Ondine avait eu de la chance d'attraper le train quittant Paris à 18h après la fin de sa compétition. Elle avait dû partir avant la fin de la fête de la victoire de son équipe et prendre une correspondance mais, aussitôt sortie du bassin, elle n'avait eu qu'une seule pensée en tête.

Elle avait machinalement balayer les estrades du regard pour y chercher Kim entre les épreuves.

Elle savait logiquement qu'il n'était pas là, elle ne l'entendait même pas crier quelques bravos embarrassants comme il en avait l'habitude lorsqu'il venait.

Mais il venait très souvent voir ses compétitions même lorsqu'ils avaient été séparés et elle n'avait jamais perdu l'habitude de le chercher parmi les spectateurs malgré sa résolution d'apprendre à être plus indépendante.

Elle aimait beaucoup Kim, c'était quelqu'un de précieux pour elle mais, elle l'avait tout de même laissé parce qu'elle ne savait pas si elle pouvait se fier à lui.

Serait-il présent pour l'épauler dans leur futur? L'attendrait-il à son arrivée même si son train la débarquait dans cette minuscule gare de campagne où elle était la seule passagère à descendre?

Ondine n'était pas une froussarde. Elle était une athlète et aussi grande qu'un homme.

Elle fut tout de même soulagée de voir Kim qui l'attendait et avec Max en plus!

À deux, ces garçons faisaient l'homme parfait! Ondine n'était pas pressé que l'intello se trouve une copine. C'était parfois un tel soulagement de l'avoir près d'eux pour arrondir les angles.

Mais, elle remarqua un détail plus inquiétant en s'approchant. La façon dont Kim et Max étaient encore plus près que d'habitude, comme s'ils ne voulaient pas arrêter de se toucher même pour un instant.

Ondine était inquiète parce qu'elle avait besoin que Kim murisse un peu pour pouvoir lui faire confiance et ainsi être avec lui. Mais, elle craignait que si elle le pousse vers des changements qu'il ne voulait pas, elle le perde plutôt.

Déjà, lorsqu'elle l'avait rencontré en cours de natation, il était amoureux de Chloé qui faisait toujours partie de son entourage. Lorsqu'elle avait apprit à le connaitre, à connaitre sa vie et ses amis, Alix s'était présentée comme une présence indéniable auprès de lui.

Même si pour l'un et l'autre, il n'y avait rien entre eux et qu'il n'y aurait jamais rien, pour tous ceux qui les connaissaient, il y avait assurément quelque chose, que ce quelque chose soit abstrait ou non, potentiellement viable ou non.

Devait-elle maintenant se sentir en compétition avec Max également?

Kim et Ondine se firent la bise et leurs lèvres trainèrent un peu vers la bouche de l'autre. Il passa ensuite l'un de ses deux sacs de voyages sur son épaule et attrapa la main de la jeune femme pour la conduire hors de la gare mais, passa aussi un bras autour des épaules de son ami.

Derrière eux, le gardien fermait l'endroit et une fois dehors, Ondine posa finalement les questions qui l'intriguait. «Alors, avec combien de personne as-tu couché?»

Elle ne savait pas s'il lui répondrait franchement devant Max et elle regrettait que son approche aussi directe soit presque agressive.

«Tu ne vois pas ça de la bonne façon.» lui répondit pourtant Kim. Beaucoup plus tendre et mâture qu'elle ne l'avait vu depuis longtemps.

Maintenant, Ondine savait que Kim avait un fond tendre et pouvait être très calme. Elle ne l'avait simplement jamais vu avec une attitude aussi forte.

Comme elle l'observait scrupuleusement sans rien répondre, il soupira en ouvrant la porte du côté du bus où ils s'installèrent tous trois à l'arrière plutôt que de prendre le volant.

«Tout le groupe, on en est venu à la conclusion qu'on voulait devenir encore plus proches les uns des autres.» expliqua-t-il dans la pénombre créée par la nuit noire et seulement éclairée par le lampadaire de la gare.

«Il est exceptionnel que les relations d'un groupe de la taille du notre résiste à l'épreuve du temps.» repris Max avec lui. «Mais, nous voulons plus que des relations ordinaires parce que nous pouvons nous faire confiance à un niveau supérieur à ce que nous avons déjà.»

«Pour répondre à ta question, jusqu'à maintenant, j'ai couché avec Chloé, Alix, Marinette et Alya. Seulement, je veux aussi avoir des expériences avec les autres filles ...et probablement aussi avec quelques garçons.» développa Kim en louchant vers Max.

Ondine se sentit une fois de plus exclue de ce groupe.

«Nous voulons former un polycouple occasionnel.» lui apprit ensuite Kim. Ondine mis un temps à réaliser. «Tous ensembles. Max et moi ne sommes pas ceux qui ont baiser le plus pour l'instant.»

«Mais, j'en suis encore un satellite.» déplora-t-elle en baissant le visage vers ses pieds.

Il alla cueillir doucement son menton pour le relever. «Non, ça signifie simplement que tu as du travail pour nous rattraper et que durant les deux prochains jours, tu dois t'attendre à baiser comme jamais avant.» lui précisa-t-il avec un ton calme et rassurant, totalement à l'opposé de ses paroles vulgaires.

Ondine sentit alors les mains plus petites et plus agiles de Max sur elle. Elles se glissaient sous son bras et atteignirent sa poitrine alors que Kim prenait ses lèvres avec gourmandise.

«Tu es prêtes?» défia Kim.

«Je commence.» admit Ondine qui sentait les frissons et les fourmillements monter de ses jambes vers son bassin.

Kim l'embrassa encore en soutenant sa tête et sa nuque. Ondine pouvait encore vaguement sentir les mains de Max qui détachaient sa chemise.

«Il faut que je te dise... Je commence à développer cette tendance à partager mes partenaires avec Max.» avoua Kim contre ses lèvres, provoquant d'autant de nouveaux frissons en elle.

Kim se releva bientôt pour retirer son t-shirt et son pantalon. Ondine rencontra le regard de Max qui lui demandait silencieusement sa permission pour participer avec eux.

D'accord, elle aurait pu dire non et elle pensait que Kim aurait accepté sa décision. Mais, elle n'était pas seulement d'accord pour le garder. Elle se sentait prête pour inclure ça dans sa vie.

Pas devenir une nouvelle personne mais, être quelqu'un qui avait déjà baiser avec deux mecs dans un bus sur le parking désert d'une gare de campagne.

Elle glissa sa main sur le torse de Max et le sentit si nerveux sous sa caresse qu'elle s'en émue.

Elle atteint son entre-jambe et le sentit se réveiller encore plus.

C'est à ce moment que Kim l'arracha à sa contemplation pour reprendre sa bouche et permettre à Max de retirer également ses vêtements.

Les deux hommes presque nus près d'elle sans pudeur, ils continuèrent ensemble de dévêtir Ondine.

Ils retirèrent chacun de ses vêtements de son long corps moins féminin dont elle eu tout à coup honte. Comment pouvait-elle se comparer à toutes les beautés belles comme des princesses avec qui ils venaient de passer les derniers jours?

Mais leurs bouches sur sa peau, et leurs mains sur ses membres lui firent oublier ses hésitations. Pouvaient-ils la dévorer avec autant d'adoration s'ils n'avaient même pas envie d'elle?

À ce point, elle était maintenant encore plus nue qu'eux puisqu'ils gardaient chacun une dernière surprise cachée.

Avec curiosité, elle vit Kim ranger chacun de ses vêtements sans son sac, une lueur espiègle dans le regard. «Quoi?» demanda-t-elle.

«Tu verras plus tard.» sourit-il.

Encore une surprise. Ondine aimait bien.

Finalement, les deux hommes dévoilèrent ce qu'ils cachaient toujours et Ondine admira leur deux corps offerts à son regard.

L'un près de l'autre, par contre, les deux hommes succombèrent à la tentation et se rapprochèrent pour s'embrasser amoureusement. Kim tomba sur la banquette et entraina Max sur lui.

Ondine les regarda stupéfaite et fascinée. Excitée aussi de les voir s'enlacer avec tendresse. Elle voyait bien qu'entre eux, tout n'était pas de l'amitié et du sexe séparés d'un côté et de l'autre. Il y avait l'affection et la complicité qui les liaient aussi.

Cependant, ils ne l'oublièrent pas et rapidement, Kim se détacha de Max pour les redresser. Max était pratiquement assis sur les cuisses de Kim, Ondine se pencha et prit délicatement un sexe dans chacune de ses mains.

Jetant un bref coup d'oeil à l'autre jeune homme avant de partager un long regard avec son amoureux, elle se pencha encore davantage pour le caresser de la langue.

Son autre main se mit mécaniquement en marche sur le membre de Max mais, peu après elle lui accorda plus d'attention et inversa ses gestes.

Ce faisant, les deux hommes en profitait calmement. Les gestes d'Ondine n'avaient rien de spectaculaire ou d'urgent. Ils étaient doux et permettaient aux deux hommes d'apprécier et de se tourner l'un vers l'autre du même coup.

Ils surent alors que les conditions étaient réunies pour qu'ils veuillent aller plus loin ensemble.

Ils recommencèrent d'abord à s'embrasser et Max parcourut le corps de Kim avec appétit. Les mains de Kim avait un objectif beaucoup plus précis.

Elles se glissèrent dans son dos et descendirent jusqu'à son bassin. Le plus grand ramena l'autre plus haut sur sa hanche et maladroitement, il commença à le caresser pour le préparer.

Entre les attentions d'Ondine qui étaient sur lui et les gestes que Kim avait pour lui, Max gémit bientôt avec force et émotion.

Lorsqu'il devint plus sonore, Kim le souleva presque subtilement pour le redescendre ensuite sur son membre dressé.

Ondine poursuivit la fellation pendant que Kim le soulevait et le laissait redescendre pour mieux se faire remplir.

Max n'en était qu'à sa première expérience dans cette position, sa première semaine avec n'importe quel pénétration et au bas mot sa huitième ou neuvième fellation. Il ne lui fallu donc vraiment pas longtemps avant de rebondir de lui-même sur les cuisses de Kim chassant son plaisir pour jouir vraiment pour finalement éjaculer dans la bouche accueillante d'Ondine avec un cri énorme étouffé dans la paume de son ami avant de retomber sur le siège le plus près.

Sitôt Max ne les séparant plus, Kim se jeta sur sa douce. Elle essaya bien de le prévenir que Max venait de repeindre ses gencives en blanc mais, manqua de temps et sans scrupule, Kim fouilla sa bouche pour prendre possession de chacun de ses recoins marqués ou non par le passage éphémère d'un autre.

Kim l'écrasa sur le plancher du bus et captura ses seins dans ses paumes. Il glissa ensuite sa main vers le bas, jusqu'à son entre-jambes. Il ne cherchait pas à savoir si elle était humide. Il n'avait aucun doute sur le sujet. Déjà parce qu'il savait que la vue de deux hommes ensembles ne la rebutait pas mais aussi parce qu'elle lui avait jeté de ces regards affamés depuis qu'il avait retiré son t-shirt.

Non, s'il avait glissé ses doigts dans son sexe c'était plutôt parce qu'il savait déjà qu'elle était humide et qu'il voulait apprécier le jus qu'elle produisait.

En la regardant avec un regard mortellement sérieux, il ramena ses doigts à sa bouche pour les sucer. Ondine frissonna. Elle n'avait jamais vu son mec aussi sexuel.

Elle n'était pas certaine d'en être à ce niveau. Le regarder prendre Max avait été plus sensationnel que banal. Cependant, elle n'avait rien détesté encore de tout ce qu'elle avait vu et apprit.

Elle n'était pas d'un naturel jaloux. Certes, elle avait peur d'être délaissée mais, pour elle, l'un n'entrainait pas obligatoirement l'autre.

La preuve en était que Kim venait de passer deux jours dans un chalet, enfermé avec tous ses autres fantasmes réunis et qu'il était tout de même venue la chercher à l'heure à la gare.

Il était aussi resté dure pour elle malgré tout ce qu'il avait déjà fait avec Max et semblait près à poursuivre le plaisir avec elle.

«J'ai l'impression que je vais vraiment aimé partager avec toi.» rigola-t-il en se penchant sur elle. «Dis-moi ce dont tu as envie.» souffla-t-il à son oreille en suçant son pouls et formant une marque possessive sur sa gorge.

Ondine ne savait pas si elle était prête à passer juste après Max. C'était là la limite qu'elle n'avait pas encore put atteindre.

«Assis-toi sur moi.» lui demanda-t-elle.

Elle n'était peut-être pas prête à être pénétrée à la chaîne avec Max mais, il ne serait pas dit qu'elle n'en profiterait pas pour rendre Kim fou d'elle!

Il s'installa donc sur sa poitrine et elle le coinça entre ses petits seins et ses paumes. Il ne fallu que peu de temps avant que Kim perde le contrôle et s'active dans cette poigne délectable jusqu'à se laisser aller et éjaculer sur le visage d'Ondine.

Alors qu'il avait été à ce niveau ou le plaisir vous déchire, juste avant de jouir, Max s'était repris et avait commencé à s'occuper de donner du plaisir sur le sexe de la jeune femme.

Lorsque Kim succomba en grognant, il ne perdit pas une seconde.

Il avait su ce que faisait Max en remarquant le changement dans le regard d'Ondine qui était déjà remplit de désir et qui avait pris une nuance supplémentaire de plaisir.

Il se retourna brusquement et deux bouches et plusieurs doigts envahirent la zone du bassin de sa petite-amie.

Celle-ci jouie rapidement à son tour, n'ayant jamais connu pareille sensation.


Durant ce temps au chalet, bien après la fin de la partie de poker et très tard dans la nuit, des gages s'échangeaient un peu partout sur la propriété et plus de quelques autres activités.

Sur le porche avant, Mylène était sous Marinette. Toutes deux étaient en 69 sur la balançoire et se donnaient lentement du plaisir avec l'intention de prendre leur temps.

Il n'y avait aucune urgence dans cet endroit.

Tout près d'eux sur la balustrade, il n'y avait aucune urgence non plus pour Adrien de prendre Alix en levrette. Mais à les voir enchaîner un coït après l'autre, on aurait pu le croire.

Ils en étaient à trois ou quatre chacun lorsqu'un bruit de moto leur fit relever la tête à tous les quatre.

Attrapant un kilt avec vivacité, Adrien délaissa Alix et partit à la course vers le minuscule stationnement.

Alix regarda Marinette avec perplexité et celle-ci qui s'était détaché de Mylène ne fit que sourire en réponse à sa question muette.

Alix et Mylène retournèrent leur regard vers l'entrée du terrain pour connaitre une nouvelle surprise de ce week-end de folie en voyant Adrien revenir accompagné de Luka.

Non seulement, son arrivée était-elle inattendue mais le baiser gourmand que les deux garçons s'échangeaient tout en marchant vers le chalet en était une autre.

Ce fut toute une scène qui se joua devant les deux filles qui ne purent que rester nues et muettes sur le siège de la balançoire.

Luka tenait le case de sa guitare d'une main et Adrien ramenait de toute évidence son petit bagage de l'autre. Selon toute vraisemblance, si Luka avait voyagé en moto, il avait voyagé léger. Sans que leurs lèvres ne se laissent avant d'être arrivés au pied des marches, les garçons s'embrassaient aussi passionnément que des amants qui ne s'étaient plus revu depuis des années.

Seulement près du bâtiment se séparèrent-ils, là où Marinette attendait, appuyée contre la rampe, qu'Adrien veuille bien lui laisser son tour.

«Es-tu enfin prête pour moi?» demanda Luka en levant le regard vers le corps entièrement nu et désirable de la noir-de-jaie.

«De plus d'une façon!» lui assura-t-elle avec un large sourire.

Adrien sourit de même, heureux pour eux, et attrapa la guitare de Luka qu'il amena à l'intérieur.

Marinette s'était déjà jetée au cou de Luka et celui-ci l'avait coincée contre la rampe de l'escalier. Il ne fallu qu'un passage de sa main pour libérer son sexe et déjà dur, Luka pénétra Marinette sur le champs.

Celle-ci soupira d'extase et cambra le dos en rejetant la tête en arrière.

Lorsque tout avait changé pour eux, lorsque Marinette avant pensé perdre Adrien pour de bon, lorsqu'elle avait vraiment craint qu'il refuse de continuer à vivre ou simplement de vivre avec elle.

Lorsqu'il était revenu vers elle et revenu à la vie, d'un commun accord et sans long discourt, leur sexualité avait changé au même titre que leur dynamique.

Avant cela, Marinette avait dû rester la dominante 29 jours sur 30 parce qu'Adrien avait besoin qu'elle soit comme cela avec lui. Il avait eu besoin qu'une maîtresse, la seule en qui il avait confiance, tienne sa laisse. Oh, il était capable d'aller s'amuser et jouer comme un chien fou avec Luka ou avec elle. Mais, elle n'avait pas pu se laisser aller à faire n'importe quoi.

Elle savait de toute façon que si elle s'éloignait, même un peu de leur couple, il en aurait mal.

En craignant de tout perdre, de tomber aussi bas qu'il était possible pour lui de tomber, et en se relevant de cette chute, Adrien s'était redressé avec un nouveau courage.

Il était maintenant capable de courir sans laisse et de laisser Marinette s'éloigner ou jouer avec d'autres sachant qu'elle lui appartiendrait toujours.

Mais, ce n'est pas non plus comme si Marinette s'était vraiment privée pour lui. Elle avait été réellement satisfaite de leur vie sexuelle.

Aller voir ailleurs, même avec Luka, ne lui aurait rien apporté de plus.

Puis, il y avait eu ces terribles événements qui avait transformé leur vie et si Luka avait été plus présent entre les bras d'Adrien suite à cela, Marinette avait érigé un interdit.

Étant redevenue la porteuse de la déesse de la création, elle se savait très fertile que savait aussi qu'il ne lui faudrait que peu de temps pour tomber enceinte.

Elle en avait secrètement discuter avec Luka et il avait tout de suite compris et accepté le délai. Il l'avait déjà prise autrefois pour faire plaisir à Adrien, une glorieuse fois. Mais autrement, elle n'avait jamais plus eu envie de baiser avec lui.

Aussi lorsqu'il la prit contre la rampe des escaliers du chalet après un mois de tournée de par la France, ce fut un si longue attente qui arrivait à son terme.

Il se donna à fond pour lui plaire et son plaisir entraina le sien.

Le sexe de Marinette était de loin le plus agréable qu'il ait pris de sa vie. La seule chose qu'il connaissait de comparable était la gorge d'Adrien.

À l'intérieur du chalet, une bande de jeune gens épuisés par une longue journée de plaisir estivaux et sexuels regarda Adrien entré avec perplexité, les miaulements de femme à l'extérieur, les visages légèrement traumatisés de Mylène et Alix décidèrent ceux qui s'amusaient encore à s'arrêter pour se rassembler et s'étreindre paresseusement sur les canapés.

Lorsque Marinette cria en jouissant, les conversations calmes se turent et on questionna Adrien. Chacune des personnes présentes avaient reconnu la voix de Marinette sans contredit même si elle se maîtrisait normalement davantage vocalement. On ignorait qui était avec elle par contre. Kim? Max? Ils étaient les seuls absents.

Mais, les deux amants restés à l'extérieur rentrèrent par contre suffisamment vite pour répondre à leurs questions et les surprendre.

Assis eux aussi sur les canapés, Adrien, Luka et Marinette assise entre eux racontèrent qu'il leur arrivait depuis des années de former un trio et parlèrent des préférences sexuelles de Luka qui étaient plutôt larges.

Pendant ce temps, Luka tendait la main par dessus Marinette pour aller taquiner Adrien et celui-ci réagissait à chacun de ses contacts tous très efficaces parce que Luka savait exactement comment toucher Adrien.

Il avait apprit avec les années comment Marinette lui donnait du plaisir et savait maintenant l'imiter.

«Hey! Hey! Pas touche à mon chat!» protesta-t-elle lorsque Luka trouva un point particulièrement sensible derrière l'oreille d'Adrien et lui tira un gémissement excitant.

Luka éclata de rire et Adrien se serra contre Marinette avec une adorable moue boudeuse.

«Dites vous tous: êtes-vous déjà sortit avec quelqu'un qui a un chat?» adressa Luka à l'assemblée. «Ces filles-là sont possessives et protectrices au possible! On ne peut même pas flatter leurs bébés d'amour dans le sens inverse du poil!» se moqua-t-il.

En un mouvement, il se retrouva de nouveau assis sur le canapé mais aux côtés d'Adrien et caressa son derrière de la paume. Il en tira un nouveau gémissement au blond qui avait encore la peau sensible à cet endroit grâce à la correction que Marinette lui avait administrée la veille.

«Elle déteste aussi qu'on leur vole l'affection du minet en question et c'est la même chose à l'inverse.»

Adrien se serra davantage sur Marinette avant de finir par la chevauchée pour s'écarter de Luka même si son corps recouvrait complètement celui de sa femelle plus petite.

«Je vous dis pas les difficultés qu'il y a pour entrer dans le territoire qu'ils partagent.» conclu Luka.

Cette fois, il caressa la nuque du félin sans plus s'arrêter et Adrien pleurnicha de plaisir. Luka savait exactement où était son point sensible et Adrien sentait son sexe se redresser à se simple contact.

Il jeta un regard de détresse à Marinette et celle-ci leva les yeux au ciel avant de l'embrasser furieusement pour accepter sa supplique.

Juleka échangea quelques nouvelles familiales et professionnelles avec son frère mais ensuite, la forte tête qu'était Chloé s'imposa. «Sauf que si ce mec vient de se vautrer sur un tas de matelas douteux et inconnus depuis un mois de tournée rock, je ne suis pas exactement d'accord pour qu'il entre dans notre cercle sans un test médicale fiable.»

Marinette prit Adrien par la main et l'amena dans un coin du salon, laissant Luka se débrouiller. Elle enfila plutôt un harnais en glissant à Adrien un tube de lubrifiant qu'elle avait sortie du même tiroir que le harnais.

«J'ai été en couple pendant longtemps. Un couple exclusif à l'exception de ces deux baiseurs insatiables et j'ai toujours fait des tests régulièrement. J'en ai aussi fait plusieurs d'un coup lorsque j'ai rompu avec elle il y a deux mois au début de la saison des festivals. Et je n'ai eu personne d'autre qu'Adrien depuis. Même Marinette et moi on s'en tenait aux baisers plutôt qu'aux relations complètes. J'étais au courant pour cette fin de semaine avant tout le monde et j'attendais. Je savais qu'il y aurait des tas de jolies personnes pour satisfaire mon attente.» conclu-t-il en la dévorant le corps exposé de Chloé d'un regard de loup affamé.

Marinette rigola discrètement et enfonça le phallus en Adrien, lui faisant perdre complètement la tête.


Peu après cela, Luka avait enfoui le nez dans le sexe de Chloé qui n'avait plus protesté. Les couples s'installaient pour la nuit, ceux qui étaient de corvée de rangement et de nettoyage rouspétèrent mais firent le travail.

Ondine arriva avec Kim et Max et fut accueillie avec amour et des cris de joie. Tous trois n'avaient même pas pris la peine de se rhabiller en sortant du bus à leur retour.

Seul Luka n'avait pas pris le temps de retirer ses skinny jeans ou sa veste de cuir serrée. Par contraste, il était encore le seul vêtu lorsque Mylène attira Ivan vers la pénombre du corridor et dans les escaliers.

«J'avais envie d'un moment intime avec toi, namour.» lui dit-elle à mi-chemin. «Marinette m'a fait quelque chose de bien agréable mais elle n'a pas vraiment terminé-»

Mylène s'arrêta de parler, et de marcher, lorsqu'elle sentit la main d'Ivan la retenir sur place. Ils étaient encore au milieu des marches en direction de l'étage et en croisant son regard Mylène su qu'il n'attendrait pas plus longtemps.

Son homme était large et baraqué. Mais toujours au combien délicat.

Dans tout ce qu'il faisait mais particulièrement avec elle. C'était une vraie soie.

Comme toujours, il commença par s'occuper d'elle. Un plus gros pénis était un inconvénient aussi bien qu'un avantage. D'un côté, bien préparé, Mylène pouvait le prendre en entier et le serrer suffisamment pour lui procurer énormément de plaisir. De l'autre, il pouvait lui faire très mal, si elle n'était pas préparée adéquatement et si elle n'était pas préparée du tout, il était possible qu'il ne puisse simplement pas entrer.

Pour pouvoir se glisser dans n'importe quel orifice, il devait prendre son temps.

Pas que Mylène ne s'en plaigne. Il devenait vraiment doué de ses mains avec le temps et sa langue imitait déjà un membre agréable et agile en elle-même.

Aussi lorsqu'il la poussa à s'allonger sur les degré de l'escalier, ne fut-elle perturbée que par le caractère semi-public des lieux.

C'était un peu un non sens et elle le savait parce qu'ils venaient de passer deux jours en présence de leurs amis pratiquement toujours nus et qui baisaient tous autour d'eux.

Mais, le caractère ni public ni privé, le frisson de la possibilité d'être découvert lui amenait le désir d'un plaisir interdit et Ivan ressentait la même chose, elle le savait.

De plus, il y avait presque ce sous-entendu dans le groupe où tout se déroulait à la vue de tous et où personne n'avait de secret pour personne.

Même l'échange en particulier entre Kim et Max avait été ramené dans la conversation qu'importe si cet échange n'avait été que très sage au final d'après ce qu'ils en savaient. Faire l'amour dans cet endroit était s'exposer à des moqueries s'ils étaient découverts. Peut-être même des représailles dans ce jeu sensuel et sexuel aux règles de sécurité strictes mais avec des directives floues pour les échanges.

Mylène gémissait doucement en jouissant sans orgasme et Ivan se déplaça. Elle s'attendait à ce qu'il inverse leur position.

Il le faisait en permanence. C'était une réponse simple à leur différence de taille. Si elle était sur le dessus, non seulement il n'avait pas à se préoccuper de son poids sur elle mais, elle pouvait le prendre avec moins de douleur.

Cependant, il la surprit en présentant son sexe devant le sien sans s'étendre sur les marches. Elle ouvrit les yeux de surprise à ce contact. Depuis la première fois où il l'avait faite sienne, il n'avait jamais varié leur position ou leur routine.

«Est-ce que cette ambiance t'aurait donné quelques idées mon nounours?» taquina-t-elle en le regardant joueusement.

«J'ai envie de toi.» gémit-il. «J'ai envie de quelque chose de différent. Pas à cause d'eux. J'en ai envie depuis longtemps. Mais, oui, ils m'ont donné le courage d'essayer les nouvelles choses dont j'avais envie depuis si longtemps. Je vais y aller doucement au début. Dis-moi si je te fais mal et je me retirerai tout de suite.»

Quelques frissons avaient à peine eu le temps de l'envahir en l'écoutant que déjà de grandes vagues électriques la saisissait alors qu'il entrait en elle.

Il n'avait pas demandé. Il ne s'était pas laissé guider par ce dont elle avait envie. Il avait simplement décidé de prendre ce qu'il voulait.

Quand les autres avaient parlé de partager en les incluant, Mylène avait accepté l'idée. C'était quelqu'un à l'esprit ouvert et d'une nature positive. Elle n'avait pas non plus hésité à suivre sur cette et à se prêter au jeu. Mais, elle ne savait pas qu'Ivan en retirerait également une libération intérieure.

Mais au final, elle en était heureuse. Elle ne savait pas si l'avenir lui réservait quelques journées passées à marcher étrangement après avoir subit des assauts tel que celui qu'elle vivait en cet instant mais, ça n'avait que peu d'importance.

Ivan avait toujours tout fait pour la rendre heureuse et aujourd'hui qu'elle pouvait faire quelque chose de plus pour lui, elle en était très reconnaissante à ses amis de lui avoir offert cette chance.

Pas non plus qu'elle n'en retirait aucune satisfaction, chacun des coups de bassin d'Ivan lui donnait la sensation d'être fendue en deux et chaque fois qu'il se retirait, elle ne voulait rien tant qu'il revienne encore et encore, toute la nuit serait déjà un bon début.


La plupart des vacanciers étaient déjà réveillés le lendemain matin et si le soleil était bien plus haut que l'horizon, la journée semblait vouloir débuter paresseusement dans le salon du chalet où les lits de fortunes avaient toujours pas été retirés.

Par contre, Adrien et Luka étaient déjà bien réveillés de partout.

Et les yeux de Marinette étaient juste trop brillants, elle se retrouva penchée sur le plateau d'une table alors qu'Adrien s'enfonçait dans son ventre et que Luka avait pris possession du dos et des hanches d'Adrien.

Coincé entre eux, le magnifique blond s'occupait des mouvements.

Il allait et venait dans le sexe de Marinette lui offrant du plaisir chaque fois qu'il y rencontrait un endroit plus sensible. Et chaque fois qu'il se reculait, la friction remontait le long de son échine pour envoyer de l'électricité vers son cerveau.

Mais à chaque mouvement, Adrien se retrouvait soit délicieusement enfoncé en elle soit empalé et ouvert autour de Luka.

Le plaisir semblait démesuré pour lui. Il ne devait même pas avoir conscience des gémissements dont il emplissait la grande pièce. Ni que chaque fois qu'il éprouvait du plaisir, les autres s'arrêtait pour admirer le spectacle.

Son corps se cambrait, ses pieds roulaient sur le sol. Il était à peine capable de tenir debout et ne le faisait certainement que parce qu'il s'accrochait aux hanches de sa douce et que Luka soutenait les siennes.

Bien plus stimulé que les deux autres, son plaisir décuplé devint vite impossible à éviter. Sa tête roula vers l'arrière sur l'épaule de Luka alors que son souffle s'accélérait tout en devenant plus profond et que sa vision devenait floue.

Luka en profita pour placer son index et son majeur sur la langue d'Adrien et le plaisir l'envahi dès qu'il referma ses lèvres sur les phalanges, se concentrant sur sa bouche plutôt que sur le point culminant de son contact physique avec Marinette.

«Reste dur.» lui conseilla Luka à l'oreille.

Adrien hocha la tête et avec un simple effort de volonté, il suivit sa suggestion.

Sous la pression des mains viriles dans son dos, il se retrouva coucher vers l'avant sur le dos de Marinette qu'il couvrit de baiser alors que Luka donnait des poussées qui l'enfonçait dans son ventre humide.

«Tu aimes que je t'utilise n'est-ce pas?» fit Luka d'une voix suave. «Tu aimerais être une femme pour que je te baise encore plus, avoue?»

«Luka...» prévint Marinette.

«Je n'invente rien et ça ne vient pas de moi.» se défendit celui-ci. «Non seulement Adrien adore qu'on lui parle de cette façon mais il a encore plein de désirs cachés que tu n'as jamais osé découvrir. Tu ne niera pas qu'il aime être utilisé?»

Ce faisant, Luka caressait et chouchoutait le corps du blond qui ne faisait que gémir pour toute réponse à cet échange.

«Je sais bien mais ce n'est pas une raison pour profiter de ses faiblesses.» pointa Marinette toujours aussi protectrice de son Chaton. Elle n'en était pas moins ravie de le sentir aussi dur en elle.

«Allez Adrien, toi et moi, on sait bien que tu es la fille dans votre couple à tous les deux et que pour toi, rien n'est plus important que son plaisir et qu'elle soit comblée?» le poussa Luka.

Toujours incapable de répondre, Adrien avait les joues rouges et ne put que gémir de nouveau alors que son sexe palpitait au fond du ventre de celle qu'il aimait, là où grandissait leur enfant à cet instant même.

«Je suis certain que dans la position où tu es, tu peux lui offrir encore plus de plaisir.» incita le noiraud.

Les mains d'Adrien s'activèrent et alors que les coups de hanche de Luka devenaient plus puissants, Marinette se cambra et jouit pratiquement au même moment que celui qui était à l'arrière.

Tous trois se redressèrent lentement sur des jambes épuisées mais, en un éclair, Adrien se retrouva au sol, une joue contre le tapis et le derrière exposé à la lumière du jour.

Celui-ci bien stable sur les genoux écartés, Luka s'enfonça de nouveau en lui. «Vas-y Adrien, avoue maintenant. Tu adore être pris, n'est-ce pas?»

«Moui.» grommela celui qui était dessous.

Luka, qui le prenait toujours tout en parlant, orienta ses hanches autrement et s'assura d'appuyer son coup suivant contre la prostate de son partenaire qui gémit plus fort en retour.

«Tu vois, ce n'est pas compliqué. Quand tu es honnête, tu as une récompense!»

«Luka!» prévint de nouveau Marinette avec agacement.

«Tu aimerais avoir un joli sex de femme, Adrien?» poursuivit Luka sans se laisser interrompre par Marinette.

«Oui, ce serait bien... Les zones de érogènes et tout...» fit Adrien avec nonchalance.

Luka lui offrit sa récompense. À ce stade, tous les autres ne pouvaient plus détacher leurs regards d'eux. Même s'ils l'avaient voulu.

Malgré les deux journées qu'ils avaient passé dans cet endroit à découvrir la version de la sexualité selon Marinette et Adrien, il semblait que Luka pouvait leur dévoiler plus de secrets.

«Et tu adooorerais absolument recevoir un cunni, pas vrai?» questionna encore Luka avec un grand sourire malin. «C'est pour ça que tu es si doué pour les faire? Parce que tu t'imagines en recevoir?»

«Oui.» avoua Adrien avec une voix brisée. Il roula des yeux lorsque Luka donna son coup différent.

«Et dis-nous à tous, si tu étais vraiment une femme, tu aimerais que je t'oblige à écarter les jambes pour moi?»

«Marinette est ma-» tenta Adrien.

«Ne ment pas!» réprimanda Luka en s'arrêtant et se penchant pour ajouter son poids sur le dos de l'autre. «Elle, toi et moi, savons qu'elle est trop douce avec toi, qu'elle ne te brutalise pas suffisamment lorsqu'elle te prend ou qu'elle te baise. Elle joue bien son rôle de domme et de princesse mais, tu ne dis jamais non au sexe plus sauvage. Nous savons tous les trois combien tu aimes que je m'enfonce dans ton vagin de mec. Tu aimes que je sois ton homme pour la femme que tu es.» affirma Luka en reprenant ensuite ses mouvements.

«Oui.» avoua Adrien dont la respiration manquait.

«Voilà!» félicita Luka en ajoutant quelques coups bien sentis.

«Mais, pas toujours!» rectifia Adrien. «Il faut que ça reste spécial.»

«Bien sûr.» accepta Luka avec facilité et en se faisant plaisir à lui-même avec plus de vitesse.

«Et je pense à autre chose.» fit-il d'une voix plus claire après un instant. Il semblait près à finalement larguer son dernier argument. «Je pense aussi que la femme en toi aimerais me sentir jouir en elle. Et je pense aussi que ce sera ton bébé et que tu adoreras te relever la nuit pour lui donner son biberon. Que tu aurais aussi aimer être sa maman plutôt que son pè- que son papa?

Tu as finit, Luka? Demanda Mariette exaspérée.

Et peut-être même que ce bébé tu aurais voulu être celui qui aurait pu le porter, non?» conclu-t-il sa moquerie.

Il caressa les abdos fermes et bien définis d'Adrien et celui-ci dû admettre que l'idée ne lui déplaisait pas. Il s'imaginait ressentir un poids sur son bassin et la sensation l'excitait.

«Oui» admit Adrien en gémissant, une larme quitta son oeil. Il sentit son ventre se contracter sous l'effleurement de la main de Luka et son sexe vibra dans le vide d'un plaisir indirect. Mais, simultanément, Luka donna quelques coups de bassin bien sentit à Adrien.

Du même coup, son cul se referma autour de Luka. «Tu es une gentille chatte, minet.» complimenta Luka en caressant sa chevelure.

Avec un dernier coup de bassin, il jouit et entraina la jouissance d'Adrien avec lui.

Les deux hommes tombèrent au milieu du salon complètement essoufflés, en sueur et sans rien cacher de leur nudité ou des liquides produits par leurs ébats.

«Est-ce qu'il n'est pas le plus bel homme que vous avez jamais vu?» admira Luka en se redressant sur les coudes pour observer Adrien effondré au sol en s'adressant à l'assemblée qui les observait d'un peu partout autour d'eux.

«Arrête de t'amuser avec mon mec!» lui reprocha Marinette. «Ce n'est pas un jouet et si s'en est un, il a à moi

Bien d'accord avec elle mais incapable de le formuler verbalement, Adrien attrapa un léger drap de coton et roula dans ses bras pour enfouir son visage dans son cou.

Elle le soutint et le berça contre elle. Il semblait près à succomber à la fatigue et se sentir suffisamment en sécurité pour s'endormir contre elle.

«Tu te sens capable de m'accompagner jusqu'au bien à remous? Je m'arrangerai que tu puisses y dormir en sécurité.» lui suggéra-t-elle à voix basse pendant que Rose et Mylène retournaient à la préparation du prochain repas avec Ondine et Alya.

Le couple était à peine debout en fait, que la porte du chalet s'ouvrit cependant sur la personne de Kagami. Elle portait, comme toujours, un tailleur de goût lui allant à la perfection accompagné d'une chemise fantaisie. Sa coiffure, son maquillage et sa manucure étaient parfaits.

Par contraste, complètement à son aise dans sa nudité totale, Marinette la salua avec enthousiasme aidant Adrien à s'installer sur le bras d'un divan en attendant qu'ils puissent terminer de l'accueillir.

«Vous m'avez invité en me promettant une solution à mon problème. Et j'ai essayé de deviner qu'elle était votre idée. Je ne l'ai pas trouvée. Et maintenant que je suis ici et que j'ai un bon indice du genre d'activité auxquelles vous vous adonnez, je doute de plus en plus de la réussite de cette solution.»

«En fait» commença Marinette avec embarras, une jolie teinte rose colorant ses joues et le dessus de ses seins

«On t'a proposé de venir pour que tu fasses connaissance avec Luka. Tu te souviens surement de lui, puisque vous vous êtes déjà croisés mais, en fait...»

«On pensait surtout que vous feriez une bonne paire. Il y a tellement de couple dans ce groupe. On pensait vous jumeler pour le week-end et qu'après avoir passé quelques jours ensembles, vous pourriez être intéressés à faire quelques sorties ou passé un peu de temps en bonne compagnie. On ne se doutait pas...»

«Que la situation ici dégénérait à ce point et que Luka serait complètement dans l'ambiance générale de notre folie collective.» compléta Marinette, elle et Adrien terminant la phrase de l'autre.

«C'est une super idée!» apprécia Luka en regardant franchement Kagami avec des yeux brillants. «En plus, j'ai plein de contrats à Paris pour l'été.» souligna-t-il. «Mais, l'un n'empêche pas l'autre. On peut très bien s'amuser tous ensembles aujourd'hui et demain et faire autre chose une autre semaine.»

Marinette regarda Alix mordre sa lèvre inférieure en louchant vers Luka et se demanda quel loup elle avait introduit dans sa bergerie.

Kagami restait indéchiffrable jusqu'à ce qu'elle mette fin à l'angoisse de Marinette et réponde: «Pour ma part, je devrais revenir en France depuis ailleurs dans le monde pour faire ces sorties pendant mes déplacements internationaux. Et je ne vois toujours pas de remède à mon problème dans tous cela. Je vous ai déjà expliqué que je sais déjà comment me comporter lors d'un rendez-vous galant et que je suis compétente dans les arts sexuels.»

«Il te reste pourtant beaucoup de choses à apprendre.» pointa Luka. «apprendre à donner une chance, à aimer être avec quelqu'un, à apprécier chaque instant du temps qui passe parce qu'il passe. Devoir faire ces allers-retours à Paris depuis l'étranger expressément pour ces rendez-vous créera une telle attente chez toi que bientôt tu ne vas plus penser qu'à revenir dès que tu t'envoleras. Chacun de ces voyages sera une escapade et je te promet de m'assurer qu'à chacune d'entre elles, tu sois émerveillée par ton séjour. Serais-tu prête à tenter ta chance?»

«Le moins qu'on puisse dire, c'est que tu es aussi doué que Marinette. Vous n'auriez pas été fait dans le même moule par hasard?» lança-t-elle comme une pique.

«Moi qui croyait que c'étaient Adrien et toi qui sortiez de la même usine!» lui retourna Luka avec autant de répondant.

Kagami rougit. Pour la première fois depuis qu'elles se connaissaient, Marinette vit Kagami rougir. Elle su alors qu'elle pouvait enfin laisser Kagami entre les mains de Luka et ne plus s'en vouloir de l'avoir laissé seule en lui volant Adrien pour le garder pour elle.