un meilleur accès à son intimité, il avait désormais plus de possibilités à sa disposition.
S'appuyant de l'avant-bras contre son bassin, sa main gauche dénuda complètement le passage vers l'intérieur de son sexe, permettant ainsi à sa langue de faire plus de mouvements contre sa peau chaude et à son autre main, libre également, de trouver le clitoris plus complètement.
Elle pantela encore plus, soupira, grogna, cria, renversa la tête et arqua le dos mais ce n'est que lorsqu'il la sentie se raidir désespérément sous l'orgasme qu'il glissa le pouce en elle pour démultiplier son plaisir qui se manifesta par une série de spasmes violents.
Lorsqu'elle retomba inerte sur les draps et avec une grande respiration qui la quitta, il massait déjà l'intérieur de ses cuisses et il la caressa sur tout le corps avec de grands mouvements réconfortants.
Il descendit ensuite du lit, pour la replacer lui-même sur les oreillers et attraper le plateau qu'il déposa sur les support au-dessus de ses cuisses.
«Tu me gâtes beaucoup trop.» fit-elle remarquer en souvenant la soucoupe placée sur son café pour le garder au chaud.
«Pas encore assez.» grimaça-t-il en prenant place à côté d'elle. «Un jour j'apprendrai à faire de vrais bonnes gaufres follement décadentes pour te les apporter au lit. Alors seulement j'aurai atteint le minimum. Et sérieusement, rien que pour voir ta tête après un tel réveil j'arrêterais complètement de dormir.» sourit-il.
Elle roula des yeux au ciel et secoua la tête mais sourit tout de même. Personne ne voyait la réalité comme Adrien et elle dérivait lentement dans la même direction.
Le monde à part qui se bâtissait à l'intérieur de leur foyer devenait plus fantastique chaque jour. Bientôt, elle ne voudrait plus quitter Adrien pour la journée. Elle avait déjà de plus en plus de difficultés à se séparer de lui chaque matin.
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Quelques heures plus tard, il n'y avait que le son des touches de clavier qui brisait le silence de l'appartement. Adrien avait décidé de profiter de l'absence de Marinette partie à ses cours pour travailler sur ses exercices en programmation.
Il allait commencer le déjeuner pour Marinette lorsqu'elle l'appela. «Allô, mon amour. J'aurais un service à te demander.»
«Tout ce que tu souhaites ma princesse.» lui répondit-il.
«Tu pourrais m'apporter la reliure rouge avec mes patrons de travail? J'aurais besoin de celui qui porte le numéro 7.» lui réclama-t-elle.
«Tu ne rentres pas déjeuner?» s'étonna-t-il. Pourtant, elle avait deux heures libres entre ses cours.
«Il y a eu un imprévu. Je dois rester au lab pour travailler.» fit-elle avec malaise.
«D'accord, je t'apporte la reliure. Tu seras à quel endroit?»
«Local 10-215. Au sous-sol du bâtiment de brique rouge.»
Le matériel, un sandwich et une bouteille de jus remis à Marinette, il rentra chez lui pour faire sa sieste habituelle et se remit ensuite au travail.
Elle le trouva penché sur son écran, habillé de coton léger et ses petites lunettes spéciales avec filtre de protection pour la luminosité de l'écran perché sur le nez.
«Je suis déçue.» fit-elle en refermant la porte. «Quel est l'intérêt d'avoir un animal de compagnie s'il ne fait pas la fête chaque fois qu'on reviens à la maison?» plaisanta-t-elle.
«Si tu voulais un animal qui ne fait rien d'autre de ses journées que de t'attendre devant la porte en bavant, tu aurais dû adopter un chien. Ce chat préfère être productif et gagner de l'argent pour pouvoir t'offrir une vie de luxe.» plaisanta-t-il très sérieusement en repérant la faute de frappe dans ses lignes de code.
Elle fit pivoter son fauteuil et s'installa pour chevaucher ses cuisse. «Et puis, tu as deux heures d'avance.» poursuivit-il. «La prochaine fois, préviens et je t'attendrai derrière la porte la laisse entre les dents et le sexe offert à ton bon vouloir.» ronronna-t-il.
«Quelle bonne idée! On devrait faire ça tout de suite.» murmura-t-elle en déposant des baisers dans son cou comme si elle s'apprêtait à le dévorer.
«Je peux avoir une minute pour finir mon entrée et sauvegarder?» réclama-t-il.
«Tu as trente secondes. Tapes vite ou c'est moi qui le ferai.» menaça-t-elle et se redressant lentement et en s'assurant de passer dans son champs de vision d'une démarche subjective pour aller récupérer la reliure rouge sur le comptoir et la ranger à sa place dans son bureau de travail.
Après le stresse, les insultes déguisés et les manigances de cette journée de cours, Marinette avait bien eu l'intention de demander à Adrien de lui faire un massage... profond, en rentrant chez elle. Mais, la mention de la laisse avait créer un tout autre désir.
Elle commença par une longue et lente fessée très légère pour l'exciter complètement. Puis, elle sortie un strap-on auquel elle ajouta un vibrateur pour elle.
Pendant qu'il était allongé sur le lit mais toujours attaché par le cou, elle le prépara avec un long phallus mince et changea ensuite pour un plus épais.
Presque couchée sur lui, elle le baisa doucement en lui interdisant de jouir. Lorsqu'elle le vit travailler pour se retenir, elle se retira et retira le strap-on en provoquant ses gémissements et ses plaintes de protestation qu'elle ignora.
Elle le fit ensuite mettre à genoux malgré ses cuisses qui avaient perdu leur force et se glissa devant lui en levrette. Bien préparée comme elle l'était par l'excitation et le vibrateur, il pouvait se glisser en elle d'un seul mouvement fluide.
Il était long, épais et quelques veines de pression ressortait sous la peau tendue. La sodomie n'avait fait qu'ajouter à l'excitation qui le durcissait. Elle trouva son sexe si appétissant qu'un désir de l'enfiler dans sa bouche pour le sucer tenta de corrompre ses pensées. Mais, elle s'en tint à son idée et savoura la sensation contre son autre paire de lèvres.
Lorsqu'il entra en elle, elle soupira de bien-être. Elle avait eu un premier orgasme le matin même mais, elle n'en avait jamais assez. Et n'avait que trop attendu pour qu'il lui donne finalement du plaisir.
L'interaction ne prit que peu de temps mais, ne manqua pas en qualité. Adrien se déchaîna au grand plaisir de Marinette qui ne demandait qu'à se faire baiser férocement.
Rien de tel pour laisser partie la tension qu'un orgasme puissant vibrant profondément dans son corps. Le massage du dos qu'il lui offrit ensuite aida également.
«Je songe de plus en plus à acquérir un autre animal de compagnie.» lui apprit-elle ensuite. La phrase avait suffisamment de double sens pour l'inquiéter. «Tu dois te sentir seul ici toute la journée.»
«Je suis plutôt territoriale comme individu.» lui répondit-il. «J'espère que tu ne songes pas à faire entrer un autre mâle dans mon domaine?»
Il s'allongea contre son dos pour la serrer contre lui et la réchauffer.
Elle rigola et se retourna légèrement pour caresser ses mèches blondes. «Pas besoin d'être jaloux. Il n'est pas question ici de te créer de la compétition. De même qu'il n'est pas non plus question de m'en créer en invitant une femelle ici. Cette maison est la nôtre. Mais, même si tu essaie de me faire croire que tu es jaloux, je sais très bien que tu n'y arrive pas.» Il rougit et regarda ailleurs, honteux d'avoir des phantasmes qui le dépassaient.
«En fait, je parlais surtout d'un hamster ou d'un poisson rouge.» s'expliqua-t-elle.
«Tu t'es dit que j'aurais plus d'appétit si j'avais de la nourriture sous les yeux toute la journée?» questionna-t-il un sourcil léger.
Elle retint un éclat de rire et changea de sujet en se relevant. «On sort ce soir. Je dois impérativement aller à une fête mondaine.»
Elle passa le reste du temps avant leur départ à retoucher un jeans pour que la coupe soit parfaitement adaptée à l'image désirable et sure d'elle-même mais, toujours de bon goût qu'elle voulait affichée. Elle compléta l'ensemble avec une jolie chemise bleue ton sur ton qui rappelait la couleur de ses yeux et un collier extravagant.
Lorsqu'il sortie de la chambre portant le costume formel mais détendu qu'elle lui avait sélectionné, il savait bien qu'elle était stressée et se il demandait pourquoi elle lui faisait porter un look digne des plus grandes vedettes internationales. Avec ces habits, il ferait tourner toutes les têtes.
Mais, il lui laissa son espace et ne lui demanda que sur la banquette du taxi ce qu'il pouvait faire pour l'aider. Il n'avait pas besoin de tous les détails, seulement de connaître son rôle dans son plan.
«Je l'admet, j'ai besoin de l'aide d'Adrien.» fit-elle avec malaise. «Pas du fils Agreste, pas de ChatNoir. Ce soir, j'aurais besoin que tu sois le garçon si parfaitement capable d'offrir toutes les chances à ceux qui lui font du mal. Tu crois que ce sera trop pour toi?»
«Pour toi, je peux tout faire. Tout ce qui est humainement possible et un peu plus.» lui jura-t-il en souriant. Il n'en était pas moins le plus sincère du monde et tous deux le savait.
«Mais, surtout dit le moi si c'est trop.» lui réclama-t-elle.
«Promis, ma Lady.» lui souffla-t-il.
La soirée était un cinq à sept (débutant à sept heures) dans un bar privatisé. L'endroit était déjà bien remplie aussi bien d'étudiants et que professeurs. Adrien repéra rapidement quelques visages connus du monde de la mode dont il ne connaissait que vaguement le nom.
Ils n'eurent cependant pas le temps de s'approcher du bar où les nouveaux amis de Marinette discutaient qu'une jeune brune aux cheveux courts et à la robe également courte, s'approcha d'eux un verre d'alcool à la main. «Et bien, il y avait bien des rumeurs sur la visite du célèbre Adrien Agreste dans les corridors de notre département cette après-midi mais delà à le retrouver en chair et en os ici ce soir, si je m'attendais!» dit-elle un peu trop fort, pour attirer l'attention évidemment.
«Je vous assure que j'y étais sur invitation, tout comme c'est le cas ce soir. Pardonnez-moi, je ne connais pas votre prénom?» demanda poliment Adrien en tendant formellement la main.
«Collette. Avec deux "L" et deux "T"» insista-t-elle charmeuse. «Je peux vous offrir un verre? Vous n'en avez pas encore et c'est open bar!»
«Je vous remercie mais, je vais devoir décliner.» salua-t-il.
Marinette tenta de l'entraîner avec elle vers ses amis mais Collette le retint par la manche de sa veste, à la hauteur du coude. Il s'arrêta mais ne fit pas un geste pour la déloger. «Pourquoi ne passeriez-vous pas un peu de temps avec moi?»
«Je suis désolé mademoiselle mais, je suis déjà accompagné.» refusa-t-il.
«Ah, Marinette! Je ne t'avais pas vu.» insulta l'autre.
«Ce qui n'est pas mon cas. Rassure-toi Collette. Maintenant, si tu veux bien nous excuser. On va te laisser allez profiter de la fête pendant que nous, gens ternes et sérieux allons aller autre part.» lui répondit la jeune femme.
«Dis donc, Mari, tu as dû dépenser un max de fric pour engager une escorte aussi beau gosse. Tu dois vraiment vouloir ta place sur le projet Florin pour engager un sosie!» chuchota-t-elle beaucoup trop fort.
«Mademoiselle, je vous prierais de ne pas insulter ma fiancée, je vous prie.» intervint Adrien et détachant son bras qui tenait Marinette pour retirer la main de Collette qui tenait toujours son coude même si elle s'était avancé vers sa copine.
«Fiancée? Quelle bonne blague! Tu n'as jamais portée d'alliance!» rit-elle à gorge déployée alors que les quatre amis de Marinette qui s'impatientaient s'avancèrent vers eux.
«Oh oui! Question d'habitude.» s'expliqua Marinette en écartant sa chemise pour dévoiler puis recacher rapidement le tatouage qu'elle portait sur le cœur tout comme Adrien sans laisser à l'autre l'occasion de voir tous les détails. «Nous préférons une autre forme de symbole pour nous unir que les bijoux.»
La soirée s'étira parmi les blagues avec les amis de Marinette. L'une des professeurs vint poliment discuter avec Adrien qui prit le temps de bavarder avec elle.
Il apprit rapidement qu'elle avait été détachée de l'enseignement pour s'occuper du projet Florin. Chaque année, une quinzaine d'élèves était choisit pour s'occuper d'une commande spéciale pour un site de vente en ligne de pièce haute-couture qui faisaient l'objet d'enchères parmi les plus fortunés de la planète.
«Évidemment, Marinette faisant partie des étudiants aux talents les plus prometteurs, aurait mérité sa place parmi eux mais, il y a une raison si nous ne choisissons jamais de premières années. On perd toujours beaucoup d'étudiants avant le début de la deuxième année. Le stresse et la pression du milieu vous comprenez? Et il faut bien le dire, la rumeur voulant que Marinette ne soit pas fiable est tenace. Malheureusement, malgré ces magnifiques résultats lors du premier travail, j'ai peur qu'elle ne s'écroule sous la pression à un moment ou un autre.»
Adrien jeta un coup d'œil à Marinette qui suivait de loin leur conversation à la table de ses amis. Il s'inquiéta légèrement. En faisait-il assez pour l'aider à supporter la pression? Était-elle heureuse ou devait-il encore plus l'entourer d'attentions et d'encouragements?
«Madame, s'il y a une chose que je peux vous assurer au sujet de Marinette, c'est qu'elle ne renonce ja-mais. Quand à son talent, je connais Marinette depuis quatre ans. Je suis fier de dire que j'ai été la première personnalité du milieu à l'avoir découverte sur le plan artistique et en quatre ans, son inspiration et la qualité de son travail n'ont jamais faiblit. C'est une force de caractère et le niveau de pression qu'elle est capable de supporter dépasse sans problème tout ce que les autres étudiants sont capables endurer. De plus, je suis à ses côtés pour la supporter au quotidien. À deux, nous sommes plus forts. Si vous la choisissez, vous ne le regretterez pas. Je dirais même qu'elle est la chance que vous devez saisir avant qu'elle ne vous file entre les doigts.»
Nul besoin de dire que Marinette fut la première élève de première engagée sur le projet Florin depuis la création du site web.
(Note d'auteur : Depuis peu, Ladybug et ChatNoir ne sont plus embarrassés par la limite des cinq minutes. Ils sont maintenant adultes. Aussi, n'oubliez pas que la broche du Papillon est aussi petite qu'une noisette sur le col de Gabriel Agreste. Elle est assez facile à perdre!)
Le 17 septembre, les autorités questionnaient la cambrioleuse et disséquaient sa vie point par point depuis deux mois et demi.
Se retrouvant dans l'impasse, ils firent appels aux héros pour leur demander de l'aide en les convoquant à une rencontre spéciale.
Trois hommes étaient présents ce jour-là pour les accueillir. Pas de simples rouages d'une machine, les plus gros bonnets de la France, les imminences grises qui étaient en charge de coordonner les équipes (policiers, agents secrets, magistrats) qui devaient gérer le problème du Papillon et satisfaire le public.
«Nous n'avons eu aucun mal à établir la preuve de la culpabilité de Mme Lavergne concernant les vols effectués par les nouveaux akumatisés. Nous allons bientôt engager des procédures et bien sûr, sa participation indirecte sera traité de manière appropriée. Elle aura une juste sentence, ni plus ni moins.» expliqua le magistrat.
«Nous avons cependant établit sans l'ombre d'un doute, après de longues vérifications, qu'elle n'était pas impliquée dans les attaques terroristes qui ont eu lieux sur la ville depuis des années.» reprit le chef de police. «Et elle n'arrive pas non plus à se rappeler chez laquelle de ses nombreuses victimes elle a volé les broches. Elle nous a, bien sûr, fournit la liste des adresses qu'elle a visité en tant que cambrioleuse régulière mais, comme il s'agit d'une très longue liste exclusivement composée de gens respectables et que nous ne pouvons avoir de mandat sans davantage de preuve, il nous est impossible de poursuivre nos recherches.»
«Nous sommes donc de nouveau dans l'impasse.» intervint le troisième homme qui n'avait pas décliné son identité au-delà de "M. Basset". «Nous n'avons jamais pu compléter un profil suffisant autour du premier Papillon pour pouvoir établir son identité et comme sa seule motivation claire était d'obtenir des bijoux qui autrement que d'être magiques et dangereux ne lui servaient à rien, nous n'avons pas pu nous servir de son mobile pour remonter jusqu'à lui.»
«Nous voulons donc vous demander si vous accepteriez d'être interrogés par un spécialiste qui ferait remonter en détail tous les indices que vous pourriez avoir entendus ou remarqués à son sujet via les akumatisés.» pointa le chef de police.
«Oui, parce que nous ne pouvons imaginer que vous ne nous ayez pas communiqué des noms de suspects si vous en aviez.» fit le magistrat. «La ville a si longtemps souffert de ces attaques, il faut que quelqu'un paye.»
«Nous avons toujours été convaincus également que cette femme n'était pas celle responsable des alertes akumas» débuta Ladybug. «Quant à avoir des noms de suspects à vous communiquer, nous n'avons jamais eu aucune preuve-»
«Payer comment?» la coupa ChatNoir dans son intervention courtoise avec ces hommes. Pour la première fois depuis leur arrivée, il desserrait les lèvres. «Que comptez-vous faire de cet homme si vous le trouvez?» questionna le héros.
«Il est évident qu'il ne devra pas s'en sortir impuni.» répondit le magistrat.
«Les citoyens sont tous heureux que cette histoire soit terminée mais, ils demandent aussi justice. Les revenus des commences ont baissé à cause des saisons touristiques plus faibles d'années en années malgré vos efforts. Des gens traumatisés réclament le remboursement de leur séances de thérapie.» seconda le policier.
«Alors, vous allez demander une sommes d'argent en dédommagement?» s'assura ChatNoir en fronçant les sourcils.
Les deux hommes éclatèrent de rirent mais le troisième resta silencieux en regardant calmement le héros.
«La somme qu'il faudrait pour dédommager ces gens dépasse de beaucoup ce qu'un seul homme peut gagner dans une vie.» s'esclaffa le policier.
«Les gens sont en colère et effrayés. Ils veulent une conclusion à cette histoire.» dit le magistrat. «Ils veulent une action, des explications, une condamnation.»
«Quel genre? Quel genre de condamnation? Vous connaissez déjà l'étendu des crimes, si le Papillon n'a pas de circonstances atténuantes, à quoi ferait-il face?» demanda sérieusement le chat avec des rumeurs en tête.
Ladybug le laissait agir en toute confiance en lui.
«Nous ne pourrons pas oublier si facilement ses attaques comme nous vous l'avons fait remarquer.» débuta encore le magistrat.
«Alors, c'est vrai.» le coupa ChatNoir. «Ces rumeurs que j'ai entendues. Vous voudriez remettre la peine de mort en vigueur exceptionnellement pour lui?» accusa-t-il.
Ladybug sursauta. Elle était également contre l'idée.
Le magistrat soupira et parla avec grand sérieux pour leur faire comprendre la situation. «Peu importe ce que cet homme aura à nous dire pour sa défense. Peu importe les compensations qu'il pourrait nous offrir. Même si nous sommes cléments et que nous l'enfermons simplement à perpétuer, la population voudra sa tête de toute façon. Il ne passerait pas la première semaine vivant après une arrestation régulière.»
«Nous n'avons pas d'autres choix que d'utiliser des mesures spéciales pour son incarcération et de toutes façons, la loi permet l'élimination des terroristes intérieurs. La peine de mort fait partie des possibilités dans son cas. Croyez bien que cela me désole tout autant que vous.» avoua le policier.
«Dans ce cas, nous ne pouvons pas vous aider dans votre enquête.» statua ChatNoir.
«Vous trahiriez vraiment la population que vous avez si longtemps protégée?» demanda le troisième homme avec un petit sourire. «Vous avez le cœur beaucoup plus tendre que vous le laissez voir, ChatNoir.»
«Ce n'est pas de la clémence pour lui. Nous sommes des héros pas des éxécuteurs.» se défendit-il.
«Nous œuvrons pour la protection des gens par pour leur offrir une vengeance ou pour les distraire.» appuya sa partenaire.
«Vous me décevez, mademoiselle.» soupira le policier qui avait déjà collaboré avec elle. «Je vous aurais pensé de notre côté pour faire entendre raison à votre collègue.»
«S'il décide qu'il ne veut pas vous aider. Je suivrai sa décision et je ne serai pas contre lui!» statua l'héroïne en se levant en même temps que ChatNoir pour partir. À ce stade de leur partenariat, ils étaient si complices qu'ils se déplaçaient comme s'ils avaient répété la plupart de leurs gestes.
«Si vous ne nous dévoilez pas le nom de cet homme, vous serez coupables de complicité pour ces actes et les vôtres pourraient également être questionné.» menaça très calmement "M. Basset." «Il y a d'abord le fait que vous n'ayez jamais pris contact avec nous pour demander l'aide de l'état, il vous a fallu un temps incroyablement long pour mettre fin à ses crimes, tout cela est également suspect à nos yeux et il y a aussi le fait que vous soyez toujours en possession de ces armes si puissantes. Et maintenant, vous refusez de livrer cet homme à la justice? Il y a là plus de matière qu'il n'en faut pour vous détenir et vous interroger.»
«Nous ne savons pas du tout qui il est!» se défendit l'héroïne.
«Votre partenaire le sait.» pointa M. Basset.
Ladybug se retourna simplement vers lui avec surprise. Et il fournit simplement avec malaise : «J'ai reconnu une odeur sur la deuxième Papillon.»
Mais, il n'avait pas à se justifier sur la raison pour laquelle il n'avait pas parler. Elle attendait simplement une confirmation de l'identité de leur ennemi. Par contre, en présence de ces hommes, ce n'était pas le moment d'en discuter.
Il s'avança vers le bureau où étaient assis les hommes. «Elle ne sait rien du tout parce que je ne lui en ai jamais parlé. Je n'ai jamais rien dit à personne et je ne parlerai pas tant que je n'aurai pas la certitude que la peine de mort restera belle et bien absente du cas du Papillon en particulier et de la justice française en général.»
«Vous n'oseriez pas vous mettre à dos toutes les autorités du pays!» fit le policier avec incrédulité.
«Je me débarrassais déjà de vos troupes avec facilité lorsque j'étais adolescent et avant de vraiment m'entraîner. Je serais curieux de vous voir essayer de vraiment mettre au sol un porteur du miraculous de la destruction. Mais, je ne cherche pas à en arriver là. Donnez-moi simplement une vraie garantie réelle et sans mensonge qu'il ne sera pas tué et je vous le livrerai pieds et points liés.»
«Nous vous avons déjà expliqué que sa vie ne tiens de toute façon qu'à un fil.» répondit le magistrat.
«Oui, celui de mon silence en somme.» s'amusa ChatNoir sans humour.
«Monsieur. Je vous ordonne ne nous répondre avant que nous décidions de prendre les grands moyens contre vous.» menaça le chef de police.
«Vous êtes trop mou, Jérome.» lui reprocha M. Basset en faisant signe à deux gardes armés de bloquer la porte de sortie du bureau pendant que les volets de sécurité tombaient devant les fenêtres.
ChatNoir secoua la tête et utilisa son cataclysme pour détruire une partie du mur entre deux d'entre elles. Avant même que les hommes puisse ouvrir le feux, il était déjà partie et Ladybug avait réussi à atteindre le toit par la même sortie.
ChatNoir devait leur donner un point cependant. Ils n'avaient pas perdu de temps à réunir des renforts. Il n'avait même pas pu rejoindre de ruelle sécuritaire pour se détransformer qu'il était déjà cerné par des régiments de l'armée et des hélicoptères militaires.
Il faut dire que les environs immédiat du lieu de la rencontre étaient plutôt désert et qu'il aurait été difficile pour Adrien Agreste d'expliquer sa présence en ces lieux.
Les soldats le poursuivaient dans la ville et il soupira avant de se résoudre à disparaître dans les égouts.
Cependant la chasse à l'homme était déjà en place et des motards de la police étaient déjà à ses trousses. C'était déjà une véritable armée qui sillonnait avec brusquerie au milieu de la population confuse, les habitants aussi bien que les touristes.
De son côté, Ladybug entendant les sirènes puis les rumeurs déclarant ChatNoir ennemi de l'état tenta d'abord de le guider par émetteur du haut de la Tour Eiffel pour qu'il s'écarte des mouvements de troupe les plus importants.
Mais la population restait confuse et effrayée en comprenant que les autorités poursuivait leur héros protecteur. Et il y avait déjà eu quelques presque accidents avec des piétons.
Aussi rejoint-elle Alya à son emploi d'étudiante à la télévision pour lui parler frénétiquement.
Dans un studio discret et avec la présence du technicien de l'équipe d'Alya qui se chargeait de mettre l'intervention en onde et en direct toute programmation cessante, l'héroïne s'adressa à Paris : «Plusieurs d'entre vous savent déjà que l'individu actuellement poursuivit par l'armée et la police n'est autre que ChatNoir, ce même super-héros qui se bat pour vous depuis toutes ces années. Sachez qu'il n'a commis aucun crime et qu'il ne s'agit que d'un déploiement de force excessif des autorités. ChatNoir et moi-même nous ne sommes simplement pas du même avis qu'eux. Restez chez vous. Mettez-vous à l'abri en attendant que tout se règle, s'il-vous-plaît.»
Ladybug promit de revenir plus tard rencontrer Nadja Chamack pour une entrevue plus en profondeur et partie continuer d'aider ChatNoir à disparaître.
De son côté, il essayait d'entraîner les agents loin de la population mais il y avait juste tellement de gens partout dans les rues. C'était une magnifique journée de septembre et les classes venaient de se terminer.
Ladybug fit quelques diversions et il avait presque réussit à atteindre enfin un trou d'homme où il savait qu'il pouvait perdre ses poursuivant. Il avait déjà utilisé son bâton pour soulever la plaque lorsqu'une voiture de police frappa un gros panneau publicitaire cylindrique sous lequel se trouvaient trois petites filles.
Il lança le couvercle avec force contre la publicité qui tomba sur le côté pendant que deux des petites tombaient au sol avec panique. La troisième fut cependant bousculée par les deux premières et perdit dangereusement l'équilibre en direction de la rue perpendiculaire.
Plus rapide que la foudre, ChatNoir bondit et la coinça contre lui sur la sécurité du trottoir.
Tout s'arrêta net à cet instant.
La circulation rapide dans les deux voix, les soldats et les policiers, les passants qui faisaient maintenant cercle autour de l'incident et les reporters arrivés sur les lieux en même temps que Ladybug.
ChatNoir déposa la petite et utilisa son bâton sur une très haute longueur pour disparaître plus efficacement. Traversant presque toute la ville d'un bond.
Ladybug resta sur place. La meilleure chose qu'elle pouvait faire pour son Chaton était de le disculper et de faire cesser cette chasse à l'homme.
Elle ne savait toujours pas avec certitude qui se cachait derrière le masque du Papillon. Monsieur Agreste était une forte probabilité. Mais, ChatNoir aurait pu agir de la sorte pour n'importe quelle autre personne avec une famille, des problèmes bien normaux et faisant face à une sentence inhumaine.
D'un autre côté, elle ne pouvait pas non plus vendre le nom de son beau-père s'il n'était pas impliqué juste pour sortir son amoureux des problèmes.
S'éloignant en compagnie de la reporter dans une ruelle moins achalandée, elle expliqua le point de vue de ChatNoir sur la peine de mort menaçant le Papillon.
«ChatNoir est un héros, si livrer le Papillon à la justice signifie qu'il sera exécuté, pour ChatNoir c'est comme s'il le menait lui-même à la mort. Et c'est totalement contraire à ce pourquoi il se bât avec acharnement!»
Le reportage terminé, Ladybug utilisa son yoyo pour traquer son partenaire mais, son outils lui indiquait seulement qu'il n'était plus transformé.
Après s'être assurée que les forces de l'ordre ne l'avaient toujours pas trouvé, elle décida de rentrer chez eux également pour l'y attendre. Elle lui faisait confiance pour avoir réussi à échapper à ses poursuivants et elle ne voulait pas être amené à une confrontation elle-même.
