Adrien n'était pas tranquille. Il marchait de long en large dans l'appartement avec des gestes nerveux de ses bras.

Son père avait pris la fuite depuis déjà quelques jours et Adrien avait peur qu'il revienne. Des tonnes de "et si?" tournaient dans sa tête et il n'arrivait pas à les calmer. Son ventre se tordait d'autant plus chaque fois qu'il regardait la nuit tombée sur la ville.

Il connaissait la nuit sur Paris, il avait fait corps en harmonie avec elle plus d'une fois. Et il savait que Marinette était parfaitement prudente et capable de se défendre. Mais il n'était tout de même pas tranquille.

Tout cela à cause de ce cours de sa grille horaire qui se donnait en soirée. Le campus n'était qu'à quelques rues mais, il avait tout de même envie d'aller chercher Plagg dans la miracle box et d'aller l'attendre à la sortie de ses classes même si les policiers n'avaient pas abandonné la poursuite.

En étant prudent, en se fondant dans les ombres... Le dragon était plutôt voyant mais...

Les premières semaines, Marinette était allé rejoindre des amies à mi-chemin pour se rendre à son cours et il n'avait pas fait aussi sombre aussi tôt. Ce jour-là, était plutôt nuageux et la noirceur s'était installée avant même que Marinette ne quitte l'appartement.

Il s'en voulait. Il aurait tellement dû l'accompagner. Et si son père n'avait pas vraiment quitté la ville? S'il était toujours là, à l'affût? Marinette l'avait sentit nerveux bien avant son départ, et lui avait suggéré de travailler sur ses devoirs au lieu de se tourmenter, mais il n'arrivait pas à suivre ses ordres.

Adrien sursauta de plusieurs pieds de hauteur lorsqu'il entendit la sonnerie de l'entrée du bâtiment. Il se fit mille scénarios catastrophe avant d'atteindre le haut-parleur.

«Bonsoir Adrien, c'est Kagami.» entendit-il. Il ne l'écouta pas davantage et activa l'ouverture de la porte.

Adrien fronça les sourcils. Il n'avait plus beaucoup de contact avec sa co-équipière d'escrime depuis la fin de sa terminale. Et déjà avant cela, il l'avait vu beaucoup moins à partir du moment où son père l'avait retiré de l'école d'Argentcourt. Marinette et elle étaient toujours amies mais ne se voyaient également pas tellement. Surtout depuis la fin de l'été comme Adrien.

Avec surprise, il remarqua que la jeune femme était déçue de ne pas trouver Marinette dans leur logement.

«J'étais venue lui demander de l'aide. Je n'ai pas prévenue avant parce que je ne voulais pas lui parler de mes raisons autrement que face à face.» déplora-t-elle.

«Je peux peut-être t'aider?» offrit Adrien qui l'invita à entrer.

«Non, je crois vraiment qu'il n'y a que Marinette qui puisse m'aider. Je sors d'une brève relation avec un homme et je recherchais les conseils d'une autre femme pour essayer de comprendre pour quelles raisons cette liaison n'a pas fonctionné afin de ne pas faire la même erreur la prochaine fois.» développa-t-elle.

«Ça t'ennuierais... de me donner plus de détails?» chercha Adrien en l'invitant à s'asseoir.

«Tout a commencé à ta soirée d'anniversaire.» débuta Kagami sans plus de gêne que d'habitude. «Quand tu m'as dit qu'une relation traditionnelle ne t'intéressait pas. Tu m'as dit que tu cherchais une partenaire qui avait la main haute sur toi. Je ne comprenais pas pourquoi tu mettais mes compétences en doute sur le sujet.»

Elle lui raconta alors qu'elle s'était rapproché de Marinette pour essayer de comprendre ce qui attirait Adrien chez elle.

Adrien ressentit un coup au ventre. : «Attends, tu es devenue amie avec Marinette pour savoir comment me séduire?»

«Je n'avais pas d'autre choix. Et elle m'est très utile en règle générale et de plus d'une façon dans ma vie sentimentale.» fit-elle sans un battement de cils.

Adrien secoua la tête d'incrédulité.

«Sa technique pour séduire les hommes fonctionne vraiment bien de toute façon, je n'ai qu'à prétendre être douce et charmante et les hommes m'acceptent. Seulement, ce que je ne comprends pas, c'est que peu importe que je me montre soumise ou dominatrice dans l'intimité, les hommes y voient un problème.»

«Tu t'es engagée plus d'une fois dans des relations de nature BDSM?» s'estomaqua encore Adrien.

«J'ai simplement proposé une grande variété d'activités sexuelles incluant ces pratiques à mes partenaires amoureux.» se défendit Kagami.

«Et donc, si je lis entre les lignes» fronça Adrien. «Tu souhaitais rencontrer Marinette pour qu'elle te montre tes erreurs lors d'une pratique concrète?»

«Oui, mais, j'imagine que si tu es là ce soir, tu ne voudras pas la partager?» conclu-t-elle.

Après un moment de silence profond, Adrien sourit tendrement. Kagami et lui n'étaient pas fait pour être ensembles mais, ce n'était pas pour autant qu'il ne l'appréciait pas et qu'il n'avait pas à cœur de l'aider. «Tu veux bien venir faire une balade avec moi? J'avais vraiment envie de me rendre à un endroit très important de toute façon.»

Perplexe, Kagami accepta et le suivit hors de l'appartement.

«C'est une bonne chose que tu sois capable de te remettre en question malgré la façon dont ta mère t'a obligé à le faire durant toute ta jeunesse.» commenta-t-il, avançant un pas après l'autre sur le trottoir.

«Contrairement à ton père, ma mère avait avant tout mon bien-être à cœur.» souligna la japonaise. «Elle a malheureusement été elle-même éduquée de façon brutale et sans aucune once de liberté et pour ma plus grande tristesse, elle a aussi décidé que c'était une bonne façon d'élever un enfant mais, elle n'a jamais essayé d'abuser de moi d'une quelconque manière pour son propre bénéfice. Et hormis le fait qu'elle exigeait l'excellence de moi, elle m'a toujours laissé décider qui je voulais être. J'ai été ravie d'apprendre que ton père et toi en étiez venus à un consensus concernant tes études.»

«Je voudrais te confier que sur ce sujet, les négociations ne se sont pas exactement faites en douceur. J'ai dû lui forcer la main pour pouvoir choisir et vivre avec Marinette. L'informatique n'était pas du tout ce qu'il avait choisit pour moi. Mon père avait encore envie de faire de moi un leader et un gestionnaire à coup de pied au derrière s'il le fallait.»

«Tant mieux si ta vie actuelle te plaît alors, je suis ravie pour toi.» félicita Kagami.

«Tu pourrais en avoir autant si tu voulais.» la surpris Adrien.

Ils étaient arrivés près d'un banc et il s'y installa. Il avait ainsi une vue sur l'une des classes de l'université. Marinette y était belle et bien saine et sauve et assistait à son cours qui ne se terminait que deux heures plus tard mais, Adrien se sentait maintenant rassuré et n'éprouvait aucun problème à attendre sur ce banc que le cours se termine.

Il pensait même que ce serait une bonne chose de revenir faire ces devoirs sur ce même banc la semaine suivante pour l'attendre encore sur place plutôt que loin d'elle.

«Qu'est-ce que tu insinue Adrien?» demanda son amie.

Le jeune homme lui indiqua son grand amour par la fenêtre et lui expliqua qu'il était là parce qu'il l'aimait.

«Je préfère être assis sur un banc à la regarder plutôt que d'être loin d'elle. Je préfère la regarder coudre plutôt que de regarder une vidéo. Je n'ai aucun remord à oublier tout ce qui m'entoure en l'écoutant fredonner dans la cuisine. Elle est tout mon univers parce que tout le reste est pâle et superficiel en comparaison.»

«Tu me parles d'amour tout simplement Adrien. La passion ne dure qu'un temps.» avertie Kagami.

«Comme presque tout hormis les grandes idées.» approuva Adrien. «Comme les liaisons, les contrats, les ententes. Comme le désir domme et sub. Mais, si tu trouves ce que tu veux vraiment et que tu t'y accroches. Pas seulement avec entêtement mais en donnant une part de toi-même pour que cela fonctionne...»

«Quand on s'investit sans garantie, on perd l'investissement lorsque le contrat est rompu.» pointa Kagami.

«Mais pas les bénéfices et les intérêts.» argumenta Adrien. «Si tu souhaites avoir une relation qui fonctionne, tu dois donner de toi-même. Pas nécessairement oublier tes barricades avant d'être certaine que tu es avec le bon mais au moins lui laisser savoir ce qu'il y a derrière. Et surtout, ne joue pas de jeu. Si tu aimes quelque chose dis-le et si tu n'aimes pas, dis-le aussi.»

«Et si ce n'est pas le bon et que tout échoue?» questionna-t-elle.

«Tu recommences. C'est là la beauté de la chose, Kag'. Tu as le droit de te tromper.»

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La vie reprenait son cour et Adrien sa vie simple. Il se remettait du choc et commençait à regarder les lois fiscales concernant les fondations qui levaient des fonds pour les causes charitables. Mais, chaque fois qu'il mettait du temps sur ce projet, ses préoccupations tournaient plutôt autour des gens qui avaient besoins d'aide et non sur la logistique. Puis, une publicité apparue dans le bas de son écran.

La compagnie Agreste lançait une toute nouvelle campagne publicitaire. Déjà en soit, cela l'intrigua. Qui avait bien pu en prendre la décision? Personne ne l'en avait informé.

Mais, surtout, ils utilisaient son image. Il était en tête d'affiche de cette campagne puissante, glamour, plus mâture et avec un léger accent automnale. Certainement, on avait réutilisé d'anciennes photographies de lui. Mais, ce qui le faisait fixer son écran était ce nouveau look que l'Adrien sur toutes les images de la campagne abordait. Un look qu'il n'avait jamais eu.

Ses cheveux étaient maintenant assez longs pour tomber sur sa mâchoire et celui sur les images étaient pratiquement rasé sur les côtés.

C'était sexy, et réussi, il devait le reconnaître mais, comment cela avait-il était fait? La compagnie avait-elle l'intention de mener l'intégralité de la compagne avec uniquement des images modifiées?

Elles étaient vraiment bien modifiées, il devait le reconnaître. S'il n'était pas lui-même, il aurait été convaincu que tout était normal. Encore que... les modifications autour de son visage avaient été bâclées.

N'empêche, la compagnie de son père lançant une nouvelle campagne pendant l'absence de son père était vraiment surprenante. Qui dans l'entreprise aurait eu le courage de faire une telle chose?

Son père avait pris la fuite depuis trois semaines et officiellement, il serait bientôt de retour. Avec Marinette, ils avaient décidé de mettre en production des designs de son père qui n'étaient par réunis en collection pour que les employés ait du travail.

Gabriel Agreste préférant travailler que vivre, ses disques durs étaient remplis de projets qui n'avaient jamais été mis en marché.

Il s'agissait juste pour Marinette de changer certaines couleurs et matière pour en faire un regroupement cohérent. La suite irait aux designers juniors.

Mais, à moyens termes, ils auraient besoin d'embaucher un dessinateur confirmé, quelqu'un qui avait complété les études que Marinette débutait.

Elle-même avait toujours l'intention de lancer sa propre marque loin de l'ombre de Gabriel avec un style et des idéaux complètement différents.

La vente des t-shirts et des vêtements pour animaux commençait à recevoir des résultats encourageants déjà et leur assurerait un petit revenu en plus d'être également un bon entraînement pour la future compagnie de prêt-à-porter.

Le plan était de laisser la compagnie Gabriel perdre d'elle-même son envergure et devenir plus anonyme. Il y aurait moins de revenus mais, les employés les plus talentueux seraient embauchés ailleurs et les autres auraient toujours de l'emploi.

Donc, cette nouvelle campagne pour relancer les ventes était une totale surprise.

Adrien rejoint d'abord la directrice marketing pour lui demander qui avait eu l'idée de cette campagne et à la surprise d'Adrien elle lui répondit que c'était lui-même.

«Madame Lebert, pouvez-vous me faire parvenir le e-mail dans lequel j'ai proposé cette campagne?» réclama-t-il pour la confronter.

«Euh» fit la femme à l'autre bout du fil avec perplexité. «J'ai bien plusieurs e-mail où vous me donnez des précisions sur des détails mais, je n'en ai aucun qui résume l'intégralité du projet. Est-ce que le procès-verbal de la réunion des chefs de département à été distribué?»

«Quelle réunion avec les chefs de département?» demanda Adrien toujours perplexe.

«Celle où vous vous êtes présenté avec votre nouveau look et où vous nous avez exposé tout le projet de relance de la compagnie. Celle-là même. À moins que vous ne parliez de la rencontre que vous et moi avons eu la semaine dernière? Quelle information cherchez-vous dans ces e-mails?» fit la directrice avec perplexité.

«Je-» débuta Adrien encore plus perplexe qu'elle. Soit il était somnambule, soit quelqu'un s'était fait passer pour lui. «Je vais me débrouiller autrement. Je vous remercie beaucoup pour tout ce que vous faite, Madame.»

«À vous également, Adrien. Ça fait du bien d'avoir un dirigeant aussi dynamique que vous et sans vous offenser, un dirigeant plus présent que votre père. Merci aussi à vous.»

Adrien termina son appel à la directrice uniquement pour appeler directement la réception de la compagnie et demander à parler à Adrien Agreste pour savoir ce qui se passerait.

Son père ayant dirigé toutes les affaires de la compagnie avec Nathalie depuis son domicile, physiquement la compagnie était un bâtiment qui contenait un modeste studio photo, un département fabrication qui créait les versions uniques des vêtements (prototype et modèle de défilé), une section marketing et quelques bureaux de dessinateurs juniors.

Par contre, il fut magiquement transférez à l'assistante personnelle de Monsieur Agreste qui lui demanda qui il était avant de pouvoir transférer l'appel à son patron.

Adrien prit une chance et se présenta comme étant son propre cousin, Félix.

(Note d'auteur : Dans l'épisode Félix, Amélie dit qu'elle-même et Émilie viennent de la famille des Graham de Vanilly. Pourquoi Gabriel aurait-il les alliances de la famille du défunt mari d'Amélie? Mais, il est peu probable que Félix porte le nom de famille de sa mère. Il porte plus vraisemblablement celui de son père décédé.)

«Félix.» salua lui-même Félix avec un sourire dans la voix.

«Adrien.» salua Adrien de la même façon. «Je suis content d'avoir pu te rejoindre à ce numéro. Je voulais savoir si tu voulais venir dîner chez moi, histoire de discuter un peu.»

«Oh, et il y a quoi au menu?» s'amusa Félix aux bâtiments de l'entreprise.

«Je n'ai pas décidé de ce que j'allais cuisiner.» dit Adrien avec un double sens.

«Si c'est toi-même qui cuisine, je ne suis plus certain d'être intéressé. Tu n'essayerais pas de m'inviter chez toi juste pour m'impressionner n'est-ce pas?»

Tous deux avait grandis en baignant dans la signification des doubles sens de l'étiquette. Celui qui se déplaçait était le subordonné de l'hôte qui recevait. À moins que le dominant des deux s'invite lui-même chez son sous-fifre.

«Non, j'ai simplement changer de vie. Tous ces jeux, sont derrière moi.» soupira Adrien avec sincérité. «Et je doute que tu souhaites qu'on soit vu ensembles au restaurant ou au bureau.»

«Bon point. Je suis curieux maintenant. Et j'aimerais assez savoir comment tu te débrouilles avec les chaudrons. Je serai là dans trois heures.» conclu Félix.

Entre temps, Marinette était revenue avec les mêmes questionnement qu'Adrien avait eu en voyant la campagne.

Ils en avaient longuement discuté pour se préparer à la rencontre avec Félix. Adrien n'avait absolument aucun intérêt à reprendre la compagnie de son père. Même s'il en était le dirigeant plutôt qu'un simple rouage ou un pion, ce poste ne serait qu'un fardeau de plus dans lequel son père aurait réussi à le piéger par son absence. Ce qu'il ne voulait surtout pas, c'était que Félix cause des malentendus entre lui-même et ses amis et utilisant son identité.

«Tu sais quoi, Marinette?» fit-il à un moment. «Je réalise vraiment aujourd'hui à quel point le départ de mon père me libère. Et encore davantage avec la présence de Félix.»

«Si ton cousin veut jouer les héritiers, laisse-le donc jouer.» enchérie-t-elle. «Et si ton père revient, il aura le successeur qu'il a toujours voulu faire de toi.» approuva-t-elle. «Et en plus» s'amusa-t-elle encore. «J'aimerais vraiment voir ton père trouver à qui parler avec Félix!»

«Tu ne me traiterais pas de mou, n'est-ce pas?» fit Adrien en plaisantant en mimant un faux air offensé.

Marinette savait qu'au fond, il était tout de même blessé. Elle le prit dans ses bras pour le serrer contre elle. «Non, je sais bien que tu es capable de faire face à ton père si tu as à le faire. Ce que je sais, c'est que tu détestes l'affronter mais, que contrairement à toi, Félix ressemble à ton père. Ils sont le même type d'homme et aiment tous deux jouer au plus forts. Toi, tu es un doux et tu as compris que l'entente valait mieux que l'opposition. Même qu'un jour, tu pourrais finir par me convaincre moi aussi. C'est une force en soit que de laisser aller. Quand, j'ai décidé d'oublier mes querelles avec Lila, j'ai eu besoin de beaucoup de ma propre force mais aussi de celle que j'étais assurée de trouver en toi si j'en avais besoin pour pouvoir réussir.»

Les amoureux restèrent dans les bras l'un de l'autre jusqu'à l'arrivée de Félix qui les trouva détendus et heureux de simplement être ensembles. Il en ressentit même un nouveau pincement de jalousie.

La fortune familiale ancestrale de sa mère était certes considérable et son père avait peut-être du sang royal dans les veines mais, sa mère refusait qu'il se face remarqué ou qu'il attire l'attention des masses sur la famille. Ce qui incluait une compagnie sur le devant de la scène ou qui s'imposait par des rachats commerciaux d'envergure.

Adrien avait eu tout cela à porter de sa main. Félix avait toujours été jaloux de son cousin. Il avait détesté vivre dans l'anonymat pendant si longtemps. Il aurait voulu la reconnaissance que son père aurait mérité s'il avait été un héritier en droite ligne et la vie de luxe que l'argent de sa mère aurait dû lui offrir.

Adrien avait eu droit à tout cela et il avait tout rejeté pour finalement trouver le bonheur dans une vie simple avec une gentille fille.

Félix ne se laisserait pas reprendre ce qu'il avait volé sans se battre pour le garder. Si Adrien ne voulait pas de sa vie, Félix en profiterait en plus de profiter des ressources de sa propre famille.

«Je suis prêt à te laisser la compagnie de mon père mais à quelques conditions.» ouvrit Adrien avec un air aussi ferme que Félix.

«Je t'écoute.» fit l'anglais qui cherchait déjà les points faibles de son adversaire dans cette brèche.

«D'abord, tu ne salit pas le nom de ma famille. Pas de crime, pas de manipulation illégale de fonds et une véritable politique contre le harcèlement sexuel dans la compagnie. Pas de passe-droit même pour toi.» débuta Adrien.

«Je ne suis pas stupide Adrien. Ma mère m'a mieux élevé que ça.» protesta Félix.

«Non, écoute.» fit Adrien laissant paraître plus d'émotions. «Est-ce que ce que tu veux c'est la compagnie de mon père ou bien est-ce que tu as un autre motif caché derrière? Si tu veux mon nom, je te le laisse. Si tu veux son héritage, je te le laisse. J'ai déjà changé de date d'anniversaire, c'est te dire combien je n'aime pas mon ancienne vie. Mais, je ne veux pas tu fasses de ma vie une zone sinistrée avant de t'enfuir pour me laisser ramasser les dégâts. Si tu veux ma vie, tu prends la responsabilité des actes que tu fais en mon nom!»

«Ok. Quelles sont tes conditions?» s'ouvrit Félix.

«Il y a de dix à vingt personnes qui me sont très proches et à qui je veux révéler la vérité. Mon meilleur ami, les parents de Marinette. J'ai un entourage très restreint mais je ne me priverai certainement pas d'eux pour te faire plaisir. Par contre, ils comprendront tous mon choix de me couper de mon passé et personne ne dénoncera jamais rien.»

«Si tu en es certain... Est-ce qu'ils accepteraient de signer un contrat de confidentialité?» fit Félix.

«C'est possible, ça dépendra du contrat.» accepta Adrien. «De toute façon, je vais devoir les voir en personne pour leur expliquer la situation. Ma deuxième condition est que tu ne te mêles pas de ma vie actuelle. Mon père à payer ma bourse universitaire et mon logement et tu n'y touches pas.»

«Je n'en aurai pas besoin si tu te tiens à carreau.» fit Félix en montrant quelques dents pointues.

«Je peux encore revenir contre toi si tu ne respectes pas mes conditions.» pointa Adrien. «Il y a les tests adn et les contrats de non-divulgation de mes amis excluront les témoignages en cour. Mais, encore, ni moi, ni mon entourage n'avons aucun intérêt à nuire à tes projets. Mon ancienne vie, je te la donne avec plaisir.»

Il sortit sa carte d'identité de son portefeuille et la tendit à Félix. «Je n'ai jamais aimé être Adrien Agreste. Je préférerais être quelqu'un d'autre. Mais, je ne veux pas perdre ce que le vrai moi a mis si longtemps à bâtir.»

Après une hésitation, Félix pris son propre permis de conduire anglais et le tendit à son cousin.

Ils discutèrent de quelques détails comme du fait qu'il y aurait deux dossiers médicaux au nom d'Adrien Agreste chez deux médecins différents mais, que l'inscription universitaire du vrai Adrien changerait simplement de prénom sans changer de matricule.

Puis, Adrien aborda un autre sujet: «Il y a un projet que j'avais l'intention de débuter prochainement, et j'aimerais ton aide sur le sujet. Je m'impliquerais dans tout cela en tant que Félix et ça offrirait une belle couverture médiatique pour la compagnie.»

En un sens, impliquer Félix dans le projet de la fondation était une très bonne chose pour Adrien. Il pourrait ainsi utiliser son nom public pour mousser la popularité de la fondation et aurait le support des avocats de la compagnie pour la logistique du projet. Il n'aurait plus que de son côté à s'occuper de l'aspect de la fondation qui touchait vraiment les gens dans le besoin.

Il s'occuperait des réalisations concrètes de la fondation et de cette façon, il aurait vraiment le sentiment de se rendre utile.

000

Après le départ de Félix, Adrien travaillait à un devoir plutôt pointu lorsqu'il vit Marinette sortir le bac de fausses pierres précieuses de sa cachette et l'installer dans les derniers rayons du soleil couchant. Elle en sortie ensuite chacun des contenants pour les poser tout près.

Elle revint de la chambre sans autre vêtement que le peignoir de satin qu'elle enfilait pour aller prendre sa douche et ses cheveux étaient noués dans un chignon déconstruit. Elle avait même placé une grande serviette près d'elle.

Lorsqu'il la vit allumer quelques bougies, il sortit son téléphone et démarra une musique douce. Il avait complètement délaissé son travail et sans bouger de son bureau, il se releva pour baisser la taille de son sous-vêtement.

Il voulait avoir plus de place pour son sexe qui gonflait mais n'avait aucune intention de se masturber. Il préférait se concentrer pour la contempler.

Elle retira ensuite le peignoir pour se tenir nue dans la grande pièce avant de se glisser dans le bac de plastique. Il était juste assez grand pour qu'elle s'y installe les genoux relevés.

Tout naturellement, elle versa ensuite toutes les pierres sur elle-même comme si elle faisait couler un bain. Il y avait tant de pierres qu'il voyait à peine ses mamelons.

Fasciné, il la regarda renverser la tête vers l'arrière alors qu'elle semblait avoir trouver son clitoris pour se caresser.

Il s'approcha d'elle pour venir contempler le spectacle de plus près. Elle utilisa alors du lubrifiant qu'elle amena en quantité sur son sexe à l'aide de sa main qui se mit à caresser son entre-jambe de toute la paume.

Adrien ne doutait pas qu'il y avait quelques pierres entre sa main et son sexe.

«Tu veux de l'aide ou un spectateur?» lui offrit-il.

Sans se donner la peine de répondre, elle attrapa sa main et la guida vers sa poitrine qu'il se mit aussitôt à caresser par petits cercles.

«Attends!» proposa-t-il après un instant. Il fit un aller-retour dans la chambre et attrapa un condom. Ils avaient décidé de ne se servir que de la pilule comme moyen de contraception puisque sans Tikki, sa fertilité équivalait à celle d'une femme normale.

Il revient près d'elle et emplit le condom avec les faux diamants. Avec ses doigts, il chercha son sexe et utilisa le dildo improvisé pour en chatouiller les lèvres.

D'un regard, il la questionna et à son accord, il enfonça le condom en elle. Elle se tendit comme un arc et gémit.

«Comment c'est?» lui demanda-t-il intrigué.

«Ça fait mal.» souffla-t-elle en cherchant son souffle et en sentant que son corps mouillait pour facilité l'entrée de cet intrus en elle.

Mais, la main d'Adrien s'arrêta. «Je vais le retirer alors.» paniqua-t-il.

«Non!» cria-t-elle presque en retenant son poignet en place. «Je veux avoir mal. J'en ai très envie. J'ai déjà mal partout à cause des pierres de toute façon.»

Elle avait effectivement déjà des marques rouges sur les seins à cause de la pression des pierres.

«Je veux continuer de mouiller autour de ses trucs durs et que tu me prennes ensuite. Je veux pouvoir jouir à cause de la différence entre toi et ces trucs!»

«Tu vas jouir sur moi?» répéta-t-il rêveusement.

«Han-han.» répondit-elle charmeuse.

«Sans aucune séparation, ça va être magique.» soupira-t-il.

Rapidement, il n'eut plus besoin de bouger les pierres en elle. Ils avaient rapidement compris qu'il était plus facile pour elle d'avoir le bon type de plaisir en contractant ses muscles autour du condom plutôt que de bouger les pierres dans un aller-retour.

Il se trouva bien inutile dans son rôle de soumis alors qu'il ne pouvait que caresser sa chevelure ou sucer ses mamelons pour soutenir son plaisir.

Finalement, elle s'arrêta de bouger et lui tendit les bras. Il comprit le message et glissa lentement ses mains sous ses genoux et ses bras pour la soulever et la sortir du bain de faux-diamant.

Il la déposa d'abord sur le canapé pour lui retirer le condom qui était toujours enfoncé en elle. Puis, il s'allongea sur la carpette où il aimait faire la sieste pour l'attirer sur lui. Il soutenait ses mains en y croisant ses doigts et elle se glissa sur son sexe qui se tenait au garde-à-vous et n'attendait plus que son bon plaisir.

Elle n'était plus lubrifiée que par le gel artificielle mais, déjà suffisamment ouverte pour le prendre complètement et laisser ses muscles s'adapter à lui.

«Baise-moi.» lui réclama-t-elle naturellement avec un mignon sourire.

Il attrapa ses hanches et la souleva ou la glissa à l'horizontal avec la force de ses bras et il remercia immédiatement la vie pour avoir eu la chance de se muscler davantage qu'à l'époque où son père cherchait à le sculpter sur un modèle plus androgyne.

Les parois de Marinette s'adaptaient et se refermèrent bientôt sur lui. Elle mouilla et tout devint encore plus agréable.

Il se redressa ensuite en position assise et eu ainsi plus de marge de manœuvre pour la déplacer plus rapidement et avec plus de précision.

Ils ne tinrent pas longtemps et elle joui sur lui l'entraînant vers le plaisir presque à la même seconde.