C'était finalement dimanche. Dernier jour de cette retraite hors du monde.
Sous les caresses d'Adrien qui parcouraient son dos, son ventre, ses épaules, Marinette s'étira comme un chat.
«Je t'aime.» furent les premiers mots soufflés amoureusement parmi le chants des oiseaux dans un arbre tout près qu'elle entendit.
Elle ouvrit les yeux pour rencontrer ceux remplis d'amour d'Adrien.
«Je t'aime aussi.» sourit-elle «Je t'adore, Je t'apprécie dans tout ton être, je te vénère, je t'idôlatre, je te considère, je-» blagua-t-elle pour le faire rire.
«Oh toi, tu n'es pas tout à fait réveillée!» répondit-il.
«Au contraire!» assura-t-elle «Ici, dans ce matin magnifique dans ce qui semble être le bout du monde et après toutes ces années à essayer de nous comprendre, j'ai l'impression qu'il n'y a rien de plus réel.»
«Il y a pourtant un petit miracle qui chamboulera bientôt toutes nos certitudes.» commenta rêveusement Adrien.
«Et c'est tellement parfait!» sourit Marinette les yeux brillants en ramenant ses paumes sur la peau de son abdomen avec émerveillement.
«Et sinon, tu veux faire quoi ensuite? Maintenant que tu as ton diplôme, que mon père n'est plus sous notre responsabilité. Tu veux rester ici encore quelques jours ou rentrer? On a pas parler concrètement que ce qu'on ferait après ces vacances.»
«Aussi paradisiaque que soient ce séjour avec les autres, j'ai vraiment hâte de voir ce que va nous offrir le reste de nos vies.» fit-elle avec excitation.
«Tu vas faire quoi en attendant de pouvoir partir en mission?» questionna-t-il «T'occuper de la compagnie de t-shirt ou en démarrer une toute nouvelle?»
«Pourquoi veux-tu attendre pour partir?» s'étonna-t-elle. «On est même pas obligés de rentrer à Paris avec les autres. Avec les améliorations de nos pouvoirs, on peut aller directement partout dans le monde à partir d'ici et faire savoir à tous qu'on est là pour eux. On pourrait même vivre ici si on le voulait entre deux missions de terrain.»
«Et le bébé?» s'inquiéta Adrien. Il se redressa et caressa son ventre du bout des doigts.
«D'abord, il est parfaitement en sécurité là où il est.» assura-t-elle avec conviction. «Et ensuite, de la manière dont j'envisage notre travail de héros, c'est toi qui prendra tous les risques dans les prochains mois. On a suffisament attendu. On viens de passer toutes ces années à être sage et à attendre alors qu'on avait déjà trouvé la réponse dès notre rencontre. Alya dit parfois que la vie ce n'est pas d'attendre que l'orage passe mais d'apprendre à danser sous la pluie.»
Elle se redressa pour lui faire face et planta son regard doux dans le siens. «Et un jour, tu m'as offert un parapluie et je suis tombée amoureuse de toi. Il est temps qu'on se serve des forces qu'il y a en toi au lieu de les laisser dormir. Il est temps d'aller se balader ensemble sous les averses comme au milieu des pires tempêtes. Je sais que je ne crains rien du tout avec toi. Je suis convaincu que je ne risque rien à tes côtés et moi, je serai là aussi pour toi.» promis-t-elle.
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Alya et Nino avaient eux aussi choisit de passer le reste de la nuit à l'extérieur. Ce matin-là était tout de confort et de repos.
Mieux dissimulés que Marinette et Adrien qui étaient dans la cour avant et moins exposés au vent que Chloé et Luka sur le toit, ils s'étaient approprié la terrasse de mi-hauteur lorsque le groupe s'était séparé pour la nuit.
Mais, ils n'avaient pas dormi pour autant. Ils avaient parlé jusqu'au levé du soleil, allongé l'un près de l'autre. Ils avaient tant de choses à redécouvrir l'un sur l'autre.
Ils étaient de nouveau ensembles depuis cet instant où Nino avait foncé auprès d'Alya lorsqu'il avait apprit qu'elle s'était retrouvée coincée dans le même immeuble que le service de sécurité à la solde de Gabriel Agreste.
C'était banal et cliché mais, il avait eu tellement peur de la perdre. Et loin de le refroidir, le fait qu'elle porte l'enfant d'un autre ne l'avait pas du tout fait hésité lorsqu'il lui avait dit qu'il voulait avoir une nouvelle chance avec elle. Il avait aussi craint qu'elle perde son enfant parce que ce serait simplement trop terrible pour elle. Il voulait donc les protéger tous les deux.
Pendant presque deux mois, leur relation avait été un peu chaotique et vague. Il voulait la protéger et elle en avait besoin mais, ni l'un ni l'autre ne voulaient retomber dans le piège de leur relation précédente. Et s'était tout de même leur seconde séparation.
Puis, Nino avait fait l'effort de lire un bouquin pour essayer de comprendre la psychologie de leur couple. Et Alya en avait été si surprise qu'elle avait regardé Nino avec étonnement. Vraiment regardé. Combien il avait changé depuis qu'ils s'étaient séparés et combien il avait évolué depuis leur adolescence.
À ses yeux, il était simplement magnifique et avec sa détermination habituelle, elle lui avait assuré qu'elle voulait être avec lui pour de bon. Elle avait réalisé qu'il n'était pas le plus intello des hommes qu'elle puisse rencontrer, mais qu'il était le plus vrai.
Il était complet et réel. Filippe avait fait un bon petit-ami pendant un temps mais, il ne ferait jamais un bon père ou un bon mari. Elle l'avait compris en voyant Nino faire des efforts pour elle.
Elle avait réalisé que Nino avait des limites, comme chaque humain mais, qu'il était près à dépasser ses limites pour elle. Et il était accessoirement devenu plus intéressant depuis qu'il avait eu autant d'aventures. Mais, ça, elle se l'était à peine avoué à elle-même. Encore qu'elle avait été capable de le confier à Marinette.
La créole se demandait encore si c'était son aveu qui avait donné l'idée à Marinette d'organiser cette orgie épique. C'était, sans conteste, une bonne façon d'acquérir plus d'expériences et de talent sur le plan sexuel.
Mais, elle ne pouvait nier que cette escapade d'une semaine loin de tout était tombée juste à point pour leur couple à Nino et elle. Lorsque Marinette et Adrien les avaient invités à les accompagner au chalet dans un appel conférence par couple, ni Alya ni Nino n'avaient pas hésité une seconde à tout plaquer pour les suivre d'une seule et même voix.
Ils en étaient alors arrivé à la même conclusion l'un sur l'autre. Qu'au delà des carrières, de la renommée de journaliste ou de DJ, ils étaient d'abord des gens de famille. Ils prenaient soins des leurs.
Se sachant si semblables, et réalisant qu'ils pouvaient compter sur l'autre pour avoir les mêmes valeurs, ils s'étaient promis de rester toujours ensembles.
Dès leur arrivée au chalet, ils avaient échangés des voeux avec Marinette et Adrien pour témoins. Ils avaient fait la fête dans la cuisine, cuisinant et mangeant tout à la fois puis, l'ambiance étaient devenue tendre mais, plutôt que de se séparer, parce qu'aucun des quatre n'en avait eu envie, les limites étaient tombées.
Sept jours plus tard, maintenant que cette parenthèse touchait à sa fin, Alya s'était appuyée sur le torse de Nino pour regarder le Soleil se lever sur leur dernier jour de vacance puis, s'était finalement endormie dans ses bras. Nino l'avait regardé dormir avec la sensation qu'il n'avait pas de mission plus importante que de veiller sur son sommeil.
Ce dernier jour s'annonçait comme une longue fête. Il n'y avait aucune règle, aucun horaire. Certains avaient encore des envies sexuels, des gages de la partie de poker s'échangeaient toujours, mais, l'ambiance générale était beaucoup plus constituée de camaraderie et de plaisir que de sexe débridé.
«Qu'est-ce qui s'est passé pour vous depuis les vacances de printemps?» demanda curieusement Mylène au beau milieu de l'après-midi alors que certains d'entre eux bavardaient sur les chaises de parterre près de l'eau.
Adrien s'amusait particulièrement. Il riait à gorge déployée et jouait comme jamais avec d'autres dans l'étang artificielle. Tous pouvait voir qu'il n'était plus le sombre et réservé Adrien qu'ils avaient connus durant son adolescence. En cet instant, le mot qui le qualifiait le mieux était: libre. Sans oublier que deux mois plus tôt, il avait été enlevé et vendu dans ce même endroit. Adrien s'était vraiment bien remis.
«Rien de bien étrange.» répondit Marinette en souriant. «On a terminé nos études et repensé notre façon de voir notre couple. Mais, ce n'est pas pour ça ni pour cette dernière semaine s'il est si heureux je pense. Moi aussi, je le trouve particulièrement insouciant et exubérant. Et je pense que c'est parce que j'ai été très patiente avec lui. Quand il a touché le fond, je l'ai accepté comme il était, je ne l'ai pas forcé à affronté la dure réalité. Je ne lui ai demandé qu'une chose: de me dire ce qu'il attendait de moi, ce qu'il avait besoin que je fasse pour lui. Et je l'ai laissé être ce qu'il voulait être. Je ne lui ai pas demandé d'être parfait ou fort ou indestructible, je l'ai juste poussé vers un but après l'autre, peu importe lequel. Encore en ce moment, il n'y a pas pire gamin que lui et je m'en fou parce qu'il est parfait en étant lui-même.»
Marinette répondait à Mylène, mais savait que ses paroles avaient beaucoup de poids dans l'esprit de Kagami.
Justement à ce moment, Adrien couru vers elle en criant: «Viens jouer Mari!»
«Ah non!» s'amusa-t-elle «Je suis bien au sec, là. Je finis à peine de me sécher!»
«Vraiment?» fit-il avec un sourire dangereux.
«Adrien...» prévint Marinette. Il était couvert de goutelettes, particulièrement dans ses mèches blondes et avait toujours son fusil à eau à la main. «Personne ici n'a envie que tu les arroses.»
«D'accord.» accepta-t-il facilement. Il se saisie de Marinette aux épaules et se glissa sur elle sur sa chaise longue en se frottant sur son corps de tout son long sur le sien.»
«NON-NON! Sérieux NON!» protesta la jeune femme.
«Maintenant, tu es mouillée.» lui apprit-il très satisfait avant d'embrasser sa bouche plissée de contrariété.
Et ce n'était pas qu'un petit bisou taquin mais proprement une étreinte passionnée. Une de celles qui font tourner la tête et voir des étoiles.
L'un de ses baisers que lui offrait Adrien et dans lesquels Marinette sentait combien il était reconnaissant de l'avoir dans sa vie.
Lorsqu'elle les quitta ensuite, Chloé monta à sa chambre pour remettre de la crème solaire et retirer son maillot de bain humide pour une robe soleil de coton blanc. À l'étage, dans le corridor autrement vide, elle arriva face à face avec Max en ressortant.
«Chloé, je peux te dire un mot.» fit-il avec malaise.
«Bien sûr.» accepta-t-elle avec curiosité.
Il lui tendit silencieusement une petite liasse de papier et elle réalisa qu'il y avait là tous ses gages de poker. Max les avaient tous récupérés. Pas étonnants que personne ne lui ait encore réclamé quoi que ce soit.
Elle releva sur lui un regard incertain et il poursuivit: «Je voudrais échanger tout cela avec toi. Je voudrais faire l'amour avec toi en échange.»
Chloé le regarda avec encore plus d'incrédulité. «Faire l'amour? Pas... baiser?»
«Non, je voudrais quelque chose de plus. Je sais que ces petits papiers me proposent trois pénétrations, un entre-seins, un 69 et cinq baisers mais, je voudrais partager quelque chose de plus. Plus complet, plus intéressant et moins calculé. Je remarque et je retiens beaucoup de choses Chloé et sur toi entre autres. Et je t'ai bien remarqué. Celle que tu étais autrefois, celle que tu es devenue, celle que tu es encore, celle que tu voudrais être. Je sais que je ne t'ai jamais intéressé de cette façon et je ne sais pas si c'est parce que tu n'as jamais pris le temps de me regarder mais, je voudrais une chance. Je voudrais que pendant une heure, tu me laisses t'aimer et que tu décides ensuite si j'en vaux la peine.»
Chloé le regarda bien attentivement. En effet, elle n'avait jamais pris le temps de le regarder mais avant cette déclaration, elle l'avait toujours trouvé à la fois trop sérieux et trop immature pour elle. Les hommes qu'elle connaissait (par opposition aux garçons qu'elle connaissait) étaient tous plus forts et ne se laissaient pas impressionner par la plus petite contrariété. À ses yeux, Max n'avait jamais possédé cette qualité avant. L'avait-il en lui maintenant qu'il était dépucelé? Ou remarquait-elle seulement maintenant quelque chose qui y avait toujours été?
«Si on allait sur le toit? Je crois qu'il n'y a personne là-haut présentement.» accepta-t-elle avec un gentil sourire un peu provoquant.
Un sourire timide s'élargit sur le visage de Max et il prit plutôt le côté opposé du corridor pour ouvrir la porte d'une des chambres.
Avec un geste galant, il l'invita à l'y précéder.
Intriguée par ce qu'elle y discernait, elle s'avança vers le cadre de la porte.
Des roses jaunes avaient été disposées dans des vases sur les commodes et des pétales de la même couleur recouvraient le lit.
Le soleil rayonnait sur la scène et une bouteille de champagne attendait au frais avec des chocolats truffés sur une table basse.
Chloé en était anormalement intimidée.
«Cela te convient-il plutôt?» espéra Max.
«C'est parfait. Où as-tu trouvé tout ça?» souffla-t-elle avec émotion et émerveillement. Il avait préparé tout cela en pensant à elle?
«Hier, lorsque Marinette nous as confié les miraculous, j'ai demandé à Kaalki de faire un voyage avec moi. J'ai trouvé tout ça en Californie. J'ai profité du décalage horaire.
Chloé le regarda des larmes au fond des yeux et de la timidité sur son visage. Finalement, alors que Max attendait encore de savoir ce qu'elle avait en tête, son point se referma et avec résolution, elle combla l'écart qui les séparait.
Ils s'embrassèrent et avec naturel, les mains de Max trouvèrent délicatement la taille de Chloé. Elle-même plaça ses paumes sur son torse ou les remontait pour caresser sa mâchoire du bout des doigts.
Jamais personne n'avait eu tant d'égard pour la vraie elle. Max avait préparé tout ça pour lui plaire. Il ne voulait pas quelque chose pour lui-même en retour, il voulait quelque chose pour elle aussi.
Il voulait partager et lui offrir cet instant qu'il possédait.
Le baiser était tendre mais, Max n'était pas aussi incertain que Chloé l'avait envisagé avant ce jour-là. Il la soutenait et lui retournait ses gestes avec une égale assurance.
Aussi, lorsqu'il joua avec la bretelle de sa robe et que son ventre effleura son sexe dressé dans son short, elle poussa une plainte de désir qui enflamma Max.
Il intensifia le baiser et Chloé se rapprocha davantage de lui, effaçant toute distance entre eux.
La robe de Chloé tomba au sol de façon presque silencieuse et le short de Max la rejoint aussitôt.
Il se glissa sur le lit en reculant mais garda la main de Chloé dans la sienne pour l'attirer au-dessus de lui.
Elle le rejoint pour être à sa hauteur et couchée sur lui, ils recommencèrent à s'embrasser.
Bien vite, Chloé laissa retomber ses jambes de part et d'autre du corps de Max et son membre dressé se coinça entre les pétales de son sexe.
Tous deux gémirent simultanément en laissant le baiser. Rencontrant son regard, Chloé se redressa et assise sur son bassin, son regard rivé au fond du sien, elle chevaucha son sexe pour le caresser du sien. Elle était tellement bien stimuler par toute cette dureté contre sa tendresse, elle en fut émue.
Max trouva son clitoris pour se joindre à ses efforts. Il la trouvait si magnifique et parfaitement délicieuse le surmontant de la sorte.
Et son visage. Le visage de Chloé déformé par la détresse de son plaisir.
Sous l'agilité des doigts de Max qui comblait son manque d'expérience par son désir de connaissance, Chloé fut traversée par un orgasme électrisant.
Max, attrapa alors son sexe et frotta vigoureusement le bout contre l'entrée et le clitoris de Chloé, décuplant son plaisir.
Lorsque ses gémissements s'espassèrent, il trouva l'ouverture de son ventre et y entra lentement mais surement.
Elle gémit encore plus sous la sensation mêlé de l'orgasme qui se terminait et de la pénétration. Elle cambra un instant le dos mais retrouva ensuite son regard et redescendit sur lui pour l'embrasser alors qu'il commençait à bouger en elle.
Lorsque l'heure fut écoulée, Max et Chloé descendirent à la cuisine main dans la main donnant tous les signes d'être un couple formel et amoureux.
Marinette et Adrien discutaient avec Sabrina qui avait l'air ravie des dispositions que les garçons voulaient prendre pour accomplir son rêve d'avoir un enfant. Ils se rapprochèrent pour écouter aussi et Sabrina serra Chloé contre son coeur pour partager sa joie.
Les autres arrivaient déjà autour de la table. C'était le dernier repas qu'ils pourraient prendre tous ensembles véritablement.
Le train partirait sur l'heure du dîner et même s'il était trop tard pour un véritable déjeuner considérant l'heure à laquelle ils s'étaient levés, ils s'étaient réunis pour partager une fondue au chocolat et tous les fruits restant encore dans les réserves.
Il ne restait que quelques heures à ces vacances hors du temps et chacun parlait de ce qu'il voulait encore faire avant de partir.
Luka et Adrien avait coincé Nathaniel entre eux. Le rockeur avait ramené l'idée que Nathaniel étant un top, il pouvait le prendre. Adrien lui vantait les mérites du plus timide puisque Nathaniel l'avait déjà pris et il essayait aussi de convaincre le roux d'essayer la position du milieu avec lui derrière.
Voyant que les garçons avaient leurs plans bien à eux, Marinette proposa à Juleka de l'aider à pénétrer Rose pour la première fois. Elle lui proposait le dildo préféré d'Adrien avec son strap-on et pouvait partager cet activité avec elles. Elles filles acceptèrent avec enthousiasme et gratitude. Elles avaient toutes les deux envies de coucher proprement avec Marinette.
Ondine et Kim parlaient d'aller se baigner une dernière fois dans l'étang et Alix mentionna qu'elle avait adoré sa longue nage dans le grand lac. Tous trois se mirent à parler à bâton rompu de natation, les filles délaissant même un peu Kim. Alix et Ondine se parlaient comme deux nouvelles meilleures amies.
Ondine mentionna son entrainement quotidien et Marinette la questionna sur ses espoirs sportifs.
«Je vise une médaille d'or aux prochains Jeux Olympiques. C'est ça mon plus grand rêve. Je fais d'autres compétitions aussi, mais, cette médaille se serait vraiment mon plus beau trophée.»
«On devrait tous s'entraider à réaliser nos rêves.» fit Juleka. «Vous m'avez aidé si souvent pour les miens. Je vous tous vous aider aussi.» rougit-elle.
«Cette fin de semaine m'a déjà permis d'en réaliser un.» remercia Max en serrant la main de Chloé avec espoir.
«Je crois bien que moi aussi.» avoua timidement Chloé, le rouge aux joues et une expression fragile sur les traits du visage.
«Moi, j'ai accomplis beaucoup de mes rêves.» dit Alya. «Certains très récemment mais, je crois que le rêve de toute ma vie c'est de pouvoir veiller sur vous tous. Alors, si vous me demandez de l'aide pour réaliser vos rêves, je réaliserai le mien par la même occasion.»
«On veille tous les uns sur les autres chacun à notre manière.» seconda Luka. «C'est ce qui fait de nous un groupe si uni. Mais moi, je trouve qu'on devrait se voir plus souvent. Je comprends pourquoi Ondine, Kagami et Marc se sentent encore à part. Je me sens encore à part même si je me suis trouvé un rôle dans la dynamique du groupe. Ma prochaine mission, ce sera de vous aider à nous unifier encore davantage.» sourit-il en regardant tout le monde.
«Puisqu'on est ici...» intervint Rose les joues complètement rouges, il y a un truc qui m'a toujours intriguée et... bon, c'est plus un phantasme, hein. J'ai- Je me suis toujours demandé si c'était vrai qu'on pouvait avoir un petit ventre gonflé en avalant beaucoup de sperme.»
Après un silence, les autres éclatèrent de rire sous le sans-filtre de Rose mais, les yeux d'Adrien s'agrandirent d'étoile et il s'enthousiasma pour l'idée. «Je veux t'aider!» s'écria-t-il et les rires moururent pour l'écouter. «Enfin, je ne veux pas te voler ta chance mais, t'imagine sucer assez de mecs pour réussir? Tu vas avoir mal à la mâchoire pendant une semaine! Je peux préparer et tu récoltes?» demanda-t-il.
Les rires reprirent mais cette fois de découragements envers cet accro.
«Et toi, Adrien, il te reste aussi des rêves que tu n'as pas réalisé?» demanda gentiment Chloé. Si elle se mettait sérieusement à aider les autres aussi, autant commencé par lui.
«En fait» se calma rapidement Adrien avec un air rêveur. «Il y en a un, oui. Et je crois que je ne pouvais pas trouver d'occasion plus idéale pour vous en parler puisqu'on est tous réunis. Marinette et moi, on va avoir un bébé et vraiment... Il y a dans ma vie de longs passages où je n'en espérais pas tant. Mais... comme je vous l'ai dit, Félix démantèle actuellement la compagnie et la fortune de mon père. Par contre, pour le manoir, il y a peu de chance qu'il trouve preneur. Et il y a aussi l'endroit où mon père à garder le corps de ma mère pendant toutes ces années qui est dessous. C'est un peu comme sa tombe et je n'ai pas envie qu'elle soit profanée même si ma mère n'y est plus. C'est ce que j'ai vraiment envie de faire, mon plus grand rêve, c'est que je voudrais qu'on vive tous ensembles comme une vraie famille.»
Les autres se regardèrent avec incompréhension, même à Marinette il n'en avait pas parler.
«Je pense à faire démolir le manoir pour permettre la construction d'un immeuble d'appartements. On a autant d'espace que l'hôtel d'André et Chloé et chacun de nous pourrait avoir son propre espace. Ou bien, puisqu'on forme plusieurs couples entre nous, assez d'appartements pour chaque couple et beaucoup de trucs cool en plus. Comme une piscine, une cour intérieure pour les enfants, un jardin, une cuisine digne d'un restaurant...»
«Ce serait juste génial.» fit Nino posément en imaginant l'idée calmement comme tous les autres qui l'adorait.
Kim et Ondine se regardèrent d'un même mouvement. C'était la réponse à leurs prières: «On accepte!» s'écrièrent-ils d'une même voix.
Adrien les regarda, bouchée par leur acceptation facile. Il ne s'était pas attendu à ce que l'un d'entre eux soit d'accord aussi spontanément. Il avait raconté son rêve en toute confiance dans le cercle en sachant bien que c'était celui du petit garçon désolé qui était en lui.
«Nous aussi on accepte avec plaisir!» ajouta Rose pour Juleka et elle. Elles vivaient toujours ensembles sur le bateau de la mère de Juleka mais économisaient un dollars après l'autre pour pouvoir déménager. «Je ne sais pas si on aura suffisamment d'argent à temps par contre... On n'a pas de crédit.» s'attrista-t-elle.
«Ha! C'est ce qu'il y a de bien dans ce genre de projet.» lui retourna Adrien. «Je vais avancer les fonds pour la construction et vous pouvez payer votre part quand et comment vous le préférez. C'est un projet d'entraide. Comme pour le café. Chacun fournit ses forces, son temps, son expertise.»
«La force du nombre.» résuma Marinette en caressant la chevalière sur la main de son amoureux.
«C'est vrai que se serait pas mal d'avoir un pied à terre...» réfléchit à voix haute Luka. «Je ne suis pas toujours à Paris pour l'instant mais, j'y suis souvent et je dois vivre dans des petits hôtel. Et un jour, je compte bien m'y installer définitivement.»
«Toi et moi, on pourrait prendre chacun une chambre dans un même appartement puisque moi aussi je voyage beaucoup.» Kagami. Mais, lorsque je suis à Paris, ça m'éviterait de vivre avec ma mère si je pouvais habiter avec vous.»
«Déjà cinq couples qui disent oui à ton projet, sans même réfléchir.» félicita Alya en touchant l'épaule d'Adrien après avoir consulté Nino du regard et échangé un sourire avec lui. C'était évident qu'ils ne pouvaient pas laisser passé une telle occasion.
Mylène et Ivan avaient déjà un appartement à eux. Par contre, ils voulaient avoir beaucoup d'enfants et il n'y avait pas suffisamment de place dans celui-ci pour une famille nombreuse. «J'adorerais que nos futurs enfants grandissent avec les vôtres.» leur assura-t-elle avec émotion.
«Nous aussi!» sursauta Marinette.
«Tellement!» l'appuya Alya comme frappée par une tonne de brique.
Le nuage de kwami revint alors dans la pièce en dansant au dessus d'eux. Leur propre fête était terminée et suivant les instructions de Marinette, Tikki et Sass avaient mené les autres vers leur porteur en prévision du départ.
Les jeunes adultes les regardèrent émerveillés et très heureux, Adrien passa son nez dans le cou de sa moitié. Celle-ci flatta son cuir chevelu comme celui d'un chat et Adrien émis un subtil ronronnement.
Près de lui, Alix le remarqua et souligna: «C'est de porter cette bague si longtemps qui t'a rendu chat? J'espère que ne finirai pas bondissant partout comme un lapin!»
Marinette poursuivit amoureusement ses caresses pour son homme qui ne demandait pas mieux. «Adrien a toujours été prédisposé pour devenir un chat noir, comme j'étais prédisposée pour devenir Ladybug. Ce sont des tendances qui sommeillent en nous. Mais si le fait d'autant porter les miraculous a rendu ces tendances plus fortes en nous, chez Adrien, c'est encore pire. Lorsqu'il a été blessé, il s'est replié sur lui-même et c'est cette tendance qui a servit d'ancrage.»
«Tu as aussi été mon refuge dans la tempête!» s'empressa de préciser Adrien avec tellement d'amour et de reconnaissance dans le regard.
«Merci.» fit-elle. «Mais ce que je voulais expliquer c'est qu'Adrien n'est pas devenu le Chat noir par hasard. Il en avait aussi besoin. Comme chacun d'entre vous retirera des traits et un apprentissage en portant son miraculous. Je ne peux pas vous les laisser aujourd'hui mais, si nous vivons tous ensemble dans ce paradis immobilier que nous a suggéré Adrien, je voudrais en faire aussi un refuge pour les kwamis. Et peut-être aussi le quartier général secret de tous les futurs héros qui sont déjà parmi nous aujourd'hui.»
Les autres acceptèrent avec adoration bien rapidement mais, Alix n'en avait pas terminé. «Se prendre pour un chat, je comprends.» fit-elle les sourcils froncés. «Mais, tes tendances de coccinelles à toi, elles ressemblent à quoi?» chercha-t-elle.
En rougissant, Marinette répondit: «Détruire le mal un insecte à la fois, rechercher la compagnie de mes semblables...»
«Favoriser la fécondité et la fertilité...» intervint Tikki depuis la poutre du plafond où elle était perchée.
«Merci, Tikki!» fit sarcastiquement Marinette. «Je tenais tellement à ne pas les laisser dans l'ignorance de ce détail.»
«Ça veut dire qu'on risque d'être tombée enceinte cette fin de semaine malgré tout?» s'inquiéta Ondine.
«Non.» la rassura aussitôt la coccinelle. «C'est psychologique pas magique. Ça n'annule pas l'effet des contraceptifs.»
«C'est plutôt que les Coccinelles ont été de fameuses organisatrices d'orgies à travers l'histoire des humains. Des orgies et des pactes de grossesses...» ricana Plagg perché sur la poutre près de sa moitié.
Marinette rougit furieusement en se disant qu'il semblait que le week-end qu'elle avait organisé passerait à l'histoire et qu'il y aurait un petit kwami tout noir pour en parler encore dans 500 ans.
«C'est même la raison pour laquelle elles ont créé de telles rencontres. Voulant que beaucoup de femme tombent enceintes en même temps, les coccinelles réunissaient des géniteurs sains pour leur permettre de s'accoupler en même temps.» rigola Tikki.
«Bon.» s'exclama Marinette n'en pouvant plus de gêne. «Ce n'est pas tout ça mais, on a encore des plans et si on veut tester la théorie de Rose, apprendre à Juleka à utiliser mes jouets et faire devenir fou Nathaniel avant l'heure du départ, sans parler de fermer cet endroit jusqu'à nos prochaines... vacances tous ensembles ici, on ferait mieux de s'y mettre.»
Elle se releva, attrapa son verre de limonade devant elle et porta un toast auquel se joignit tous les autres: «L'avenir nous attends!»
Fin
Vous y croyez? C'est finit!
En fait, cette histoire est un vrai monstre qui n'arrête plus de grossir et j'ai commencé une suite. Je vais terminer et publier d'autres histoires d'abord par contre mais, j'ai déjà presque la moitié des chapitres d'écrits.
Ça s'appellera Lauren et cette suite se passe 25 ans avec cette fin de semaine épilogue.
Même s'il est heureux, la vie d'Adrien n'est toujours pas calme. Mais alors que son fils le plus jeune a 16 ans, sa fille aînée refait surface et sa vie est enfin aussi parfaite que possible.
