TW : scarification, évocation de sujets érotiques, Link est schizophrène.

Célesbourg, une ville calme, faisant partie d'Hyrule, une grande région, des Hyliens y vivent. C'est le cas de Link, un jeune homme aux cheveux châtain, il vit dans un appartement, dans un petit quartier. Il est souvent seul, il a du mal à s'intégrer avec les autres personnes, c'est pour cela qu'il a arrêté ses études. Link passe souvent du temps dans son lit, blotti dans sa couverture et sa peluche célestrier rouge, un oiseau mythique. C'est un adulte mais il a gardé son doudou de quand il était enfant. Ça lui rappelle son enfance avec son père, qui habite loin maintenant. Il pleut dehors, Link n'a pas du tout envie de sortir, il va dans la cuisine, habillé d'une grosse veste verte polaire et il prend des cachets. Il prend des cachets tous les matins pour éviter des crises de panique ou d'hallucinations sévères, il est schizophrène. Cette maladie rend sa vie plus difficile, deux voix interviennent parfois dans son quotidien, ça l'oppresse. Link prend un verre et avale les cachets, il va chercher un bol ensuite pour manger des céréales. On a découvert qu'il était atteint de cette maladie mentale à quinze ans, quand son père a remarqué qu'il parlait à sa mère, alors qu'elle n'était pas là. Il avait une conversation normale, comme si elle était là et lui répondait.

Après avoir mangé, Link tente de faire un tour dans l'immeuble, il a peur de croiser le voisin Hergo qui va l'insulter. Depuis qu'il a appris qu'il est schizophrène, il le harcèle presque chaque jour, le châtain sort, il tombe sur le voisin, comme par hasard.

- Alors le débile, on sort enfin ?

- Laisse-moi !

Link commence à paniquer, il a peur de perdre son sang froid, il essaie de se contrôler. Finalement, Hergo ne dit plus rien, il continue son chemin, l'autre idiot lui crache :

- Hé le schizo, tu es courant qu'il y a une nouvelle voisine ?

- Non je ne sais pas, qui c'est ?

- Elle va avoir peur en sachant qu'il y a un taré qui vit ici ! s'esclaffe Hergo.

Link est en colère, il en a marre d'être marginalisé et traité comme un monstre, il a un traitement pour éviter de déraper. Il va demander à l'autre voisin qui est la nouvelle arrivante, il lui indique où elle habite, Link est intéressé. Il essaie de se faire des petits entraînements, pour tenter de se sociabiliser mais c'est difficile et parfois il a envie de pleurer. Ça lui arrive de partir dans un délire et personne ne le comprend, ça lui a valu beaucoup d'insultes et de moqueries.

Il va chez la nouvelle voisine, il frappe à la porte timidement, on lui ouvre, c'est une jeune femme blonde, avec de longs cheveux et une frange, elle est très souriante.

- Bonjour, qui êtes-vous ?

- Bonjour, je suis Link votre voisin d'à côté.

- Je suis Zelda, enchantée ! Vous avez l'air très gentil ! Venez !

Elle le fait entrer dans son appartement, beaucoup de cartons sont entassés un peu partout, elle a commencé l'emménagement, elle invite Link à boire quelque chose.

- Je ne vais pas vous embêter…

- Mais non !

Elle est habillée d'une robe rose simple, qui épouse bien son corps. Link reste debout sans rien faire, il est comme bloqué.

- Qu'est-ce qu'il y a ? Vous avez l'air bizarre ?

- C'est parce que je suis schizophrène ? C'est ça ? hurle Link.

- Mais, je ne savais pas Link, calmez-vous, je ne veux pas vous faire de mal !

Il s'assoit sur une chaise et se calme, les voix murmurent dans sa tête, la gentille et la méchante. Link les a nommés, car elles reviennent très souvent, une s'appelle Fay, c'est la vertueuse et l'autre, Ghirahim, celle qui le rabaisse et l'insulte.

- Taisez-vous ! crie Link.

- Link vous êtes sûr que ça va ?

- Je vais partir.

Link est rentré chez lui, il a stressé et les voix se sont mises à murmurer des choses dans sa tête, même lui ne les comprenaient pas, ça n'avait pas de sens, ni de logique. Il se met dans son lit et il écoute la pluie qui tape contre les volets, comme si elle voulait rentrer dans la chambre. Link prend son ordinateur et il se balade sur internet, il va sur sa boîte mail, il a un mail de son psychiatre. C'était un ami, Kiko, il le connaît bien mais il se comporte comme un patient avec lui et il le vouvoie.

"Bonjour Link,

Ça fait un mois que vous n'êtes pas venu au cabinet, vous devez venir le plus tôt possible, ça m'inquiète et vous devrez me raconter ce que vous avez fait. J'espère que vous prenez toujours votre traitement, vous avez eu quelques oublis la dernière fois, faites attention."

Link souffle, il avait oublié de répondre, ces derniers temps, il a commencé à déprimer et à se réfugier dans la pornographie, ça l'excitait comme beaucoup d'hommes, mais il s'en est lassé assez vite. Il explique tout ça à Kiko, il évoque aussi sa nouvelle rencontre, sauf qu'il est parti à cause d'une crise de panique. Le jeune homme ferme son ordinateur et il s'allonge sur le lit, il commence à s'endormir.

- Ne dors pas, tu devrais peut-être trouver un travail sale merde, chuchote Ghirahim.

- Mais laisse-le ! Il est fatigué, répond Fay, l'autre voix.

Et c'est reparti pour un débat dans sa tête, il commence à s'habituer, il a vingt-et-un ans, ça dure depuis ses quinze ans et les médicaments limitent les effets. On frappe à sa porte, ça le sort de son délire, il se lève et va voir. C'est la jeune femme blonde.

- Je suis venue je m'inquiétais.

- Euh, mais il ne faut pas ! C'est comme ça tous les jours ! Je vais aller chez le psychiatre, je reviens plus tard !

Il fait tout pour éviter le contact des autres, ça le met tellement mal à l'aise. Zelda ne comprend pas trop sa réaction, elle le suit.

- Mais qu'est-ce que vous faites ? Laissez-moi… On ne se connaît pas !

Il s'enfuit presque en courant pour rejoindre le parking où est garée sa voiture. Link rentre dans sa voiture et patiente avant de démarrer, il se met à hurler puis il se calme d'un coup. Ses réactions sont parfois aléatoires et désordonnées.

Link est dans la salle d'attente du psychiatre, il n'y a personne, quelle chance, de plus il est venu sans rendez-vous. La porte s'ouvre, kiko l'accueille dans son bureau, c'est un homme aux cheveux bruns.

- Bonjour comment allez-vous ?

- Ça va, aujourd'hui, j'ai eu les voix qui m'ont parlé et une crise de panique.

- Le traitement améliore votre état, j'ai vu votre mail et vous m'avez dit que vous avez eu une période triste et vous regardiez du porno.

Link est gêné, il n'aime pas parler de ça, en réalité, il a regardé peu de films obscènes, il y a un problème plus grave derrière. Kiko sait que son patient ne dit pas tout.

- Vous avez autre chose à dire, je le sens.

Le jeune homme regarde le médecin puis il baisse la tête et souffle :

- Bon, vous avez gagné, j'ai bu beaucoup d'alcool, je buvais jusqu'à me faire vomir dans les toilettes, ça me faisait du bien.

- Vous auriez pu faire un coma éthylique. C'est très dangereux ! Ça a dû impacter le traitement et le rendre moins efficace. Ne me mentez plus et ne cherchez pas d'excuses. Et pourquoi vous fuyez cette jeune femme ?

Zelda… Link la trouve gentille, mais trop intrusive selon lui, elle s'inquiète pour un inconnu, peut-être parce qu'il a une maladie, elle s'intéresse à lui. Il ne sait pas pourquoi il l'a fuit.

- Je ne sais pas pourquoi je la fuis, pourtant elle est gentille… C'est la seule qui ne m'a pas insulté de débile ou de fou.

Link a expliqué ses craintes au psychiatre, il lui conseille d'aller vers cette femme, si elle est gentille, il faut faire connaissance. Kiko lui interdit de prendre de l'alcool, ça va lui faire plus de mal qu'autre chose. Link revient sur son enfance, il veut encore en parler, son psychiatre écoute encore et toujours la même chose. Sa mère ne l'aimait pas trop, elle était plutôt indifférente. Elle était mariée à son père, ils se disputaient souvent et ils ont divorcé. Elle a obtenu la garde, malgré ses soucis de dépendance à la drogue. Link était jeune, il avait six ans, il s'en rappelle bien, elle se droguait devant lui, en s'injectant de l'héroïne grâce à des seringues. La plupart du temps il restait dans sa chambre pour éviter sa mère toxique. Un jour, il s'est piqué avec une seringue par mégarde, il s'est mis à vomir violemment, ce sont les voisins qui ont retrouvé Link en entendant ses cris. L'enfant s'est retrouvé à l'hôpital, et sa mère a été jugée et mise en prison pour violence et maltraitances sur enfant. Link est retourné vivre avec son père, avec qui il était heureux.

Il se sent léger, il adore parler de ça, car il est fier de son parcours, il s'en est sorti, sauf que la découverte de sa schizophrénie a tout gâché. Petit, il avait déjà des hallucinations, mais il n'y faisait pas attention. Kiko lui dit que la séance est terminée, il peut rentrer chez lui, Link déclare qu'il doit trouver un travail mais il a du mal.

- Vous pourrez m'envoyer un mail et nous parlerons de ça, peut-être que vous pouvez trouver un travail dans une agence ? Ou demandez à votre voisine, elle pourra peut-être vous aider.

- Je ne la connais pas plus que ça, rétorque Link.

- Mais Link, justement ! Vous allez vous connaître ! Je sais que vous êtes capable de socialiser. Passez une bonne journée.

Il quitte le bureau du psychiatre et il retourne d'un pas rapide dans sa voiture rouge. Link a l'impression d'avoir la tête vide, il ne pense à rien, plus de pensées dans tous les sens, quand il revient dans le parking de l'immeuble, il voit Hergo et Zelda qui discutent, il se crispe.

- Tiens, voilà l'autre taré qui revient, il devait être chez le psychiatre.

- Il n'est pas taré ! N'importe quoi !

Link claque la porte de sa voiture et prend ses clés dans sa main en les serrant très fort dans sa paume. Il arrive à l'entrée de l'immeuble et il évite Hergo, il se fait pousser par cette brute.

- Petit gringalet ! Tu entends des voix dans ta tête, ce sont tes seuls amis !

- Arrête ! crie Link, tu n'as pas autre chose à foutre dans ta vie connard ! Ça te fait quoi que j'ai cette maladie ! Ça change quoi à ta vie ?

Il le menace avec le bout de sa clé, il est très énervé, son regard s'assombrit, Zelda retient Link pour ne pas qu'il fasse quelque chose de mal.

- Zelda, lâchez-moi s'il vous plaît ! murmure Link, en se retenant de pleurer.

- J'avais raison, il est dangereux ! Ne vous approchez pas de lui, prévient Hergo.

Le jeune homme est dans son bain, il est en colère, il en a marre qu'on l'insulte, qu'on le prenne pour quelqu'un d'idiot, il ne l'est pas, il ne peut pas se concentrer sur une chose correctement. Le châtain se regarde dans le miroir, qui est face à sa baignoire, il a les yeux rouges, il n'a fait que pleurer. Zelda va le prendre pour un homme dangereux, il s'allonge dans le bain en mettant ses bras en l'air. Il a plein de cicatrices sur les avant-bras, comme des griffures, les traces sont récentes.

- Tu t'es scarifié ? demande Fay.

- Oui, ça m'a fait du bien tu sais.

- Pourquoi tu n'as pas continué ? intervient Ghirahim.

Link ne dit rien, il a arrêté parce qu'il savait bien que son psychiatre allait le ramener à l'ordre. Kiko fait très attention à ses patients et il s'en voudrait si Link ou un autre avait un souci. On frappe encore à sa porte, il commence à en avoir marre, il sort du bain et met son peignoir, c'est Zelda.

- Link, ça va ? Je vais chez Hergo manger ce soir.

- Euh, faites attention.

- Pourquoi ? demande la jeune femme, étonnée.

- Rien. Amusez-vous.

Il est si froid, Zelda a du mal à comprendre son attitude, il commence à refermer la porte, elle veut lui parler.

- Link, attendez ! Je suis désolée.

- Non je vais dormir, je suis fatigué.

Link est allé au lit, il a mis son pyjama et il se met dans ses draps, bien au chaud. Il est inquiet, il ne sait pas pourquoi. Il allume la télévision et il regarde une émission à propos d'Octoroks qui nagent dans une rivière. Link n'arrive pas à se concentrer sur le programme, il ne fait que penser à Zelda et à son dîner avec Hergo, ça l'agace. Peut-être qu'elle va coucher avec lui, il va la forcer, c'est bien son genre, il est lourd. Link le trouve stupide avec sa mèche rouge au dessus de son front, on dirait une banane. Il se fait plein de théories dans sa tête, Zelda va forcément le trouver beau et ça va partir plus loin que prévu. Hergo a déjà fait ça avec des filles, il les séduit, d'une manière aussi nulle soit-elle, mais ça marchait. Link n'a jamais eu de rapports sexuels, il ne voit personne et sort peu et il a peur de faire l'amour, il a peur de faire une crise pendant ce moment. Le jeune homme préfère se masturber seul dans son bain, comme un puceau selon Hergo, il s'en fiche, c'est son plaisir personnel. Link commence à s'endormir, sauf qu'il entend des souffles dans son oreille, des gémissements, qui disent son nom.

- Link…

On dirait la voix de Zelda, il sort de son lit et va vers la porte d'entrée, les bruits sont toujours là, il va dans le couloir puis vers l'appartement d'Hergo. Il entend encore les gémissements, qui s'intensifient, Link ouvre la porte du rouge, les yeux grand ouverts, il entre en respirant fort, il est comme en transe, il fait une crise. Hergo et Zelda sont dans la cuisine en train de manger, ils entendent Link hurler.

- Laisse-la ! Laisse-la bordel !

- Qu'est-ce qu'il fait là lui ? râle Hergo.

Zelda se lève à son tour et elle va voir Link, il est au sol, il est immobile.

- Link ! S'il vous plaît ! Répondez !

Il reste par terre sans bouger, la blonde panique, elle sort son téléphone de son sac et elle appelle l'hôpital.

Link est dans un lit, il se réveille, perdu. Il reconnaît très bien cet endroit, il y a passé tellement de temps pendant ses examens pour tenter de soigner les symptômes de la schizophrénie. Il voit Zelda assise sur une chaise à gauche de son lit, il la regarde, elle s'exclame :

- Vous allez bien ? Je m'inquiétais.

- Tutoie-moi s'il te plaît, dit-il sèchement.

- Oui, bien sûr ! As-tu déjà fait des malaises comme ça ?

- Oui, je n'ai pas besoin d'aller à l'hôpital, cet endroit m'oppresse.

La blonde ne dit rien, elle comprend que ça doit énerver Link d'être dans cet endroit mais elle s'inquiétait de le voir au sol sans bouger. Une infirmière rentre dans sa chambre et déclare :

- On a changé votre traitement, il n'est pas assez efficace, qui est votre psychiatre pour qu'on le contacte.

- Monsieur Kiko.

- Très bien je note. C'est quelqu'un de très gentil, il doit bien vous aider.

- Vous le connaissez ? demande Link.

- Oui, c'est mon mari, il vous a peut-être parlé de moi, je suis Grida.

Link opine, il se rappelle bien, ils s'étaient rencontrés pendant leurs études. Le jeune homme reste dans le lit et ne bouge pas, il n'a plus envie de retourner chez lui, Hergo va encore s'acharner sur lui. Zelda reste avec lui, en lui souriant, pourquoi elle ne fuit pas comme les autres ? Pourquoi elle n'est pas dégoûtée par sa maladie mentale ?

- Vous avez maigri, intervient Grida, ce qui sort Link de ses pensées.

- Non pourquoi ?

- Vous avez perdu dix kilos, ne me dites pas que vous vous faites vomir. Vous avez les joues creusées.

- Non, je ne me fais pas vomir.

Il ment, il n'a pas envie qu'on s'inquiète pour lui, il veut juste être tranquille, son corps est en effet assez maigre pour sa taille, il mesure un mètre soixante-seize. Il va atteindre les cinquante kilos s'il continue de vomir ses repas. Zelda n'a pas remarqué qu'il était maigre, elle ne l'a jamais vu avant, mais elle le trouve très fatigué.

Link demande quelque chose à Zelda :

- Tu n'as pas couché avec Hergo ?

- Mais n'importe quoi ! Qu'est-ce que tu vas t'imaginer ?

- Je t'ai entendu gémir.

- C'était dans ta tête, je mangeais avec Hergo dans la cuisine.

L'homme aux cheveux châtain clair commence à s'énerver, il est persuadé qu'elle lui ment, il s'apprête à faire de grands gestes, il est attaché au lit. On le prend pour un individu dangereux, un fou, on attache ses bras à ce fichu lit d'hôpital.

- Arrête de mentir ! Tu as couché avec ce mec, qui me harcèle tout le temps !

Zelda ne sait pas quoi faire face à la rage de Link, il se débat dans tous les sens, elle appelle l'infirmière Grida pour qu'elle revienne. Elle essaie de le calmer mais ça ne marche pas, l'infirmière revient avec une seringue, Link hurle encore plus, il déteste les aiguilles.

- Il faut que vous vous calmez ! dit-elle.

- Pas les aiguilles, ça fait mal !

On lui enfonce l'aiguille dans une veine contre son gré, il s'endort assez vite, on lui a administré un somnifère.

Link est resté à l'hôpital, il est encore endormi, Zelda est rentrée chez elle. Elle s'inquiète quand même pour lui, elle lui a donné son numéro de téléphone, pour qu'il l'appelle de l'hôpital en cas de problème. Il est dans son lit immobile, il dort paisiblement, même s'il s'agite parfois dans son sommeil. La porte de sa chambre s'ouvre doucement, c'est son père qui vient le voir, il va s'asseoir sur la chaise et voit son fils dormir. L'homme aux cheveux blonds avec une barbe bien taillée regarde le lit, Link a toujours les bras attachés aux deux côtés du lit, ainsi que son ventre, une sangle l'empêche de bouger. Il se réveille doucement et voit son père assit, il sourit, il est venu le voir, il supplie son géniteur de le sortir d'ici :

- Aide-moi ! Je veux rentrer chez moi ! On m'a fait une piqûre contre ma volonté !

- Tu dois te reposer Link ! Et une jeune femme t'a emmené ici ? questionne son père.

- Oui et elle a couché avec le voisin, ça m'énerve, j'ai peur qu'il lui fasse du mal, explique Link, sûr de lui.

- Mais non, arrête de te faire des histoires ! Tu as des hallucinations parfois, tu le sais ! On m'a dit qu'on t'a mis des électrochocs en petite quantité dans la tête pour que ça limite les symptômes.

Link souffle, il est persuadé qu'il a raison et c'est difficile de le convaincre, Zelda n'a bien sûr pas couché avec Hergo, ses hallucinations peuvent être violentes.

Link est enfin revenu chez lui, son père l'a ramené, il va voir Zelda directement pour discuter, on lui a donné plein de cachets pour éviter qu'il s'énerve.

- Link tu es revenu, ça va mieux ?

- Tu as fait l'amour avec Hergo ? Dis-moi ! J'ai entendu des…

- Link, je suis sincère, je n'ai rien fait avec lui, je mangeais et tu es ensuite venu dans son appartement, tu as fait une crise et j'ai appelé les secours et tu es allé à l'hôpital.

- D'accord.

Il a tellement envie de prendre Zelda dans ses bras et de lui faire un câlin, mais il ne la connaît pas assez. Link se rapproche d'elle, elle recule un peu, ça y est, elle prend peur, saleté d'Hergo pense le jeune homme. Il décide de partir, elle le retient, il se retourne en pleurant.

- Personne ne m'aime ! Tout le monde a peur de moi ! Il n'y a que mon père qui me supporte et il habite loin, je l'ai vu qu'aujourd'hui. Pourquoi tu as peur ? Je suis un fou, un monstre dangereux, dis-le !

- Non ! Tu es gentil mais un peu impulsif, calme-toi, tu veux un câlin ?

Il se jette dans ses bras et pleure contre son épaule, ça lui fait du bien, Zelda est si douce.

- Merci… Je veux rester avec toi, murmure Link.

- Je vais t'aider, je suis là… Devenons amis !

Devenir ami avec quelqu'un, ça fait si longtemps ! Il est heureux, voir Zelda sourire le rend joyeux. Mais il pense à plus de choses, il aimerait avoir des rapports charnels avec elle, ses voix dans sa tête s'activent à lui rappeler ça.

- Tu pourras la baiser, elle a de jolis seins en plus, souffle Ghirahim.

- Non, c'est son amie ! rétorque Fay.

- Et alors ? Des gens font l'amour avec leur ami.

Link se ressaisit, Zelda lui propose du thé à la menthe et des gâteaux qu'elle a achetés. La jeune femme a mis une robe ample, assez légère, on voit sa poitrine, Link remarqué qu'elle ne met aucun soutien-gorge. La voix de Ghirahim revient :

- Regarde ses seins qui se baladent sous le tissu, ça t'excite ?

Il répond mentalement, il lui supplie de se taire, il a envie de partir, il est gêné. Link s'imagine déjà au lit avec elle, il a comme un vertige, il dit :

- Euh, tu ne mets pas de soutien-gorge ?

- Non je suis plus à l'aise ! Les soutien-gorges font mal aux seins.

Elle n'a pas l'air gêné par sa question, c'est vraiment étrange, peut-être parce que c'est son ami et on peut parler plus librement. Link ose enfin demander :

- Est-ce que tu pourrais m'aider à trouver un travail ? J'ai des difficultés.

- Oui bien sûr, tu pourras venir travailler avec moi dans l'entreprise Céleste, explique Zelda.

- Merci, c'est super, tu es géniale !

À peine rentré chez lui, Link prépare un curriculum vitae pour se faire embaucher, le problème c'est qu'il n'a pas beaucoup de parcours. Il panique, qu'est-ce qu'il peut bien mettre dedans ? Et est-ce que le patron accepte les gens malades ? Link a le numéro de la blonde, il peut l'appeler, il lui demande si son patron n'a pas de souci avec les schizophrènes.

- Non, il s'en fiche, du moment que tu travailles et gère les cours de la bourse.

- Les cours de la bourse ?

- Oui c'est le fameux centre d'affaires d'Hyrule, on se revoit demain là-bas, je te donne l'adresse, bisous !

Zelda raccroche ensuite, Link apprécie vraiment cette femme, elle est douce et elle le respecte. Le jeune homme continue de faire son curriculum vitae et il a hâte au lendemain, il a enfin un objectif précis. Il a quand même un peu, il ne sait pas trop comment fonctionne une bourse.

Link se lève tôt pour aller à la bourse Céleste, tout est prêt. Ce sera une épreuve pour lui, mais il doit avoir un revenu, il en a marre de toucher les aides au chômage. Il s'habille le mieux possible et il est parti, après avoir pris son traitement et un petit déjeuner. Link regarde l'adresse et active son GPS, il inspire, il ne doit pas stresser.

Il entre dans le hall, c'est si grand, il a mis un costume pour se fondre dans la masse de trader, il demande à voir le chef d'entreprise. Zelda arrive vers Link et lui indique où il est, c'est un homme très sérieux et puissant. Le châtain va dans son bureau, il a des cheveux roux très longs et a un regard perçant, il a l'air en colère, ses sourcils sont froncés.

- Qui es-tu ? Montre-moi tes expériences.

Link lui rend son curriculum vitae, l'homme le lit, il déclare :

- Tu as peu d'expérience on dirait, tu es venu car ton amie te l'a dit.

- Euh oui… J'ai fait des études économiques… Monsieur Demise, dit Link.

Le jeune homme déteste être tutoyé par cet homme, il a envie de partir.

- Ça ne suffira pas, tu as l'air si novice, je ne vais pas te prendre, tu peux rentrer chez toi.

Link se lève, le salue puis il quitte l'entreprise, en colère.

Zelda l'appelle :

- Tu n'es pas dans l'entreprise ?

- Non il ne m'a pas pris ce connard, je rentre chez moi.

- Mais… Je suis désolée, c'est de ma faute.

- Non… Je vais trouver un travail ailleurs, ce milieu n'est pas pour moi, explique Link.

Il retourne chez lui, il garde ses yeux grand ouverts, qui ne tardent pas à se remplir de larmes. Link roule très vite sur la route, la police le suit et lui fait signe d'arrêter, il continue, les sirènes retentissent. Le jeune homme s'arrête enfin, des Hyliens en uniforme viennent le contrôler, il a les mains crispées sur le volant.

- Vous êtes fou de rouler à cette vitesse ! C'est dangereux, votre permis de conduire s'il vous plaît.

- Je ne l'ai pas. Je n'ai rien.

- Les papiers de votre véhicule ? Vous ne l'avez tout de même pas volée ? On va devoir vous mettre une amende et vous irez peut-être en prison.

Link ne réagit pas, après tout, il s'en fiche, pas de travail, il est seul, être en prison ne changera rien pour lui. Il se laisse embarquer par les policiers, ils trouvent ça étonnant que Link ne se débat pas. Les médicaments qu'il prend sont vraiment puissants ou alors le stress de cette matinée est retombé.

Link est au commissariat, on l'interroge, après avoir passé quelques heures en garde à vue, pourquoi il a fait ça, à qui appartient le véhicule… Son téléphone ne cesse de sonner, c'est son amie Zelda, il raccroche et continue de répondre au policier.

- Je ne sais pas pourquoi j'ai fait ça, je devais être en colère et ce n'est pas ma voiture, c'est mon père qui me l'a donnée.

- Vous avez déjà commis des vols, et déjà roulé vite sur la route, vous êtes dans nos dossiers.

- J'en ai rien à cirer, mettez-moi en prison, j'en ai marre de cette vie où personne ne m'accepte ! Je mérite ça, d'être enfermé, j'y suis déjà allé à l'hôpital psychiatrique. Se prendre de l'électricité dans les tempes, avaler des cachets dégueulasses chaque jour, ce n'est pas drôle.

Link est envoyé en service psychiatrique, comme à chaque fois, on refuse de me le mettre en prison et on le fait payer une grosse amende. Il n'a presque plus d'argent, il en a juste marre, il va essayer de trouver un petit boulot.

Zelda l'a encore rappelé, Link en a marre, il l'appelle :

- Qu'est-ce qu'il y a ? Ça va, je ne suis pas mort ! râle Link.

- Désolée je m'inquiète, tu vas bien ?

- Oui.

- Où es-tu ? demande la blonde.

- Bon ça suffit les questions ?

Link souffle, Zelda ne comprend pas son agacement, elle s'inquiète vraiment pour lui.

Link est dans son lit, il dort profondément, Zelda est venue le voir, elle a réussi à obtenir des informations par la police. Il est surpris de la voir là en se réveillant.

- Je suis venue te voir Link. Je m'inquiète beaucoup.

- C'est gentil. Tu sais, j'ai fait un rêve, où je tuais Hergo.

- Tu fais des rêves bizarres, rigole Zelda.

Elle se rapproche de lui et elle lui prend la main, ça lui fait tout drôle.

- Ça va aller Link, je suis là.

Il opine, Zelda se penche vers lui et lui dépose un baiser sur les lèvres, Link est très surpris mais il profite de ce moment. Leurs bouches restent collées et n'arrêtent pas de se caresser, ils ne peuvent briser ce baiser.

- Je t'aime, murmure Zelda.

Link a du mal à comprendre ce sentiment, il n'a pas l'air de ressentir quelque chose, il est perdu.

- Ça va ?

- Oui, c'est un peu soudain désolé si je suis un peu estomaqué.

La blonde lui fait un dernier bisou puis un câlin, elle est vraiment amoureuse de Link et elle s'inquiète pour lui depuis qu'elle l'a vu. C'est comme s'ils étaient liés et qu'ils devaient se rencontrer. Ils décident de rester ensemble et d'aller manger une glace pour profiter de leur relation nouvelle.

Fin.

La fin est un peu expédiée, mais je n'ai plus d'inspiration !