Faire battre ses longs cils noirs. Réajuster lascivement quelques mèches de ses soyeux cheveux bruns. Esquisser de nombreux sourires en prenant bien soin de légèrement mordiller sa lèvre inférieure. Laisser une main reposer sur ses hanches tout en se cambrant exagérément. Regina Mills était loin de faire les choses à moitié.

Cela faisait une bonne vingtaine de minutes que la réunion d'équipe avait commencé, et elle n'avait encore rien pu dire. Messieurs Gold et George monopolisaient la conversation sans lui laisser en placer une, et au lieu de se montrer vaincue, la femme préférait mettre ce temps à profit pour jouer de ses charmes sur le nouvel arrivant.

« C'est une perte de temps, chuchota Graham à son oreille.

- Quoi donc ?, demanda-t-elle discrètement en fronçant les sourcils.

- Ta tentative de séduire George, répondit-il simplement, Tu perds ton temps, tu n'es pas son style.

- Comment ça pas son style ?, s'insurgea la brune à voix basse.

- Disons que tu es un peu trop féminine à son goût, expliqua Humbert.

Regina écarquilla les yeux face au sous-entendu de Graham. Elle n'avait pas envisagé cette option.

- Et qu'est-ce qui te fait penser ça ?, demanda-t-elle sans quitter George des yeux.

- Il n'arrête pas de me mater le cul depuis le début de la réunion, confia le gardien avec un sourire en coin, Et il ne t'a pas regardé une seule fois alors que tu es ultra sexy dans cette robe, vraiment tes fesses sont... », il se stoppa en constatant que la brune le fusillait de ses yeux noirs.

En y réfléchissant bien, Regina devait admettre que Graham avait raison, sa misérable tentative de séduction était un échec cuisant. Si les deux nouveaux gardiens Wayne et Jefferson ne l'avaient pas lâchée des yeux, le regard de monsieur George semblait au contraire beaucoup plus intéressé par Humbert et Jones.

Elle n'avait que vaguement écouté la réunion, et pourtant elle avait quand même appris une chose: jouer de ses charmes sur le nouveau responsable de la sécurité était une perte de temps. Regina avait d'abord opté pour la manière douce et allait devoir se résoudre à utiliser la forte, à défaut de se mettre monsieur George dans la poche, elle allait l'évincer de la course.

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Elle toqua contre la porte vernie de noir.

« Entrez. », autorisa la voix de la directrice.

« Bonjour Miss Swan, enchaina directement la brune en entendant la blonde entrer dans son bureau.

- Bonjour madame Mills, répondit Emma avec un sourire en coin, Vous avez passé une bonne journée ?

Les yeux noirs qui étaient jusqu'ici concentrés sur l'écran de l'ordinateur se redressèrent brusquement pour regarder la détenue.

- Pourquoi cette question ?, demanda-t-elle l'air suspicieux.

- C'est une simple question de politesse madame Mills, se défendit la blonde.

Regina plissa les yeux pour étudier le visage de la jeune femme.

- Je n'ai pas passé une bonne journée si cela vous intéresse tant, finit-elle par répondre.

- Et l'on peut remercier notre cher monsieur George pour cela n'est-ce pas ?, taquina Emma.

Regina leva les yeux au ciel en constatant qu'elle avait eu raison de douter de l'innocence de sa question.

- Comment êtes vous au courant de ça ?, interrogea-t-elle.

- J'étais entrain de faire le ménage dans la bibliothèque ce matin quand Gold faisait visiter nouvel arrivant, expliqua la détenue, Et j'ai vite repéré votre mine renfrognée pendant que vous les attendiez devant la porte.

- Que vous êtes observatrice Miss Swan, vous devriez songer à vous reconvertir dans l'espionnage à votre sortie de prison, railla la directrice.

- Je vais y penser, continua Emma, s'amusant sans le cacher de la mauvaise humeur de la brune.

- Oui réfléchissez-y Miss Swan, mais en attendant concentrez-vous sur le ménage de mon bureau je vous prie. »

Les minutes défilèrent et, tout en nettoyant le sol en marbre, la blonde observa du coin de l'œil l'agacement de la brune qui ne désemplissait pas.

« Ne vous en faites pas madame Mills, l'interpella-t-elle, Vous l'aurez bientôt dans votre poche, comme vous avez tous les autres.

Regina ricana en levant ses yeux pour regarder la blonde.

- Malheureusement je ne pense pas que ça sera si simple avec notre cher monsieur George, soupira la brune.

- Et pourquoi ça ? », interrogea Emma.

Regina ne répondit pas, se leva et contourna son bureau pour venir se placer juste devant ce dernier. Elle posa une main sur ses hanches et exagéra sa cambrure avant de venir jouer lascivement avec ses cheveux. Elle n'eut ensuite qu'à verrouiller son regard chocolat à celui d'Emma pour voir l'effet qu'elle lui faisait.

Ses yeux verts absorbés par la gracieuse silhouette galbée, ses mains fermement agrippées au manche de son balai dans l'espoir de ne pas perdre pied avec la réalité, il était évident que la blonde était plus que sensible au coup de charme de la brune.

« Vous voyez Miss Swan, dit-elle en relâchant finalement sa posture pour venir nonchalamment croiser ses bras, Il m'a suffi d'une poignée de secondes pour vous charmer alors qu'une réunion entière n'a pas suffi à attirer rien qu'une seule fois le regard de monsieur George.

- Vous ne m'avez pas charmé, nia immédiatement la blonde.

Un petit sourire en coin s'invita sur les lèvres maquillées de rouge face à la flagrante mauvaise foi dont faisait preuve Emma.

- Alors cessez de me regarder avec vos yeux de merlan frit en rêvant de ce baiser, et remettez vous au travail Miss Swan.», conclut la directrice en repartant s'assoir derrière son bureau.

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Si Emma s'était réjouie de voir la tarte aux pommes au menu de ce soir, elle s'était vite ravisée en croquant dedans. Ce dessert que Granny réussissait d'habitude avec brio n'était plus que l'ombre de lui même. Il ne fallait pas être un génie pour deviner que l'inquiétude de la vieille femme pour sa petite fille était la source de ce gâchis.

« Toujours aucune nouvelle de Ruby ?, chuchota la blonde à l'adresse de sa codétenue.

- Toujours aucune, confirma tristement la petite brune, Et de David non plus...

- Je demanderai demain à Mills si elle en sait plus. », promit Emma.

Mary-Margaret la remercia d'un petit sourire triste avant de replonger son regard morne dans son plateau.

Depuis la bagarre générale de vendredi, la petite brune d'habitude si pipelette était devenue muette comme une carpe. Ce fut donc dans un silence de mort que les deux codétenues terminèrent leur repas. Et alors qu'elles étaient entrain de ramener leur plateau au comptoir, une silhouette pénétrant dans le réfectoire attira l'attention d'Emma.

« Aïe! Mais qu'est-ce qui te prend ?, se plaignit Mary-Margaret après avoir reçu un vigoureux coup de coude de la part de la blonde.

- Regarde. », indiqua simplement Emma d'un signe de tête.

Un immense sourire imprégna le visage de la petite brune dès l'instant où ses yeux pétillants rencontrèrent ceux du gardien Nolan. Mary-Margaret n'eut alors qu'une envie, traverser la cantine en courant pour venir se jeter dans les bras de l'homme dont elle était folle amoureuse.

« N'y pense même pas. », prévint la blonde en posant sa main sur l'avant-bras de la jeune femme euphorique.

Mary-Margaret acquiesça puis prit une grande inspiration pour se ressaisir, laissant tout de même échapper un petit éclat de rire niais en réponse au clin d'œil lancé par David qui sortait du réfectoire.

Après avoir adressé un regard entendu à sa codétenue, Blanchard s'échappa du self et Emma n'eut aucun doute sur le fait qu'elle partait rejoindre Nolan au détour d'un couloir.

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« Alors comment se porte notre cher David ?, rigola Emma en voyant Blanchard rentrer dans leur cellule l'air béat.

- Il va bien, répondit-elle, Très bien même.

- Je t'avais dit qu'il n'avait rien eu de grave.

- Oui mais je ne m'attendais pas à le voir revenir travailler si vite, continua-t-elle.

- Il devait avoir hâte de te retrouver, avança Emma.

Les joues de Mary-Margaret s'empourprèrent à cette idée.

- Tu le penses vraiment ?, demanda-t-elle timidement.

- Bien sûr, affirma la blonde, Il est fou de toi.

- Et je suis folle de lui. », renchérit la petite brune en se laissant tomber sur son lit.

Emma eut le sourire aux lèvres. Elle n'était pas une grande romantique et n'était pas non plus une adepte du concept d'âmes-sœurs, et pourtant elle devait bien avouer que ces deux là s'étaient bien trouvés. Elle trouvait Mary-Margaret et David tellement adorables qu'elle en oubliait le fait que leur amour était en fait interdit...

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« Entrez. »

La voix de la directrice sonnait différemment en ce mardi matin. Emma comprit ce ton ennuyé dès qu'elle aperçut un crâne chauve en ouvrant la porte.

« Bonjour madame Mills, bonjour monsieur George, salua-t-elle poliment en s'avançant avec son charriot.

- Bonjour, répondit sobrement le chef de la sécurité sans même lui accorder un regard.

- Bonjour Miss Swan, soupira la brune en la regardant passer avant de se reconcentrer sur l'homme qui lui faisait face, Monsieur George, je pense que nous avons fini.

- En fait non pas tout à fait madame Mills, nous n'avons pas encore abordé le nouveau planning que j'ai mis en place, contra-t-il en déposant un nouveau dossier sur le bureau de marbre.

- Vous m'avez déjà assez pris la tête pour la journée, alors cela attendra demain, déclara-t-elle en repoussant le dossier du revers de sa main jusqu'à ce qu'il s'échoue au sol.

Emma dut plaquer une main sur sa bouche pour s'empêcher d'éclater de rire face à la condescendance outrageuse de Regina.

- Très bien, céda-t-il, Nous parlerons de cela plus tard. »

Il se leva du siège en cuir pour se diriger vers la porte peinte en noir.

« Passez une douce journée madame Mills, articula-t-il d'un ton affreusement neutre qui ne faisait que mettre en avant son agacement.

- Vous de même. », répondit-elle de son plus beau sourire hypocrite.

A peine la porte ce fut refermée derrière l'homme que la brune se leva pour contourner son bureau. Vêtue d'un petit pull en cachemire gris et d'un pantalon noir cintré, elle était, comme tous les jours, absolument resplendissante. Lorsqu'elle se pencha pour ramasser le dossier échoué au sol, les yeux verts ne purent s'empêcher de se poser sur ses fesses bombées qui ressortaient parfaitement dans cette tenue. Quand elle se redressa et qu'elle vint soudainement froisser le document, Emma arrêta de la reluquer pour se mettre à éclater de rire à la place, ne manquant pas de s'attirer les foudres des deux prunelles chocolat.

« Je peux savoir ce qui vous fait rire Miss Swan ?, aboya-t-elle.

- Vous ne pouvez vraiment pas le blairer, rigola la blonde.

Regina roula des yeux et retourna s'assoir sur son fauteuil en cuir en prenant bien soin de jeter sa boule de papier dans la corbeille prévue à cet effet.

- Il est détestable, affirma-t-elle en allumant son ordinateur.

- Vous exagérez, jugea Emma.

- Absolument pas, déclara Regina.

- Si, insista la détenue, Vous ne pouvez pas le blairer simplement parce que vous devez lui céder un peu de votre pouvoir.

- Cela n'enlève rien au fait qu'il est détestable, attesta la brune.

- Si vous le dites, s'esclaffa Emma.

- Je le dis, maintint-elle, Et je dis aussi que vous devriez commencer à nettoyer les vitres Miss Swan, le ménage ne va pas se faire tout seul. »

La blonde soupira mais obéit à la brune en attrapant du produit et en se dirigeant vers les fenêtres. Seulement après avoir nettoyé une première vitre, elle se rappela d'un sujet qu'elle n'avait pas encore abordé avec la directrice.

« Madame Mills ?, l'interpella-t-elle.

- Miss Swan ?, répondit Regina sans lever les yeux de l'écran de son ordinateur.

- Je voulais savoir si vous aviez des nouvelles de Ruby ?, demanda-t-elle.

- Je ne m'occupe pas des suivis hospitaliers, c'est au docteur Whale de s'en charger. Alors si vous voulez des nouvelles de mademoiselle Lucas, je vous conseille de vous rendre directement à l'infirmerie, expliqua-t-elle d'un ton détaché.

- Le docteur Whale est en vacances, contra Emma.

- Et je suppose qu'il ne transmet aucune information à l'infirmière French, soupira la directrice.

- Vous supposez bien, confirma la blonde, Belle a essayé de le contacter à plusieurs reprises mais il reste injoignable. Elle a aussi appelé l'hôpital mais ils ne veulent rien lui dire sous prétexte que, selon le protocole, il ne doivent s'entretenir qu'avec le docteur de la prison.

Regina souffla lourdement.

- Et bien vous n'avez plus qu'à attendre que notre cher docteur Whale rentre de ses vacances dans une petite semaine, déclara la brune.

- Quoi ?!, s'exclama Emma, Mais Granny ne pourra jamais attendre tout ce temps sans nouvelle de Ruby !

- Si ça ne tenait qu'à moi, cet incompétent aurait quitté les murs de cette prison depuis bien longtemps, se défendit la femme, Je ne comprends pas pourquoi monsieur Gold s'entête à lui laisser ce poste.

- Vous ne pouvez peut-être pas virer Whale, mais vous pouvez toujours essayer d'appeler l'hôpital pour grappiller quelques informations sur l'état de Ruby, tenta Emma.

- Comme vous l'avez dit Miss Swan, selon le protocole, l'hôpital n'est censé s'adresser qu'au médecin de la prison, répéta la brune.

- Mais on s'en fout du protocole! Vous êtes Regina Mills, la directrice de cette prison, vous n'avez qu'un coup de fil à passer pour soutirer toutes les informations que vous souhaitez, s'emporta la blonde.

Regina laissa un court silence filer pour réfléchir à la réponse qu'elle allait donner.

- Je verrai ce que je peux faire, céda-t-elle finalement.

- Je savais bien que vanter votre pouvoir vous ferez craquer, ne put s'empêcher de commenter Emma avec un petit sourire en coin.

Regina roula des yeux.

- Je vous conseille de vous taire et de vous mettre au ménage avant que je change d'avis Miss Swan. », menaça-t-elle.

La blonde obtempéra immédiatement, ne voulant pas contrarier davantage la brune qui était déjà de mauvaise humeur à cause d'un certain nouveau chef de la sécurité. L'heure de ménage défila donc dans le silence le plus complet, silence seulement ponctué par les soupirs d'agacement de Regina et les bruits du spray de produit à vitres qu'utilisait Emma.

Ce fut seulement lorsqu'elle entendit des talons poignarder le sol de marbre que la jeune femme se retourna pour observer la belle brune qui s'avançait en direction de la photocopieuse.

Les orbes verts s'attardèrent longuement sur la silhouette de Regina. Commençant par regarder ses pieds chaussés d'escarpins et remontant lentement le long de son corps pour finir par s'attarder plus longuement sur son visage dont elle avait une vue de profil. Un profil qui était d'une perfection absolue à ses yeux. Les cheveux méticuleusement placés derrière l'oreille, de longs cils recourbés qui cachaient de malicieuses prunelles sombres, un nez droit et de belles lèvres charnues. Malgré le fait qu'elle trouvait tout affreusement attirant chez cette femme, ce fut sur sa bouche maquillée d'une teinte rouge foncée qu'elle s'attarda plus que de raison. Elle ne put alors échapper au souvenir ardent du baiser qu'elle avait partagé avec la directrice.

« Vous voyez quelque chose qui vous plait Miss Swan ?, se moqua Regina.

Emma ferma les yeux et fronça les sourcils, se giflant mentalement de s'être de nouveau faite grillée en pleine contemplation de la brune.

- Excusez-moi, j'étais distraite, marmonna-t-elle en faisant mine de s'intéresser au nettoyage des fenêtres qui étaient déjà éclatantes.

- Distraite pas quoi ? Ou par qui ? », demanda-t-elle avec un sourire joueur.

Elle s'approcha d'Emma comme un prédateur s'approchant de sa proie.

« Distraite par moi peut-être ? », s'amusa-t-elle en s'arrêtant tout prêt de la blonde qui n'avait pu faire autrement que de reposer ses yeux sur elle.

Emma ne dit rien, ne pouvant faire plus que de se laisser captiver, tantôt par les prunelles brunes et ardentes, tantôt par les lèvres rouges et tentantes.

« On dirait que vous avez toujours du mal à vous remettre de ce baiser Miss Swan, ricana la directrice.

La blonde avala bruyamment sa salive et prit une grande inspiration dans l'espoir de se ressaisir.

- Ça fait plusieurs fois que vous le remettez sur le tapis madame Mills, je vais commencer à croire que c'est vous qui avez du mal à vous en remettre, parvint-elle à répondre.

- Mais qui vous dit que je m'en suis remise ?», répliqua Regina d'une voix des plus séduisantes en approchant sa main du visage d'Emma pour venir replacer du bout de ses doigts une mèche de cheveux derrière son oreille.

Ce geste arracha un frisson à la blonde, un frisson qui n'échappa point à la brune qui s'esclaffa, ravie de son petit jeu.

« Si seulement je faisais ne serait-ce qu'un quart de cet effet à monsieur George. », soupira-t-elle finalement avant de s'éloigner d'Emma, la laissant silencieuse pour le reste de l'heure.

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Sa journée de travail touchait à sa fin lorsqu'on toqua à la porte de son bureau. Comme elle le faisait toujours, Regina autorisa la personne à entrer, et elle le regretta instantanément.

« Monsieur George, articula-t-elle froidement, Je croyais avoir été claire en disant que vous m'aviez assez pris la tête pour la journée.

- Effectivement, vous avez été claire madame Mills, répondit-il calmement, Seulement, avec tout le respect que je vous dois, je n'en ai pas grand chose à faire de vous prendre la tête, piqua-t-il, La seule chose qui m'importe est de régler tous les problèmes qui régissent cette prison.

- Le seul problème de cette prison est son trafic de stupéfiant, alors je ne vois pas bien pourquoi vous voulez commencer à changer tout ce que j'ai mis en place, s'énerva-t-elle.

- Croyez-moi madame Mills, les modifications que je souhaite initier ne sont que dans l'intérêt d'améliorer la sécurité de notre établissement, justifia-t-il, C'est pourquoi j'aimerais que l'on aborde maintenant le nouveau planning que je souhaite mettre en place.

- Très bien, mais faites vite alors.

- Où avez vous mis le planning que je vous ai apporté ?, demanda-t-il.

- Quel planning ?, dit-elle en feignant l'innocence.

- Celui que vous avez fait tomber par terre ce matin, précisa George d'un ton amer.

- Oh!, fit-elle en mimant la surprise, Vous voulez dire celui-là ?, demanda-t-elle en ramassant la boule de papier froissé qui trônait au sommet de la corbeille.

- Vous l'avez jeté ?, bougonna-t-il.

- Par mégarde, mentit Regina en dépliant légèrement le document pour le poser devant son interlocuteur.

Les yeux bleus de l'homme la fusillèrent et elle ne put s'empêcher d'afficher un sourire des plus condescendants en réponse.

- Excusez-moi madame Mills, articula-t-il entre ses dents, Nous sommes bien d'accord que votre priorité est d'éradiquer le trafic de stupéfiants de cette prison ?

- Oui mais..., elle ne put continuer que ce dernier lui coupa la parole.

- Alors nous sommes sur la même longueur d'onde. »

Sur ces mots monsieur George se leva et quitta le bureau, claquant violemment la porte derrière lui.

Le regard dans le vide, Regina refroissa mécaniquement le planning laissé par l'homme tout en réfléchissant à la stratégie qu'elle allait mettre en place pour le faire débarrasser le plancher.

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Le soleil de fin juillet réchauffait déjà la cour en ce mercredi matin. La sueur ruisselait le long de sa peau, ses joues étaient écarlates et sa respiration était saccadée alors qu'elle inspirait et expirait au rythme de ses levers de poids.

Cela faisait déjà plusieurs jours qu'Emma avait intégré une séance de sport à sa routine matinale et elle était loin de regretter cette initiative, se sentant un peu plus en forme après chaque heure passée à transpirer.

La blonde venait de reposer les altères sur leur socle et s'apprêtait à quitter la cour pour se rendre dans les douches lorsqu'elle se stoppa net dans son élan. Une ombre aussi familière qu'elle lui était étrangère venait d'attirer son attention.

Plaçant une main sur son front pour protéger ses yeux du soleil, la vision plus claire qu'elle avait maintenant de l'homme ne fit que confirmer sa première intuition.

« August ?! »

[ Hey!

J'espère que ce début d'histoire vous plait :)

A défaut de pouvoir y répondre, je vous remercie ici pour tous vos commentaires, c'est toujours un immense plaisir de lire vos retours!!

Passez une bonne soirée, et à demain pour le prochain chapitre ;) ]